• La cuillère

    Dany Héricourt

    'objet brillant est sagement posé sur la table de nuit. Seren devrait prêter attention à son père, étendu sous le drap: sa mort vient de les surprendre tous, elle et ses frères, sa mère et ses grands-parents, mais c'est la cuillère en argent ciselée qui la retient: elle ne l'a jamais vue dans la vaisselle de l'hôtel que gère sa famille au Pays de Galles. À l'aube de ses dix-huit ans, la jeune fille pourrait sombrer, mais les circonstances aiguisent sa curiosité. L'énigme que recèle l'objet, avec son inscription incisée, la transporte. Elle se met à dessiner passionnément (la cuillère) et à observer toute chose de son regard décalé. Un premier indice sur sa provenance la décide à traverser la Manche, à débarquer en France et, au volant de la Volvo paternelle, à rouler. La cuillère pour boussole.
    Beaucoup d'égarement, une bonne dose d'autodérision et un soupçon de folie l'aideront, dans son road-trip loufoque, à se confronter à ce peuple étrange qui confond Gallois et Gaulois, avant de découvrir en Bourgogne un château chargé d'histoire(s).

  • Sélection parmi le recueil de nouvelles « La Maison de Claudine » paru en 1922, le CD ouvre sur « Ma mère et les bêtes » lu par Colette elle-même en 1947. Sa voix aux couleurs de sa terre et ses voluptueux r roulés ensoleillent les oreilles. Puis la chaleureuse Anny Duperey prend sa suite avec panache pour nous lire comme autant de contes « La Petite », « La Noce », « Où sont les enfants ? », « Maternité », « Le Rire » et « La Noisette creuse ».

    «Que tout était féerique et simple, parmi cette faune de la maison natale... Vous ne pensiez pas qu'un chat mangeât des fraises? Mais je sais bien, pour l'avoir vu tant de fois, que ce Satan noir, Babou, interminable et sinueux comme une anguille, choisissait en gourmet, dans le potager de Mme Pomié, les plus mûres des "caprons blancs" et des "belles-de-juin". C'est le même qui respirait, poétique, absorbé, des violettes épanouies.» C.

  • Le vigneron dans sa vigne

    Jules Renard

    Que Jules Renard se laisse guider dans la campagne, partage un café avec un voisin, décrive une vieille femme ou prenne des notes sur les vendanges, c'est toujours une plongée parmi les humbles, dont on sort transformé. Avec une poésie qui n'appartient qu'à lui, l'auteur redessine un monde rural habituellement austère et qui se révèle ici pétillant de malice et regorgeant de merveilles.

  • Un Bourguignon, c'est un descendant de brachycéphale du Néolithique, mâtiné de Celte, de Grec, de Romain (c'est-à-dire venant de nulle part ou plutôt de partout autour de la méditerranée), de Burgonde, de Franc, d'un soupçon d'Alaman, de Vandale, de Normand, de Sarrazin, de Flamand.
    Qu'est-ce qui caractérise l'aimable personnalité attribuée aux Bourguignons? La franchise, la truculence, la malice, une manière d'être Français sans être Parisien. L'oeil plissé de celui qui ne prend rien tout à fait au sérieux tout en donnant avec générosité le meilleur de lui-même. Depuis plusieurs siècles, nombreux sont les Bourguignons qui n'engendrent pas la mélancolie. Les femmes et les hommes qui ont illustré cet esprit de la Province sont légion. Certes, il y a saint Bernard et Bossuet qui ont fait preuve de mysticisme et d'une gravité certaine, mais la pénitence choisie est compatible avec la jubilation intérieure de l'amour de Dieu. Et à côté d'eux, Pontus de Thyard, Bussy-Rabutin, Piron, Tillier, Colette, Vincenot... sont de joyeux lurons, tout comme les hautes figures de la création littéraire : Colas Breugnon, l'oncle Benjamin ou le pape des escargots qui portent tous la malice en bandoulière.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • 1914-1960. Chronique d´une famille de fermiers morvandiaux. Les problèmes de la paysannerie et le destin d´une femme luttant pour garder sa terre.

