• De Scorsese à John Woo en passant par Tarantino, Jarmusch ou encore Michael Mann, nombreux sont les cinéastes à se réclamer de Jean-Pierre Melville, tant celui-ci aura renouvelé en profondeur le cinéma de genre. Dans ce livre d'entretien devenu un classique de l'édition de cinéma, le cinéaste revient généreusement sur son parcours et sur la genèse de ses films. Il y aborde notamment ses influences cinématographiques et littéraires, certains points peu connus de sa biographie, les grands thèmes de son oeuvre et son travail de metteur en scène. Peu à peu se profile une personnalité complexe, parfois contradictoire : le portrait d'un homme secret et orgueilleux, réputé pour ses brouilles et ses colères, mais porté par un amour inconditionnel du cinéma.

    Rui Nogueira est un journaliste et critique de cinéma né en 1938 au Portugal. À son arrivée à Paris dans les années 1960, il devient le collaborateur d'Henri Langlois à la Cinémathèque française et écrit pour diverses publications sur le cinéma, françaises ou étrangères, dont la célèbre revue anglaise Sight and Sound.

  • Pourquoi La Chambre claire, dernier livre de Roland Barthes, parut-il sous triple pavillon, Gallimard, Cahiers du cinéma et Seuil ? Pourquoi est-il organisé en deux fois 24 sections, d'« un jour » à « un soir » ? Quelle logique guida le choix des illustrations, et pourquoi fallait-il que la première d'entre elles soit, seule, en couleurs ? Quel rôle déclencheur y tient le Casanova de Fellini, alors même que Barthes décrète d'emblée aimer la photographie contre le cinéma ? Qu'est-ce que l'incident du Saint-Claude ? Quel drame se joue dans ces pages, et quelle confrontation secrète avec la pensée d'André Bazin ?


    Rédacteur en chef des Cahiers du cinéma entre 1963 et 1973, Jean Narboni y a ensuite fondé les Éditions du même nom, où il a notamment publié des ouvrages de Roland Barthes, Jean-Louis Schefer, Serge Daney, Eric Rohmer, Jean Douchet, Pascal Bonitzer. Il est l'auteur de livres sur Mikio Naruse, Ingmar Bergman, Charlie Chaplin ou encore Samuel Fuller.

  • Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée.



    Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ?

    Axel Cadieux est journaliste pour les magazines Sofilm et Society, et réalise des sujets pour les émissions Court-Circuit (Arte) et Viva Cinéma (Ciné+). Il est l'auteur de plusieurs livres consacrés à Michael Mann, Paul Verhoeven, Twin Peaks ou la chaîne HBO, et d'un documentaire sur le jeu vidéo Street Fighter.

  • Il a publié son premier poème à 8 ans, été condamné aux travaux forcés à 15, a menti pour avoir son premier rôle, a été arrêté pour possession de stupéfiants, a giflé Otto Preminger, est devenu ami avec Marilyn Monroe, a chanté avec Elvis Presley, était plutôt pour la guerre du Vietnam et franchement contre certains journalistes, qu'il aurait volontiers enterrés vivants. Mais il l'a fait sans avoir l'air de vraiment s'y intéresser, à la fois complètement dedans et totalement à côté, l'oeil alangui et un sourire en coin.Éternel vagabond qui se considérait toujours entre deux trains, Robert Mitchum n'attachait que peu d'importance au métier d'acteur. Comme si, malgré le bruit, la gloire et l'agitation, il n'avait jamais été vraiment là.

    Lelo Jimmy Batista est auteur, scénariste, réalisateur et journaliste.

  • Qu'est-ce qui rapproche Le Guépard, La vie est belle, Lola, Mother, Le Grand Bain, La Poursuite infernale, Gilda, My Own Private Idaho, Naissance des pieuvres, La Ruée vers l'or et tant d'autres ? Sans relever de la comédie musicale, tous ces films appartenant des genres les plus divers (western, comédie, mélodrame, thriller, fresque historique, etc.) sont traversés par des moments de danse et de chorégraphie. Entrer dans le cinéma par la danse, comme on dirait « par la bande », en examinant ces moments où les corps sont touchés par la grâce, tel est le but de cet ouvrage, illustré et en couleur.

    Critique chorégraphique et critique d'art, Hervé Gauville a dirigé la rubrique arts plastiques de Libération jusqu'en 2006. Il a été chroniqueur cinéma à Art Press et collabore régulièrement à la revue Trafic.

