Littérature générale

  • Publié en 1940 et devenu introuvable, ce livre est un commentaire du Banquet de Dante, sous la forme de douze notes approfondies, regroupées thématiquement. Le Convivio - Le Banquet - est sans doute l'ouvrage le plus direct dans lequel Dante expose la problématique philosophique générale qui l'anime. C'est ce qui fait l'intérêt exceptionnel du travail d'André Pézard, novateur encore aujourd'hui en ce sens qu'il contribue à la fois à l'établissement du texte, dont il affronte les difficultés, et à son interprétation philosophique, avec une rigueur et une liberté d'esprit sans précédent, mettant ainsi en évidence l'immense intérêt de cette oeuvre, même pour les lecteurs modernes.
    En dépit de leur précision extrême, les notes sont étonnament éclairantes : on se demande comment l'étude philologique la plus stricte peut faire surgir du texte les idées les plus lumineuses.
    André Pézard (1891-1984), professeur à l'Université de Lyon, puis au Collège de France, fut un italianiste exceptionnel. Son oeuvre est considérable. Il n'a cessé de joindre à une érudition impressionnante une intelligence et une sensibilité dignes des plus grands esprits, et même un vrai talent de poète. À cet admirable lecteur, on doit non seulement une contribution essentielle aux études dantesques, une traduction audacieuse de la Divine comédie (Bibliothèque de la Pléiade), et nombre d'ouvrages qui doivent leur puissance à sa remarquable connaissance de la philosophie.
    Jean-Louis Poirier, auteur de diverses contributions en histoire de la philosophie et en sciences humaines, a publié récemment un essai (Ne plus ultra, Dante et le dernier voyage d'Ulysse, 2016). Il a également consacré un ouvrage à l'enseignement de la philosophie en Italie.

  • Timon est un noble de d'Athènes, très (trop) généreux avec ses amis qu'il invite régulièrement à des festins somptueux, auxquels il offre des cadeaux hors de prix, à tel point qu'il se retrouve un jour sur la paille et ne peut plus payer ses créanciers. Sûr de la qualité de l'amitié, il se tourne vers ceux à qui il fait moultes cadeaux pour leur demander de l'aide. Ceux-ci trouvent mille excuses pour ne pas aider Timon qui sombre dans la colère envers Athènes et ses nobles, s'exile dans les bois, et maudit la ville et ses habitants hypocrites et avilis par l'appât de l'or. De son côté, Alcibiade, général athénien, se voit refuser l'aide du Sénat, quitte la ville avec son armée pour mieux l'assiéger ensuite. Il essaie d'obtenir le soutien de Timon exilé qui le maudit aussi et fait finalement la paix avec les sénateurs. Timon meurt seul dans les bois laissant pour épitaphe une dernière malédiction pour qui la lira.

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