• Une incroyable traversée du XX e siècle : l'histoire romancée d'Evelyne Pisier et de sa mère, deux femmes puissantes en quête de liberté.
    Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
    À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu'au jour où elle lit
    Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C'est la naissance d'une conscience, le début de la liberté.
    De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l'avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s'ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n'a qu'un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu'elle y fera la rencontre d'un certain Fidel Castro...
    Et soudain, la liberté, c'est aussi l'histoire d'un roman qui s'écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d'une rencontre entre Evelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent - un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s'arrêter en février 2017, au décès d'Evelyne. Rien ne s'arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit.
    Découvrez le nouveau roman de Caroline Laurent,
    Rivage de la colère, finaliste de plusieurs prix :

    Prix des Maisons de le Presse 2020
    Prix France Bleue / Page des Libraires
    Prix des libraires
    Prix Françoise Sagan- Prix Marguerite Duras 2017 - Prix Première Plume 2017 (Furet du Nord) - Talent à découvrir Cultura 2017 - Sélection Prix du Style 2017 - Sélection Page des Libraires 2017 - Grand prix des lycéennes ELLE

  • Chroniques italiennes

    Stendhal

    Le mélodrame nous a montré si souvent les brigands italiens du seizième siècle, et tant de gens en ont parlé sans les connaître, que nous en avons maintenant les idées les plus fausses. On peut dire en général que ces brigands furent l'opposition contre les gouvernements atroces qui, en Italie, succédèrent aux républiques du moyen âge. Le nouveau tyran fut d'ordinaire le citoyen le plus riche de la défunte république, et, pour séduire le bas peuple, il ornait la ville d'églises magnifiques et de beaux tableaux.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • À la fin du XVIe siècle, Elena, abbesse d'un couvent cistercien de la cité de Castro, près de Rome, entretient une relation clandestine avec son évêque. De cette liaison secrète naît un enfant. Dès que la nouvelle se répand, les deux amants sont arrêtés et un procès a lieu. Trois cents ans plus tard, en 1839, cette scandaleuse affaire séduit Stendhal qui s'en inspire pour l'une de ses nouvelles les plus célèbres, L'Abbesse de Castro.

    Fondé sur les actes originaux du procès, retrouvés après plusieurs siècles, cet ouvrage révèle pour la première fois la véritable histoire de l'abbesse. En retraçant pas à pas son tragique destin - celui d'une femme forcée à se cloîtrer pour avoir succombé à un amour interdit -, Lisa Roscioni raconte aussi la naissance d'un mythe littéraire.

  • Sajida et Samira, ses épouses simultanées, Raghad et Halah, ses filles préférées, ont tenu une place capitale et méconnue dans la vie de Saddam Hussein. Et que dire de Khadije, la femme de Khomeiny, qui l´entourait d´un immense respect et faisait la vaisselle pour la décharger des tâches domestiques ? Plus fort encore, voici, en exclusivité mondiale, l´entourage féminin de Ben Laden enfin révélé, comme ceux du Coréen névropathe Kim Il-Jong, de Castro et de Milosevic. Ces six messieurs ont en commun d´avoir détesté l´Occident libéral et démocratique, et martyrisé leur peuple. Au terme d´une enquête parfois non sans risque, Diane Ducret dévoile des pans d´histoire contemporaine moins futiles qu´il y paraît. Car les hommes réputés autoritaires ou charismatiques ne sont pas, face aux femmes, toujours tels qu´on les imagine ou qu´ils veulent le faire croire. Et la politique s´en ressent.

