Littérature générale

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    « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

    2 Autres éditions :

  • « Qu'est-ce qui vaut le plus cher ? Une oeuvre de jv ou le risque de devenir la sixième victime connue d'une entreprise qui nous dépasse ? Comportement suicidaire ou génie des affaires ? La distinction entre les deux se révèle de plus en plus mince. Risquer sa vie, c'est aussi excitant que risquer sa mise, pour des individus riches et peut-être blasés. »Le narrateur, un expert en art contemporain, est chargé par un groupe de collectionneurs surnommé « le consortium de l'angoisse », d'enquêter sur des incidents étranges ayant entraîné la mort de certains d'entre eux. Il constate que le seul point commun entre les victimes serait leur passion pour les créations d'un certain « jv »...Provocation ? Bluff ? Manigance d'une organisation criminelle d'ampleur mondiale ou d'un serial artiste doublé d'un serial killer ?François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres. À la question de ce qu'est une oeuvre d'art, se révèle la contemporanéité d'un monde avec ses fantasmes et ses réalités dans toute leur cruauté et leur vanité. Talentueux et féroce.

    François Vallejo sait de mieux en mieux d'où il vient et cherche de moins en moins à savoir où il va.La seule voie qu'il persiste à suivre est celle du roman, et c'est pour lui un chemin de traverse.Il a exploré une dizaine d'itinéraires singuliers, depuis Vacarme dans la salle de bal, en 1998 jusqu'à Hôtel Waldheim en 2018.Il considère que, sur ces routes secrètes de la vie et des romans qu'il découvre comme elles viennent, le plaisir d'aller dépasse le bonheur d'arriver.



  • Dans la lignée de Iain Pears et d'Arturo Pérez-Reverte, ce thriller érudit, qui connaît un triomphe international, entraîne le lecteur dans un jeu de piste passionnant à travers les secrets de l'oeuvre de Jérôme Bosch.


    2013 : Madrid. Le Prado. Le Jardin des délices, célèbre triptyque du peintre flamand Jérôme Bosch, a été vandalisé par un prêtre dominicain. Le religieux, convaincu que l'oeuvre dissimule un dangereux secret susceptible de nuire à l'Église, a lancé du vitriol sur le tableau avant d'être maîtrisé par les gardiens du musée.
    Restaurateur de tableaux, Michael Keie se voit confier la tâche délicate de remettre le triptyque en état. Très vite, il fait une découverte stupéfiante : à plusieurs endroits, les couches de peinture altérées laissent transparaître des symboles cachés. Avec l'aide de son collègue madrilène Antonio de Nebrija, un vieil érudit fantasque, Keie va tenter de déchiffrer ces signes étranges.
    1510 : Petronius Oris arrive à Bois-le-Duc dans les Flandres pour travailler aux côtés de Jerôme Bosch. Alors que la cité est envahie par les sbires de l'Inquisition, Petronius découvre que Bosch, initié à un secret hérétique, travaille en secret à un mystérieux triptyque.
    Avec ses deux enquêtes parallèles, l'une dans le présent, l'autre dans le passé, qui se font écho pour percer le secret du célèbre Jardin des délices, Peter Dempf fait preuve d'une incroyable érudition et nous offre un suspense magistral qui tient en haleine jusqu'à la dernière page.

  • " Que cherchez-vous, mademoiselle ? " À la question posée par Walter Gropius, Clara répond : " Une vie. "

    Dans l'Allemagne exsangue et tumultueuse des années vingt, le Bauhaus est plus qu'une école d'art. C'est une promesse.
    Au sein du grand bâtiment de verre et d'acier, Clara, Holger et Théo vont partager l'aventure intense et créative de la modernité. Les femmes y cherchent leur place. Des liens se tissent. Amitié, amour... Entre rêves d'Amérique et certitudes de Russie, les futurs se dessinent.
    Bientôt, à Berlin, le temps s'assombrit. Lorsqu'à son tour l'école est prise dans les vents contraires de l'Histoire, les étudiants doivent faire leurs propres choix. Mais les convictions artistiques ou politiques ne sont pas les seuls facteurs qui décident du cours d'une vie.
    À qui, à quoi rester fidèle, lorsqu'il faut continuer ?

  • Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la ferme ancestrale.Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime, tente de comprendre ce qui s'est réellement passé. Menant sa propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets que préservait jalousement Emma, institutrice à l'allure si sage, que tous croyaient bien connaître... Après le formidable succès  de la saga L'Orpheline des neiges, Marie- Bernadette Dupuy nous entraîne dans un nouveau tourbillon de passions et d'aventures dans les décors fabuleux du Canada.

    1 autre édition :

  • Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bahaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C'était avant que les nazis ne dévorent l'Europe, c'était un temps où l'on pouvait encore croire au progrès, à l'Art et au sens de l'Histoire. Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.
    Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d'une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d'intérieur et thérapie familiale ? Quel rapport avec son père, Carl, peintre oublié qui finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, hanté par les fantômes de la guerre de Corée et les mensonges d'une enfance déracinée ? Quel rapport avec Cornelius Gurlitt, cet homme discret chez qui on a découvert en 2012 la plus grande collection d'art spoliée par le IIIe Reich ? Quel rapport avec le marchand d'art Theodor Grenzberg, qui poursuit sa femme, Luise, dans la folle nuit berlinoise ? Quel rapport avec Gropius, Klee, Rothko, Marx, Scriabine, l'obsession de la résilience et Ikea ?

    Un siècle, une famille, l'Art et le temps. Vous êtes invités au Bal mécanique.

    Yannick Grannec vit à Saint-Paul-de-Vence. Le Bal mécanique est son deuxième roman. Son précédent roman La déesse des petites victoires a reçu le Prix des Libraires 2013 et le Prix Fondation Prince Pierre de Monaco 2013. Yannick Grannec a également publié aux éditions Anne Carrière "Les Simples" en 2019.

  • Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une soeur aînée histrionique et des parents aussi absents qu'ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d'art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu'on n'évoque qu'à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d'amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l'ami de Finn.
    Confrontée à l'incompréhension de son entourage, et à la réalité d'une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.
    Roman d'apprentissage bouleversant, chronique des années sida vues par les yeux d'une adolescente, Dites aux loups que je suis chez moi révèle une auteure à la plume sensible et puissante.
    Carol Rifka Brunt est née aux États-Unis et vit aujourd'hui en Grande-Bretagne. Dites aux loups que je suis chez moi est son premier roman.

  • Pianiste virtuose, Hélène, 23 ans, est pétillante de vie. Appelée au chevet d'un vieil ami mourant, elle rencontre Alexandre, un inconnu dont le regard magnétique et la
    force paisible troublent la jeune femme jusqu'au plus profond de son être.
    Qui est-il? La réponse glace le coeur d'Hélène : il est prêtre...
    Elle est alors loin d'imaginer les années de douleur et de tourments qui l'attendent.
    Alexandre, qui a juré fidélité à Dieu, se trouve face a un choix cornélien. Renoncera-t-il à son sacerdoce pour aimer Hélène ?

    1 autre édition :

  • À vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va changer sa vie et le cours de l'histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de Clara Schumann - la femme du compositeur et la plus grand pianiste de ces années.
    Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé, il meurt, et le destin de la musique allemande échoit entre les mains de Brahms.
    Alors que le monde de l'art ne jure plus que par l'innovation et le progrès, Brahms va se lever, seul contre tous, et démontrer qu'on peut aller encore plus loin en regardant derrière soi. Chantant les beautés de la nature et puisant au plus profond de lui-même, il écrira la musique la plus parfaite et la plus originale qui soit.
    Après Un hiver avec Schubert, Olivier Bellamy guide le lecteur dans l'oeuvre et l'histoire de Brahms en 44 textes ciselés, documentés et sensibles. Le compositeur le plus secret de son époque nous devient aussi proche qu'un membre aimé de notre propre famille...
    Né à Marseille en 1961, Olivier Bellamy anime chaque jour Passion classique sur Radio classique. Il est aussi l'auteur de plusieurs documentaires à la télévision dont la série À Contretemps sur France 3 et possède un blog sur le Huffington Post.

