• Nouvelle traduction par Jean-Yves Cotté de l'essai qui bouleversa toute la condition féminine à l'échelle de son siècle, et qui rassemble une série de conférences sur le thème de la fiction et des femmes que Virginia Woolf donna en 1928 à l'université de Cambridge.

    « Une femme doit avoir de l'argent et un lieu à elle si elle veut écrire de la fiction. »


    À la manière d'un roman, et s'appuyant sur l'histoire littéraire, Virginia Woolf retrace le cheminement qui l'a conduite vers cette célèbre thèse, qui reste incontournable de nos jours. Chef-d'oeuvre de la littérature féministe, ce texte met en perspective la question de l'écriture et des femmes au sein de la littérature contemporaine.

    « J'aime souvent les femmes. J'aime leur anticonformisme. J'aime leur complétude. J'aime leur anonymat. »

    1 autre édition :

  • « Qu'est-ce qui vaut le plus cher ? Une oeuvre de jv ou le risque de devenir la sixième victime connue d'une entreprise qui nous dépasse ? Comportement suicidaire ou génie des affaires ? La distinction entre les deux se révèle de plus en plus mince. Risquer sa vie, c'est aussi excitant que risquer sa mise, pour des individus riches et peut-être blasés. »Le narrateur, un expert en art contemporain, est chargé par un groupe de collectionneurs surnommé « le consortium de l'angoisse », d'enquêter sur des incidents étranges ayant entraîné la mort de certains d'entre eux. Il constate que le seul point commun entre les victimes serait leur passion pour les créations d'un certain « jv »...Provocation ? Bluff ? Manigance d'une organisation criminelle d'ampleur mondiale ou d'un serial artiste doublé d'un serial killer ?François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres. À la question de ce qu'est une oeuvre d'art, se révèle la contemporanéité d'un monde avec ses fantasmes et ses réalités dans toute leur cruauté et leur vanité. Talentueux et féroce.

    François Vallejo sait de mieux en mieux d'où il vient et cherche de moins en moins à savoir où il va.La seule voie qu'il persiste à suivre est celle du roman, et c'est pour lui un chemin de traverse.Il a exploré une dizaine d'itinéraires singuliers, depuis Vacarme dans la salle de bal, en 1998 jusqu'à Hôtel Waldheim en 2018.Il considère que, sur ces routes secrètes de la vie et des romans qu'il découvre comme elles viennent, le plaisir d'aller dépasse le bonheur d'arriver.

  • Inavouable

    Zygmunt Miloszewski

    Une version polonaise, contemporaine et surprenante de Monuments Men !
    Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944.

    Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l'officier nazi qui lui a confié " le plus grand secret de cette guerre "... Alors qu'il est pris dans une tempête de neige, sa formation d'alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l'une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.
    Une matinée d'automne, de nos jours, à Varsovie.

    Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d'être localisé. Accompagnée d'un marchand d'art cynique, d'un officier des services secrets à la retraite et d'une voleuse légendaire, Zofia s'envole pour New York, étape d'une quête contrariée qui pourrait inverser la lecture de l'Histoire et la politique internationale moderne...

    1 autre édition :

  • The eclectic art of which the Carracci family dreamed was realised by Rubens with the ease of genius. However, the problem was much more complicated for a man of the north, who wished to add to it a fusion of the Flemish and Latin spirits, of which the rather pedantic attempts of Romanism had illustrated the difficulties. He achieved it without losing anything of his overflowing personality, his questing imagination, and the enchanting discoveries of the greatest colourist known to painting. Rubens, the greatest master of Baroque painting´s exuberance, took from the Italian Renaissance what could be of use to him, and then built upon it a style of his own. It is distinguished by a wonderful mastery of the human form and an amazing wealth of splendidly lighted colour. He was a man of much intellectual poise and was accustomed to court life, travelling from court to court, with pomp, as a trusted envoy. Rubens was one of those rare mortals who do real honour to humanity. He was handsome, good and generous, and he loved virtue. His laborious life was well ordered. The creator of so many delightful pagan feasts went each morning to mass before proceeding to his studio. He was the most illustrious type of happy and perfectly balanced genius, and combined in his personage passion and science, ardour and reflection. Rubens expressed drama as well as joy, since nothing human was foreign to him, and he could command at will the pathos of colour and expression which he required in his religious masterpieces. It might be said that he was as prolific in the representation of the joy and exuberance of life as Michelangelo was in the representation of passionate emotions.