  • « Je ferme les paupières, je me bouche les oreilles, je pressurise mes tempes. Mais j'entends, je perçois encore, de plus en plus distinctement, le bruit des bottes qui reviennent. Serais-je donc le seul à l'entendre ? »

    Ne croyez surtout pas que je hurle est un essai cinématographique de Frank Beauvais. Le cinéaste a réuni des plans issus de plus de 400 films sur lesquels il a monté en voix off le récit autobiographique qui évoque les jours sombres qu'il a traversés en 2016. Il y exprime le désarroi dans lequel il était plongé, isolé dans un village alsacien après une rupture amoureuse, terrifié par le climat sécuritaire qui régnait alors dans une France en état d'urgence. C'est ce cri de rage désespéré, ce bouleversant désir de retour à la vie d'un cinéphile reclus, qui est ici publié.

    Né en 1970, Frank Beauvais est l'auteur de nombreux courts métrages. Ne croyez surtout pas que je hurle, sorti en salle en septembre 2019, est son premier long métrage.

  • Disparue en 2015, Chantal Akerman est l'une des figures de proue du cinéma moderne, dont se réclament de grands cinéastes comme Gus Van Sant ou Todd Haynes. Unique, son oeuvre l'est par son hétérogénéité: la fiction s'y mêle au documentaire, le cinéma à la vidéo, les adaptations littéraires y côtoient des essais expérimentaux, un film peut y donner naissance à une installation artistique... Expérience du temps (des 13 min. de Saute ma ville aux 3h40 de Jeanne Dielman), ce cinéma est aussi l'exploration de lieux: chambres, appartements, hôtels, entre Europe et Amérique, de Moscou à New York... Ce livre se propose de visiter à nouveau les lieux que son cinéma nous a fait habiter. D'une scène, d'un geste, d'un motif à l'autre, il tâchera de se souvenir: qu'a-t-on vu dans les films d'Akerman?

    Jérôme Momcilovic est critique au magazine Chronic'art dont il dirige les pages cinéma. Il est l'auteur de Prodiges d'Arnold Schwarzenegger (prix du meilleur livre français sur le cinéma en 2016) paru chez Capricci.

  • Du haut des 40 films réalisés par Youssef Chahine en 50 ans de carrière, c'est l'histoire mouvementée du 20ème siècle qui nous contemple. A la différence - fondamentale - que le plus connu des cinéastes égyptiens voyait le monde depuis le phare d'Alexandrie. Et le Monde apparaît sensiblement différent quand la Gare Centrale du Caire devient soudain son centre de gravité. Originaire de la région du globe la plus malmenée par l'histoire durant le siècle dernier, Chahine n'a jamais désespéré du genre humain pour autant. Progressiste et joyeux, son cinéma a épousé tous les genres (comédie musicale, drame social, fresque historique, film intimiste) pour nous entraîner dans les mondes disparus et les paradis perdus qu'a connu ce levantin né en 1926 et mort en 2008 - chez lui en Egypte.

    Tewfik Hakem est journaliste et producteur à France Culture. Ami de Youssef Chahine, il a assisté à plusieurs tournages du cinéaste après avoir fait sa connaissance en 1985.

  • C'est l'histoire d'une actrice qui a toujours témoigné d'un goût prononcé pour le désastre et la catastrophe. Pour les héroïnes qu'elle incarne, cette catastrophe emprunte plusieurs noms : mari, enfant, France, amour, famille, réalité. Leurs moyens d'y répondre s'appellent masochisme, rêve, travail, perversion, poison, sévérité, humour, absence, folie.
    Violette Nozière, Madame Bovary, La Pianiste ou encore Elle : à travers ses plus grands rôles, Isabelle Huppert n'a cessé de livrer une bataille fictionnelle aux versions étriquées de la vie et de la féminité pour leur préférer la quête d'un idéal impossible, l'élan tragique et une forme salvatrice de monstruosité. À l'image d'un bonheur trop conventionnel, elle a toujours su opposer ce que l'on a appelé sa « plénitude malheureuse ».

    Murielle Joudet est critique de cinéma. Isabelle Huppert. Vivre ne nous regarde pas est son premier livre.

    Murielle Joudet est critique de cinéma. Elle écrit pour Le Monde, Chronic'art, participe régulièrement à l'émission La Dispute sur France Culture et présente des entretiens sur le cinéma pour le site http://hors-serie.net.