    « Les sous... les sous ! fit-il. Est-ce qu´on en avait besoin, avant ? L´étable bien garnie d´abord ; les sous viendront bien après, pour ce qu´on en a besoin... Voilà ce qu´il pensait, le père. Et voilà ce que je pense. Qu´était-il donc arrivé ? Julia, sidérée, laissait les mots de son fils faire leur chemin en elle. Le monde avait donc changé tant que cela ? C´était pourtant vrai. Pour un peu, elle eût oublié la terre, elle eût abandonné la chaude importance d´une étable bien vivante. » Août 1914, dans le Morvan. C´est l´époque de la fenaison pour le hameau de l´Huis Maugrit, dans le Morvan. Soudain résonne le tocsin, lugubre héraut de la guerre. Les hommes partis au front, les femmes n´ont d´autre ressource que d´embaucher à la mine voisine. A douze ans, l´énergique Marie, qui voulait devenir institutrice, doit se résigner à prendre en charge la petite ferme familiale. Avec son inséparable amie, Anne, elle traversera les dures épreuves de la guerre. Trois années passent. En 1917, un camp de prisonniers - dont la majorité sont des insoumis - est installé à la mine. L´un d´eux, Roland, noue des liens d´amitié avec les deux adolescentes et d´autres, bien plus tendres, avec la cousine de Marie, Lucienne. Mais celle-ci disparaît et seule Marie en connaît la raison. Avec l´après-guerre viennent la désillusion et l´exode rural. Nombreux sont ceux qui partent travailler en usine. Mais Marie résiste et s´accroche à sa terre. Un jour, Roland, qui avait quitté le pays, réapparaît...

  • Entre légende romanesque et véritable fresque historique, les personnages fictifs se mêlent aux personnages authentiques de l'époque qui vit mourir le dernier roi burgonde enterré sous le château du même nom et le début d'une prophétie se réalisant au 13eme siècle au sein de sa descendance.
    Lou Malaval raconte comment «Hersende», la sorcière, prêtresse manipule le destin de cette noble famille à l'aide de divinations et d'augures. Elle engendrera la malédiction et le drame s'abattra sur les membres de cette famille. Ils connaîtront tour à tour et parfois en même temps, l'amour et la guerre, le sang et les larmes, la trahison et l'amitié.
    Qui de Bertrand de Mesirey ou de son frère Roland gagnera le coeur de la belle Aélis de Saint-Loup? Lequel gagnera la bataille livrée par leurs deux camps pour la Comté? Lequel sera «le dernier Burgonde»? Ermengarde de Mesirey, la mère reste la clé des mystères de la réalisation de la prophétie. Et son déroulement voire sa fin réserve d'énormes surprises.
    L'auteur, Lou Malaval, très éclairée, retrace avec beaucoup de connaissances et de précision cette grande période historique pour la Franche-Comté. Son talent d'une rare efficacité se met autant au service de l'Histoire que de l'histoire, pour le plus grand plaisir des amateurs de l'une et de l'autre! Un festival d'écrits et de lumières

  • Ce n'est pas un goût particulier pour le folklore ni un penchant spécial pour les recherches que cette science comporte qui m'ont ouvert la voie dans laquelle je me suis engagé, mais le milieu dans lequel je suis né, un milieu de gens de la terre. J'ai passé une partie de mon enfance dans le folklore parce que j'avais une grand'mère dont les récits du peuple, avec leur merveilleux particulier, étaient la seule culture. J'ai vécu, grâce à elle, dans la familiarité du bon saint Claude, du grand saint Martin, de saint Georges qui a le tort de faire geler, mais qui est si beau et si brave, du petit berger de Saint-Romain, de Gargantua qui nous a rendu le service de creuser le lit de la Saône et qui a éteint l'incendie de Dijon de façon si ingénieuse que Gulliver l'a imité ; sans oublier les fées (les fayettes), ni les wivres, ces grands serpents ailés, ni le bon chien tué par son maître qui croyait qu'il avait tué son enfant alors qu'il l'avait sauvé, et tant de récits qui furent ma culture, à moi aussi, quand j'étais un petit garçon... L'adolescent a pu en acquérir une autre ; le travail a pu lui ouvrir les yeux sur des beautés plus vastes ; les diplômes sont venus, et l'homme enseigne aujourd'hui le savoir qu'il a pu acquérir, mais il y a une voix qu'il entendra toujours : celle d'une vieille femme qui répétait les histoires des aïeux de sa famille... (extrait de la préface, éd. originale, 1955).
    Maurice Chervet, enseignant en Saône-et-Loire, publia ce recueil de contes, en 1955, sous le titre Contes du Tastevin, précisant que les récits du présent livre sont racontées par un paysan bourguignon qui parle comme ses arrière-parents.


