Littérature traduite

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    « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

    1 autre édition :

  • Inavouable

    Zygmunt Miloszewski

    Une version polonaise, contemporaine et surprenante de Monuments Men !
    Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944.

    Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l'officier nazi qui lui a confié " le plus grand secret de cette guerre "... Alors qu'il est pris dans une tempête de neige, sa formation d'alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l'une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.
    Une matinée d'automne, de nos jours, à Varsovie.

    Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d'être localisé. Accompagnée d'un marchand d'art cynique, d'un officier des services secrets à la retraite et d'une voleuse légendaire, Zofia s'envole pour New York, étape d'une quête contrariée qui pourrait inverser la lecture de l'Histoire et la politique internationale moderne...

    1 autre édition :



  • Dans la lignée de Iain Pears et d'Arturo Pérez-Reverte, ce thriller érudit, qui connaît un triomphe international, entraîne le lecteur dans un jeu de piste passionnant à travers les secrets de l'oeuvre de Jérôme Bosch.


    2013 : Madrid. Le Prado. Le Jardin des délices, célèbre triptyque du peintre flamand Jérôme Bosch, a été vandalisé par un prêtre dominicain. Le religieux, convaincu que l'oeuvre dissimule un dangereux secret susceptible de nuire à l'Église, a lancé du vitriol sur le tableau avant d'être maîtrisé par les gardiens du musée.
    Restaurateur de tableaux, Michael Keie se voit confier la tâche délicate de remettre le triptyque en état. Très vite, il fait une découverte stupéfiante : à plusieurs endroits, les couches de peinture altérées laissent transparaître des symboles cachés. Avec l'aide de son collègue madrilène Antonio de Nebrija, un vieil érudit fantasque, Keie va tenter de déchiffrer ces signes étranges.
    1510 : Petronius Oris arrive à Bois-le-Duc dans les Flandres pour travailler aux côtés de Jerôme Bosch. Alors que la cité est envahie par les sbires de l'Inquisition, Petronius découvre que Bosch, initié à un secret hérétique, travaille en secret à un mystérieux triptyque.
    Avec ses deux enquêtes parallèles, l'une dans le présent, l'autre dans le passé, qui se font écho pour percer le secret du célèbre Jardin des délices, Peter Dempf fait preuve d'une incroyable érudition et nous offre un suspense magistral qui tient en haleine jusqu'à la dernière page.

  • Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une soeur aînée histrionique et des parents aussi absents qu'ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d'art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu'on n'évoque qu'à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d'amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l'ami de Finn.
    Confrontée à l'incompréhension de son entourage, et à la réalité d'une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.
    Roman d'apprentissage bouleversant, chronique des années sida vues par les yeux d'une adolescente, Dites aux loups que je suis chez moi révèle une auteure à la plume sensible et puissante.
    Carol Rifka Brunt est née aux États-Unis et vit aujourd'hui en Grande-Bretagne. Dites aux loups que je suis chez moi est son premier roman.

  • La femme au pinceau

    Pamela Holmes

    Le destin d'une femme passionnée qui va s'affirmer comme peintre dans le Suffolk. Inspiré d'une histoire vraie. Courageuse et entêtée, Mildred Holland a adoré les huit années qu'elle a passées en Europe avec son mari William, qui est vicaire. Mais nous sommes dans les années 1840 et la nouvelle affectation de William dans un petit village du Suffolk les plonge dans un monde à part. Mildred découvre une vie tranquille régie par les invitations à prendre le thé et la sympathie terne et étouffante que lui montrent les habitants. Quelles sont les perspectives pour une femme intelligente et créative dans un environnement aussi douillet ?
    Une rencontre fortuite enflamme soudain l'imagination créative de Mildred qui se lance dans un projet fou, en y insufflant tout son courage et sa passion. Défiant son mari aimant mais exaspéré par ses idées trop révolutionnaires à son goût, et les habitants plutôt méfiants, Mildred se lance dans une tâche herculéenne et trouve sa voie : s'accomplir comme peintre en dépit du fait qu'elle soit une femme. Elle retrouve alors sa passion et la saveur de la vie grâce à ses rêves d'art et de beauté...
    Pamela Holmes a remporté pour ses nouvelles le Jane Austen Short Story Award en 2014 et figurait sur la dernière liste du HISSAC award 2015.

