Littérature générale

  • « Mais justement, s'il est question de mort, parlons de la vie : c'est urgent. »
    En 1958, Jacques Lusseyran s'installe en Virginie pour y devenir enseignant. Là, il convoque ses souvenirs, de sa déportation en 1944 à Buchenwald au présent américain.
    Dans la continuité chronologique d'Et la lumière fût (réédité avec succès par Le Félin en 2008), Jacques Lusseyran poursuit le récit de son existence, en élargissant toutefois l'expérience personnelle à une pensée plus vaste et forgée au fil d'un noble empirisme. Les thèmes évoqués vont du silence, à la poésie, en passant par la mémoire, l'enseignement et l'auditoire ou encore la notion de liberté intérieure. Comme une succession de longs aphorismes, les chapitres et la langue sont précis, faits de généreuses apostrophes au lecteur - une invitation à contempler la simplicité.
    Le monde commence aujourd'hui demeure une somptueuse leçon de résilience et un chant d'amour à la vie, dont la quête a lieu partout, tout le temps, du vestibule de l'enfer aux immensités américaines.

  • Avril 1945. Daniel, jeune rabbin venu d'Amérique, s'est engagé auprès des troupes alliées pour libérer l'Europe. En Allemagne, il est l'un des premiers à entrer dans les camps d'Ohrdruf et de Buchenwald et à y découvrir l'horreur absolue. Sa descente aux enfers aurait été sans retour s'il n'avait croisé le regard de cet enfant de quatre ou cinq ans, qui attend, dans un silence obstiné, celui qui l'aidera à retrouver ses parents.
    Quand un homme de foi, confronté au vertige du silence de Dieu, est ramené parmi les vivants par un petit être aux yeux trop grands.
    Laurent Sagalovitsch est né en 1967.
    « Lorsque, des années plus tard, ils se souviendraient de cette guerre, ce ne serait ni les plages ensanglantées de Normandie, ni la lente et interminable avancée dans les Ardennes, ni la libération de Paris auxquelles ils songeraient mais à ce camp, à cette matinée d'avril où leurs vies avaient basculé. »



  • Automne 1975.

    Une petite maison perdue dans un faubourg de Chartres, un jardin qui jouxte la voie de chemin de fer, une salle de séjour aux parfums rassurants et la tendresse de Solange. Du haut de ses six ans, le p'tit Pierrot adore ces instants. Mais au coeur de ce havre, le p'tit Pierrot va un jour découvrir un fusil de guerre allemand. L'enfant a bien malgré lui réveillé les souvenirs...



    Automne 2015

    . Pierre Bourcier a tout perdu : son innocence, ses amours, ses racines, son envie de vivre. Lorsqu'il traverse par hasard la ville de son enfance, il croise Georges, le fils de Solange. Au fil des confidences et afin de redonner à Pierre le goût à l'existence, le vieil homme laisse tomber sa garde. Il livre pour la première fois de sa vie ses souvenirs d'adolescent, ses 15 ans au milieu de la tourmente.




    Emmène-moi là-bas



    est ce qu'on pourrait appeler une biographie arrangée puisqu'elle est librement inspirée de l'histoire du chartrain Henri Ramolet, résistant à 15 ans et déporté dans le camp de Buchenwald en Août 1944... Emmène-moi là-bas raconte les souvenirs d'un homme qui s'est longtemps obstiné à perdre la mémoire dans le seul but d'exister mais qui, après bien des réticences douloureuses, s'aperçoit qu'il ne peut quitter ce monde sans témoigner de l'enfer gravé au fond de lui.

  • "Difficile de faire vivre et partager ses ideaux, davantage encore quand, sous ses yeux, s'entrechoquent solidarité et indiviualisme et que le second finit par l'emporter. Telle est la douloureuse expérience de Jean, dont l'histoire nous est contée ici. Sur fond de transition sociale et historique en ces années 70, celle du passage de la tradition ouvrière et campagnarde à l'ère de la technologie, du petit commerce à la grande distribution, "L'Jean", cet homme de conviction remarquable et respecté, réchappé des camps nazis et qui a toujours mis sa vie au service des autres, déploie toute son énergie pour que survive la coopérative de consommation de son village. Oui, mais d'autres en ont décidé autrement..." Valeurs Mutualistes, n° 261, 2009 www.jeandesardennes.com

empty