  • Dans la lignée de Iain Pears et d'Arturo Pérez-Reverte, ce thriller érudit, qui connaît un triomphe international, entraîne le lecteur dans un jeu de piste passionnant à travers les secrets de l'oeuvre de Jérôme Bosch.


    2013 : Madrid. Le Prado. Le Jardin des délices, célèbre triptyque du peintre flamand Jérôme Bosch, a été vandalisé par un prêtre dominicain. Le religieux, convaincu que l'oeuvre dissimule un dangereux secret susceptible de nuire à l'Église, a lancé du vitriol sur le tableau avant d'être maîtrisé par les gardiens du musée.
    Restaurateur de tableaux, Michael Keie se voit confier la tâche délicate de remettre le triptyque en état. Très vite, il fait une découverte stupéfiante : à plusieurs endroits, les couches de peinture altérées laissent transparaître des symboles cachés. Avec l'aide de son collègue madrilène Antonio de Nebrija, un vieil érudit fantasque, Keie va tenter de déchiffrer ces signes étranges.
    1510 : Petronius Oris arrive à Bois-le-Duc dans les Flandres pour travailler aux côtés de Jerôme Bosch. Alors que la cité est envahie par les sbires de l'Inquisition, Petronius découvre que Bosch, initié à un secret hérétique, travaille en secret à un mystérieux triptyque.
    Avec ses deux enquêtes parallèles, l'une dans le présent, l'autre dans le passé, qui se font écho pour percer le secret du célèbre Jardin des délices, Peter Dempf fait preuve d'une incroyable érudition et nous offre un suspense magistral qui tient en haleine jusqu'à la dernière page.

  • - 50%

    Upside down

    Richard Canal

    Les dirigeants des GAFAM ont réussi. Ils vivent désormais séparés du monde dans des îlots artificiels en basse orbite terrestre. Pour eux, plus rien ne compte à part la jouissance infantile de l'illusion du bonheur.
    Pour les autres, restés sur une Terre qui a littéralement rouillé, l'histoire n'est pas la même...
    À travers plusieurs personnages, dont le clone d'une star du cinéma du XXe siècle et un artiste inventeur d'un art inconnu jusqu'ici, l'une cherchera à descendre pour retrouver son humanité et l'autre tentera de monter pour aspirer à une vie meilleure. Avec ces destins croisés, Richard Canal nous plonge au coeur d'un récit de rédemption et de recherche d'identité qui nous touche au plus profond.

    Dans ce roman poignant, l'auteur nous entraîne dans l'intolérable beauté du désastre à la recherche de notre humanité.

  • Barbares aux yeux des Grecs et des Romains, figures poétiques pour les Romantiques, héros nationalistes chez les historiens du XIXe siècle, les Gaulois gardent pour nous un certain mystère. Leur brillante civilisation, épanouie seulement en quelques siècles, a été submergée par celles de ses voisins, peut-être parce qu'elle en était trop proche. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que ce guide convie.

  • Pays du Lac-Saint-Jean, fin mai 1928.

    Pendant que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés des riverains installés en bordure de cette véritable mer intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la ferme ancestrale. Ce deuil cruel sèmera la discorde et le mensonge dans la famille Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur ainée d'Emma, tentera de comprendre ce qui s'est réellement passé. Quand son ancien fiancé tente de renouer avec elle, la jeune infirmière découvre peu à peu les sombres secrets que préservait jalousement sa soeur, une institutrice à l'allure si sage, que tous croyaient bien connaître.

    Le Scandale des eaux folles, premier tome de cette nouvelle série, encore une fois implantée dans cette magnifique région québécoise qu'est le Saguenay-Lac-Saint-Jean, démarre en trombe dès la première ligne. Inspiré de faits authentiques, il garde le lecteur hors d'haleine jusqu'à la toute fin, alors qu'au fracas des vagues du majestueux lac, quand souffle le terrible vent du nord-est, se mêlent désespoir, peur et non-dits. Du Marie-Bernadette Dupuy à son meilleur, l'auteure que des millions de lectrices et lecteurs à travers le monde apprécient hautement.

  • Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bahaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C'était avant que les nazis ne dévorent l'Europe, c'était un temps où l'on pouvait encore croire au progrès, à l'Art et au sens de l'Histoire. Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.
    Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d'une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d'intérieur et thérapie familiale ? Quel rapport avec son père, Carl, peintre oublié qui finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, hanté par les fantômes de la guerre de Corée et les mensonges d'une enfance déracinée ? Quel rapport avec Cornelius Gurlitt, cet homme discret chez qui on a découvert en 2012 la plus grande collection d'art spoliée par le IIIe Reich ? Quel rapport avec le marchand d'art Theodor Grenzberg, qui poursuit sa femme, Luise, dans la folle nuit berlinoise ? Quel rapport avec Gropius, Klee, Rothko, Marx, Scriabine, l'obsession de la résilience et Ikea ?

    Un siècle, une famille, l'Art et le temps. Vous êtes invités au Bal mécanique.

    Yannick Grannec vit à Saint-Paul-de-Vence. Le Bal mécanique est son deuxième roman. Son précédent roman La déesse des petites victoires a reçu le Prix des Libraires 2013 et le Prix Fondation Prince Pierre de Monaco 2013. Yannick Grannec a également publié aux éditions Anne Carrière "Les Simples" en 2019.

  • "Celui qui voit ne sait pas voir" : telle est la présupposition qui traverse notre histoire, de la caverne platonicienne à la dénonciation de la société du spectacle. Elle est commune au philosophe qui veut que chacun se tienne à sa place et aux révolutionnaires qui veulent arracher les dominés aux illusions qui les y maintiennent. Pour guérir l' aveuglement de celui qui voit, deux grandes stratégies tiennent encore le haut du pavé. L'une veut montrer aux aveugles ce qu ils ne voient pas : cela va de la pédagogie explicatrice des cartels de musées aux installations spectaculaires destinés à faire découvrir aux étourdis qu ils sont envahis par les images du pouvoir médiatique et de la société de consommation. L'autre veut couper à sa racine le mal de la vision en transformant le spectacle en performance et le spectateur en homme agissant. Les textes réunis dans ce recueil opposent à ces deux stratégies une hypothèse aussi simple que dérangeante : que le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; que la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l'action a pu contribuer au bouleversement des positions sociales ; et que la grande dénonciation de l homme aliéné par l excès des images a d'abord été la réponse de l'ordre dominant à ce désordre. L'émancipation du spectateur, c est alors l affirmation de sa capacité de voir ce qu il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire. Les interventions réunies dans ce recueil examinent, à la lumière de cette hypothèse, quelques formes et problématiques significatives de l'art contemporain et s efforcent de répondre à quelques questions : qu'entendre exactement par art politique ou politique de l'art ? Où en sommes-nous avec la tradition de l'art critique ou avec le désir de mettre l'art dans la vie ? Comment la critique militante de la consommation des marchandises et des images est-elle devenue l'affirmation mélancolique de leur toute-puissance ou la dénonciation réactionnaire de l'"homme démocratique" ?

  • Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une soeur aînée histrionique et des parents aussi absents qu'ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d'art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu'on n'évoque qu'à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d'amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l'ami de Finn.
    Confrontée à l'incompréhension de son entourage, et à la réalité d'une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.
    Roman d'apprentissage bouleversant, chronique des années sida vues par les yeux d'une adolescente, Dites aux loups que je suis chez moi révèle une auteure à la plume sensible et puissante.
    Carol Rifka Brunt est née aux États-Unis et vit aujourd'hui en Grande-Bretagne. Dites aux loups que je suis chez moi est son premier roman.

  • Cinéaste, écrivain, dramaturge, metteur en scène de théâtre et d'opéra, Christophe Honoré compte parmi les artistes français les plus singuliers de son époque. De son premier film, 17 fois Cécile Cassard, à l'autofiction Plaire, aimer et courir vite, il fait dialoguer l'intime et l'universel, et décline son amour pour la création artistique sous une multitude de formes.
    Son travail se nourrit de nombreuses influences, notamment de la Nouvelle Vague, ainsi que de sa complicité avec ses acteurs fétiches et le musicien Alex Beaupain. Observateur des moeurs modernes et des sentiments, attaché à la représentation des corps, il met en scène des personnages en quête d'affranchissement. Christophe Honoré, les corps libérés retrace le parcours de cet artiste qui interroge notre place dans le monde et dans le temps, tout en cultivant sa mythologie personnelle.

