EDITIONS DE L'ATTRIBUT

  • Cet ouvrage analyse la mise en oeuvre du dispositif Culture & Santé à partir d'une recherche universitaire de trois ans menée en Aquitaine, Pays de la Loire, Rhône-Alpes et Île-de-France auprès des acteurs du soin (cadres de santé, infirmier.ère.s, médecins), de la culture (artistes, médiateur.trice.s, chargé.e.s de production) et des agents de service des collectivités territoriales et de l'État. Ce dispositif, introduit dans les hôpitaux puis dans les structures médico-sociales à partir de 1999, est le résultat d'une politique interministérielle qui trouve des terrains d'application très différents d'une région à l'autre, comme l'illustrent les divers cas concrets issus des enquêtes de terrain menées dans les centres hospitaliers, les CHU, les ehpad...
    Le livre interroge les tensions à l'oeuvre entre les acteurs et les organisations, ainsi que les pouvoirs de légitimité qui se jouent dans et entre les secteurs. Il analyse la façon dont les pratiques sont bousculées, aussi bien chez les artistes que chez les professionnels de la santé et du social. Si ces projets restent globalement dans une marge, celle-ci constitue un interstice qui leur permet justement d'exister dans leur spécificité et offre un espace de créativité. Il est appelé à devenir une référence sur les rapports entre culture et santé.
    Françoise Liot et Chloé Langeard sont maîtresses de conférences en sociologie, respectivement membres du Centre Émile-Durkheim (Université de Bordeaux) et du GRANEM-TEPP (Université d'Angers). Sarah Montero est maîtresse de conférences en géographie sociale, membre du laboratoire Passages (Université Bordeaux-Montaigne).
    Publié avec le concours du Centre Émile-Durkheim, du Conseil régional Nouvelle-Aquitaine, de la Drac Nouvelle-Aquitaine, de l'ARS Nouvelle-Aquitaine et de l'Université de Bordeaux.


  • Pourquoi avons-nous cette impression d'y rencontrer toujours les mêmes personnes ? Les objectifs de démocratisation de la culture sont-ils donc si peu atteints ? Il faut maintenant se rendre à l'évidence : les politiques publiques de la culture conduites en France depuis plus de quarante ans doivent être reconstruites. Elles ne sont plus en adéquation avec les mutations de la société. "L'élitaire pour tous" si cher à Antoine Vitez semble avoir atteint ses limites.
    Comment transformer les relations que nos concitoyens entretiennent avec l'art, les oeuvres et les artistes ? Ce livre s'efforce d'ouvrir quelques chemins entre singularités et solidarités. Il invite les artistes et les professionnels de la culture à repenser leur rapport à la population. Il appelle les dirigeants nationaux et les élus locaux à imaginer, avec les acteurs culturels, des réponses politiques renouvelées à la question : la culture, pour qui ?


  • Vivante et plurielle, vieille comme l'humanité, la culture constitue l'une des principales richesses des territoires et contribue subtilement à leur développement humain, social et économique. Qu'elle soit personnelle ou collective, créative ou patrimoniale, elle fleurit de toutes parts, à la croisée d'initiatives privées et publiques, pour donner cette couleur singulière au territoire où elle essaime.

    Ce livre, par la diversité de ses plumes et de ses points de vue, tente de dessiner l'écosystème que forment les artistes, les acteurs culturels, les habitants, les élus, dans leur démarche remarquable de « brodeuse pour faire du cousu main », pour reprendre la belle expression de Fabienne Corteel.

    Tous agissent, sur un mode coopératif le plus souvent, pour placer l'humain et l'utilité sociale au coeur du développement, pour aller à rebours de l'uniformisation des idées, des formes et des désirs. Les politiques culturelles tiennent alors un rôle essentiel, d'impulsion et d'accompagnement. A l'heure des droits culturels, elles doivent prendre soin des femmes et des hommes qui font le territoire, qui l'habitent et le parcourent.


  • Ce livre confronte les points de vue de créateurs, penseurs et pédagogues du domaine artistique et de l'enseignement général. Il aborde les questions de création, de recherche, de transmission de l'art et de pédagogie. Il interroge la présence des artistes à l'école, de la maternelle à l'université, spécificité française qui oblige à repenser et à adapter le processus éducatif.

