• Le Dauphiné, seigneurie indépendante, « transportée » au royaume de France au XIVe siècle, province d'Ancien régime, qui a été partagée à la Révolution entre les départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes, est l'objet unique de cet imposant ouvrage. Divisé en 21 chapitres qui visitent minutieusement tous les aspects de la province, le texte alterne les précisions historiques, les descriptions de paysages, les notations pittoresques, le tout agrémenté de dialogues enlevés.
    Déjà, à la fin du XIXe siècle, le sentiment d'appartenance à l'entité dauphinoise s'estompait inexorablement sur une terre où le brassage des populations avait commencé tôt. Aussi c'est à une véritable défense et illustration du Dauphiné que se livre l'auteur, secondé en cela par une abondante iconographie (près de 350 illustrations).
    Initialement édité en 1898, Le Dauphiné connaîtra immédiatement un grand succès et sera constamment réédité tout au long du XXe siècle, la dernière édition en fac-similé datant de 1982.
    Gaston Donnet (1867-1908), journaliste, au Petit dauphinois, au Soir puis correspondant de guerre pour Le Temps. Il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages de voyage sur le Sahara, la Chine et l'Indochine ainsi que d'une Histoire de la guerre russo-japonaise (1904-1905).
    Constamment reprintée depuis plus d'un siècle, voici enfin, pour la première fois, une nouvelle édition entièrement recomposée de ce classique de l'édition régionaliste.

  • Wladimir Rabinovitch est né en 1906 à Vilna, en Lithuanie. Arrivé à Paris en 1910, il y fait des études de droit. Clerc d'avoué en 1929, il devient après son service militaire avocat au barreau de Paris à partir de 1930. En 1938, il épouse Germaine Boniface, Grenobloise rencontrée l'année précédente au Contadour, qui lui fait découvrir la montagne. Rappelé en 1939, démobilisé en 1940 (avec une proposition de citation à l'ordre de son régiment), il s'installe à Briançon. Les lois de Vichy lui interdisent d'exercer son métier d'avocat. Tandis que son épouse enseigne le dessin au lycée de Briançon, il jardine, fait son bois, écrit.
    Ce Journal est un témoignage exceptionnel sur la vie quotidienne à Briançon pendant l'Occupation. Quand la petite ville bruisse de rumeurs, la question du ravitaillement est omniprésente. On assiste aussi à la naissance d'un écrivain. W. Rabinovitch, qui écrivait depuis longtemps dans diverses revues, sent mûrir en lui plusieurs textes. Dans Moi, soldat juif , il donne la relation de sa guerre avant d'écrire un poème théâtral, Le Roi David.
    Les jours dramatiques s'égrènent. Les armées allemandes continuent leur avancée. Les mesures anti-juives sont peu à peu appliquées en France (interdictions professionnelles, recensement, port de l'étoile, travail obligatoire, arrestations). La presse, la bibliothèque municipale et les lettres reçues, postées ou emportées par des proches, l'informent et nourrissent son angoisse des temps à venir. Des personnages hauts en couleur, superbes, à la dérive, pitoyables, peuplent ces pages, à la fois témoignages et littérature de chair et de sang.
    À l'automne 1942, pour échapper au travail forcé, W. Rabinovitch trouve un emploi dans la Drôme. Une autre vie commence, loin de sa femme et de sa fille.

  • Juin 1964. On vient de détecter in extremis une tuberculose chez Laurent, sept ans. D´Alsace, le gamin est envoyé d´urgence au sanatorium de Briançon, où débute un long chemin de croix : le traitement médical, la solitude des nuits, la main lourde des adultes, les mauvaises rencontres aussi. Mais une lumière brille toujours quelque part, comme le Maillot jaune sur les routes du Tour de France. Tandis que ses héros Jacques Anquetil et Raymond Poulidor s´y livrent un duel au sommet, le petit garçon engage son propre combat, pour survivre.

    Avec une pudeur teintée d´humour, Laurent Bayart tisse, de l´enfance à l´âge d´homme, une confession touchante, qui rayonne d´optimisme.

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