Langue française

  • "Socrate apparaît comme un médiateur entre la norme idéale et la réalité humaine. L'idée de médiation, d'intermédiaire, évoque celle de juste milieu et d'équilibre. On s'attend à voir apparaître une figure harmonieuse, mêlant en de fines nuances les traits divins et les traits humains. Il n'en est rien. La figure de Socrate est déroutante, ambiguë, inquiétante."Cette étude ne tente pas de reconstituer le Socrate historique, mais présente la figure paradoxale et ironique du sage telle qu'elle a agi dans la tradition occidentale à travers Le Banquet de Platon et telle qu'elle fut perçue par ces deux grands esprits socratiques que furent Kierkegaard et Nietzsche.

  • EMMANUEL BOVE (1898-1945)
    En 1928, Bove publia sept livres, dont Coeurs et visages. C'est assurément le moins désespéré de tous, puisque ce roman raconte, comme en un long travelling, le banquet célébrant la nomination de l'industriel André Poitou dans l'ordre de la Légion d'honneur. Le voici qui entre à la brasserie Gallia, y retrouve sa famille, ses amis. Le dîner va commencer, les conversations s'animer, les visages se détendre
    Comme la Corde d'Hitchcock, ce brillant exercice de style paraît n'être composé que d'un seul plan, ininterrompu au cours de ses deux cents pages.

  • Adapté du Banquet de Platon
    Ce soir, les plus brillants orateurs d'Athènes se retrouvent pour un banquet. Il y a là le poète Aristophane, le médecin Eryximaque, l'artiste Phèdre, et bien sûr Socrate, le malicieux philosophe.
    Une profonde question leur est posée : qu'est-ce que l'amour ?
    Dans la presse
    « Colorés, évanescents mais aussi expressifs, les dessins dialoguent avec le récit, en souplesse, telle une maïeutique socratique. » L'Amour des livres

    L'auteur : Enfant, on le disait « chinois ». Puis, il fut africain. On l'a vu conseiller des princes entre deux continents. Salim Mokaddem est agrégé de philosophie. Il enseigne à l'université l'art dialectique de bien savoir pour bien vivre. Il a coutume de dire que les enfants sont ses seuls interlocuteurs vraiment sérieux.
    L'illustrateur : Après avoir illustré La Mort du divin Socrate, Yann Le Bras a déménagé à Nantes, où il travaille notamment sur des décors de théâtre.Son coeur balance entre illustration jeunesse, communication graphique et photographie.

    64 p. - 14 x 21 cm

  • Célébrées pour leurs idéaux politiques égalitaires, les cités grecques sont, de fait, des sociétés très hié-rarchisées. Si les inégalités de genre et de fortune y sont anciennes, celle fondée sur le droit naît au VIe siècle avant J.-C., avec l'apparition de statuts personnels. L'essentiel du pouvoir et de la valeur sociale est alors accaparé par une minorité : les hommes citoyens fortunés. Face à eux, les autres groupes sociaux sont placés et pensés en position d'infériorité. Hommes et femmes, citoyens et étrangers, riches et pauvres, libres et esclaves se nourrissent, se logent, s'habillent, s'enterrent, se réunissent ou se distraient selon des modalités différentes. Les pratiques éducatives, les usages matrimoniaux ou le contrôle des naissances sont pensés par les élites comme autant de stratégies de reproduction.
    Mais si l'essentiel de la vie sociale s'organise au bénéfice des plus fortunés, la société n'est pas pour autant inerte. La possibilité de gravir l'échelle sociale existe bel et bien, qu'il s'agisse de s'enrichir ou d'accéder à un statut plus favorable. En cela, la cité est aussi un espace d'opportunités. Cet ouvrage est une invitation à pénétrer au coeur du jeu social qui anime la Grèce antique, cosmopolite, stratifiée et résolument dynamique.

