• L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du voyage philosophique illustrée par la littérature depuis le XVIème siècle jusqu'au milieu du XIXème siècle, c'est à dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fait oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.
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  • "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage." Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi." Dominique Sylvain Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Elle a fait ses débuts dans le polar avec la parution de Baka!, son premier roman inspiré de sa vie au Japon. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture. Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola - le duo improbable qu'elle a imaginé - sont devenues des personnages culte. Son oeuvre singulière, et primée à de nombreuses reprises, est traduite dans une quinzaine de pays et est également disponible aux Éditions Points.

    Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture.Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola-le duo improbable qu'elle a imaginé-sont devenues des personnages culte.

  • Remords

    Luiz Ruffato

    Un voyage au centre d'un Brésil scindé dans lequel tout dialogue semble être devenu impossible.
    Après plus de vingt ans d'absence, un homme abandonné par sa femme et son fils décide de revenir dans sa ville natale, au centre du Minas Gerais. Tous les liens des familles émigrées italiennes qui s'y étaient installées et en formaient le tissu social ont été détruits par les problèmes économiques qui les ont dispersés à travers le pays. On le suit pendant six jours, il va retrouver ses frères et soeurs, rencontrer d'anciens condisciples et de vieilles connaissances locales. L'ombre du suicide de sa jeune soeur et l'impossibilité de toute communication avec ceux qu'il retrouve accompagnent ses tentatives de renouer avec le passé.
    Le roman se livre à une réflexion sur une société où les différentes classes sociales ne peuvent plus dialoguer et dans laquelle, selon l'un des personnages, elles sont devenues « des planètes errantes » prêtes à entrer en collision et à se détruire.

  • Magdalena est artisane. Elle vit de ses mains, ses mains qui tissent à longueur de journée. Mais aussi ses mains qui frappent et caressent, protègent et prennent soin. Alors quand un accident l'immobilise, c'est comme le temps qui s'arrête. Le roman nous raconte sa reconstruction, par la voix non seulement de Magdalena mais aussi celles de ses proches. Tous ces personnages sont issus de la classe sociale des travailleurs, qui n'ont pas d'autre choix que de travailler, quand bien même le corps est abîmé. L'histoire s'ancre alors dans une réalité sociale brésilienne (et universelle). Il n'est jamais envisagé de prendre le temps de la convalescence, la vie doit continuer. Avec ce premier roman, Juliana Leite rappelle combien le travail manuel est une manière de se présenter au monde.

    Juliana Leite, née à Petrópolis en 1983, est diplômée de littérature et vit à Rio de Janeiro. Entre les mains, son premier roman, a rencontré un beau succès et lui a permis d'être l'une des auteurs du comité brésilien du Printemps Littéraire 2019 à l'initiative de la Northwestern University de Chicago et de l'Université Columbia de New York. Elle a également été invitée à intervenir par la Chaire de Lecture de l'UNESCO au Brésil sur le thème « Lecture, développement et intégration sociale ».

  • Je les revois dans la brume épaisse de l'aube, pendant la saison des pluies. Ce n'étaient que des femmes. Elles arrivaient silencieusement dans une longue pirogue de bois et accostaient un peu à l'écart de l'embarcadère. Deux ou trois rameuses restaient dans le bateau pendant qu'une dizaine d'autres descendaient sur la terre ferme. Elles étaient toutes nues, la peau presque noire avec des reflets rouges, leurs longs cheveux couvrant leurs parties intimes. Elles se promenaient d'un pas souple dans les rues avec leurs petites filles. Elles avaient l'air de savoir exactement où elles allaient.

    On raconte qu'au xvie siècle, des conquistadors espagnols ont affronté une armée de femmes semblables à celles de leurs récits mythologiques, qui leur inspira le nom de cette région : « Amazonie » . On raconte aussi qu'un peuple féminin, les Icamiabas, y a longtemps vécu à l'écart des hommes. Les femmes qui se racontent dans ce livre doivent une grande part de leur combativité à ces guerrières qui n'ont peut-être jamais existé - ou qui existent peut-être encore.

