• Le colon, figure mitoyenne qui ne se trouve ni dans la position invivable du colonise ni dans celle, indefendable, du colonisateur, est généralement relégué au statut de figurant du récit colonial. Complétant le diptyque de Memmi, Alain Deneault révèle ici l'idiot utile, voire indispensable, de l'accaparement du territoire, une figure qui n'existe qu'en solidarité absolue avec la classe qui le domine, mais dont l'impuissance politique et économique l'autorise à s'identifier, lorsque opportun, au colonisé.

    Le decor ou Alain Deneault campe son personnage : le Canada. Coince entre un passe colonial qu'il veut oublier et un essor republicain sans cesse ajourne, ce territoire qu'on appelle « pays » n'excelle que dans la mediocrite de ses politiques d'extreme centre, mais il livre a la pensee politique un objet d'importance : la condition du colon qui fut celle de la majorite de sa population et qui le reste de mille facons inavouees.

  • Kukum

    Michel Jean

    Au soir de sa vie, grand-mère (kukum, en langue innue) depuis longtemps déjà, Almanda Siméon se retourne sur son passé et nous livre son histoire, celle d'une orpheline québécoise qui tombe amoureuse d'un jeune Amérindien puis partage la vie des Innus de Pekuakami - le majestueux lac Saint-Jean, au Québec -, apprenant l'existence nomade et brisant les barrières imposées aux femmes autochtones.
    Centré sur le destin singulier d'une femme éprise de liberté, ce roman relate, sur un ton intimiste, la fin du mode de vie traditionnel des peuples nomades du nord-est de l'Amérique et les conséquences, encore actuelles, de la sédentarisation forcée. Son auteur Michel Jean, descendant d'Almanda Siméon, est un journaliste connu et reconnu au Québec.

  • Amun

    ,

    Non, les Amérindien·ne·s du Canada ne montent pas toutes et tous à cheval, ni ne vivent dans un tipi ou un un wigwam. Et, oui, beaucoup ont le français en partage, tel·le·s les dix auteur·e·s de ce recueil, d'origine indue, huronne-wendat, métisse et crie.
    Au-delà de leur appartenance communautaire et quel que soit le chemin fictionnel emprunté, elles et ils poursuivent le même objectif : se réunir -amun, en langue innue, signifie « rassemblement » - pour qu'on accède, le temps d'une nouvelle, à des mondes inconnus de la plupart d'entre nous.
    « Ce n'étaient pas des mondes parfaits. Mais c'étaient nos mondes », écrit Michel Jean qui a dirigé et contribué à ce florilège. Le ton paraît nostalgique ? Ne nous y méprenons pas : ces nouvelles sont la preuve que les cultures autochtones d'Amérique du Nord sont bel et bien vivantes, malgré les offenses qu'elles ont subies - et subissent encore. Sur la plage de sable clair se distingue toujours nettement la poignée de terre rouge.

  • Dans ce recueil empreint d'une délicate spiritualité, Gaël Amour nous ouvre la porte de son jardin secret. Chaque poème est un bourgeon d'émotion, de joie ou de douleur, prêt à éclore sous nos yeux dans une merveilleuse et tendre ode à la nature. Les éléments s'entrelacent entre les vers, la faune et flore s'ébattent dans les marges... pour une expérience de lecture d'une infinie douceur.
    Peintre, poète et musicienne, Gaël Amour aspire à l'harmonie artistique. Son instrument de prédilection, la harpe, est l'allégorie de sa vie, quête permanente d'un paradis de poésie éternelle.

  • Si les premiers titres de cette poétesse congolaise circulant entre le Mayombe et les forêts boréales du Canda l'ont classée bien avant la mode d'aujourd'hui, parmi les amoureux de la nature et de la terre-mère, les inédits du cinquième cahier sous le titre «Soleil mon seul pays» donnent à lire une créatrice civique inspirée et batailleuse, dont la fraîcheur et la hauteur de l'indignation étonnent et emportent l'adhésion la plus fraternelle.