  • Dans l'espace, au-delà de la mince pellicule d'atmosphère terrestre, il n'y a pas de son ; et y en aurait-il que personne ne resterait vivant pour l'entendre. Que font alors les films qui s'y déroulent, très nombreux jusqu'à First Man de Damien Chazelle, pour respecter ou contourner cette loi scientifique, et ne pas être silencieux ? Ce livre raconte une histoire qui peut sembler anecdotique, mais qui s'entrecroise avec l'histoire de notre vie sur Terre, de nos communications, de notre rapport avec le Cosmos. Il s'agit de parler du cinéma sans le séparer de la vie. Laquelle comporte aussi le mythe, le symbole, et le rêve - dans les fantaisies spatiales héroïques à la George Lucas, certes, mais aussi dans les films « plausibles » et rigoureux, comme 2001, de Kubrick, parmi d'autres.

    Né en 1947, Michel Chion est compositeur, écrivain, réalisateur, chercheur et enseignant. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, sur la musique et le cinéma, dont Ecrire un scénario (éd. Cahiers du cinéma), L'Audio-vision : Son et image au cinéma (Armand Colin) et Les Films de science-fiction (éd. Cahiers du cinéma).

  • Quand ils marchent dans les rues de New York, Tanger, Detroit, Séville, Paterson, les héros des films de Jim Jarmusch fabriquent un secret. Une autre allure, pour un autre temps.

  • Béla Tarr, né en 1955 en Hongrie, a commencé à filmer à la fin des années 1970. Ses films les plus marquants sont Damnation (1988), Les Harmonies Werkmeister (2000), et plus récemment L'homme de Londres (2007), adaptation de Georges Simenon.D'Almanach d'automne (1984) au Cheval de Turin (2011), les films de Béla Tarr ont suivi la faillite de la promesse communiste. Mais le temps d'après n'est pas le temps uniforme et morose de ceux qui ne croient plus à rien. C'est le temps où l'on s'intéresse moins aux histoires, à leurs succès et à leurs échecs qu'à l'étoffe sensible du temps où elles sont taillées. Loin de tout formalisme, la splendeur des plans-séquence de Satantango ou de Werckmeister Harmonies est faite d'une attention passionnée à la façon dont la croyance en une vie meilleure vient trouer le temps de la répétition, au courage avec lequel les individus en poursuivent le rêve et en supportent la déception. Pour Jacques Rancière, le temps d'après est notre temps et Béla Tarr est l'un de ses artistes majeurs.

  • Admiré par de nombreux cinéastes cinéphiles, de Martin Scorsese à Apichatpong Weerasethakul, Jacques Tourneur demeure pourtant un cinéaste méconnu, trop souvent réduit à ses grands films fantastiques qui ont révolutionné le genre (La Féline, Vaudou, L'Homme-léopard, Rendez-vous avec la peur). Richement illustré, cet ouvrage collectif réunissant des spécialistes de plusieurs pays propose de redécouvrir l'ensemble de l'oeuvre du cinéaste à travers les différents genres (fantastique, western, thriller, aventures, etc.) qu'il a abordés. Il paraît à l'occasion d'une grande rétrospective Jacques Tourneur en août 2017 au Festival de Locarno, reprise à la Cinémathèque française du 30 août au 1er octobre.

    Patrick Brion, Carlo Chatrian, Rinaldo Censi, Jean-Louis Comolli, Pierre Eugène, Chris Fujiwara, Pierre Gabaston, Fernando Ganzo, Hervé Gauville, Haden Guest, Petr Král, Mariano Llinás, Mathieu Macheret, Simon Mizrahi, Jean-François Rauger, Patrice Rollet.

  • « Quiconque s'intéresse de près ou de loin à la comédie ou à l'humanité devrait lire ce livre. Il est hilarant, instructif, et présente des entretiens éclairés avec les plus grands comiques, acteurs et actrices comiques de notre époque. Mon agent m'assure que je figurerai dans la prochaine édition.» (Will Ferrell)

    Comment devient-on comique? - Le stand-up et les comedy clubs - En coloc avec Adam Sandler - Harold Ramis et le bouddhisme - La première fois que Jerry Seinfeld est monté sur scène - James L. Brooks et Andy Kaufman - Comment Jim Carrey et Ben Stiller ont survécu à l'échec de Disjoncté - Spike Jonze, le skate et le BMX - Quels sont les comiques qui ont le plus influencé Chris Rock ? - Pourquoi Freaks and Geeks fut déprogrammé au bout d'une saison - Girls, Mes meilleures amies et les femmes en comédie - « Personne ne m'a fait rire plus longtemps ni plus fort que Steve Martin.» - Seth Rogen a commencé le stand-up à treize ans dans un bar lesbien - Comment est né 40 ans, toujours puceau - Faut-il tourner un film avec sa femme?
    Cet ouvrage regroupe pour la première fois les entretiens avec les plus grands noms de la comédie américaine menés par Judd Apatow. Réalisateur de 40 ans, toujours puceau, En cloque, mode d'emploi, Funny People, 40 ans : Mode d'emploi et Crazy Amy, il est aussi un producteur prolifique de films et séries devenus cultes : Disjoncté, Présentateur vedette : La Légende de Ron Burgundy, SuperGrave, ou Freaks and Geeks et Girls.