    Mathieu Champalaune est journaliste et critique de cinéma, de littérature et de théâtre. Il fait partie de la direction éditoriale de la revue de cinéma Répliques.

  • Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Éric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis leur création, puis le rédacteur en chef de 1957 à 1963.
    L'essentiel du cinéma est du côté de l'être et non du langage. Le cinéma ne consiste pas à dire autrement ce que d'autres arts ont pu dire, mais, avec des moyens qui lui sont propres, il dit aussi autre chose : telle est la thèse qui parcourt l'ensemble de ces écrits, jalonnés par la présente constante des noms de Renoir, Murnau, Hitchcock, Rossellini, Dreyer...
    Dans l'entretien Le temps de la critique, réalisé par Jean Narboni qui avait réuni les textes de ce recueil en 1983, l'auteur revient sur ses écrits pour les nuancer ou les prolonger, parfois pour corriger ce qu'il estime avoir été, en leur temps, des erreurs ou des excès dans l'évaluation.
    Le Goût de la beauté a été publié pour la première fois en 1984, dans la collection "Écrits des Cahiers du cinéma", puis en poche en 2004. Les Cahiers du cinéma rééditent aujourd'hui ce livre d'Éric Rohmer (1920-2010), considéré comme un classique, à l'occasion du centenaire de sa naissance.

  • Au-delà des débats sur la crise de l'art ou la mort de l'image qui rejouent l'interminable scène de la fin des utopies, le présent texte voudrait établir quelques conditions d'intelligibilité du lien qui noue esthétique et politique. Il propose pour cela d'en revenir à l'inscription première des pratiques artistiques dans le découpage des temps et des espaces, du visible et de l'invisible, de la parole et du bruit, qui définit à la fois le lieu et l'enjeu de la politique. On peut alors distinguer des régimes historiques des arts comme formes spécifiques de ce rapport et renvoyer les spéculations sur le destin fatal ou glorieux de la «modernité» à l'analyse d'une de ces formes. On peut aussi comprendre comment un même régime de pensée fonde la proclamation de l'autonomie de l'art et son identification à une forme de l'expérience collective. Les arts ne prêtent aux entreprises de la domination ou de l'émancipation que ce qu'ils peuvent leur prêter, soit simplement ce qu'ils ont de commun avec elles: des positions et des mouvements des corps, des fonctions de la parole, des répartitions du visible et de l'invisible.

  • À vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va changer sa vie et le cours de l'histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de Clara Schumann - la femme du compositeur et la plus grand pianiste de ces années.
    Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé, il meurt, et le destin de la musique allemande échoit entre les mains de Brahms.
    Alors que le monde de l'art ne jure plus que par l'innovation et le progrès, Brahms va se lever, seul contre tous, et démontrer qu'on peut aller encore plus loin en regardant derrière soi. Chantant les beautés de la nature et puisant au plus profond de lui-même, il écrira la musique la plus parfaite et la plus originale qui soit.
    Après Un hiver avec Schubert, Olivier Bellamy guide le lecteur dans l'oeuvre et l'histoire de Brahms en 44 textes ciselés, documentés et sensibles. Le compositeur le plus secret de son époque nous devient aussi proche qu'un membre aimé de notre propre famille...
    Né à Marseille en 1961, Olivier Bellamy anime chaque jour Passion classique sur Radio classique. Il est aussi l'auteur de plusieurs documentaires à la télévision dont la série À Contretemps sur France 3 et possède un blog sur le Huffington Post.

  • Hélène, qui fait une belle carrière de pianiste, tombe follement amoureuse d'Alexandre, un jeune prêtre qui exerce son ministère dans la région où elle a grandi. À partir de ce jour, sa vie se dérègle et prend des chemins qui lui font vivre tour à tour des tourments et des joies sans nom.