    Nina Almberg réalise des reportages et des documentaires notamment pour Arte radio, France Culture et la RTS. La Dernière Amazone est son premier livre publié.

    Nina Almberg aime les récits faisant dialoguer le passé et le présent, les archives et les destins de femmes. Diplômée d'un master en histoire contemporaine et d'un autre en réalisation documentaire, elle réalise des documentaires historiques et politiques pour France culture et Arte radio.
    En Amazonie, elle rencontre de nombreuses femmes avec le projet de réaliser une série de reportages sur les féministes brésiliennes. Son documentaire forme la matière première de ce livre.

  • Au coeur de l'Amazonie, deux pirogues remontent le fleuve. deux personnages au-delà de Manaos vivent ensemble des épreuves sans cesse renaissantes dans un monde animal et végétal aux proportions gignatesques : confrontation entre l'homme et la forêt vierge, divinité dont le règne est intemporel et redoutable.
    La souveraineté de la nature à travers des rites fantastiques, où passé et présent irréel se conjuguent, s'impose aux héros à leur arrivée chez les Indiens.
    Et sur la nature toute-puissante, la connaissance donnée à l'homme lui assure-t-elle la victoire ?

    Michel Bernanos (1923-1964) connut vraiment un destin tragique d'écrivain, supportant le patronyme de son père, géant intimidant de la littérature du XX° siècle. Il n'aura jamais pu mesurer la portée de son travail, ses oeuvres principales paraissant après son suicide. On lui doit surtout le cycle fantastique et initiatique centré autour du roman La Montagne morte de la vie (1967) auxquels s'adjoignent Ils ont déchiré son image et L'envers de l'éperon.

  • Manaus

    Dominique Forma

    D'abord, il doit passer inaperçu parmi l'escorte qui accompagne de Gaulle en Argentine. Une fois sur place, accomplir sa mission. Simplement, efficacement, sans poser de question. Trouver le contact, approcher la cible, l'éliminer. Puis, toujours invisible, retourner en France. C'est alors qu'on lui annonce que sa route passera finalement par Manaus où l'on a besoin de lui. Dans cette ville brésilienne spéculent les anciens partisans de l'Algérie française en exil, des nazis ayant fui la chute de leur monde, les chefs des cartels de drogue latinos... Là, il devra seconder un français lors de négociations troubles. Mais cet homme qu'il retrouve à Manaus n'est pas un inconnu. C'est au contraire le dérangeant témoin d'un passé qu'il aurait aimé oublier... Dans la moiteur de cette jungle amazonienne où les règles n'existent plus et où la trahison devient le mot d'ordre, Dominique Forma nous livre un roman aussi noir que cinglant.

  • Un écrivain célèbre remet en cause tous les principes qui ont gouverné sa vie lorsque sa femme disparaît sans laisser de traces. Au fil d'un périple qui le conduira de Paris jusqu'en Asie centrale, il traverse la steppe, son désert, sa magie et ses légendes pour retrouver celle qui donne plus que jamais un sens à sa vie.
    Paulo Coelho revisite mythes antiques et traditions lointaines pour évoquer les thèmes de la quête de l'amour, de la femme éternelle, du pèlerinage, de la recherche de soi et des origines de la croyance. Il recourt à l'autobiographie pour décrire avec ironie l'état du monde moderne, parler de la liberté et de la solitude, et s'interroger sur l'avenir de l'homme en quête de repères, d'amour et de spiritualité.