  • Autour d'une bonne table, on mange, on chante, on boit, on échange quolibets et bonnes histoires, on refait le monde. La vie quotidienne est rythmée par la recherche de la nourriture et de la boisson: in vino veritas. Du nectar des dieux au canard d'Apicius, en passant par Dionysos enseignant la culture de la vigne aux mortels, les fruits inaccessibles de Tantale ou encore le festin de Trimalcion, la culture antique regorge d'anecdotes délicieuses sur l'art et la nécessité du boire et du manger.
    À La Table des Anciens invite le lecteur à déguster les meilleures pages des auteurs antiques dédiées à la cuisine. Plus de 100 extraits, issus des traductions Belles Lettres, sont rassemblés et assortis d'une brève présentation destinée à éclairer leur lecture. À La Table des Anciens sont réunis Pétrone, Homère et Virgile pour raconter la préparation et l'organisation des repas, les mets de tous les jours ou les ingrédients fabuleux, les disettes, les banquets fameux, les goinfres mythiques ou les préceptes de diététique, avec, pour la bonne bouche, les meilleures recettes de l'Antiquité... à savourer!

  • Nul ne peut résister aux fraîches voix des Sirènes: pour les Anciens, la musique est beaucoup plus qu'un art, elle est dotée de pouvoirs, de pouvoirs aussi étonnants qu'ambivalents: elle précède les armées car elle sait donner du courage aux guerriers, elle est un remède dont usent les thérapeutes car elle guérit des blessures de l'âme et du corps. Elle peut rendre sage et fou, adoucir les moeurs comme renverser les lois et parfois même émouvoir les dieux. Ces qualités en font un thème privilégié des mythes et un sujet de fascination pour les penseurs: la musique révèle le divin, l'ordre du cosmos et les lois mathématiques autant que la complexité des affects humains, le désordre et le sensible.
    Plus de 150 extraits de textes anciens, issus des traductions des Belles Lettres, accompagnés d'une courte présentation permettant d'en faciliter la lecture, racontent les différentes musiques des Grecs et des Romains,les circonstances dans lesquelleselles étaient jouées, depuis les fêtes privées, les mariages et les enterrements jusqu'aux grandes cérémonies publiques destinées à célébrer la splendeur des rois, de la religion et des États. Des lyres et cithares donne à entendre les voix austères des philosophes-musiciens, les plaintes charmantes des aulètes de petite vertu, les concerts endiablés des virtuoses adulés ou les couacs facétieux d'apprentis joueurs de cithares.

  • « Du pain et des jeux », mais aussi des spectacles, des promenades, de la lecture, du sport, des banquets ou des voyages:l'Antiquité a élevé le divertissement en art de vivre. L'Empire romain a fait davantage:il l'a étendu à tous, octroyant à chaque homme libre, en même temps que la citoyenneté, le plus grand des privilèges, le loisir.
    Rome à la légendaire vertu, Rome qui réunit sous sa coupe les peuples de l'Atlantique à l'Euphrate et du Rhin aux sables du Sahara, nous a laissé pour modèles des citoyens oisifs qui, chacun selon son éducation et sa fortune, s'adonnent aux plaisirs de l'otium, la liberté de jouir de son temps.
    À travers plus de cent textes traduits du grec et du latin, ce livre nous propose de poser nos pas dans ceux des Anciens à l'heure du repos afin de goûter à la volupté tranquille du Roman way of life.

  • Quiconque a rêvé dans les ruines du Palatin ou de la Villa Adriana s'est interrogé sur les travaux et les jours à la cour des Césars. Vous plonger dans l'intimité de cet état dans l'État qui a eu son propre mode de vie, ses moeurs, ses mentalités, ses pratiques, ses dévotions et aussi ses folies, tel est le sujet de ce livre qui s'appuie sur les témoignages des contemporains et de l'archéologie. Conçu pour informer, sans rien romancer de la grande ou de la petite histoire vécue durant trois siècles par les maîtres du monde méditerranéens et leur entourage, il s'adresse à tous ceux que passionne l'antiquité romaine.
    Avec Tacite, Suétone, Dion Cassius, Hérodien et l'Histoire Auguste, mais aussi avec la mémoire concrète des monuments construits, peints et sculptés, toujours présents à Rome, à Capri, à Tivoli ou dans les musées, vous revivrez dans leur disparité déconcertante, tragique ou pittoresque, les vies quotidiennes des quelque quarante empereurs qui ont tour à tour fait, défait ou refait la grandeur de l'Empire.