  • 1890, Vincent Van Gogh est assassiné à Auvers-sur-Oise par un mystérieux dealer de bleu

  • ON PEUT AUSSI ASSASSINER POUR L'ART Rome, 1604. Dans une atmosphère sombre et mystérieuse, dominée par le climat austère de la Contre-Réforme, le Caravage est un artiste de plus en plus apprécié des nobles et des hauts prélats, mais critiqué par de nombreux peintres. Avec son caractère sombre, ses aspirations peu conformistes, il peint chaque tableau dans un contraste violent d'ombres et de lumières, choisissant toujours pour modèles des gens du peuple. Après une succession de crimes étranges, dont la mort de l'un de ses premiers modèles, le Caravage commence à s'interroger. Il ne sait pas qu'il est en train de vivre les dernières années de sa vie.

  • Comment briser la glace en toutes occasions !
    Loin d'être une perte de temps, l'art de la conversation "légère" vous ouvrira les portes du succès en vous donnant des conseils et des idées de sujets à aborder pour briser la glace, dans toutes les situations de la vie quotidienne... et professionnelle. Grâce à ce précieux guide, vous aurez toujours quelque chose à dire !
    Le livre indispensable pour être à l'aise en toutes circonstances !
    Découvrez comment :
    - Aborder de nouvelles personnes avec aisance et naturel.
    - Relancer une conversation qui s'éteint ou éviter les silences pesants.
    - Vous sentir plus à l'aise dans les soirées en tous genres.
    - Développer des relations professionnelles plus agréables... et efficaces.
    - Et, surtout, laisser une bonne première impression.

  • Érudit et foisonnant, un premier roman virevoltant à la manière du Chardonneret, une enquête passionnante, pleine de charme et de suspense, sur l'histoire tour à tour merveilleuse et dramatique d'un chef-d'oeuvre perdu. Derrière la critique espiègle du monde de l'art aujourd'hui, une réflexion subtile et profonde sur ce qui fait la valeur d'une oeuvre. Londres, de nos jours Le jour où Annie McDee, jeune cuisinière sans le sou, débarque dans la boutique crasseuse d'un antiquaire, à la recherche d'un cadeau pour son petit-ami, elle ne se doute pas que : 1) son petit-ami va la plaquer ; 2) la toile poussiéreuse de 45x60 cm, qu'elle vient d'acquérir pour £75, scellera à jamais son destin. Car ce qu'Annie transporte dans un sac en plastique n'est pas une vague croute. C'est un chef-d'oeuvre mythique du XVIIIe siècle, une toile réalisée par le maître français Antoine Watteau ; un tableau intitulé L'Improbabilité de l'amour, qui a connu les salons des plus grands de ce monde avant de disparaître mystérieusement au milieu du XXe siècle, pour réapparaître tout aussi inexplicablement dans cette boutique miteuse... Interpellée par la beauté du tableau, Annie s'interroge : que tient-elle réellement entre ses mains ? Aidée de Jesse, un jeune guide passionné, et d'une spécialiste de Watteau, la modeste cuisinière au coeur tendre entreprend de découvrir la secrète et terrible histoire de cette toile. Et se retrouve catapultée dans les arcanes du monde de l'art... Oligarque russe, rappeur esthète, roi du pétrole, star du sport, marchand d'art sans scrupules, collectionneurs de tous bords, tous nourrissent le même fantasme : faire main-basse sur l'inestimable chef-d'oeuvre. Tous les coups sont permis ; tous les rêves sont possibles... Mais si L'Improbabilité de l'amour a le pouvoir de changer la vie de celui qui la possède, elle peut également rendre fou celui qui la convoite.

  • En été, Castelluccio, un village de Toscane, se prépare à la grande fête populaire en l'honneur de Zénon, son saint patron. Pendant le carnaval, Gideon Westfall, un peintre anglais exilé depuis de nombreuses années, incarne le personnage central de l'histoire de la ville. Le reste du temps, la pratique obsessionnelle de son art l'isole.
    Entièrement tourné vers la Renaissance, le peintre refuse toute forme de modernité, ce qui provoque chez certains habitants critiques et incompréhensions. Un soir, Illaria, son modèle favori, disparaît sans explication.
    Rumeurs et soupçons bouleversent alors le quotidien de Gidéon. À ce moment, Claire, sa nièce, arrive à Castelluccio avec l'intention de régler ses comptes...