  • En croisant les archives de l'INA et du Quai d'Orsay, La Révolution cubaine vue par la lucarne gaulliste (1959-1969) permet de revenir sur les relations franco-cubaines au cours de la présidence de Charles de Gaulle et de la première décennie castriste. Il porte également un regard inédit sur la télévision gaulliste, nouveau vecteur de connaissance pour les Français mais également outil de propagande pour le pouvoir qui la mit largement à profit afin de servir ses intérêts. Contre toute attente, la Révolution cubaine fut bien un moyen pour le général d'imposer ses choix en matière de politique intérieure et extérieure, avec l'aide des instances de contrôle de l'information chargées d'en préserver le plus possible les téléspectateurs de son contenu subversif.
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    Docteur en histoire contemporaine, professeur de culture générale et de techniques rédactionnelles pour à l'université catholique de Lille. En 2017, il a publié un premier essai intitulé Ernesto « Che » Guevara - La fabrique française d'un mythe (1957-1967).

  • «Le tiers-monde n'était pas un lieu. C'était un projet.» Alors que les pays du Sud s'effondrent sous le poids des dettes et des effets délétères de la mondialisation, on oublie trop souvent que les peuples colonisés ayant conquis leur indépendance au XXe siècle s'étaient efforcés de mettre en oeuvre un programme politique axé sur la paix, la justice, la liberté, l'anti-impérialisme et le changement social.
    Quelles ont été les dynamiques culturelles, sociales et politiques à l'origine de ce mouvement décolonialiste dans les pays communément appelés du «tiers-monde»? Comment leur rêve d'émancipation a-t-il pu mener au renouvellement cynique de l'exploitation et des rapports de domination? Les damnés de la terre sont-ils condamnés à demeurer inaudibles en cette ère de néolibéralisme?
    Une histoire politique du tiers-monde relate les événements du point de vue de ces «nations obscures» qui, à partir des années 1950, ont réclamé une place dans la gestion des affaires du monde, tout en se dissociant des blocs de l'Est et de l'Ouest de l'époque. De Bandung au Caire en passant par Abuja, Bali et La Paz, Vijay Prashad pose un regard à la fois rigoureux et personnel sur les grands débats et les figures politiques qui ont marqué le Mouvement des non-alignés, restituant le souffle extraordinaire de libération qui les a animés. Qui, aujourd'hui, portera ces rêves de liberté, d'égalité et de paix?
    Avec une nouvelle postface de l'auteur et un texte inédit d'Omar Benderra sur le mouvement citoyen en Algérie qui a débuté en février 2019.

  • Cuba en 100 questions

    Michel Faure

    Qui fut le premier navigateur occidental à aborder Cuba ? Comment définir la dictature de Fulgencio Batista ? Qui était Fidel Castro ? Que s'est-il passé dans la baie des Cochons ? Comment Che Guevara est-il devenu un problème ? Comment la crise des missiles a-t-elle mis le monde au bord de la guerre nucléaire ? Que fut la « Période spéciale en temps de paix » ? Pourquoi la vie quotidienne à Cuba semble-t-elle souvent absurde ? Combien restent-ils de prisonniers politiques ? Que deviendra Cuba après le départ de Raúl Castro ?
    Depuis le xvie siècle, les Cubains n'ont jamais été maîtres de leur destin. Les soixante dernières années, ils ont vécu sous la domination de la figure héroïque et tyrannique de Fidel Castro. La guerre froide a fait de Cuba l'un de ses terrains de jeu et le régime n'a survécu que grâce aux perfusions soviétiques, jusqu'à la chute de l'URSS. Depuis la mort du Líder Maximo en 2016, ce cycle de contraintes et de pénuries, d'autoritarisme et de privations, cherche une fin honorable. Son frère Raúl, qui lui a succédé, tente de rendre compatibles réforme et dictature et d'engager un dialogue avec les États-Unis. Mais pour quel avenir ?
    En 100 questions/réponses, Michel Faure retrace l'histoire de Cuba et décrypte les réalités sociales, économiques et politiques de ce bastion communiste tropical à l'aube d'une nouvelle ère.