  • Un roman bouleversant sur la vie et les regrets, sur les rêves enfouis et ceux que l'on réalise.Pour échapper au morne quotidien de la maison de retraite, chaque soir, Amandine Berthet offre à ses compagnons d'infortune une évasion : tous s'envolent en pensées vers le Brésil et le delta de l'Amazonie. C'est là qu'Amanda, le double imaginaire d'Amandine, a passé son enfance mouvementée. Amandine déploie cette histoire fantastique, raconte la passion destructrice qui animait ses parents, décrit sa nourrice, la vieille indienne Maraja et ses potions qui soignent, et puis les cafezihno, ces petits cafés très sucrés qu'elle aimait tant...
    Pourtant, la réalité d'Amandine est bien éloignée de ce conte si romanesque et exotique. Née dans une famille paysanne marquée par la pauvreté, elle passera sa vie aux côtés d'un homme violent. Une petite vie, étriquée, fanée.
    Alors, quand Amandine entrevoit la possibilité de réellement s'évader de la maison de retraite, elle n'hésite pas. Cette fois, elle veut vivre la vie en grand. Peut-être pourra-t-elle même, pour la première fois, voir la mer.

  • Simon Bacamarte, aliéniste diplômé, s'installe dans une paisible bourgade brésilienne et, au nom de la science, fonde un asile d'aliénés. Il classe d'abord et enferme tous les lunatiques, mais son emprise sur la cité déclenche un mécanisme diabolique qui va atteindre la totalité de la population.
    Avec ce savant en délire, Machado s'attaque avec humour aux dogmatismes scientifiques et politiques.

  • Qu'est-ce qu'un rituel ? Comment le met-on en images ? Ce livre raconte comment l'on raconte. Rédigé après les tournages des quinze documentaires de la série télévisée Rituels du monde, diffusée sur Arte, il reprend ces histoires et en raconte une autre. Celle d'une jeune anthropologue qui a eu la chance de suivre des individus de tous horizons dans leurs métamorphoses et qui relate aujourd'hui, avec un point de vue partiel et partial, l'accueil que l'ailleurs lui a fait, les bouleversements qu'il a entraînés, les joies et les peines qu'il a déclenchées. Au-delà des rituels, ces textes parlent de rencontres et proposent une réflexion sur notre rapport aux autres cultures - et donc à la nôtre.

  • Illustré de douze gravures de l'auteur
    Quelle mouche a bien pu piquer l'honorable M. Biard, peintre de son état, fêté à Paris, de s'aller exiler au lointain Brésil ? La curiosité, le goût de l'aventure, le désir d'offrir à sa palette de nouveaux horizons ? Tout cela sans doute. Et peut-être aussi le besoin de s'éprouver : d'accéder à soi-même par le dur et sûr moyen de la souffrance assumée.
    Le voici donc embarqué pour la haute Amazonie, escorté de l'inquiétant Polycarpe, un Indien malencontreusement « civilisé » dont l'âme est partagée entre deux sentiments contraires : l'envie irrépressible d'assassiner son maître et la crainte de se faire pincer. Mais les artistes ont la tête dure et savent faire face aux dangers, lesquels sont ici à chaque tournant.
    Auguste Biard (1798-1882) est né à Lyon où il s'est formé à la peinture. De retour d'Orient il s'installe à Paris où il connaît un certain succès à la cour du roi Louis-Philippe. Sa femme, la belle Léonie d'Aunet avec qui il voyage beaucoup, devient la coqueluche du Tout-Paris et la maîtresse de Victor Hugo. Le couple se sépare et Auguste Biard repart alors au Brésil notamment d'où il rapportera ce récit plein d'esprit et d'humour publié pour la première fois en 1862.

  • Auteur de best-sellers adaptés au cinéma ( Jurassic Park...), Michael Crichton, le pionnier du thriller scientifique d'anticipation, n'avait pas dit son dernier mot ! La Menace Andromède est la digne suite de La Variété Andromède, son premier roman publié en 1969. En 1967, un microbe extraterrestre a failli anéantir l'espèce humaine. L'exposition accidentelle à cette microparticule - nommée la Variété Andromède - a décimé la quasi-totalité d'une petite ville de l'Arizona. Pendant cinq jours, une équipe de scientifiques d'élite a oeuvré sans relâche pour sauver le monde d'une épidémie aux proportions sans précédent...
    Mais des décennies ont passé. L'humanité pensait être sauvée, quand un drone détecte une anomalie au beau milieu de la jungle brésilienne. Une " chose " protéiforme dont les composantes ne sont pas sans rappeler celles de la Variété Andromède... Dépêchée en urgence, une nouvelle équipe de spécialistes sait que le temps lui est compté. La bactérie mutante grossit et gagne du terrain sur la forêt amazonienne. Jusqu'à potentiellement détruire toute forme de vie sur Terre. La menace Andromède est de retour !