    Comme dans un tableau, Jonathan Buckley place au premier plan de son roman ce village de Toscane, son passé, son folklore, ses habitants, ses rues pavés, ses chemins à travers plaines et montagnes.

  • Nous qui n'étions rien

    Madeleine Thien

    • Phébus
    • 10 Janvier 2019

    Prix littéraire du Gouverneur général 2016
    Prix Giller 2016
    Finaliste du Man Booker Prize 2016
    Finaliste Baileys Women's Prize for Fiction 2017
    À Vancouver, en 1991, une fillette de 10 ans, Marie, et sa mère accueillent chez elles Ai-Ming, une jeune femme fuyant la Chine après la répression des manifestations de la place Tian'anmen. En discutant avec elle, Marie se rend compte des liens qui unissent sa famille, qui a émigré de Chine au Canada à la fin des années soixante-dix, à la sienne. Elle découvre surtout un père qu'elle n'a presque pas connu, sa jeunesse au moment de la Révolution Culturelle, son amour de la musique, sa soif de liberté...
    Cinquième roman de Madeleine Thien, née en 1974, grande saga familiale et roman total, Nous qui n'étions rien a valu une reconnaissance internationale à son auteure. Il est en cours de traduction dans le monde entier.

  • « Un lit de malade, six pieds de long : voilà le monde qui est le mien. [...] Douleurs, tourments, hurlements, analgésiques : chercher timidement un sentier de vie sur le chemin de la mort, et désirer avec avidité une faible paix, quelle dérision ! et pourtant, dès lors que l'on demeure en vie, il y a des choses que l'on tient absolument à dire. » Pendant l'été 1902, tourmenté par une tuberculose osseuse, Shiki publie chaque jour quelques lignes dans un grand quotidien. Loin de tout lamento, imprévues, souvent joyeuses, parfois déchirantes, ces notes au fil du pinceau sourdent directement du corps et de ses humeurs. Fenêtre ouverte sur le monde, la nature, la vie quotidienne, le passé, les arts, les gens, elles présentent un Japon vivant, à mille lieues de tout cliché. Masaoka Shiki (1867-1902) est célèbre pour avoir donné une vie nouvelle à un genre moribond, le haiku, mais il s'est également attaqué à la réforme de l'autre genre poétique majeur, le waka, ainsi qu'à la mutation de la prose moderne. Il était le meilleur ami de Sôseki.

  • Voici le récit, par son ami Francesco Bonami, du parcours de l'artiste italien, une des plus grandes figures du monde de l'art. De ses débuts dans les milieux populaires de Padoue, dans les années 1960, à l'annonce de la fin de sa carrière d'artiste, associée à la rétrospective qui lui a été consacrée en 2011 au Guggenheim, à New York, sont évoquées la genèse de ses grandes oeuvres et sa propre réaction au monde de l'art, et aux exigences liées à l'identité d'artiste.


    « Je suis Maurizio Cattelan » a déjà eu de multiples occurrences, quand tel ou tel endossait, pour des entretiens ou des conférences, la « personna » de cet artiste italien abonné des magazines, des collectionneurs et des rumeurs les plus enthousiastes du monde de l'art.

    Francesco Bonami a pris les commandes - comme un pirate qui détourne l'avion en vol - du jet(set) de la Cattelan Air, pour une autobiographie non autorisée, où le rusé commissaire d'exposition tient le « je » de l'artiste en haute estime au point d'écrire sans filet ses faits et gestes depuis l'enfance à Padoue jusqu'à sa récente démission de l'art après une rétrospective magistrale au musée Gugenheim de New York.

    à 52 ans, Cattelan met un point final (?) à une carrière brillante, ponctuée d'oeuvres dérangeantes, polémiques et poétiques à la fois.

    Bonami, son ami, le considère pour ce qu'il est ; un artiste né pauvre dont la success story est restée sous contrôle - hinterland italien aidant.

    « J'ai été Maurizio Cattelan » le temps d'un court livre qui dévoile des moments furieux quand j'ai dû faire le choix du gendarme ou du voleur, de la maman ou de la putain, du clown blanc ou de l'amuseur public, quand j'ai eu l'idée de devenir artiste d'art contemporain - cette discipline qui permet tout et son contraire, qui autorise, parfois, tout un chacun à frôler les sommets sans périr foudroyé, qui a su, il y a si longtemps, créer les conditions d'un bouleversement du monde, et qui a échoué en fin de compte.