  • George Sand et Alexandre Dumas ont plus d'un trait en commun. Tous deux ont vécu une enfance campagnarde veillée par des femmes. Tous deux ont connu le succès très tôt. Et ils partagèrent la même instabilité sentimentale, la même liberté sexuelle, qui scandalisèrent leurs contemporains.
    Mais leur relation serait probablement restée superficielle sans l'intervention d'Alexandre Dumas fils. En 1851, il rapporte à George Sand ses lettres à Frédéric Chopin qu'elle souhaite voir disparaître. C'est le début d'une amitié exceptionnelle, par-delà les générations, entre l'auteur d'Indiana et celui qu'elle appellera son fils.
    Cette correspondance à trois voix a le pouvoir unique de restituer les dialogues passionnants entre ces géants des lettres. Les considérations sur le théâtre et le roman se mêlent aux anecdotes quotidiennes et aux réflexions politiques et sociales. De quoi faire de ce volume le miroir fidèle de la personnalité de ces épistoliers, et un témoignage unique sur une époque, de la monarchie de Juillet à la Troisième République, en passant par le Second Empire.

  • 1890, Vincent Van Gogh est assassiné à Auvers-sur-Oise par un mystérieux dealer de bleu

  • Septembre 1919.
    L'Europe respire à nouveau l'air pur de la paix. Alors que les armes se taisent et que ses frontières sont redessinées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, en Italie on crie à l'injustice. Un Dandy Poète Soldat, Gabriele D'Annunzio dénonce la « Victoire mutilée » de son pays qui espérait obtenir bien plus de l'effondrement de l'Autriche-Hongrie.
    Engagé volontaire, le héraut du nationalisme italien est également un héros de guerre par ses actions d'éclat. Il met sa verve, son charisme et sa gloire au service de la cause de Fiume. Ce port de la côte Dalmate, peuplé d'Italiens et entouré de Slaves, devient la pierre d'achoppement entre l'Italie et le futur royaume de Yougoslavie.
    Les grandes puissances refusent de prendre partie et veulent en faire une « ville libre », Gabriele D'Annunzio va la libérer. À la tête d'une poignée de conjurés, de vétérans et de troupes de choc il s'empare de Fiume le 12 septembre 1919. Pas un coup de feu n'a été tiré ni une goutte de sang n'a été versée.
    C'est le début d'une épopée politique et artistique qui va durer quinze mois. La liste de ceux qui accourent pour y participer ne cesse de s'allonger : futuristes, anarchistes, syndicalistes révolutionnaires, artistes, aventuriers en tout genre. On y parle libération des peuples opprimés et on y vit la libération sexuelle, on pratique le végétarisme et le naturisme en consommant des narcotiques... Le laboratoire du XXe siècle avec ses passions et ses utopies.
    Sexe, Drogues et Fox Trot.
    Les années folles commencent à Fiume.
    Olivier Tosseri est journaliste à Rome. Il est correspondant du quotidien Les Échos, du Journal des Arts et collabore avec Radio France. Il est l'auteur - avec Arnaud Gonzague - d'un roman noir Le Bal des hommes (Robert Laffont, 2014).

  • La vie de Stéphane Mandelbaum est un mystère que tente de percer Gilles Sebhan dans ce nouveau roman. Mandelbaum, après de fulgurants débuts sur la scène artistique belge, fut retrouvé, à 25 ans, assassiné par balle et défiguré par l'acide, après le vol d'un Modigliani.

    Dans ce récit se mêlent la vérité des faits (Gilles Sebhan a rencontré les maîtresses, les amis, la famille du peintre) et une grande poésie. Et l'auteur fait rentrer ce peintre à la vie trop brève dans le panthéon d'artistes tels que Bacon, Basquiat, Pasolini ou Rimbaud.

