• Le monde de Richard Brautigan est peuplé d'antihéros maladroits, d'oncles menteurs, d'après-midi de pêche à la truite, de méditations au bord de la rivière Long Tom, de parties de chasse en Oregon qui virent au tragique ou d'adolescents qui menacent de devenir de « dangereux criminels » s'ils n'obtiennent pas une nouvelle télévision... C'est l'Amérique du drame privé, de la catastrophe ordinaire racontée à travers ces récits très personnels et teintés d'humour.
    La Vengeance de la pelouse est aussi une plongée dans la période californienne de la vie de l'auteur, sans doute la figure la plus étrange et excentrique de la Beat Generation : on y aperçoit son sourire malicieux, sa mélancolie rieuse, son regard à la fois tendre et moqueur sur son époque.

  • - 50%

    L'auteur assemble des petits riens du quotidien comme l'orage d'un soir d'été, la lumière d'une fin de journée ou le souvenir fugace d'un rêve.
    Il leur apporte une valeur profonde, parfois philosophique, toujours émouvante, sous l'égide des artistes qui le fascinent et le nourrissent, comme Richard Brautigan, Raymond Carver, John Fante, Arthur Rimbaud, Sylvia Plath, Jim Morrison ou Basquiat.


  • OEUVRE POETIQUE COMPLETE DU « DERNIER DES BEATS »


    « Mes deux meilleurs amis ont toujours été Richard Brautigan et Tom Mc Guane. » Jim Harrison

    « Ce n'est pas tous les jours qu'on dégote un trésor pareil. Sometimes, I love America, et voilà. » Frédéric Beigbeder

    « Découvrir sur une table de librairie un livre de Brautigan qu'on n'a pas lu, quand on aime Brautigan, c'est toujours du grand amour. » Philippe Jaenada, ELLE

    « Richard Brautigan a traversé la littérature américaine comme un météore. » Martine Laval, Télérama

    L'édition bilingue tant attendue des oeuvres poétiques complètes de Richard Brautigan, avec de nombreux inédits.

    Richard Brautigan est l'un des plus grands auteurs américains du XXe siècle. Membre de la Beat Generation et des mouvements de la contre-culture, il est l'auteur du roman culte La Pêche à la truite en Amérique, (Christian Bourgois et 10/18) mais également du Général su- diste de Big Sur, Retombées de sombrero, Un privé à Babylone (Christian Bourgois et 10/18) et d'un grand nombre de poèmes dont trois recueils furent édités au Castor Astral : Il pleut en amour, Journal japonais et Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus.

  • Mayonnaise

    Eric Plamondon

    Gabriel Rivages mêle ici son destin à celui de Richard Brautigan. Il part à la rencontre de l'écrivain qui a changé sa vie. Sur les traces de celui qu'on a surnommé le dernier des beatniks, Rivages arpente à nouveau la côte ouest américaine. On passe par l'Oregon où Brautigan a grandi et par San Francisco où il devient écrivain. On croise aussi la grande et la petite histoire. Dans l'Amérique des sixties, Janis Joplin chante Mercedes Benz et offre son écharpe au futur auteur de La pêche à la truite en Amérique. Celui qui vendait ses poèmes au coin des rues dans Haight-Ashbury et North Beach devient célèbre. Pendant des années la poésie le sauve. Brautigan se tire une balle dans la tête en octobre 1984 dans sa maison de Bolinas. Les histoires de Brautigan ont toujours une fin étonnante. Mayonnaise est le deuxième roman de la trilogie 1984, qui traverse le vingtième siècle sur les traces de trois figures américaines. Le premier, Hongrie-Hollywood Express, paru en 2011, se construisait autour de la vie de Johnny Weissmuller, athlète et premier interprète de Tarzan au cinéma. Pomme S, le troisième, mettra en scène Steve Jobs, l'homme d'Apple, et portera sur la révolution informatique. « ...vous devriez essayer Hongrie-Hollywood Express, un petit roman d'Éric Plamondon (Le Quartanier), une vraie-fausse biographie de Johnny Weissmuller. Réjouissant. » - Pierre Foglia, La Presse, 3 nov. 2011 « Il est assez difficile de dire ce qui fait le génie de ce roman. Il y a Weissmuller bien sûr et cette fascination immédiate qu'exerce sur le lecteur ce tableau amusé et sinistre d'une décadence individuelle, ce passage de l'Hollywood flamboyant à l'oubli (l'homme est gros). Par delà cette dimension, l'intérêt immense de Hongrie-Hollywood Express tient dans la légèreté de sa composition, dans son écriture aérienne et poétique sur chaque mot. [...] Hongrie-Hollywood Express est une merveille qui mériterait de s'écouler par wagons. Une partie des droits irait à Tarzan et à ses héritiers. L'autre irait au financement de la fondation Plamondon et droit à l'écriture de ses deux tomes suivants qu'on attend avec la plus grande impatience curieuse. Caribou, pépite d'or. » ***** - Benjamin Berton, Fluctuat, 30 nov. 2011