    L'originalité d'ARFAE (Atelier de Recherche sur la Formation des Artistes et des Enseignants) est de proposer une réflexion portée par des établissements d'enseignement supérieur ayant en charge, pour les uns - l'ENSATT et Le Pont Supérieur - la formation de futurs créateurs, et pour les autres - l'Université Lyon2 et l'Université de Nantes - celle de futurs professeurs. Cela offre au lecteur un dialogue entre artistes et universitaires, toujours riche car souvent à front renversé.

    Conjuguant les analyses, les témoignages et les approches sensibles, ce livre est à mettre entre toutes les mains : celles des artistes en devenir ou en activité, celles des pédagogues et futurs pédagogues, celles des professionnels de la culture et de l'éducation populaire, celles de tous ceux que la transmission (de l'art en particulier) passionne.

    Vous y trouverez retranscrites les interventions recueillies lors de huit séminaires de recherche, qui se sont déroulés à Lyon et à Nantes entre 2015 et 2017, ainsi qu'à l'occasion d'une rencontre nationale intitulée « Transmettre l'art, transmettre la liberté » organisée au Théâtre Universitaire de Nantes en mars 2016.

    Une prise de parole sans langue de bois de personnalités engagées dans l'action.


  • Souvent reléguée après les apprentissages fondamentaux, l'éducation artistique et culturelle ne va pas de soi. Elle est toujours à justifier par ses partisans. Ses objectifs peuvent diverger : réussite scolaire, intégration professionnelle ou épanouissement personnel ? Autrement dit, l'art fait-il grandir l'enfant ?
    Jean-Marc Lauret tire les enseignements des nombreuses recherches (principalement anglo-saxonnes) conduites depuis trente ans dans les sciences de l'éducation, la sociologie et les neurosciences. Plutôt qu'une conception utilitariste, il privilégie une approche qualitative en s'appuyant sur les compétences forgées par l'éducation artistique : créativité, imagination, confiance personnelle, concentration, faculté d'apprentissage, estime de soi, ouverture à l'autre, prise de conscience de son environnement.
    Interrogeant la question de l'évaluation dans les politiques publiques, ce livre pose in fine les jalons de ce que pourrait être l'évaluation d'une politique d'éducation artistique et culturelle. À mettre entre les mains de tous les parents, enseignants, de la maternelle à l'université, artistes et acteurs culturels, et des décideurs qui s'intéressent tant aux questions d'éducation et d'art que d'évaluation.



  • En une trentaine d'années, l'éducation artistique et culturelle a été élevée, au moins dans les discours, au rang de cause majeure des politiques publiques. Avec une approche bien différente, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont proclamé qu'ils en feraient une des priorités de leur politique culturelle.







    Pourtant, depuis l'ambitieux plan Lang-Tasca, l'Etat ne semble plus en mesure d'apporter la continuité d'une généralisation de cette politique, faute de dégager des moyens véritablement incitatifs mais aussi en raison de pratiques et d'objectifs souvent divergents entre l'Education nationale et la Culture.







    Spécialistes reconnus du sujet, Marie-Christine Bordeaux et François Deschamps retracent la jeune et tumultueuse histoire de l'éducation artistique en pointant autant les avancées que les rendez-vous manqués entre l'Education nationale, la Culture, Jeunesse et Sports et l'Éducation populaire.







    Ils montrent comment, face à ces atermoiements, les collectivités territoriales ont pris l'initiative en développant des expériences cohérentes et innovantes.







    Ce livre a aussi le mérite de prendre en compte les enseignements artistiques, pan essentiel de la formation artistique des jeunes, pour les inscrire dans la réflexion sur l'éducation artistique et culturelle.







    Dans une revigorante dernière partie, les auteurs livrent des propositions pour un service public de l'éducation artistique et culturelle, en confiant un rôle majeur aux collectivités territoriales.

  • At first glance, participation appears to be a constant goal throughout the history of cultural policies, adapting itself to very diverse configurations in time and space. However, some see it as a lever for social and cultural innovation that marks a breakthrough in several areas of public policy.
    Authors:
    Félix Dupin-Meynard, Emmanuel Négrier, Lluís Bonet, Giada Calvano, Luisella Carnelli, Elettra Zuliani.
    Coédité par Occitanie en scène
    Avec le partenariat de : CEPEL, Université de Montpellier, Universistat de Barcelona, Creative Europe, BeSpectACTive!, Fondazione Fitzcarraldo, Ministère de la Culture.

empty