  • Le parfum

    Jean-Claude Ellena

    Les parfums répondent aux modes, sont le reflet d'une époque, la transcendent parfois. Ils sont aussi affaire de chimie, de marketing, de processus de fabrication et de commercialisation. Ils doivent respecter des normes de sécurité de plus en plus précises. Ils représentent un marché international de plusieurs milliards d'euros. Ils sont surtout affaire de création. À partir d'une palette de matières odorantes, Jean-Claude Ellena raconte comment fonctionne l'odorat et comment se compose un parfum. Il nous livre sa manière unique de créer une fragrance, de jouer avec nos souvenirs olfactifs pour rendre le parfum séducteur.

  • « Contrairement aux Contes moraux, les Contes des 4 saisons ne se présentent pas comme une suite de variations sur un thème donné : celui d'un homme qui, parti à la recherche d'une femme, en rencontre une autre et revient à la première. On peut toutefois déceler a posteriori dans leur structure et leur problématique des analogies, des oppositions, voire de vraies symétries. Le troisième conte (Automne) par exemple, rime avec le premier (Printemps), traitant comme lui la "pensée" au sens large, et décrivant une ou plusieurs machinations effectives ou supposées. Le quatrième (Hiver) et le second (Été) se renvoient une image inversée : une femme - trois hommes et un homme - trois femmes, respectivement. Ils ont, peut-on dire, pour objet une "foi" certaine de son choix dans l'un, presque aussi sûre, dans l'autre, de son non-choix. Etc. »
    Éric Rohmer


    Contes des 4 saisons : Conte de printemps (1990), Conte d'été (1996), Conte d'automne (1998), Conte d'hiver (1992).

  • Quel est le rapport entre une carafe et une carafe de Chardin ? Entre un arbre et un arbre de Claude Lorrain ? N'est-ce pas là le grand mystère de l'art ? Par la magie de la ressemblance, l'artiste figuratif n'offre pas une reproduction du visible mais un aperçu de l'invisible, d'un monde à la fois reconnaissable et profondément différent. La plus exacte ressemblance transforme ainsi la réalité en une fiction provisoire, attirante et inatteignable. Michael Edwards étudie cette aspiration des artistes à une transcendance, non pas dans une réalité imaginaire mais dans la réalité connue, dans l'oeuvre d'artistes célèbres : Claude Lorrain, Chardin, Blake, Turner, mais présente aussi au lecteur le peintre anglais Stanley Spencer, le sculpteur américain Greg Wyatt, ainsi que deux artistes contemporains insuffisamment reconnus, Claude Garache et Pascale Hémery.

  • Recueil de travaux inédits, de croisements artistiques, d'études historiques et de propositions esthétiques qui convoquent une pensée politique de l'art contemporain, cette anthologie affirme la nécessité de sonder l'articulation entre art et histoire globale, entre art et genre, entre art et corporéités, entre art et décolonialité, à partir de références textuelles, visuelles, performatives et conceptuelles.


    Transnationale, pluridisciplinaire, intersectionnelle, elle témoigne de l'intrication des pratiques théoriques, artistiques et activistes féministes, queers et décoloniales. Composée pour mettre en résonance plusieurs temporalités de la création et de la réflexion, elle présente, ensemble et bout à bout, des textes théoriques, des écrits manifestaires, des scripts et des traces photographiques des oeuvres et des performances : autant d'actions militantes, de pratiques artistiques et de recherches théoriques qui, en transformant profondément les discours sur les identités et en favorisant les recoupements entre leurs diverses facettes - classe, genre, race, orientation sexuelle... - invitent à élaborer des politiques coalitionnelles.


    Avec des contributions de Muriel Andrin, Clélia Barbut, Dalida María Benfield, Rebecca Close, Anne Creissels, Stéphanie Dadour, Katy Deepwell, Fabienne Dumont, María Galindo, Virginie Jourdain, Aurélie Journée-Duez, Melanie Klein, Verónica Lahitte, Dominique Malaquais, Anyely Marín Cisneros, Liza Petiteau, Griselda Pollock et Nataliya Tchermalykh.