  • La scène se passe dans les années 1930, au plus profond de vastes et sombres forêts, au bord d'un lac où les villageois rythment leur temps en y pêchant des gardons : tradition locale, devenue un rite et le sujet de conversations enflammées.
    C'est cette vie paisible que commence à mener le jeune Miroslaw-Moïse, qui pêche entre son père et son oncle, sur l'appontement. Mais un jour, l'apparition d'un colosse aquatique au milieu des petits poissons bouleverse la vie de la communauté.
    À partir de cet instant, sur les rives du lac, la vie ne sera plus jamais la même.

    Avec une kyrielle de personnages truculents, Gérard Pussey nous plonge dans les décors naturels des récits de Brautigan, sur lesquels plane l'esprit de Mark Twain.

  • - On se dispute tout le temps.


    - Non, on se dispute bien plus que tout le temps.


    - On se dispute trop.


    - Je ne pense pas qu'on se dispute suffisamment.


    - On devrait peut-être se disputer moins.


    - D'accord.


    - Je ne comprends pas. Pourquoi on se dispute tellement ?


    - Parce que tu es toujours sur la défensive.


    - Eh bien, tu n'es qu'une mule.


    - À mule, mule et demie.


    - Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui tienne autant à avoir raison tout le temps.


    - N'importe quoi. Je ne compte plus les fois où j'ai admis avoir tort. Et je m'excuse comme personne. Tu es nulle pour t'excuser.


    - C'est reparti.


    - Hier je me suis excusé à douze reprises. Combien de fois tu t'es excusée ?


    - Je ne sais pas. Je n'ai pas compté.


    - Voilà. Je gagne par forfait. À présent tu me dois une excuse.


    - Va te faire foutre.


    - Tu vois, je t'ai dit que tu étais nulle en excuse.

    Dans ce roman/poème, long dialogue savoureux, mais aussi mélancolique et existentiel, le dérisoire n'est pas loin, mais un dérisoire sublimé par l'humour et l'amour.





    Les poèmes de Justin Grimbol décrivent la magie du quotidien, sans fioritures mais avec beaucoup d'humour et une grande sensibilité. Un étonnant mélange de Brautigan et de Bukowski.

    Sébastien Doubinsky

  • Au début des années 1960, Barry Miles était un étudiant en art ; à la fin il dirigeait le label Zapple des Beatles, vivant dans le légendaire Chelsea Hotel de New York. Voici le récit de ce qui s'est passé entre les deux. Durant cette décennie, Barry Miles organise avec Ginsberg et Burroughs la lecture qui marque l'avènement de la Beat Generation à Londres, cofonde la galerie Indica, véritable centre de commande de la contreculture et y lance le premier magazine underground d'Europe, International Times... Le journal de Miles est au plus proche des artistes des sixties, à la fois pour la littérature et pour la musique. Il fait se rencontrer Yoko Ono et John Lennon, suit la grossesse de Marianne Faithfull, collabore avec les Beat- les, fait la fête avec Frank Zappa et les Pink Floyd, s'entretient avec Mick Jagger et Leonard Cohen, enregistre Bukowski, Brautigan et Burroughs sur Zapple Records... Saisissant !

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