  • Après une manif pro « Mariage Pour Tous », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d'une jeune femme. À l'hôpital où elle l'accompagne, elle fait connaissance avec ses amis et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs... La traque de violeurs en série se met en place avec des moyens peu conventionnels mais terriblement efficaces. Le commandant Jourdan, officiellement chargé de l'enquête va d'ailleurs moyennement apprécier l'aide de ces justiciers amateurs.

    Un polar moderne haletant sur un rythme rapide, rock'n'roll. Les oiseaux noirs de Twitter et l'ombre de quelques monstres planent sur ce récit tandis qu'une mystérieuse DJ nous parle de vengeance et de création. On a l'impression d'avoir toutes les clés en mains, et pourtant le suspens reste entier jusque dans les dernières pages...
    Avec #Jenaipasportéplainte, Marie-Hélène Branciard décrit le Monde d'aujourd'hui dans ce qu'il a de plus sordide (le viol, les tortures) et de plus lumineux (la solidarité, l'amour). Ses personnages originaux, parfois drôles, toujours très attachants nous montrent que la lutte contre la peur et les préjugés reste bien un enjeu essentiel!
    « On a aimé la vivacité et le naturel des dialogues, on s'y croirait. Marie-Hélène Branciard a un vrai talent pour saisir les personnages sur le vif et leur donner du relief. Le monde LGBT qu'elle peint avec optimisme et conviction est vaillant, bien accroché à son époque et follement séduisant : l'amour, le désir et l'amitié y règnent sans partage. »
    Quatre Sans Quatre Webzine

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    #Jenaipasportéplainte en version numérique o
    Édition
    spéciale avec une nouvelle en bonus!

    Dans cette édition numérique, découvrez la nouvelle Le Père Noël est paffé, une nouvelle originale, drôle et touchante dans la lignée du polar #Jenaipasportéplainte.

    Lyon, un 24 décembre. Alors qu'elle fait le plein de Téquila en prévision du réveillon, Doll se retrouve sans rien comprendre avec une gosse de trois ans sur les bras !
    Entre sa voisine drag-queen qui lui offre un show Sylvie Vartan, son ex, qui revient comme un cadeau l'espace d'une nuit de Noël et les embrouilles de Sonia la kidnappeuse... on retient son souffle jusqu'au bout de cette étrange histoire.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif ; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • La fin du rêve bourguignon. Ascension et chute du dernier grand féodal.

    Charles le Téméraire est une des figures les plus fascinantes du Moyen Age, mais son image brille d'un éclat crépusculaire. Cet homme intelligent, cultivé, organisateur hors pair, débordant d'énergie et d'une capacité de travail étonnante - un chroniqueur le surnomme " Charles le Travaillant " -, est en même temps un personnage inquiétant.
    Duc de Bourgogne, il règne sur une étonnante collection de territoires allant de la Hollande au sud du Jura, dont il rêve de faire un royaume indépendant entre la France et le Saint Empire. Redouté par tous les souverains, il est l'homme qui a fait trembler Louis XI à Péronne, qui a défié l'empereur et placé Edouard IV sur le trône d'Angleterre. Mais son ambition démesurée lui fait perdre le sens des réalités. De son propre aveu, il préfère être craint que méprisé. Il règne par la peur et est capable des pires atrocités, comme la destruction de Liège. Obstiné, trop sûr de lui, le Téméraire méprise ses adversaires et subit deux terribles défaites contre les Suisses avant de périr misérablement dans la neige, à moitié dévoré par les loups, devant Nancy, en 1477. Destin tragique et fin sinistre d'un prince austère, mélancolique et impitoyable, son épitaphe pourrait être : " Charles le Téméraire, celui qui, à force de tout vouloir, a tout perdu. "