  • Publié en 1940 et devenu introuvable, ce livre est un commentaire du Banquet de Dante, sous la forme de douze notes approfondies, regroupées thématiquement. Le Convivio - Le Banquet - est sans doute l'ouvrage le plus direct dans lequel Dante expose la problématique philosophique générale qui l'anime. C'est ce qui fait l'intérêt exceptionnel du travail d'André Pézard, novateur encore aujourd'hui en ce sens qu'il contribue à la fois à l'établissement du texte, dont il affronte les difficultés, et à son interprétation philosophique, avec une rigueur et une liberté d'esprit sans précédent, mettant ainsi en évidence l'immense intérêt de cette oeuvre, même pour les lecteurs modernes.
    En dépit de leur précision extrême, les notes sont étonnament éclairantes : on se demande comment l'étude philologique la plus stricte peut faire surgir du texte les idées les plus lumineuses.
    André Pézard (1891-1984), professeur à l'Université de Lyon, puis au Collège de France, fut un italianiste exceptionnel. Son oeuvre est considérable. Il n'a cessé de joindre à une érudition impressionnante une intelligence et une sensibilité dignes des plus grands esprits, et même un vrai talent de poète. À cet admirable lecteur, on doit non seulement une contribution essentielle aux études dantesques, une traduction audacieuse de la Divine comédie (Bibliothèque de la Pléiade), et nombre d'ouvrages qui doivent leur puissance à sa remarquable connaissance de la philosophie.
    Jean-Louis Poirier, auteur de diverses contributions en histoire de la philosophie et en sciences humaines, a publié récemment un essai (Ne plus ultra, Dante et le dernier voyage d'Ulysse, 2016). Il a également consacré un ouvrage à l'enseignement de la philosophie en Italie.

  • La femme honnête et respectable, pour les Anciens, est l'épouse légitime, docile gardienne du foyer destinée à assurer la descendance. À côté des intraitables Pénélope, chastes et tempérantes, vivant dans l'ombre et souvent anonymes, les « irrégulières », les Phryné et les Messaline, ont franchi l'écueil de l'oubli. Courtisanes de renom, infidèles dans l'âme ou libertines d'esprit, elles ont exercé le plus vieux métier du monde, par nécessité ou par passion.
    Plus de 100 extraits, issus des traductions Belles Lettres, rassemblés et assortis d'une brève présentation destinée à éclairer leur lecture, racontent le quotidien des « femmes en vue du plaisir », maîtresses raffinées ou pauvres filles de joie, tantôt naïves et touchantes, tantôt coquettes et scandaleuses, tantôt cupides, astucieuses et impitoyables.
    Nous initiant aux banquets où la musique envoûtante des joueuses de flûte accompagne les pas débridés des danseuses, aux rencontres nocturnes et impudiques au coin d'une rue interlope, ces Professionnelles de l'amour dévoilent tout un univers de désir et de transgression, mais aussi de débauche, de marginalité et de misère, où les femmes sont les protagonistes d'une comédie humaine qui nous plonge dans l'imaginaire et dans la réalité sexuels des Grecs et des Romains.

  • « Ce qui fait notre vie? Les bains, le vin, les femmes », fut-il écrit sur le marbre d'un tombeau. Plaisirs et volupté! Nous sommes loin de l'image sévère dont pâtissent trop souvent les Romains, cantonnés dans un rôle de légionnaire endurci ou de politicien phraseur. Si les débuts furent austères et difficiles, avec la conquête du monde, ils ont rapidement affirmé leur détermination à profiter de la vie.
    Sénèque, en professeur de morale qui connaît bien l'âme de ses contemporains, ne s'y trompe pas quand il fustige leur appétit de jouissance: il leur prête une philosophie assez éloignée de ses préceptes rigoureux: « l'unique félicité, c'est de faire fête à la vie manger, boire, jouir de son bien, cela c'est vivre, c'est ne pas oublier que l'on est mortel. Les jours s'écoulent, la vie achève son cours irretrouvable. Et nous hésitons? Que sert d'être sage puisque notre âge ne sera pas toujours apte aux plaisirs... Tu n'as point de maîtresse, point de mignon pour rendre jalouse ta maîtresse tous les matins tu sors le gosier sec... Ce n'est pas là vivre, c'est regarder vivre l'autre. Quelle folie de se constituer l'intendant de son héritier! » (Lettres à Lucilius, 123, 10).
    N'en doutons pas, le Romain sut goûter les plaisirs.

