• "Socrate apparaît comme un médiateur entre la norme idéale et la réalité humaine. L'idée de médiation, d'intermédiaire, évoque celle de juste milieu et d'équilibre. On s'attend à voir apparaître une figure harmonieuse, mêlant en de fines nuances les traits divins et les traits humains. Il n'en est rien. La figure de Socrate est déroutante, ambiguë, inquiétante."Cette étude ne tente pas de reconstituer le Socrate historique, mais présente la figure paradoxale et ironique du sage telle qu'elle a agi dans la tradition occidentale à travers Le Banquet de Platon et telle qu'elle fut perçue par ces deux grands esprits socratiques que furent Kierkegaard et Nietzsche.

  • Ce soir, les plus brillants orateurs d'Athènes se retrouvent pour un banquet. Il y a là le poète Aristophane, le médecin Eryximaque, l'artiste Phèdre, et bien sûr Socrate, le malicieux philosophe. Une profonde question leur est posée : qu'est-ce que l'amour ?

  • Célébrées pour leurs idéaux politiques égalitaires, les cités grecques sont, de fait, des sociétés très hié-rarchisées. Si les inégalités de genre et de fortune y sont anciennes, celle fondée sur le droit naît au VIe siècle avant J.-C., avec l'apparition de statuts personnels.

  • Autour d'une bonne table, on mange, on chante, on boit, on échange quolibets et bonnes histoires, on refait le monde. La vie quotidienne est rythmée par la recherche de la nourriture et de la boisson: in vino veritas. Du nectar des dieux au canard d'Apicius, en passant par Dionysos enseignant la culture de la vigne aux mortels, les fruits inaccessibles de Tantale ou encore le festin de Trimalcion, la culture antique regorge d'anecdotes délicieuses sur l'art et la nécessité du boire et du manger.
    À La Table des Anciens invite le lecteur à déguster les meilleures pages des auteurs antiques dédiées à la cuisine. Plus de 100 extraits, issus des traductions Belles Lettres, sont rassemblés et assortis d'une brève présentation destinée à éclairer leur lecture. À La Table des Anciens sont réunis Pétrone, Homère et Virgile pour raconter la préparation et l'organisation des repas, les mets de tous les jours ou les ingrédients fabuleux, les disettes, les banquets fameux, les goinfres mythiques ou les préceptes de diététique, avec, pour la bonne bouche, les meilleures recettes de l'Antiquité... à savourer!

  • Nul ne peut résister aux fraîches voix des Sirènes: pour les Anciens, la musique est beaucoup plus qu'un art, elle est dotée de pouvoirs, de pouvoirs aussi étonnants qu'ambivalents: elle précède les armées car elle sait donner du courage aux guerriers, elle est un remède dont usent les thérapeutes car elle guérit des blessures de l'âme et du corps. Elle peut rendre sage et fou, adoucir les moeurs comme renverser les lois et parfois même émouvoir les dieux. Ces qualités en font un thème privilégié des mythes et un sujet de fascination pour les penseurs: la musique révèle le divin, l'ordre du cosmos et les lois mathématiques autant que la complexité des affects humains, le désordre et le sensible.
    Plus de 150 extraits de textes anciens, issus des traductions des Belles Lettres, accompagnés d'une courte présentation permettant d'en faciliter la lecture, racontent les différentes musiques des Grecs et des Romains,les circonstances dans lesquelleselles étaient jouées, depuis les fêtes privées, les mariages et les enterrements jusqu'aux grandes cérémonies publiques destinées à célébrer la splendeur des rois, de la religion et des États. Des lyres et cithares donne à entendre les voix austères des philosophes-musiciens, les plaintes charmantes des aulètes de petite vertu, les concerts endiablés des virtuoses adulés ou les couacs facétieux d'apprentis joueurs de cithares.

  • Quiconque a rêvé dans les ruines du Palatin ou de la Villa Adriana s'est interrogé sur les travaux et les jours à la cour des Césars. Vous plonger dans l'intimité de cet état dans l'État qui a eu son propre mode de vie, ses moeurs, ses mentalités, ses pratiques, ses dévotions et aussi ses folies, tel est le sujet de ce livre qui s'appuie sur les témoignages des contemporains et de l'archéologie. Conçu pour informer, sans rien romancer de la grande ou de la petite histoire vécue durant trois siècles par les maîtres du monde méditerranéens et leur entourage, il s'adresse à tous ceux que passionne l'antiquité romaine.
    Avec Tacite, Suétone, Dion Cassius, Hérodien et l'Histoire Auguste, mais aussi avec la mémoire concrète des monuments construits, peints et sculptés, toujours présents à Rome, à Capri, à Tivoli ou dans les musées, vous revivrez dans leur disparité déconcertante, tragique ou pittoresque, les vies quotidiennes des quelque quarante empereurs qui ont tour à tour fait, défait ou refait la grandeur de l'Empire.