  • Il n'était pas facile d'écrire l'histoire de la Cité de Liège. Cette grande ville n'a pas d'archives. Cinq catastrophes, marquées par les dates de 1212, de 1408, de 1467, de 1468 et de 1794, ont anéanti la plupart des documents qui auraient pu nous renseigner sur son passé. On se tromperait si l'on croyait trouver un dédommagement dans les sources narratives. Certes,l'historiographie du pays de Liège est, au moyen-âge, d'une richesse extraordinaire mais les chroniqueurs liégeois ne se sont guère intéressés qu'à l'histoire des princes-évêques n'ont parlé de la Cité qu'à l'occasion des conflits qui la mettaient aux prises avec le prince.
    Si la ville de Liège a perdu toutes ses archives, cela ne veut pas dire que toutes soient détruites. Les documents relatifs a sa vie intime, à sa comptabilité, aux séances de son Conseil communal, au fonctionnement de ses diverses institutions, sont peut-être irrémédiablement perdus, mais il n'en est pas de même grand nombre d'autres qui, à cause de leur caractère d'utilité quotidienne, ont été conservés ailleurs que dans le coffre de la Cité. Recueillir et classer tous ces documents épars était le premier travail qui s'imposait. Je ne m'y suis pas dérobé, et je crois avoir réuni à peu près tout ce qui existe... (extrait de la Préface, éd. orig. de 1909).
    Publiée en 3 tomes (1909-1910), la Cité de Liège au Moyen-Âge couvre la période allant des origines connues au début du XIVe siècle (tome Ier) ; le XIVe siècle (Tome 2) ; le XVe siècle (Tome 3), jusqu'à la destruction de la ville par Charles-le-Téméraire.
    Godefroid Kurth (1847-1916) né à Arlon (Belgique), professeur d'histoire médiévale à l'Université de Liège et historien. On lui doit de nombreux ouvrages historiques, notamment un La lèpre en Occident avant les Croisades ; Histoire poétique des Mérovingiens ; Clovis, le fondateur ; Notger de Liège et la civilisation au Xe siècle ; Études franques, etc. Mais la Cité de Liège au Moyen-Âge reste son oeuvre majeure, un classique par excellence pour comprendre et apprécier le passé de la prestigieuse et orgueilleuse capitale de la Principauté de Liège.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • En 1417, alors que la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons affaiblit le royaume de France, les villes sont sommées de prendre parti en faveur du duc de Bourgogne. Mâcon, bonne ville du roi située au sud du duché, répond à cet appel. Son ralliement met en lumière l'existence d'un réseau de renseignement particulièrement efficace. Le nombre et la diversité des agents mobilisés dans ce cadre par les principaux bourgeois de la ville, les informations collectées et les usages qui en sont faits jouent un rôle fondamental dans la politique extérieure des villes. Les pratiques d'espionnage contribuent aussi à contrôler et à diffuser l'information, à des fins de politique intérieure, afin de former une opinion publique favorable aux Bourguignons. Le cas de Mâcon au bas Moyen Âge montre comment les pratiques du renseignement et de l'information stratégique font partie intégrante de l'art de gouverner.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif ; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • La France exporte l'équivalent de 70 Rafale par an en vins. En partie sur le marché chinois : c'est la 1ère destination des vins de Bordeaux et, en moyenne, 1 bouteille de vin importé sur 2 est française. Les Chinois ont un attrait historique pour le Made in France, qui se confirme avec le vin. La Chine aime les Vins de France ! La Chine représente désormais le 5ème pays consommateur de vin dans le monde et le 1er de vin rouge. La tentation est donc grande pour la filière viticole française de partir à la conquête de ce marché, souvent perçu comme le nouvel eldorado du commerce du vin. Mais de quelle Chine parle-t-on ? Car le marché du vin en Chine continentale s'avère bien différent de celui de Hong Kong. Et c'est parfois sans tenir compte des limites et des contraintes locales.