  • Comprend 19 illustrations - 27 notes de bas de page - Environ 139 pages au format Ebook. Sommaire interactif avec hyperliens.
    La Vie de Timon d'Athènes (Timon of Athens en anglais) est une pièce de théâtre écrite par William Shakespeare vers 1607 ou 1608.
    La pièce possède une construction particulière avec plusieurs ellipses. Pour cette raison, elle est souvent considérée comme inachevée ou rédigée par plusieurs auteurs voire comme une pièce expérimentale. Elle est habituellement classée dans les tragédies, bien que certains spécialistes la classent dans les « pièces à problème » car elle présente un aspect satirique et propose des passages comiques qui relèvent de la comédie malgré la mort tragique du personnage principal.
    Les sources d'inspiration de Shakespeare sont "la Vie de Marc Antoine" de Plutarque et, sans doute, un dialogue de Lucien, "Timon le misanthrope". Il n'existe aucun document qui prouve que la pièce ait été jouée du vivant de Shakespeare. On cite également comme source possible, le vingt-huitième roman de William Painter Palace of Pleasure (son trente-huitième roman étant la source principale de « Tout est bien qui finit bien ».)
    Au cours des trois dernières décennies, plusieurs analyses linguistiques du texte semblent confirmer que Middleton a écrit une grande partie de la pièce. Elle contient de nombreux mots, des phrases et des choix de ponctuation qui sont habituels dans le travail de Middleton et plus rares chez Shakespeare. Ces marqueurs linguistiques sont plus fréquents dans certaines scènes, ce qui semblerait établir que la pièce est une collaboration entre Middleton et Shakespeare, et non pas une révision du travail de l' un par l'autre.
    Cette démonstration suggère que Middleton a écrit environ un tiers de la pièce, comprenant la plupart des scènes centrales. Le rédacteur en chef de l'édition d'Oxford, John Jowett, présume que Middleton, a écrit la scène du banquet (Sc. 2), les scènes centrales avec les créanciers de Timon et celle de la confrontation d' Alcibiade avec le sénat, ainsi que la plupart des épisodes faisant figurer Flavius. L'humour acide de la pièce et sa représentation des relations sociales impliquant un déni des sentiments sont des traits propres à Middleton.


  • La Fantasy est riche en aventures, hauts faits et drames, mais il est trop rare de voir ses héros et ses monstres se rassembler autour d'un bon repas, qu'il soit pantagruélique ou empoisonné. Ne dit-on pas, pourtant, que la bouffe adoucit les moeurs ? Aujourd'hui, ce sont les contours d'une dizaine de banquets qui se dessinent... À la chaleur d'un feu de camp, dans l'atmosphère étouffante d'une grande halle ou autour d'un pique-nique, les festivités marquent la fin d'une ère ou le début d'une autre, mais elles le font toujours avec goût - quant à savoir qui goute, c'est une autre histoire. Note : les recettes évoquées ou décrites à l'intérieur de cet ouvrage ne devraient en aucun cas être imitées à la maison, et ce pour des raisons évidentes. Les auteurs, autrices et l'anthologiste déclinent toute responsabilité en cas de tentative (à fortiori si celle- ci est couronnée de succès).

  • Dialogue entre douze orateurs (huit Romains, trois Grecs et un Égyptien), composé de sept livres, les Saturnales appartiennent au genre du banquet littéraire, censé se dérouler lors des fêtes du même nom, célébrées entre le 17 et le 19 décembre. Le livre se veut une véritable encyclopédie du savoir essentiel de l'honnête homme et Macrobe, qui vécut au Ve siècle ap. J.-C., fait revivre les principaux représentants de l'opposition païenne en lutte contre le christianisme triomphant. Les livres I à III, publiés ici dans une nouvelle traduction, traitent de la religion ancienne. Il y est question de l'origine solaire de la mythologie (tous les dieux sont identifiés, sous forme ou sous une autre, au soleil), de l'origine du calendrier, etc. On y trouve aussi de très nombreuses histoires et anecdotes sur les changements politiques et religieux à Rome, dans un savant mélange de sujets sérieux et comiques. Livre d'histoire et de mythologie, cette première partie des Saturnales est l'unique source par laquelle nous ont été transmises de très nombreuses informations sur la vie religieuse, spirituelle et politique du monde romain.
    Charles Guittard, docteur ès lettres, est professeur à l'Université de Paris X.

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