    Heureusement...

    « Je deviendrai Maurizio Cattelan » si Dieu le veut et si Francesco Bonami le souhaite encore. Le reste est déjà une légende urbaine qui s'étudie dans les classes propédeutiques.

    Il aurait pu s'endormir dans les délices de Padoue, il en a juré autrement ; aujourd'hui, Maurizio Cattelan, qui a repris son nom véritable, officie incognito aux commandes de la plus belle boutique de la ville ; un magasin général.


     

  • En 1936, le magazine illustré de la BBC The Listener sollicitait l'économiste John Maynard Keynes pour introduire une série d'articles formant une enquête internationale sur les rapports entre l'Art et l'État, en Europe et aux États-Unis. A l'heure où le nazisme et le stalinisme s'étaient établis et étendaient leur influence, tandis que la guerre d'Espagne cristallisait nettement les tensions entre le fascisme et la démocratie, il s'agissait pour The Listener d'offrir à ses lecteurs un panorama des politiques artistiques contemporaines et de leur permettre de réfléchir à la nécessaire distinction entre art et propagande.C'est dans cette perspective qu'il faut relire aujourd'hui le feuilleton de cette enquête, inédite en français, où se croisent d'un côté la parole officielle d'un urbaniste soviétique (Nikolay Milyutin), d'un dignitaire de l'Allemagne nazie (Hans Hinkel) et du poète futuriste Marinetti au nom de l'Italie mussolinienne, et de l'autre, les réflexions du philosophe américain Lewis Mumford, du critique d'art anglais Clive Bell (membre du groupe d'esthètes de Bloomsbury, à l'instar de Keynes) et du byzantiniste français Georges Duthuit, le gendre de Matisse, qui évalue ici la politique culturelle du Front populaire.Bertrand Tillier est professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Bourgogne et chercheur au Centre Georges-Chevrier (CNRS Umr 7366).

  • Krivoklat, citoyen autrichien, est à nouveau interné en institution psychiatrique. A chaque fois qu'il en sort, il réitère son geste fou : asperger ou tenter d'asperger d'acide sulfurique un chef-d'oeuvre de l'art occidental. Son idée fixe est de celles qui vous donnent du talent. Son tourment, sa colère noire, sa passion déchirante, il nous les expose dans un monologue torrentiel, atrabilaire, drôle à pleurer que l'auteur a conçu comme un hommage amusé au grand Thomas Bernhard (1931-1989). Bien entendu, le crime est passionnel : c'est par amour que Krivoklat vandalise, persuadé que seule la perte, la catastrophe, pourra réinvestir l'icône de son caractère unique, irremplaçable. Dehnel s'amuse, mais il nous livre aussi une réflexion passionnante et passionnée sur l'art et sa puissance. L'art dont on se protège en le photographiant, en le filmant, en en faisant des reproductions à l'infini.
    Et si Krivoklat déverse des flots de haine sur la société occidentale, hypocrite et vénale, il nous fait également partager sa connaissance intime du geste créateur. A travers l'évocation de son amour défunt, à travers aussi son amitié pour un artiste de génie, Zeyetmayer, interné comme lui, Krivoklat nous fait toucher du doigt ce qui, dans le chef-d'oeuvre, nous révèle à notre humanité.
    Jacek Dehnel (né en 1980) est un poète, romancier, peintre et traducteur polonais. Il a remporté de nombreux prix et est considéré en Pologne comme l'un des écrivains les plus talentueux de sa génération. Les éditions Noir sur Blanc ont publié en 2014 son roman sur Goya, père et fils : Saturne.

  • Après une présentation claire des notions de base, Wolf E. Matthes approfondit l'ensemble des techniques de glaçures céramiques (grès, faïence, porcelaine...) et rassemble plus de 1 100 formules et toutes sortes de tableaux (couleurs, produits, compositions, unités...) indispensables pour maîtriser cette chimie très particulière qui permet de créer une grande diversité d'objets, des plus ordinaires aux plus beaux.

    Livre d'atelier indispensable pour tout céramiste confirmé, cet ouvrage est aussi un manuel clair et très précis pour l'amateur motivé qui veut comprendre l'alchimie mystérieuse de la terre et du feu.