    Judd Apatow est aujourd'hui l'une des figures centrales de la comédie américaine. Comme producteur, il est associé à de nombreux succès ou films cultes : SuperGrave, Frangins malgré eux, Présentateur vedette : La Légende de Ron Burgundy, Délire express, Disjoncté, American Trip, Mes meilleures amies, ou encore les séries Freaks and Geeks, Les Années campus et Girls. Comme réalisateur, il est notamment l'auteur de 40 ans, toujours puceau, En cloque, mode d'emploi et Funny People.

  • En 2016, le succès public et critique rencontré par Elle a remis Paul Verhoeven sur le devant de la scène internationale. Le cinéaste néerlandais raconte son parcours dans cet entretien exhaustif réalisé chez lui, à La Haye. Il évoque ses controverses et ses succès, Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone et Isabelle Huppert, la Hollande et Hollywood, le triomphe de Basic Instinct et l'échec de Showgirls, la liberté de Starship Troopers et la vitesse de Black Book... Il revient sur ce qui le lie aux femmes - plus qu'aux hommes -, sur sa passion pour Jésus et pour Jean Moulin, ainsi que sur ses nombreux projets de films. Cet entretien est précédé d'un essai d'Emmanuel Burdeau portant sur l'ensemble de l'oeuvre de Paul Verhoeven.

  • Leo McCarey

    Fernando Ganzo

    Malgré la renommée dont jouissent certains de ses films (comme Elle et lui ou Cette sacrée vérité) et ses collaborations avec Laurel et Hardy et les Marx Brothers, Leo McCarey demeure un cinéaste méconnu. De son vivant, il a pourtant bénéficié de la reconnaissance de ses pairs : admiré par Capra, Ford, Lubitsch ou Renoir, McCarey a obtenu quatre oscars et était l'un des hommes les mieux payés à Hollywood en raison de succès commerciaux considérables.
    Richement illustré, cet ouvrage collectif réunissant les meilleurs spécialistes revient sur les grandes caractéristiques du cinéma de McCarey : son rythme unique, l'importance de la musique, de l'enfance, et surtout la transition du rire aux larmes qu'il a maîtrisée comme personne.

    Gilles Esposito, Fernando Ganzo, Charlotte Garson, Molly Haskell, Jacques Lourcelles, Miguel Marías, Sandrine Rinaldi, Patrice Rollet, Marcos Uzal, Nicolás Zukerfeld.

    Préface de Whit Stillman.

  • C'est en 1999, avec Xiao Wu, artisan pickpocket, que le public français découvre Jia Zhang-ke. Huit autres films ont suivi, parmi lesquels The World et Still Life (Lion d'Or à Venise en 2006), qui ont fait de Jia le plus grand cinéaste chinois contemporain.Dits et écrits d'un cinéaste chinois est un recueil de textes, d'entretiens et de discours donnés par le cinéaste entre 1996 et 2011. Il est organisé en dix parties, traitant chacune d'un film. Chaque texte reflète la pensée du cinéaste à une époque donnée, offrant ainsi un éclairage immédiat et vivant sur ses oeuvres.Les sujets abordés sont divers et complets : récit des expériences de jeunesse, problèmes survenus lors des tournages, production et distribution des films ; réflexions sur l'alcool, le voyage, le piratage... ; exposé de l'esthétique cinématographique de Jia. Plus encore, la véritable valeur du livre tient à l'observation pointue et aux critiques virulentes adressées, non sans humour, à la société et au cinéma chinois.Les entretiens accordent également une place de choix à plusieurs figures majeures, notamment les réalisateurs taïwanais Hou Hsiao-Hsien et Tsai Ming-Liang. Jia évoque des cinéastes ayant exercé une influence directe sur son oeuvre, comme Yasujiro Ozu.Ce livre est un témoignage unique, à la première personne, sur la construction d'une oeuvre centrale de notre temps, ainsi que sur celle d'une voix éthique et esthétique.