  • Long before the Davie Crockets, the Daniel Boones and Jim Bridgers, the French had pushed far west and north establishing trade and kin networks across the continent. They founded settlements that would become great cities such as Detroit, Saint Louis, and New Orleans, but their history has been largely buried or relegated to local lore or confined to Quebec.

    Foxcurran, Bouchard, and Malette scrutinize primary sources and uncover the alliances, organic links and métissage, or mixing, between early French settlers and voyageurs and the indigenous nations. It began with the founding of New France by Samuel de Champlain in the early 1600s and continued well into the 19th century long after France was no longer a force in North America.

    The authors have combined keen and accessible story telling with vintage maps, forgotten documents (such as the little known writings of Alexis de Tocqueville), and old photos or paintings. What they have discovered and now recount will propel the story of the peoples engendered-and still thriving-, their French lingua franca, and their ways of life back into the heart of the narrative of North American history where they belong.
    Alexandre Guerrette dit Dumont. Born 1815 at La baye verte (Green Bay), Wisconsin, Dumont was one of the earliest settlers in Oregon's Umpqua region.

    Alexandre Guerrette dit Dumont. Born 1815 at La Baye verte (Green Bay), Wisconsin, Dumont was one of the earliest settlers in Oregon's Umpqua region.

    Songs Upon the Rivers also challenges historical orthodoxies. The French-speaking Canadien and Métis, who descended from the French and indigenous nations, developed a hybrid culture invigorated by their close kinship ties with the indigenous peoples across the continent. Yet they kept their French songs and language, which effectively made French the lingua franca of the American and Canadian West well into the 19th century.

  • Ce carnet numérique rassemble les contributions des participants à l'intervention géopoétique ayant eu lieu au lac Marie-Le Franc en octobre 2014, dans la Réserve faunique Papineau-Labelle. Échos de la symbiose entre un lieu et une oeuvre littéraire, échos entre les sons, les images et les mots, échos virtuels que le lecteur peut écouter au gré de ses humeurs, dehors ou dedans.
    Centré sur la dimension sonore des lieux et de l'écriture, il comprend plusieurs volets :

    l'oeuvre sonore « L'écho du lac », réalisée par Yannick Guéguen et Étienne Legast pour l'occasion et produite par La Traversée - le parcours géolocalisé peut aussi être expérimenté in situ, à l'aide d'un Iphone ou d'un audioguide disponible au poste d'accueil de La Minerve et sur ce lien (www.yannickgueguen.com/echo) ;
    le film de Michèle Houle « Marie Le Franc et le lac », pérennisant l'hommage rendu à l'écrivaine d'origine bretonne pour le 50e anniversaire de sa mort lors de l'inauguration d'un panneau d'interprétation ;
    certains extraits de ses oeuvres, choisis et lus par les participants, entremêlés avec les poèmes, récits, essais, photographies, cartes, bandes sonores et vidéos des uns et des autres.

    La publication de ce carnet s'inscrit dans le cadre d'un projet de recherche-création de Rachel Bouvet, Denise Brassard, André Carpentier, Bertrand Gervais, Hélène Guy et Jean Morisset intitulé « Éléments d'un imaginaire des lieux : traces et tracés géopoétiques », projet subventionné par le Fonds québécois de recherche sur la société et la culture.

    Avec la participation de :

    Rachel Bouvet - Louis Le Tellec - Yannick Guéguen - Étienne Legast - Chloë Rolland - Julien Bourbeau - Christian Paré - Nicolas Lanouette - Laure Morali - Michèle Houle - Denise Brassard - Claudette Lemay - Marjolaine Deneault - Gabrielle Girard Lacasse - Jean Morisset - Jean Désy - Gabrielle Laroche - Gilles Thépôt - Chantal Savoie - Isabelle Duval - Martha Tremblay-Vilão

  • Un amour vrai

    Laure Conan

    Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.

    Thérèse évoque ses premiers émois amoureux dans sa correspondance. Elle fait la promesse d'offrir sa vie en échange de la conversion de son prétendant mais leur mariage pourra-t-il avoir lieu ?
    Un amour vrai est une nouvelle de Laure Conan, écrivaine canadienne française, qui mérite dêtre sauvée de l'oubli. Ce texte préfigure son plus grand roman Angéline de Montbrun, le premier roman psychologique de la littérature québécoise.
    Le titre original de cette magnifique nouvelle est Larmes d'amour.