    Gilles Sebhan est un écrivain français né en 1967. En grande partie autobiographiques, ses romans témoignent d'une réflexion sur la sexualité, la criminalité, les générations. On peut citer La Dette (Gallimard, 2006) ou Salamandre (Le Dilettante, 2014). Egalement professeur de littérature et d'histoire des arts, il a écrit deux récits biographiques d'écrivains : Domodossola ou le suicide de Jean Genet et surtout Tony Duvert, l'enfant silencieux (Denoël, 2010, pour les deux textes).

    1 autre édition :

  • Trois concerts

    Lola Gruber

    • Phébus
    • 3 Janvier 2019

    Enfant fermée et silencieuse, Clarisse semble entendre les sons avec une seconde d'avance. La musique pourrait-elle la sauver de l'isolement ? À sept ans, elle provoque le hasard en devenant l'élève de Viktor Sobolevitz. Et partage avec ce maître célèbre et misanthrope le même amour intransigeant de l'art.
    Mais pour faire carrière dans la musique, il faut que plus que du talent. Peu préparée à la compétition, la jeune violoncelliste va bientôt l'apprendre... Lorsqu'elle rencontre Rémy Nevel, un critique musical, médiatique et ambitieux, son destin pourrait basculer. Quitte à perdre, au passage, quelques illusions.
    Entremêlant les partitions de ces trois personnages, Lola Gruber nous offre un roman d'initiation hors-normes, qui est aussi une réflexion sur notre soif de pureté et de reconnaissance. On tourne les pages avec avidité, séduit par la finesse des analyses autant que par un suspense diaboliquement généreux.
    Née en 1972, Lola Gruber a publié Douze histoires d'amour à faire soi-même en 2005, suivi des Pingouins dans la jungle en 2009. Elle travaille dans le théâtre. Cela fait plus de six ans qu'elle compose Trois concerts.

  • Érudit et foisonnant, un premier roman virevoltant à la manière du Chardonneret, une enquête passionnante, pleine de charme et de suspense, sur l'histoire tour à tour merveilleuse et dramatique d'un chef-d'oeuvre perdu. Derrière la critique espiègle du monde de l'art aujourd'hui, une réflexion subtile et profonde sur ce qui fait la valeur d'une oeuvre. Londres, de nos jours Le jour où Annie McDee, jeune cuisinière sans le sou, débarque dans la boutique crasseuse d'un antiquaire, à la recherche d'un cadeau pour son petit-ami, elle ne se doute pas que : 1) son petit-ami va la plaquer ; 2) la toile poussiéreuse de 45x60 cm, qu'elle vient d'acquérir pour £75, scellera à jamais son destin. Car ce qu'Annie transporte dans un sac en plastique n'est pas une vague croute. C'est un chef-d'oeuvre mythique du XVIIIe siècle, une toile réalisée par le maître français Antoine Watteau ; un tableau intitulé L'Improbabilité de l'amour, qui a connu les salons des plus grands de ce monde avant de disparaître mystérieusement au milieu du XXe siècle, pour réapparaître tout aussi inexplicablement dans cette boutique miteuse... Interpellée par la beauté du tableau, Annie s'interroge : que tient-elle réellement entre ses mains ? Aidée de Jesse, un jeune guide passionné, et d'une spécialiste de Watteau, la modeste cuisinière au coeur tendre entreprend de découvrir la secrète et terrible histoire de cette toile. Et se retrouve catapultée dans les arcanes du monde de l'art... Oligarque russe, rappeur esthète, roi du pétrole, star du sport, marchand d'art sans scrupules, collectionneurs de tous bords, tous nourrissent le même fantasme : faire main-basse sur l'inestimable chef-d'oeuvre. Tous les coups sont permis ; tous les rêves sont possibles... Mais si L'Improbabilité de l'amour a le pouvoir de changer la vie de celui qui la possède, elle peut également rendre fou celui qui la convoite.