  • Recueil d'une cinquantaine de textes critiques écrits par Luc Moullet : introduit, composé, annoté, amendé, chapeauté par le cinéaste lui-même, ce volume d'érudition et de drôlerie, de passion et parfois de prophétie, reprend les grands articles des Cahiers du cinéma, mais aussi certains des textes parus dans Arts, Bref, Trafic... auxquels s'ajoutent près d'une demi-douzaine d'inédits, dont une attaque contre Pedro Almodovar et une défense de l'écrivain américain James Ellroy.

  • Toy Story, Wall-E, Vice-versa, Coco... Le studio Pixar est devenu le bon génie de l'animation numérique. Cet essai en dresse un portrait inédit. Au-delà des prouesses technologiques, voici comment les ordinateurs font leurs adieux à l'homme.

    Ancien critique aux Cahiers du cinéma et à la revue Vertigo, Hervé Aubron est aujourd'hui rédacteur en chef adjoint du Magazine littéraire. Auteur notamment d'un essai sur Mulholland Drive de David Lynch, il a cosigné avec Emmanuel Burdeau, chez Capricci deux ouvrages d'entretien : un avec Werner Herzog, Manuel de survie, l'autre avec Benoît Delépine et Gustave Kervern, De Groland au Grand soir. Il a également participé à l'ouvarge collectif Quentin Tarantino. Un cinéma déchaîné.

  • À partir des années 1960, le cinéma américain commence à sortir de sa « longue adolescence » : Elizabeth Taylor prononce des mots jusqu'alors interdits, Dustin Hoffman perd sa virginité dans les bras de Mrs. Robinson, Jon Voight fait le gigolo dans les rues de New York. À Hollywood, la sexualité fait enfin son apparition comme sujet et comme question de mise en scène. Comment représenter les rapports charnels ? Comment les intégrer à la narration et à la vie émotionnelle des personnages ? Quelle expérience le spectateur fait-il de telles scènes ? Dans l'art du dévoilement et de l'occultation, au coeur de la mise à l'écran du sexe, une véritable politique de la représentation des corps est en jeu. Films étrangers, cinéma d'exploitation ou d'avant-garde, films populaires ou d'auteur, cyberpornographie, Linda Williams explore de vastes territoires afin de comprendre la dynamique historique et culturelle par laquelle la sexualité, d'obscène, est devenue « en/scène ».
    Linda Williams est professeur d'études cinématographiques et de rhétorique à l'université de Berkeley, en Californie. Son ouvrage de référence, Hard Core: Power, Pleasure and the "Frenzy of the Visible" est le premier à avoir théorisé le cinéma pornographique. Elle est également l'auteur de Playing the Race Card: Melodramas of Black and White from Uncle Tom to O. J. Simpson, une histoire culturelle des rapports entre Blancs et Noirs aux États-Unis.

  • Compagnon de route de Charlie Chaplin, Mack Sennett, Fatty Arbuckle, Harold Lloyd ou des Marx Brothers, Buster Keaton commence sa carrie

  • Emmanuel Burdeau et Jean Narboni ont longuement interviewé Luc Moullet. Comment vendre un film sur son titre, comment attendrir Jean-Luc Godard, pourquoi la barbe, pourquoi les roubines, d'où vient son comique, d'où vient sa méthode documentaire, quels budgets, quelles recettes ? tels sont quelques-uns des secrets révélés ici par Luc Moullet. La partie centrale du livre est un bonus d'une valeur inestimable : en une cinquantaine de points, de la lumière au montage, de l'écriture aux acteurs, Moullet livre son petit guide du parfait cinéaste.

  • Les Soprano mettent en scène la vie d'une bande mafieuse dirigée par Tony Soprano, tiraillé entre ses activités illégales et sa vie familiale. Les saisons suivent plusieurs années de la vie des personnages, particulièrement la famille de Tony, dont les enfants - personnages et acteurs - grandissent en temps réel jusqu'à la fin de leur adolescence. Créée en 1999 par David Chase, cette série a été saluée comme le meilleur programme de l'histoire de la télévision. Des livres ont paru, sur la philosophie de Tony Soprano ou sur ses plats préférés, mais il manquait un essai critique sachant répondre à une triple question. En quoi Les Soprano sont-ils une grande oeuvre de notre temps ? En quoi permettent-ils de comprendre ce qu'est devenue la série télévisée ? Pourquoi les cinéphiles se tournent-ils de plus en plus vers ce genre ? Écrit par Emmanuel Burdeau, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, cet essai tient à la fois de l'exercice d'admiration et de l'analyse, de l'étude de cas et de la réflexion sur la situation contemporaine des images.

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