  • « Du pain et des jeux », mais aussi des spectacles, des promenades, de la lecture, du sport, des banquets ou des voyages:l'Antiquité a élevé le divertissement en art de vivre. L'Empire romain a fait davantage:il l'a étendu à tous, octroyant à chaque homme libre, en même temps que la citoyenneté, le plus grand des privilèges, le loisir.
    Rome à la légendaire vertu, Rome qui réunit sous sa coupe les peuples de l'Atlantique à l'Euphrate et du Rhin aux sables du Sahara, nous a laissé pour modèles des citoyens oisifs qui, chacun selon son éducation et sa fortune, s'adonnent aux plaisirs de l'otium, la liberté de jouir de son temps.
    À travers plus de cent textes traduits du grec et du latin, ce livre nous propose de poser nos pas dans ceux des Anciens à l'heure du repos afin de goûter à la volupté tranquille du Roman way of life.

  • Publié en 1940 et devenu introuvable, ce livre est un commentaire du Banquet de Dante, sous la forme de douze notes approfondies, regroupées thématiquement. Le Convivio - Le Banquet - est sans doute l'ouvrage le plus direct dans lequel Dante expose la problématique philosophique générale qui l'anime. C'est ce qui fait l'intérêt exceptionnel du travail d'André Pézard, novateur encore aujourd'hui en ce sens qu'il contribue à la fois à l'établissement du texte, dont il affronte les difficultés, et à son interprétation philosophique, avec une rigueur et une liberté d'esprit sans précédent, mettant ainsi en évidence l'immense intérêt de cette oeuvre, même pour les lecteurs modernes.
    En dépit de leur précision extrême, les notes sont étonnament éclairantes : on se demande comment l'étude philologique la plus stricte peut faire surgir du texte les idées les plus lumineuses.
    André Pézard (1891-1984), professeur à l'Université de Lyon, puis au Collège de France, fut un italianiste exceptionnel. Son oeuvre est considérable. Il n'a cessé de joindre à une érudition impressionnante une intelligence et une sensibilité dignes des plus grands esprits, et même un vrai talent de poète. À cet admirable lecteur, on doit non seulement une contribution essentielle aux études dantesques, une traduction audacieuse de la Divine comédie (Bibliothèque de la Pléiade), et nombre d'ouvrages qui doivent leur puissance à sa remarquable connaissance de la philosophie.
    Jean-Louis Poirier, auteur de diverses contributions en histoire de la philosophie et en sciences humaines, a publié récemment un essai (Ne plus ultra, Dante et le dernier voyage d'Ulysse, 2016). Il a également consacré un ouvrage à l'enseignement de la philosophie en Italie.

  • « Ce qui fait notre vie? Les bains, le vin, les femmes », fut-il écrit sur le marbre d'un tombeau. Plaisirs et volupté! Nous sommes loin de l'image sévère dont pâtissent trop souvent les Romains, cantonnés dans un rôle de légionnaire endurci ou de politicien phraseur. Si les débuts furent austères et difficiles, avec la conquête du monde, ils ont rapidement affirmé leur détermination à profiter de la vie.
    Sénèque, en professeur de morale qui connaît bien l'âme de ses contemporains, ne s'y trompe pas quand il fustige leur appétit de jouissance: il leur prête une philosophie assez éloignée de ses préceptes rigoureux: « l'unique félicité, c'est de faire fête à la vie manger, boire, jouir de son bien, cela c'est vivre, c'est ne pas oublier que l'on est mortel. Les jours s'écoulent, la vie achève son cours irretrouvable. Et nous hésitons? Que sert d'être sage puisque notre âge ne sera pas toujours apte aux plaisirs... Tu n'as point de maîtresse, point de mignon pour rendre jalouse ta maîtresse tous les matins tu sors le gosier sec... Ce n'est pas là vivre, c'est regarder vivre l'autre. Quelle folie de se constituer l'intendant de son héritier! » (Lettres à Lucilius, 123, 10).
    N'en doutons pas, le Romain sut goûter les plaisirs.