  • Six contes moraux

    Eric Rohmer

    « Pourquoi filmer une histoire quand on peut l'écrire ? Pourquoi l'écrire quand on va la filmer ? Cette double question n'est oiseuse qu'en apparence. Elle s'est posée très précisément à moi. L'idée de ces contes m'est venue à un âge où je ne savais pas encore si je serais cinéaste. Si j'en ai fait des films, c'est parce que je n'ai pas réussi à les écrire. Et si, d'une certaine façon, il est vrai que je les ai écrits - sous la forme même où on va les lire - c'est uniquement pour pouvoir les filmer. Ces textes donc, ne sont pas "tirés" de mes films. Ils les précèdent dans le temps, mais j'ai voulu d'emblée qu'ils fussent autre chose que des "scénarios". C'est ainsi que toute référence à une mise en scène cinématographique en est absente. Ils ont eu, dès le premier jet, une apparence résolument littéraire. » Éric Rohmer.

    Six contes moraux : La Boulangère de Monceau (1962), La Carrière de Suzanne (1963), La Collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud (1969), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972).

  • Avec ses longs-métrages - La Raison du plus faible, 38 Témoins, Chez nous... - Lucas Belvaux s'inscrit dans une tradition cinématographique réaliste et sociale. Le cinéaste belge interroge nos démocraties modernes sous plusieurs angles : la responsabilité individuelle, la place de la justice, la montée de l'extrême droite, ou encore la fin du monde industriel et son corollaire, le chômage de masse. Derrière un propos d'une grande cohérence, chaque film explore un genre différent. On passe ainsi de la comédie à la romance, du polar à la chronique judiciaire, de la tragédie au réalisme politique
    Au plus près des difficultés rencontrées par ses personnages, ses oeuvres possèdent une approche documentaire. Le nord de la France et la Belgique constituent ces principaux décors et plongent ses histoires dans une réalité post industrielle, populaire et poétique. Composé d'un essai introductif et d'un entretien, La Mécanique Lucas Belvaux explore une filmographie à l'image de la complexité de nos sociétés contemporaines.
    Quentin Mével est délégué général de l'Acrif et auteur de plusieurs livres d'entretiens avec des cinéastes (Noemie Lvovsky, Cédric Kahn, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Frederick Wiseman, Valérie Donzelli...). En 2017, il a coréalisé, avec André S. Labarthe, Mathieu Amalric, l'Art et la Matière.
    Louis Séguin est journaliste et critique de cinéma. Il a écrit pour les magazines Transfuge, Trois Couleurs et Chronic'art, avant d'intégrer la rédaction des Cahiers du cinéma en 2014. Il a coréalisé un moyen métrage avec Laura Tuillier (Les Ronds-points de l'hiver, 2016), et réalisé deux courts métrages (Saint-Jacques - Gay-Lussac, 2018, et Bus 96, 2019).

  • La saga Maeght

    Yoyo Maeght

    Aimé Maeght, génial marchand d'art, collectionneur et mécène, voua sa vie à l'art moderne et contemporain. Simple ouvrier lithographe, il travailla avec Bonnard puis Matisse. De ces deux rencontres décisives naquit la galerie Maeght, à Paris, en 1945,

  • Dès la naissance du cinéma et le court-métrage Le Christ marchant sur les flots de Georges Méliès (1899), les cinéastes se sont emparés des sujets religieux, et plus spécifiquement de la question des miracles. Dans de grandes fresques hollywoodiennes, telles que Les Dix Commandements (Cecil B. DeMille, 1956) ou Ben-Hur (William Wyler, 1959), le miracle constitue l'apothéose qui associe la sidération des spectateurs à un émerveillement religieux.
    D'Ordet (Carl Theodor Dreyer, 1955) à L'Apparition (Xavier Giannoli, 2018) en passant par Bruce tout-puissant (Tom Shadyac, 2003), le phénomène miraculeux a connu une multiplicité d'évocations, au cinéma et dans les séries. C'est à chaque fois une expérience-limite qui fait s'opposer l'invisible et le visible, la folie et la raison, le bien et le mal. Par la mise en scène, le miracle peut être sublimé, dénoncé comme supercherie, ou au contraire trouver une dimension nouvelle. Cinémiracles, l'émerveillement religieux à l'écran explore les modes de représentation du miracle, au croisement des questions esthétiques et spirituelles
    Timothée Gérardin est critique de cinéma. Il est le fondateur du blog Fenêtres sur cour et l'auteur de Christopher Nolan, la possibilité d'un monde (Playlist Society, 2018).

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