  • Nous vivons l'âge du triomphe de la critique. Dans tous les domaines, il n'est rien qui soit davantage valorisé : esprit critique, théorie critique, critique d'art ou études critiques - tout se passe comme si la critique était le lieu de l'intelligence contemporaine. Mais sait-on vraiment ce que l'on fait, lorsqu'on défend la critique ? Sait-on d'où elle vient et où elle va ? Se rend-on compte, surtout, de la manière dont le discours de la critique, en saturant tout le domaine du pensable, nous rend bêtes ? Car la critique est d'abord une position : celle de la suprématie du sujet sur l'objet, de l'individu sur ce qui lui arrive, du spectateur sur ce qu'il voit. Et si la critique nous rend bêtes, c'est parce qu'elle nous rend forts : celui qui critique a toujours raison. Or c'est le désir d'avoir raison qui, dans le contemporain, est à la source de tous les maux que nous endurons : politiques, éthiques, esthétiques, écologiques, épistémologiques. Il est donc grand temps d'en finir avec la critique, et d'ouvrir une nouvelle ère. C'est cette nouvelle ère qu'appellent de leurs voeux dix des plus brillants penseurs de la nouvelle génération, en un manifeste appelé à faire date.

  • En été, Castelluccio, un village de Toscane, se prépare à la grande fête populaire en l'honneur de Zénon, son saint patron. Pendant le carnaval, Gideon Westfall, un peintre anglais exilé depuis de nombreuses années, incarne le personnage central de l'histoire de la ville. Le reste du temps, la pratique obsessionnelle de son art l'isole.
    Entièrement tourné vers la Renaissance, le peintre refuse toute forme de modernité, ce qui provoque chez certains habitants critiques et incompréhensions. Un soir, Illaria, son modèle favori, disparaît sans explication.
    Rumeurs et soupçons bouleversent alors le quotidien de Gidéon. À ce moment, Claire, sa nièce, arrive à Castelluccio avec l'intention de régler ses comptes...

    Comme dans un tableau, Jonathan Buckley place au premier plan de son roman ce village de Toscane, son passé, son folklore, ses habitants, ses rues pavés, ses chemins à travers plaines et montagnes.

  • Nous qui n'étions rien

    Madeleine Thien

    • Phébus
    • 10 Janvier 2019

    Prix littéraire du Gouverneur général 2016
    Prix Giller 2016
    Finaliste du Man Booker Prize 2016
    Finaliste Baileys Women's Prize for Fiction 2017
    À Vancouver, en 1991, une fillette de 10 ans, Marie, et sa mère accueillent chez elles Ai-Ming, une jeune femme fuyant la Chine après la répression des manifestations de la place Tian'anmen. En discutant avec elle, Marie se rend compte des liens qui unissent sa famille, qui a émigré de Chine au Canada à la fin des années soixante-dix, à la sienne. Elle découvre surtout un père qu'elle n'a presque pas connu, sa jeunesse au moment de la Révolution Culturelle, son amour de la musique, sa soif de liberté...
    Cinquième roman de Madeleine Thien, née en 1974, grande saga familiale et roman total, Nous qui n'étions rien a valu une reconnaissance internationale à son auteure. Il est en cours de traduction dans le monde entier.

