Les Belles Lettres éditions

  • Barbares aux yeux des Grecs et des Romains, figures poétiques pour les Romantiques, héros nationalistes chez les historiens du XIXe siècle, les Gaulois gardent pour nous un certain mystère. Leur brillante civilisation, épanouie seulement en quelques siècles, a été submergée par celles de ses voisins, peut-être parce qu'elle en était trop proche. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que ce guide convie.

  • Pétra, la cité rose deJordanie, fait rêver de caravanes d'encens et d'architecture fabuleuse. Mais qu'en est-il réellement de la capitale d'un royaume des sables et de ses habitants, entreprenants caravaniers arabes qui ont résisté aux Grecs, puis aux Romains? La civilisation nabatéenne, tombée dans l'oubli jusqu'au début du XIXe siècle, retrouve la lumière grâce au développement intensif de la recherche archéologique et épigraphique. Dans ce guide, le lecteur découvrira combien les Nabatéens, courageux et aventureux, étaient aussi amoureux de la vie.
    Marie-Jeanne Roche est docteur en histoire (Paris X-Nanterre) ; elle est actuellement chargée de conférences à l'École pratique des hautes études (Paris-Sorbonne), et s'est spécialisée dans la civilisation nabatéenne. Elle dirige actuellement un projet épigraphique et archéologique au sud de Pétra.

  • Entre le nirvana du Buddha et les invasions musulmanes, environ dix-huit siècles où brille la civilisation indienne. Pourtant, aucune institution ne vient l'organiser, aucun état durable n'encadre son essor ce qui n'empêche pas une intense réflexion sur la notion même d'état. Curieusement, alors que l'Inde est une simple expression géographique, il existe une civilisation indienne, sans doute la seule grande civilisation qui soit fédérée non par un état mais par une langue, le sanskrit, langue sacrée des brahmanes mais aussi langue de culture. De même, aucune Église ne vient institutionnaliser les religions ni le formidable élan spéculatif des chercheurs de vérité : le Buddha, le Jina, Patañjali, Samkara et bien d'autres se tournent ou se détournent des textes sacrés, le Veda. Ils vont dès lors réfléchir sur les grandes notions qui structurent la vie spirituelle : Que vaut l'action humaine qu'on nomme karman ? Comment échapper au monde du devenir, le samsara ? Peut-on vivre dans la non-violence ? Comment expliquer le mal? Comment penser une organisation sociale, le système des castes, qui est au coeur de l'Hindouisme ?
    La réflexion concerne une minorité d'ascètes, de , de penseurs professionnels qui veulent sortir du monde. Mais il y a aussi ceux qui souhaitent y demeurer et vivent intensément. La danse du Bharatanatya, la musique des raga, la sculpture et l'architecture, les premières miniatures fleurissent. C'est aussi l'époque où, en mathématique, l'Inde découvre le zéro, la numération par position et calcule avec précision la circonférence terrestre.
    Voilà qui permet de découvrir une civilisation riche, exubérante, multiple, bien loin des clichés misérabilistes et superstitieux qui sont un héritage de son proche passé colonial.

    Indianiste, védisant, grammairien et philologue, Michel Angot a travaillé en Inde et a appris auprès d'érudits (pandits) la récitation du Veda et la grammaire traditionnelle. Il a enseigné le sanskrit et la littérature sanskrite à l'université de Nanterre (Paris-X) puis à l'Inalco. Membre du Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS), il anime un séminaire sur la notion de délivrance dans les philosophies brahmaniques et bouddhistes à l'EHESS. Outre de nombreux articles, il a publié L'Inde Classique (Les Belles Lettres, 2001), La Taittirîya-Upanishad avec le commentaire de Shamkara (Collège de France, 2007), et Le Yoga-Sutra de Patanjali, suivi du Yoga-Bhashya de Vyasa (Les Belles Lettres, 2008).

  • Rome. On croit savoir beaucoup de la civilisation romaine. C'est sans doute vrai. On pense la connaître parce qu'elle est la source vive de la nôtre. Là réside l'erreur. Il faudrait pouvoir restituer, sur les hommes et sur les choses, le regard des Romains. L'objectif de ce guide est d'initier cette démarche.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • Les Étrusques: une civilisation rayonnante. L'une des trois plus puissantes en Méditerranée au VIe siècle avant notre ère, avec la Grèce et Carthage, à l'heure où Rome balbultie. Moins mystérieuse qu'on se plaît à le dire, mais fascinante avec ses ombres qu'illumine peu à peu un art subtil et spontané.
    Un peuple qui crie son goût de la vie et dont la culture raffinée, aux sources de la civilisation italienne, donne une haute idée du génie humain.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • Oubliée pendant de longs millénaires, l'histoire de la Mésopotamie est reconstituée progressivement par les chercheurs depuis le milieu du XIXe siècle. Loin du despotisme oriental et des fastes exotiques, trois civilisations, Sumer, Assur et Babylone, revoient le jour grâce aux efforts conjugués des historiens et des archéologues. Ce livre propose une rencontre avec des hommes d'un autre temps.

  • La Chine vient à nous: des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.

