Éditions l'Art-Dit

  • La dimension pulsionnelle de la création, la nature du sujet représenté, la force, la puissance du style, la volonté de dominer sont autant de facteurs qui entrent en compte dans la perception de la violence dans l'art. Pour l'artiste, l'art lui-même, ou du moins sa pratique, peut aussi être synonyme de violence quand il faut à la fois « se lâcher pour laisser agir les modalités d'expression et en même temps maîtriser une technique, un style. » La violence de l'art réside aussi dans la position de l'artiste, qui cherche autant à donner du sens à un monde absurde ou fantastique, et à célébrer la vie délivrée de ses carcans et de ses conformismes.

  • « Un jour, je me suis dit qu'un artiste, qu'il soit peintre, sculpteur ou photographe, devait obligatoirement, à un moment, se poser des questions sur la façon de créer des images efficaces sur le public, et surtout se demander comment le spectateur allait percevoir ses oeuvres. Depuis, j'essaie inlassablement de répondre à cette question... »
    À partir d'une analyse de la physiologie visuelle en cours à leur époque, Hugues Romano explore la façon dont, au fil du temps, les artistes ont créé l'illusion en agençant l'espace dans la peinture. Mais n'y a-t-il que les artistes qui cherchent à nous leurrer ?
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    S'agit-t-il de créer l'illusion ou de donner à voir un autre aspect de la réalité ? De puiser à la source de nos rêves pour inventer un monde qui nous convienne, de donner à voir des infiniment petits ou des infiniment grands que nos yeux ne perçoivent pas ?
    La réalité n'est pas toujours ce que l'on croit. Il y a d'ailleurs tellement de réalités : nous avons chacun la notre. Les artistes nous proposent leur vision du monde, leur réalité. Même si, de toute façon, la peinture est menteuse ! Créer l'illusion du réel nécessite pour l'artiste de « tricher » avec la réalité...

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