  • Bonne élève est le portrait d'une jeune femme de Buenos Aires qui a fait de brillantes études en histoire de l'art dans une université du nord de l'Angleterre.
    De retour en Argentine, elle ne trouve pas de travail, et repart en Angleterre quelques années plus tard. Sa mère lui a donné un an pour se bâtir une nouvelle vie, l'entretenant grâce à l'héritage du père. Mais le pays est en crise lui aussi.
    Déclassée, elle loue des chambres de plus en plus minables, travaille dans une bibliothèque universitaire en attendant un mieux qui ne vient pas, rattrapée par la précarité.
    On ne peut lâcher ce premier roman optimiste et désespéré de Paula Porroni qui a créé une antihéroïne, naufragée volontaire qui ne cherche pas à se faire aimer, comme à des années-lumière de sa propre vie.
    « Je ne connais pas de romans argentins contemporains qui soient allés aussi loin avec une orientation aussi toxique, et en soient revenus avec le trésor perturbant, à la fois lucide et abject, avec lequel Bonne élève remonte à la surface. Le ressentiment est l'âme, le coeur malade, inconditionnel, qui maintient la voix du roman dans cet extraordinaire état de tension et d'alerte, aux aguets, comme sur le pied de guerre. » Alan Pauls, El País
    Paula Porroni est née en 1977 à Buenos Aires et vit aujourd'hui en Angleterre.

  • « Un lit de malade, six pieds de long : voilà le monde qui est le mien. [...] Douleurs, tourments, hurlements, analgésiques : chercher timidement un sentier de vie sur le chemin de la mort, et désirer avec avidité une faible paix, quelle dérision ! et pourtant, dès lors que l'on demeure en vie, il y a des choses que l'on tient absolument à dire. » Pendant l'été 1902, tourmenté par une tuberculose osseuse, Shiki publie chaque jour quelques lignes dans un grand quotidien. Loin de tout lamento, imprévues, souvent joyeuses, parfois déchirantes, ces notes au fil du pinceau sourdent directement du corps et de ses humeurs. Fenêtre ouverte sur le monde, la nature, la vie quotidienne, le passé, les arts, les gens, elles présentent un Japon vivant, à mille lieues de tout cliché. Masaoka Shiki (1867-1902) est célèbre pour avoir donné une vie nouvelle à un genre moribond, le haiku, mais il s'est également attaqué à la réforme de l'autre genre poétique majeur, le waka, ainsi qu'à la mutation de la prose moderne. Il était le meilleur ami de Sôseki.

  • " Sous le pont Mirabeau coule la Seine ", " Heureux qui comme Ulysse ", " Mignonne allons voir si la rose "... Vous souvenez-vous de ces quelques vers appris sur le banc de l'école ? Et n'avez-vous pas envie de connaître la suite ? Jean-Joseph Julaud est

  • Pourrait-on endurer le pire, si l'on n'attendait le meilleur ? C'est l'interrogation qui relie ces quatre études qui ont pour objet la douleur physique, la douleur morale, la douleur de vieillir, enfin le rapport entre la douleur et l'art. Une telle attente ne sait pas ce qu'elle attend. Le plus souvent, elle s'ignore elle-même. Elle est non un sentiment particulier mais une forme universelle du temps humain. Cette forme, cependant, resterait vide, si l'on ne pouvait identifier plus précisément les contraires du pire. Ils ont ici pour noms parole, mémoire, musique et amour. Envisagés comme des dimensions du soin dû à l'homme souffrant, ils répondent diversement à son appel.

  • Picasso, Chagall, Dali, Léger, Modigliani, Renoir... Pendant près de quarante ans, Guy Ribes, faussaire véritable, a imité les plus grands peintres, avec une maîtrise technique et un talent hors du commun. Personnage truculent, fumeur de pipe aux mains d'ours mal léché, " le peintre des voyous ", comme un juge l'a surnommé, naît dans un bordel à la fin des années 1940. Il grandit dans une famille où, dit-il, " on pratiquait plutôt le revolver que le pinceau ". Après un passage dans la marine puis dans la Légion, il commence à fabriquer des faux, par orgueil et par jeu. Il fait ses gammes, perfectionne ses techniques de vieillissement des toiles, oublie son propre style et apprend sur le bout des doigts à peindre comme les autres. Ribes ne fait pas de copies, il peint " à la manière de ". Autrement dit, il crée de nouvelles oeuvres de Chagall, Picasso, Dali... Au point de tromper les experts. Et d'attirer une bande de trafiquants d'art, qui exploite son talent et arnaque plusieurs collectionneurs. Jusqu'au jour où la police vient frapper à sa porte...

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