  • Ava Lee, experte en fraudes financières, est convoquée à Wuhan par son oncle et partenaire pour secourir une grosse fortune chinoise victime d'escroquerie. En faisant l'acquisition de fausses peintures fauvistes, ce grand amateur d'art vient de perdre des millions. Ava se lance alors sur la piste de marchands d'art frauduleux entre le Danemark, Dublin, New York et Londres. Mais c'est compter sans les ruses de May Ling, deuxième épouse de son client, au jeu plus que trouble...

  • Que se serait-il passé si Damien Hirst n'avait jamais existé ? Si le jeune artiste britannique le plus célèbre et le plus influent des trente dernières années avait été quelqu'un d'autre ? Quelqu'un d'encore plus provocateur, plus scandaleux et de beaucoup, beaucoup plus drôle ? C'est le scénario que met en scène Randall, formidable premier roman campé dans le Londres des années 1990, de la « Cool Britannia », et de l'émergence des « Young British Artists ». Randall retrace la trajectoire de son héros éponyme - un subversif et génial artiste contemporain -, depuis son diplôme d'école d'art jusqu'aux somptueuses soirées financées par de richissimes banquiers de la City. L'intrigue se noue autour de la découverte, par la veuve et le meilleur ami de Randall, des années après sa mort, d'une cache de dessins et peintures pornographiques qui compromettent l'ensemble des acteurs du monde de l'art et de la finance de l'époque. Que faire de ces brûlots estimés à des millions de dollars et qui révolutionneront sans aucun doute l'histoire de l'art contemporain ? Intrigant portrait d'artistes en devenir, histoire d'amour et d'amitié s'il en est, Randall propose une plongée dans un moment clé de l'histoire de l'art et relate avec humour et cruauté la folie financière contemporaine et l'explosion d'une société où ne fait plus sens que ce qui s'achète, et s'achète cher.

  • Fils d´un peintre réputé, Chaz Wilmot a un véritable don pour reproduire les tableaux des maîtres anciens. Lorsqu´il accepte de restaurer une fresque de Tiepolo dans un palais vénitien, il est loin de se douter qu´il va être amené pour la première fois à réaliser un faux. Et pourtant, il se révèle bien vite un faussaire de tout premier ordre, à la ferveur créatrice inédite. Chaz entre ainsi peu à peu dans un monde dangereux où, dans l´ombre, marchands d´arts, experts, riches collectionneurs et historiens mènent la danse. Obsédé par un nu de Velasquez, il va vite être entraîné malgré lui dans une affaire aux multiples rebondissements? qu´il serait criminel de dévoiler ici.



    Avec ce thriller obsédant, d´une rare intelligence, Michael Gruber s´empare de l´esprit du lecteur, et le captive jusqu´à la dernière page grâce à une intrigue vertigineuse, en forme de poupées russes, où vrai et faux se mêlent et se confondent, et où toutes les apparences se révèlent trompeuses. Grand maître de la manipulation, il nous offre au passage un formidable voyage dans le monde fascinant des faussaires, avec ce livre qui, de la vie de Velasquez à la spoliation des oeuvres d´art des victimes de l´holocauste, fourmille de détails passionnants relatifs à l´art et à l´histoire. Salué par une critique unanime, il confirme ainsi son statut de grand maître du thriller érudit.

  • « Je ne posai pas mon livre. "Je donnerai audience une fois à la visiteuse, mais rien de plus : elle avait renoncé à ses prérogatives de femme en forçant ma porte opiniâtrement", pensais-je. Bientôt Simpson l´introduisit et annonça « Mademoiselle Douleur », puis il sortit, en fermant la portière derrière lui. C´était une femme - oui, une dame - mais pauvrement vêtue, sans attraits, et d´âge mûr. Je me levai, m´inclinai légèrement, puis retombai dans mon fauteuil, le livre toujours à la main. - Mademoiselle Douleur ? dis-je d´un ton interrogatif, tout en lui indiquant un siège des yeux. - Pas Douleur, répondit-elle, Couleur : mon nom est Couleur. Elle s´assit, et je vis qu´elle tenait un petit carton plat. « Pas de sculpture alors, pensai-je, probablement de vieilles dentelles, quelque chose qui ait appartenu à Tullia ou à Lucrèce Borgia. » Mais elle ne prit pas la parole et je me trouvai contraint à commencer moi-même : - Vous êtes déjà venue une ou deux fois, je pense ? - Sept fois, c´est la huitième. »

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