    Ivan P. Kameranovic.Docteur en philosophie, diplômé de chinois aux Langues orientales ; Enseigne à l'université depuis 1988, membre du Centre de recherches sur l'Extrême-Orient de Paris-Sorbonne (en 2005)

  • La Palestine à l'époque romaine n'est pas une terre comme les autres : elle a connu le pouvoir d'Hérode le Grand, entendu le message de Jésus, subi la destruction du Temple, vu se développer le judaïsme rabbinique, abrité la première communauté chrétienne... Soumise à l'autorité de Rome, elle a nourri une civilisation à l'activité spirituelle intense, reflétée par de nombreux écrits, comme les Manuscrits de la mer Morte. Les découvertes et les recherches récentes en offrent aujourd'hui une image plus prégnante.
    Caroline Arnould-Béhar
    Spécialiste de la Palestine d'époque hellénistique.

  • Un dieu d'airain mangeur d'enfants, des éléphants dans la vallée de la Maurienne et une figue fraîche, voilà peut-être ce qu'ont conservé de Carthage les intermittences de la mémoire commune. Mais le témoignage de sa civilisation est d'une autre ampleur. Héritière des cités-états de la côte levantine, elle fut, du VIIIe au IIe s. avant notre ère, une véritable puissance économique, politique et culturelle qui s'opposa aux Grecs, puis aux Romains. Voilà qui mérite d'explorer l'univers singulier des Carthaginois.

  • « Un lit de malade, six pieds de long : voilà le monde qui est le mien. [...] Douleurs, tourments, hurlements, analgésiques : chercher timidement un sentier de vie sur le chemin de la mort, et désirer avec avidité une faible paix, quelle dérision ! et pourtant, dès lors que l'on demeure en vie, il y a des choses que l'on tient absolument à dire. » Pendant l'été 1902, tourmenté par une tuberculose osseuse, Shiki publie chaque jour quelques lignes dans un grand quotidien. Loin de tout lamento, imprévues, souvent joyeuses, parfois déchirantes, ces notes au fil du pinceau sourdent directement du corps et de ses humeurs. Fenêtre ouverte sur le monde, la nature, la vie quotidienne, le passé, les arts, les gens, elles présentent un Japon vivant, à mille lieues de tout cliché. Masaoka Shiki (1867-1902) est célèbre pour avoir donné une vie nouvelle à un genre moribond, le haiku, mais il s'est également attaqué à la réforme de l'autre genre poétique majeur, le waka, ainsi qu'à la mutation de la prose moderne. Il était le meilleur ami de Sôseki.

  • « J'écris ce livre au petit bonheur la chance des réflexions, des souvenirs et des présents. Les nécessités de la vérité font que je m'y fais continuellement apparaître, et dans la position d'interlocuteur.

    Tant pis. C'est ce qui me permet d'écrire ce livre, et de dire non pas ce qu'est Picasso: mais comment il m'apparaît non pas ce que je sais: mais ce que je vois non pas ce que j'imagine qu'il met dans sa peinture: mais ce que l'on peut déduire de sa position vis-à-vis de la peinture à partir de la façon qu'il a de vivre avec elle. » Hélène Parmelin (extrait de l'autopréface)

    Journaliste, romancière, critique d'art, Hélène Parmelin (1915-1998) est née à Nancy dans une famille de juifs russes révolutionnaires. Elle rejoint le Parti communiste en 1944, occupe d'importantes fonctions à L'Humanité et devient la compagne du peintre Edouard Pignon l'un des rares intimes de Picasso. Avec Pignon, elle fera de très fréquents séjours chez le créateur des Demoiselles d'Avignon dont elle devient à son tour l'amie et à qui elle consacrera plusieurs livres qui sont autant de témoignages irremplaçables nous montrant Picasso « sur le vif ». Signataire du « Manifeste des 121 », elle condamnera l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'URSS en 1968 et finit avec Pignon par quitter le Parti communiste en 1980.

  • Né en 37 après J.-C., Néron est porté au pouvoir à 17 ans par les intrigues de sa mère Agrippine. Conseillé par le grand Sénèque, le dernier empereur de la dynastie julio-claudienne se montre bon administrateur au début de son règne. Il rétablit le Sénat dans ses prérogatives, procède à d'importantes réformes et se veut le bienfaiteur de son peuple. Après le grand incendie de 64, il conçoit des projets grandioses pour rebâtir Rome.
    Mais on ne lui pardonnera jamais l'assassinat de son demi-frère Britannicus, de sa mère et de son épouse Octavie. Ni la répression sanglante de la conspiration de Pison quand il pousse Sénèque au suicide et élimine une partie de l'élite politique romaine. L'Histoire retient aussi qu'il fut l'instigateur des premières persécutions contre les Chrétiens. Ses débauches, son goût immodéré pour les festivités et ses cabotinages sur scène finissent par lasser. Confronté à la révolte de grands chefs militaires, le dernier empereur de la lignée julio-claudienne est déclaré ennemi public par le Sénat et contraint de se suicider en 68.
    Tacite, Suétone, Sénèque, Dion Cassius nous racontent.

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