    Le saviez-vous ? Près de 80 % des vins consommés en Chine sont... chinois ! Et la consommation annuelle par habitant se limite à environ 1,6 litre, soit à peine plus qu'1 magnum de vin. La France doit aussi faire face à la concurrence accrue des autres vins importés (en particulier du Nouveau Monde), au risque de contrefaçon et, bien sûr, s'adapter au mode de distribution spécifique et au comportement des consommateurs chinois. Autant de thèmes abordés dans ce livre après deux ans de recherches et d'entretiens menés en Chine auprès de professionnels du vin. #Bilan #Bonnes pratiques #Facteurs-clés de succès.
    Sandra Painbéni est spécialiste du marché du vin en Chine. Auteur de plusieurs publications sur le vin, elle mène notamment des recherches sur les stratégies des vignerons français et sur le vin français en Chine. Elle est enseignant-chercheur en marketing de la culture (biens culturels, vins, bistronomie/gastronomie) à l'European Business School Paris et a créé Be Creative Zen, entreprise de formation et conseil dans ce domaine. Elle enseigne également le marketing du vin au CELSA et à la School of Wine & Spirits Business du Groupe ESC Dijon-Bourgogne.
    Chapitre 1
    La Chine, nouvel eldorado pour le commerce du vin ?
    1.1. La Chine : "le pays de l'alcool"
    1.2. La Chine continentale s'est éveillée
    1.3. Hong Kong : "The Place To Be" du vin
    1.4. Une intensification de la concurrence
    1.5. Entretien avec Olivier Thiénot (Ecole du Vin-Asia, Hong Kong)
    1.6. Entretien avec Laura Schouman (CCI, Hong Kong)
    Chapitre 2
    Exporter le vin français en Chine : opportunités et menaces
    2.1. L'attrait des Chinois pour le Made in France
    2.2. De nouveaux débouchés pour le vin français
    2.3. La logistique en Chine : le maillon faible
    2.4. Le risque de "fake wines"
    2.5. Les 5 C du vin
    2.6. Entretien avec Olivier Vérot (blog Marketing Chine)
    Chapitre 3
    Les relations France-Chine : Tchin Chine ?
    3.1. Un peu d'histoire
    3.2. Le commerce du vin franco-chinois : entre coopération et coopétition
    3.3. Des Chinois rachètent des vignobles français : pour ou contre ?
    3.4. L'Empire du Milieu contre-attaque sur le vin français
    3.5. Le vin Made in China : "The Next Big Thing" ?
    3.6. Ressources complémentaires
    Chapitre 4
    Le vin français en Chine : reflet d'une culture mainstream ?
    4.1. Perception et usages du vin en Chine
    4.2. La Chine boit rouge en ce moment
    4.3. Le choix de la marque : un Bordeaux, sinon rien ?
    4.4. La quête de l'"Effet Waouh !" du packaging
    4.5. Quid du Champagne en Chine ?
    4.6. Entretien avec Julien-David Le Gentil (sommelier et consultant en vin)
    Chapitre 5
    Le vin français : un produit de luxe en Chine ?
    5.1. Les grands vins français : des "icon wines"
    5.2. Bordeaux challengé par Bourgogne
    5.3. La tendance de consommation "Pay for safety"
    5.4. Le développement du "Pay What You Drink"
    5.5. Le principe du "Bring Your Own Bottle" au restaurant
    5.6. Entretien avec Nicolas Pierron (Island Shangri-La Hotel, Hong Kong)
    Chapitre 6
    Où vendre le vin français en Chine ?
    6.1. Le fonctionnement de la distribution du vin en Chine
    6.2. Le rôle clé de l'importateur
    6.3. Quels vins pour le e-commerce ?
    6.4. Entretien avec Terry (Wei) Xu (Yesmywine.com)
    6.5. Le cas des gestionnaires de caves
    6.6. Entretien avec Gregory De `Eb (Crown Wine Cellars Ltd)
    Chapitre 7
    Comment communiquer sur le vin auprès des Chinois ?
    7.1. Le Brand Storytelling : un prérequis
    7.2. La communication digitale : incontournable !
    7.3. Les facteurs-clés de succès pour communiquer sur un salon du vin
    7.4. Entretien avec Olivier Darras (Adhesion Asia)
    7.5. Le cas d'une stratégie de communication 360° efficace : Inter Rhône
    7.6. Entretien avec Olivier Legrand (Inter Rhône)
    Conclusion