  • 25 novembre 2016, Raúl Castro annonce la mort de son frère. Depuis son plateau ardéchois Jeanne sent le vent du passé raviver sa jeunesse révolutionnaire. Mais lorsque la lettre d'un ancien camarade, amour de jeunesse inachevé fait surgir les souvenirs, un puissant désir d'avenir la submerge. Depuis Cassis, Ruben a trouvé la force d'écrire, lui qui ne sait plus rien d'elle depuis si longtemps. En dépit des idéaux qui les ont amenés à se rencontrer et à s'aimer, c'est le départ de Jeanne pour Cuba qui a scellé leur éloignement. À moins que ce ne soit le refus de Ruben de la suivre, horrifié à l'idée de retrouver les drapeaux sanglants de la révolution, lui qui a fui l'Espagne franquiste. Mais peu importent les révolutions, seule leurs retrouvailles comptent et tout reste à vivre.

    Catherine Gucher est écrivaine et enseigne la sociologie à l'Université de Grenoble. Pour son premier roman, Transcolorado (2017), elle a, entre autres, obtenu le prix du Festival du Premier Roman de Chambéry et le prix Québec-France Marie-Claire-Blais.

  • Faut-il se raser le matin ?
    Excédé des railleries sur sa barbe, l'empereur Julien répond à cette question épineuse par une satire, le Misopogon, autrement dit « l'ennemi de la barbe ».
    Au IVe siècle, la barbe d'un empereur est polémique. Au XIXe, en France, il faut « porter l'impériale » pour être à la semblance du premier président de la République. Au XXIe un candidat confie qu'il pense à la magistrature suprême tout en se barbifiant. La barbe est une arme politique à double tranchant : bien taillée et à la mode, elle est redoutable, anachronique, elle est un fardeau.
    De la Rome des Césars au palais de l'Élysée, ce petit précis de poilitique, riche d'anecdotes piquantes et de jeux de mots finement aiguisés, fait débattre des intervenants de tout poil - Montaigne, Ibsen, Yourcenar, mais aussi Mahomet, Gillette et Pierre Dac -, et entraîne son lecteur dans les recoins les plus désopilants de l'histoire.

  • Écrite par le spécialiste français de l´histoire des États-Unis, cette biographie de Kennedy nous aide à mieux percer les mystères qui entourent, encore aujourd'hui, cette personnalité complexe.

    Le 22 novembre 1963, John F. Kennedy était assassiné à Dallas. Si les années ont passé depuis ce drame, le 35e président des États-Unis ne cesse pourtant d´être présent dans la mémoire collective mondiale. C´est que, sur l´homme, sa politique, sa vie intime, sa tragique disparition, l´ombre du mystère continue de planer.

    Mystérieux, cet assassinat dont on ne finit pas de résoudre l´énigme. Surprenante, cette carrière politique dont la réussite repose sur le charme et l´intelligence, sur le goût de la publicité et le souci de l´image, sur d´énormes dépenses, sur un "libéralisme" prudent et tâtonnant. Complexe, cette personnalité qui résiste aux analyses simplistes.
    Aux États-Unis, comme à l´étranger, reste la fascination pour un président qui n´a exercé ses fonctions que pendant mille jours, pour une famille qui a formé un clan, connu bien des vicissitudes et des drames, suscité l´inlassable curiosité des médias et de l´opinion publique.

    Kennedy aurait-il inventé le leadership moderne ? Sert-il de modèle à celles et à ceux qui aspirent au pouvoir suprême ? A-t-il bouleversé la société et la politique étrangère de son pays ?
    Autant de questions qu´il est légitime de poser. Mais les réponses doivent être précises, nuancées, solidement étayées. André Kaspi tente d´établir des conclusions solides, tout en reconnaissant que l´histoire se heurte parfois au mythe et qu´en fin de compte le mythe fait partie de l´histoire.

  • j'accepterai l'heure
    le jour où elle sera écorchée
    frappée
    d'un coup de pelle
    dans le soudain

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