  • Lui, c'est Isaac Cole, le garçon le plus détesté de la ville de Princeton. Partout où il passe, il suscite la controverse et il cumule les bagarres. Arrogant, violent, agressif, impulsif... Sensible, courageux, romantique, sexy... Il est ciblé comme étant le suspect principal de la mort d'un étudiant. Mais qui est réellement ce type étrange que tout le monde semble craindre? Il cache quelque chose et n'a pas l'intention de le dévoiler... Elle, c'est Hayley Wheeler, une adolescente, aimée de tous, qui vit chez sa tante depuis que sa mère s'est suicidée deux ans auparavant. Elle tente de se refaire un quotidien heureux, avec ses amis, ses habitudes, son amoureux... Mais ça, c'était avant qu'Isaac pose les yeux sur elle. Désormais, il la convoite... Malgré les mises en garde de son entourage, Hayley fuit secrètement pour le retrouver. Irrésistiblement attirée par Isaac et convaincue de sa sincérité, elle fera tout pour le défendre. Mais à quel prix?...

  • D'amours en chagrins, le temps s'écoule, la vie passe. Les saisons se succèdent, les histoires s'achèvent et le renouveau se manifeste. Lentement. Les feuilles tombent, le soleil pâlotte et l'âme frémit. Une douce mélancolie, triste comme un ciel de pluie, enveloppe le poète. Et les instants se cristallisent. C'est dans cette multitude d'instants, insignifiants et pourtant si importants ; creux, mordants et pourtant heureux, que naissent ses vers, cruelle mélodie d'une âme qui s'ennuie...
    Dans ce recueil au délicieux charme tranquille, Abdelkrim Abella dépeint avec subtilité la complexité des sentiments humains, qu'ils soient amoureux ou source de tourments.

  • La mondialisation et les maux qui rongent la société sont au coeur des textes de Morny Alcegaire. Dans ses vers, l'auteur exprime une volonté de ressourcer l'esprit, d'apaiser l'âme en quête de savoir et d'émotion. Entre les lignes, une observation introspective pour permettre à l'humain d'accéder au chemin de la guérison. Cette nécessaire convalescence entrouvre les portes de la compassion et de la paix intérieure.
    Morny Alcegaire est né en Haïti en 1981. Il détient un baccalauréat en communication médiatique et organisationnelle de l'université d'Ottawa. Journaliste de profession, il est l'un des membres fondateurs d'Invasion Magazine : une revue à caractère social et culturel. Installé depuis quelques années au Canada, il y oeuvre en tant que consultant en communication et collabore régulièrement avec des stations de radio francophones. Il publie en 2016 « Les Verbes océaniques ». Sa passion pour la littérature, la lecture et l'écriture le conduit aujourd'hui à la publication de son second recueil de poèmes, « Les Âmes en convalescence ».

  • L'art populaire est le reflet d'une société, de la perspective de ses créateurs, dont les approches sont tantôt traditionnelles et rationnelles, tantôt indisciplinées et débridées. D'hier ou d'aujourd'hui, l'art populairen révèle toute son expressivité, met en valeur la beauté des objets anciens.
    Du coq à l'âme : L'art populaire au Québec vient circonscrire l'art populaire et présenter son évolution dans le temps, depuis sa forme traditionnelle, fort ancienne, jusqu'à sa forme indisciplinée, plus récente, du graffiti.
    Cet ouvrage est le résultat de plusieurs années de recherche et de rencontres avec des créateurs, des collectionneurs et des chercheurs, tous passionnés de cette forme de créativité originale et authentique.Une magnifique synthèse de la production et de l'évolution de l'art populaire, l'histoire culturelle et sociale et la créativité d'artistes québécois, souvent peu reconnus.
    L'anthropologue Jean-François Blanchette jette un regard historique et photographique sur les collections d'art populaire québécois du Musée canadien de l'histoire, dont la très prestigieuse collection de Nettie Covey Sharpe, acquise en 2002.

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