  • La femme honnête et respectable, pour les Anciens, est l'épouse légitime, docile gardienne du foyer destinée à assurer la descendance. À côté des intraitables Pénélope, chastes et tempérantes, vivant dans l'ombre et souvent anonymes, les « irrégulières », les Phryné et les Messaline, ont franchi l'écueil de l'oubli. Courtisanes de renom, infidèles dans l'âme ou libertines d'esprit, elles ont exercé le plus vieux métier du monde, par nécessité ou par passion.
    Plus de 100 extraits, issus des traductions Belles Lettres, rassemblés et assortis d'une brève présentation destinée à éclairer leur lecture, racontent le quotidien des « femmes en vue du plaisir », maîtresses raffinées ou pauvres filles de joie, tantôt naïves et touchantes, tantôt coquettes et scandaleuses, tantôt cupides, astucieuses et impitoyables.
    Nous initiant aux banquets où la musique envoûtante des joueuses de flûte accompagne les pas débridés des danseuses, aux rencontres nocturnes et impudiques au coin d'une rue interlope, ces Professionnelles de l'amour dévoilent tout un univers de désir et de transgression, mais aussi de débauche, de marginalité et de misère, où les femmes sont les protagonistes d'une comédie humaine qui nous plonge dans l'imaginaire et dans la réalité sexuels des Grecs et des Romains.


  • La Fantasy est riche en aventures, hauts faits et drames, mais il est trop rare de voir ses héros et ses monstres se rassembler autour d'un bon repas, qu'il soit pantagruélique ou empoisonné. Ne dit-on pas, pourtant, que la bouffe adoucit les moeurs ? Aujourd'hui, ce sont les contours d'une dizaine de banquets qui se dessinent... À la chaleur d'un feu de camp, dans l'atmosphère étouffante d'une grande halle ou autour d'un pique-nique, les festivités marquent la fin d'une ère ou le début d'une autre, mais elles le font toujours avec goût - quant à savoir qui goute, c'est une autre histoire. Note : les recettes évoquées ou décrites à l'intérieur de cet ouvrage ne devraient en aucun cas être imitées à la maison, et ce pour des raisons évidentes. Les auteurs, autrices et l'anthologiste déclinent toute responsabilité en cas de tentative (à fortiori si celle- ci est couronnée de succès).

  • Dialogue entre douze orateurs (huit Romains, trois Grecs et un Égyptien), composé de sept livres, les Saturnales appartiennent au genre du banquet littéraire, censé se dérouler lors des fêtes du même nom, célébrées entre le 17 et le 19 décembre. Le livre se veut une véritable encyclopédie du savoir essentiel de l'honnête homme et Macrobe, qui vécut au Ve siècle ap. J.-C., fait revivre les principaux représentants de l'opposition païenne en lutte contre le christianisme triomphant. Les livres I à III, publiés ici dans une nouvelle traduction, traitent de la religion ancienne. Il y est question de l'origine solaire de la mythologie (tous les dieux sont identifiés, sous forme ou sous une autre, au soleil), de l'origine du calendrier, etc. On y trouve aussi de très nombreuses histoires et anecdotes sur les changements politiques et religieux à Rome, dans un savant mélange de sujets sérieux et comiques. Livre d'histoire et de mythologie, cette première partie des Saturnales est l'unique source par laquelle nous ont été transmises de très nombreuses informations sur la vie religieuse, spirituelle et politique du monde romain.
    Charles Guittard, docteur ès lettres, est professeur à l'Université de Paris X.

  • Timon est un noble de d'Athènes, très (trop) généreux avec ses amis qu'il invite régulièrement à des festins somptueux, auxquels il offre des cadeaux hors de prix, à tel point qu'il se retrouve un jour sur la paille et ne peut plus payer ses créanciers. Sûr de la qualité de l'amitié, il se tourne vers ceux à qui il fait moultes cadeaux pour leur demander de l'aide. Ceux-ci trouvent mille excuses pour ne pas aider Timon qui sombre dans la colère envers Athènes et ses nobles, s'exile dans les bois, et maudit la ville et ses habitants hypocrites et avilis par l'appât de l'or. De son côté, Alcibiade, général athénien, se voit refuser l'aide du Sénat, quitte la ville avec son armée pour mieux l'assiéger ensuite. Il essaie d'obtenir le soutien de Timon exilé qui le maudit aussi et fait finalement la paix avec les sénateurs. Timon meurt seul dans les bois laissant pour épitaphe une dernière malédiction pour qui la lira.

empty