  • Sur le sort de cette femme sans charme et sans esprit du Nord-Est brésilien, le narrateur de L'heure de l'étoile semble tant s'attendrir que perdre patience. Autour d'elle gravitent des avides et des ambitieux qui ne lui donneront rien. En observateur distant, l'auteur fictif s'acquitte d'une lourde tâche : faire le récit de cette vie misérable et sans amour, qui tiendrait en un souffle. Il révèle l'absurdité de son existence, mais aussi le joyau paradoxal qui se cache derrière l'aspect insignifiant de la vie, que seule la mort vient exhumer.

    "Avait-elle le sentiment de vivre en pure perte ? C'est chose impossible à savoir. Mais je ne crois pas. Une seule fois, elle se posa la tragique question : qui suis-je ? Elle en fut tellement ahurie que ses réflexions s'arrêtèrent là. Mais moi, qui ne parviens pas à m'identifier à elle, je sens que je vis en pure perte. Je mène une existence parfaitement gratuite ; je règle ponctuellement mes notes d'électricité, de gaz et de téléphone. Mais elle, il lui arrivait parfois de s'offrir une rose, après avoir touché son salaire. Tout ceci arrive durant cette année en cours et je ne terminerai cette difficile histoire qu'à bout de force, mais ne déserterai pas."
    C.L.

  • Description du livre Rio de Janeiro, Recife ou S ã o Paulo ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre voyage au Brésil.

    °Initiation à la langue : 21 leçons de brésilien °Les p

  • " Ma retraite cathodique était un échec.
    La télé ne rend pas seulement con, elle rend surtout malheureux. J'en suis venu à penser que les derniers hommes étaient ceux qui se passaient de télévision. Je suis monté au premier étage de la Tour Eiffel et j'ai balancé mon Philips coin carré. Le monde est vaste et accessible. J'ai vendu mon sofa et j'ai acheté un billet d'avion. " Lassé d'être un légume cynique observant négligemment le chaos contemporain, la narrateur part vérifier qu'un autre monde est possible.
    Sur les routes de l'Amérique latine et des Etats-Unis, il croise des travellers égarés, des rebelles zapatistes, des stars d'Hollywood et des chamanes foireux, pas mal de cinglés et un peu d'amour... Comment prendre ce monde au sérieux ? Y a-t-il un ordre caché dans le bordel ambiant ?