  • Un roman régional généreux, chaleureux, mais aussi sensible et émouvant, autour d'une orpheline
    1919. Pauline, 10 ans, a perdu son père à la guerre et sa mère vient de mourir de la grippe espagnole. Sa seule parente est désormais sa grand-mère paternelle, Adélaïde. Pauline est alors envoyée dans le petit village de Saint-Aubin en Bourgogne pour être confiée à cette femme qu'elle ne connaît pas. Cette dernière n'ayant jamais accepté le choix amoureux de son fils, ignorait jusqu'à l'existence de l'enfant.
    Habituée à une vie d'austérité et de solitude, Adelaïde réserve un accueil plutôt froid à Pauline. Mais la petite fille espiègle et attachante a de l'affection à revendre Elle fait la connaissance du jeune Baptiste et ils deviennent inséparables. Au fil des années, la grande amitié cède peu à peu la place à l'amour

  • « Terre rude, mais coeur de feu » Du sommet du puy de Dôme à la grande Limagne dorée ou, à peine plus loin, au bocage bourbonnais, pour finir sur les hauteurs ventées du Mézenc, vous aurez l´impression, agréable, de voyager, de changer de pays en un tour de mains, d´apprécier sans cesse un nouvel « ailleurs ». Vous n´en avez pas fini de découvrir cette vallée perdue, ce village classé parmi les plus beaux villages de France avec sa poignée d´habitants, l´alignement régulier des volcans de la Chaîne des Puys, grand site classé au patrimoine de l´Unesco...



    Qui étaient les premiers Auvergnats ? Découvrez l´histoire de l´Auvergne de l´Antiquitéà nos jours, et retrouvez au fil des pages celles et ceux qui ont marqué l´histoire de cette région : Vercingétorix, Georges Pompidou, Valéry Giscard D´Estaing, Fernand Raynaud, Maurice Pialat ! Appréhendez l´Auvergne d´aujourd'hui : son économie, sa politique, sa nature encore préservée, etc. D´où viennent la fameuse Salers et la potée auvergnate ? Pouvez-vous citer 3 présidents de la République auvergnats ? Découvrez les recettes authentiques de la truffade et de l´aligot !



    Loin des clichés et des stéréotypes, découvrez ou redécouvrez l´Auvergne dont les différences constantes de paysages, de couleurs, de culture, de mentalités, constituent les principaux atouts !






    Dans ce livre :


    O L'histoire de l´Auvergne, des origines à nos jours o Les traditions, les spécialités culinaires o Les personnalités historiques o Et bien d'autres choses encore !

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.