  • Une amnistie vient d'tre promulgue au Brsil et l'ex-gouverneur de l'tat de Pernambouc, Miguel Arraes, rentre Recife en septembre 1979 aprs quinze ans d'exil. cette occasion, Robert Linhart part enquter dans les rgions sucrires du Nord-Est brsilien : comment les ouvriers agricoles ont-ils vcu ces annes de dictature? O en est le mouvement paysan? Exode des paysans vers les bidonvilles. Progression de la faim avec la monoculture sucrire. Travail des enfants. Trente-cinq ans aprs sa parution en 1980, ce livre reste un tmoignage accablant sur la situation de l'poque et, par bien des aspects, sur celle d'aujourd'hui. Mourir de faim avec tous les documents du monde, contrat de travail assurances, fiches de paye. Mourir de faim pour le "modle exportateur" et les rentres de devises. mesure que je recueillais tmoignages et donnes, la faim m'apparaissait avec une terrible nettet comme la matire et le produit d'un dispositif compliqu jusqu'au raffinement. La faim n'tait pas une simple absence spectaculaire, presque accidentelle, d'aliments disponibles. (...) Ce n'tait pas une faim simple, une faim primitive. C'tait une faim labore, une faim perfectionne, une faim en plein essor, en un mot, une faim moderne. Je la voyais progresser par vagues, appeles plans conomiques, projets de dveloppement, ples industriels, mesures d'incitation l'investissement, mcanisation et modernisation de l'agriculture. Il fallait beaucoup de travail pour produire cette faim-l. De fait, un grand nombre de gens y travaillaient d'arrache-pied. On s'y affairait dans des buildings, des bureaux, des palais et toutes sortes de postes de commandement et de contrle. Cette faim bourdonnait d'ordres d'achat passs par tlex, de lignes de crdit en dollars, marks, francs, yens, d'oprations fivreuses sur les commodities markets (les Bourses de matires premires, o les spculateurs vendent, revendent, achtent, rachtent dix, quinze, trente fois le mme lot de sucre, de cacao ou de coton avant mme qu'il ne soit rcolt, faisant chuter ou s'envoler les cours, toujours de faon concentrer les bnfices et dpossder le petit producteur direct), de transactions foncires, d'anticipations, d'astuces et de bons coups. On n'en avait jamais fini d'entrer dans le dtail de la production de cette faim.

  • Mateo Lemoine est un prodige du football. À dix-huit ans, il surprend son entourage et ses fans en s'inscrivant à la fac de Vernet, la petite ville où il vit avec sa mère, pour conquérir le titre universitaire que son père, entraîneur de talent disparu prématurément, était sur le point de remporter avant sa mort. Malgré son niveau, ou à cause de lui, Mateo peine à trouver sa place au sein de l'équipe. Peut-être parce qu'il ne cherche pas tant la victoire que le surpassement - individuel et collectif.

    Ce roman, qui ne captivera pas seulement les amateurs de sport, est avant tout une parabole sur la volonté, le mérite et l'utilisation que chacun de nous fait des talents qu'il a reçus. Antoine Bello étonne et séduit par la singularité de son univers romanesque.

  • Le livre se présente comme le journal intime d'un diplomate revenu à Rio après trente années de service en Europe. Ces notes couvrent une période importante où l'esclavage est enfin aboli au Brésil. L'événement est présent en filigranes dans le roman. Il marque la fin d'un monde, tout comme l'intrigue est le signe intérieur d'une autre fin, celle des affections humaines et du temps des passions. "Au même titre que son contemporain Eça de Queiros, Machado est incontestablement, tous horizons confondus, l'un des grands noms du roman moderne." - Patrick Kéchichian, Le Monde

  • Novembre 1755, Lisbonne. Un tremblement de terre historique ravage la capitale du Portugal. Pour la reconstruire, le Marquis de Pombal fait appel à Dom Cristiano da Fonseca, jeune fils d'un commerçant lisboète. Au même instant, Zumbi, fils d'esclave, quitte Rio de Janeiro pour faire fortune dans la quête de l'or et des diamants à Ouro Preto, au Brésil.
    Au fil de leurs aventures, les deux hommes verront leurs destinées se croiser et se déchirer, sur fond de soif de l'or, d'essor du Brésil, du bannissement du Marquis de Pombal, d'aspiration à l'indépendance du Minas Gerais, des conspirations indépendantistes, de confréries de Nègres libres.
    Dans cette saga romanesque historique, Zumbi et Dom Cristiano da Fonseca tutoieront les anges et plongeront tour à tour dans les affres de la déchéance, aux côtés de personnages emblématiques du Brésil et du Portugal que sont Tiradentes, le sculpteur estropié Aleijadinho, la dynastie des Tavora, le musicien Domingos Caldas Barbosa ou encore Chica da Silva et Chico Rei.

  • « Pendant des années, je me suis senti défié par le sujet, la mémoire et la réalité du football, et j'ai eu l'intention d'écrire quelque chose qui fût digne de cette grande messe païenne, qui est capable de parler tant de langages différents et qui peut déchaîner tant de passions universelles. C'est de ce défi et de ce besoin d'expiation qu'est né ce livre. Hommage au football, célébration de ses lumières, dénonciation de ses ombres. Je ne sais pas s'il est tel qu'il voulait être, mais je sais qu'il a grandi en moi et qu'il est arrivé à sa dernière page, et que, maintenant qu'il est né, il s'offre à vous. Et je garde l'irrémédiable mélancolie que nous ressentons tous après l'amour et à la fin de la partie. » E. GALEANO

  • De Belem à Porto Alegre, de Rio de Janeiro à Recife, Fortaleza, São Luis ou Rio Branco, le Brésil est le fruit de trois cultures. Les Amérindiens, les Européens et les Africains ont ainsi tous trois contribué à bâtir cette nation, à forger cette âme à nulle autre pareille. Chacun y a apporté son histoire, mais aussi ses croyances, ses connaissances, ses fantasmes et ses peurs. Grand comme seize fois la France, ce pays-continent fascine même si, trop souvent, l'on s'arrête à son sujet à des images toutes faites. Avec Contes et Légendes du Brésil, Jean-Paul Delfino entrouvre les portes de ce pays complexe d'une manière différente. Grâce à plus de soixante récits, tous issus de la mémoire collective brésilienne, il donne au lecteur la possibilité de comprendre autrement ce peuple métissé. Au fil de ces pages, qui s'adressent aussi bien aux adultes qu'aux enfants, des thèmes toujours d'actualité prennent une résonance différente. Protection de la planète, racisme, mythes et religions, explications du monde, Princes et Princesses, amours contrariées ou êtres surnaturels : c'est un Brésil enfin différent qui est offert au lecteur, entre éclats de rire et surprise, malice et saudade.

  •   « Il est temps que je me venge, ma faim s´est transformée en haine »     Au Brésil, dans la favela, Régis, Magicien, Lúcio la Foi, Neguinho et Aninha planifient le braquage parfait. Sans perspective de futur, tombés dans l´engrenage cruel de la haine, poussés par une faim ultime, ils tuent, aiment ou meurent dans des proportions démesurées.

        La violence, hors de contrôle, explose et s´impose dans cette oeuvre brute. Entre révolte et faim, dans un univers de l´action et de la réaction, dans un univers primaire de tensions et de peur perpétuelles, les assassinats s´accumulent...

        Écrit par Ferréz, une des voix marginales les plus prometteuses de la fiction urbaine brésilienne contemporaine, le Manuel Pratique de la Haine, roman original, marginal et vertigineux, révèle sans fard la brutalité des favelas de São Paulo.

      Paulo Lins, auteur de la Cité de Dieu a préfacé l´édition française du Manuel pratique de la haine : « Il n´y a pas de héros, pas de méchants, seulement des perdants aux prises avec un jeu sans règle, sans limite et terriblement meurtrier. Ferréz écrit avec la virtuosité des grands romanciers brésiliens. J´aime sa prose, rapide, précise, réaliste et profondément poétique. »       

  • Treize histoires, treize femmes dans un portrait magistral de la « sororité noire », la fraternité entre femmes noires.
    Fil directeur de ces portraits pleins d'empathie : une narratrice en visite, qui toque aux portes pour écouter des histoires. Elle rencontre ces femmes qui acceptent de se conter et de se confier, librement, parfois pour la première fois. Et nous découvrons Shirley, Régina, Maria... Aux prises avec leurs rêves, angoisses, sexualités, défis et amours...
    La résignation ne trouve aucune place dans les vies de ces femmes : elles résistent, insoumises aux pressions et aux agressions du racisme, du sexisme et des conventions sociales d'une société encore patriarcale.
    Conceição Evaristo est la plus importante voix de la littérature afro-brésilienne, et plus particulièrement féminine. Ses deux précédents romans L'histoire de Poncia et Banzo, mémoires de la favela, se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires au Brésil.
    "Tout simplement magnifique" (Blog Lectures gourmandes")

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