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    J'ai voulu faire profiter mes semblables de recettes simples et bonnes, qui se sont transmises depuis plusieurs générations dans les vieilles familles bourguignonnes, soucieuses de prendre une nourriture quotidienne agréable et soignée, mais sans prétention. On y trouvera aussi quelques recettes de choix, pour aider à accueillir les hôtes que l'on souhaite traiter, avec l'antique et somptueuse courtoisie française. [...] Ce ne fut point seulement la maîtrise de quelques traiteurs éminents qui fit la renommée gastronomique de Dijon. Ce fut surtout l'excellence de la cuisine que préparaient dans les familles, soit d'expertes cuisinières de Cordons-Bleus soit même les maîtresses de maison, qui considéraient le devoir culinaire comme l'un des premiers de leur charge domestique. C'était alors le bon temps ; c'est pour qu'un tel temps revienne que j'ai recueilli ces petites formules que je vous offre. La précipitation de la vie contemporaine, la haine de l'effort et des soins attentifs, les cuissons industrielles, qui, comme la plupart des progrès tant célébrés, sont contraires, tout bien pesé, au bonheur des hommes, sont les causes de la décadence. [...] Si j'ai pu contribuer au bonheur de mon prochain, à la paix conjugale dont la mauvaise cuisine est un terrible ennemi ; si j'ai pu démontrer à quelques jeunes femmes que mes recettes l'emportent sur celles du Maître-queux du Radeau de la Méduse, sur lequel elles font volontiers une croisière, je serai heureux... (Extrait de la Préface de l'édition originale de 1936).
    Pierre Huguenin, né à Dijon (1874-1937) avoué, historien, romancier et poète. Il fut vice-président de l'académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon. On lui doit divers ouvrages dont La Bourgogne, le Morvan, la Bresse qui obtint le prix Montyon de l'Académie française en 1932.

  • "An 1220, Bourgogne. Maître Simon, drapier de son état, est assassiné. Frère Hugues, seize ans, est chargé de l'enquête par Guillaume de Chauvigny, son seigneur. De retour d'une croisade en Terre sainte, ce dernier est suivi par deux moines de l'ordre des Cordeliers, suscitant la colère de Rémi d'Aillac, l'odieux père du monastère bénédictin. Entre les deux hommes, une guerre, déjà sourde, éclate au grand jour, Rémi d'Aillac accusant Chauvigny de mener son abbaye à la ruine. Très vite, en effet, les habitants se détournent des bénédictins pour offrir leurs dons et leur aide aux cordeliers. Simon, le riche drapier, est l'un d'entre eux : jusque-là très proche de l'abbaye bénédictine, il s'en remet désormais aux nouveaux arrivants, faisant le voeu de devenir l'un des leurs. À qui profite le crime ? À Rémi d'Aillac, furieux de se voir ôter de généreux subsides ? Au neveu de Simon qui en est l'héritier ?
    Frère Hugues, aussi vif et sagace que chétif et bossu, mène une enquête riche en surprises et en rebondissements."

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif ; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860. On a réuni en un seul volume la deuxième partie du T7 et le T8 de l'édition originale.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.
    Une monumentale fresque historique qui se lit comme un roman et qui couvre l'histoire de France au XVe siècle mais aussi les histoires particulières de la Bourgogne, de la Lorraine, et des futurs Hauts-de-France, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas. Sans compter les parallèles étonnants que l'on peut faire sur les constantes de l'action (ou de l'inaction) politique à quelques siècles d'intervalle...

  • Justicia est anima civitatis : les vingt-deux contributions rassemblées ici tentent de rendre aux villes une composante fondamentale de leur identité, l´exercice de la justice, tel qu´elles le revendiquent dès que le droit urbain prend corps à partir du XIIe siècle. De la Flandre à l´Italie du Nord et du Centre, la fameuse « Urban belt » de l´Europe ancienne a constitué le champ privilégié de cette recherche pour laquelle les historiens et les historiens du droit ont échangé leurs points de vue. Entre 1200 et 1500, des évolutions chronologiques parfois différenciées ont permis de cerner les transformations du droit écrit et le développement dynamique des nouvelles procédures. En favorisant le pénal, la question a été de comprendre quelles possibilités ont été offertes aux justiciables pour user de différents modes de résolution des conflits et comment les gouvernants des villes ont pu instituer des politiques judiciaires de type étatique. La justice est ainsi apparue comme un pan du lien politique et social des milieux urbains.

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