• Mapuche

    Caryl Férey

    Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l'enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d'enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine hier comme aujourd'hui, il n'est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours...

  • - 54%

    Rien à perdre

    Roberto Montana

    Quelques kilos en plus, beaucoup de cheveux en moins, trois copains se retrouvent lors d'une réunion d'anciens élèves d'un lycée de Buenos Aires.
    Wave, rockeur fainéant, convainc deux de ses anciens camarades de partir en voyage sur une plage en Uruguay. À bord d'une vieille Ford Taunus, Mario, le Nerveux et Wave prennent la route. Au lieu de retrouver leur adolescence, c'est rapidement leur présent qui s'impose : l'un vit encore chez sa mère, l'autre risque de divorcer et le dernier vient d'apprendre que sa femme le trompe (avec un gars « qui passe son temps au gymnase et écoute Shakira. Shakira ! Tu y crois, toi ? »). Accompagnés d'une jeune auto-stoppeuse très enceinte, entre moqueries et petites misères du quotidien, tout bascule au moment où l'un d'entre eux transpire trop au moment de passer la frontière...

    Truffé de malentendus, ce road-trip se transforme vertigineusement en roman noir, mais les héros ressemblent davantage aux Marx Brothers qu'à Marlowe. Avec un style percutant et des dialogues désopilants, l'auteur nous fait voyager avec une bande de bras cassés, salauds et finalement sympathiques.

  • Les vilaines

    Camila Sosa Villada

    La Tante Encarna porte tout son poids sur ses talons aiguilles au cours des nuits de la zone rouge du parc Sarmiento, à Córdoba, en Argentine. La Tante - gourou, mère protectrice avec des seins gonflés d'huile de moteur d'avion - partage sa vie avec d'autres membres de la communauté trans, sa sororité d'orphelines, résistant aux bottes des flics et des clients, entre échanges sur les derniers feuilletons télé brésiliens, les rêves inavouables, amour, humour et aussi des souvenirs qui rentrent tous dans un petit sac à main en plastique bon marché.

    Une nuit, entre branches sèches et roseaux épineux, elles trouvent un bébé abandonné qu'elles adoptent clandestinement. Elles l'appelleront Éclat des Yeux.

    Premier roman fulgurant, sans misérabilisme, sans auto-compassion, Les Vilaines raconte la fureur et la fête d'être trans. Avec un langage qui est mémoire, invention, tendresse et sang, ce livre est un conte de fées et de terreur, un portrait de groupe, une relecture de la littérature fantastique, un manifeste explosif qui nous fait ressentir la douleur et la force de survie d'un groupe de femmes qui auraient voulu devenir reines mais ont souvent fini dans un fossé. Un texte qu'on souhaite faire lire au monde entier qui nous rappelle que « ce que la nature ne te donne pas, l'enfer te le prête ».

  • Au coeur d'Esquisses musicales se trouve un personnage paradoxal : un peintre que l'on n'a jamais vu peindre, et dont aucune oeuvre n'a jamais pu être admirée. C'est pourtant à lui que l'on a confié la tâche de décorer les murs de la mairie de Coronel Pringles, une ville d'Argentine. Cet homme est-il vraiment l'artiste qu'il prétend être ? Et plus largement, qu'est-ce qui fait de quelqu'un un artiste ?

    Pour tenter de dissiper son mystère, le narrateur suit le parcours de ce curieux individu. Un chemin où l'on croisera d'autres personnes tout aussi étranges, et rythmé par des événements qui ne le sont pas moins. Jusqu'à, peut-être, trouver l'origine de l'art.
    Avec humour et un sens aigu de l'absurde, César Aira nous livre un singulier portrait d'artiste - un roman partagé entre logique pervertie et réalisme magique.

  • // Prix Landerneau Polar 2016 //
    La presse en parle...
    L'EXPRESS : "Cette femme a un don. Le don de se fondre dans des terres inconnues et inhospitalières, et d'en faire émerger, comme par magie, les aspérités les plus rugueuses et les beautés les plus cachées."
    LIRE : " Une mécanique implacable sur la cruauté et la rédemption, à l'écriture tout en sécheresse."
    ELLE : "La confirmation"
    FRANCE INTER : "Une des romancières les plus accomplies de la littérature noire."
    Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l'un à l'autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d'épineux.
    Cet enfant, c'est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d'une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
    Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d'immenses domaines, l'espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l'étau de terreur et de violence qui l'enchaîne à cette famille ?
    Avec ce quatrième roman, sombre, planté dans une nature hostile et sublime, Sandrine Collette explore une relation familiale terrible, et la rédemption, possible ou non, d'un enfant qui a gardé son humanité. Depuis Des Noeuds d'acier, Grand Prix de littérature policière, l'auteur « confirme avec éclat qu'elle a tout d'une romancière accomplie. » (François Busnel, L'EXPRESS)

  • Argent brûlé

    Ricardo Piglia

    • Zulma
    • 4 Février 2021

    Buenos Aires, mercredi 27 septembre 1965, 15 h 11. Une voiture lancée à toute allure bloque un convoi de fonds. Beretta au poing, Bébé Brignone et le Gaucho Dorda mitraillent le fourgon, s'emparent du magot et laissent trois flics à terre. La cavale commence, de planque en planque... jusque dans la souricière tendue à Montevideo par l'inspecteur Silva. Assiégée mais décidée à résister jusqu'au bout, l'improbable bande de forcenés défie en une nuit tous les jeux de pouvoir - et ses propres démons. Argent brûlé élève le « casse du siècle » argentin au rang de mythe. Un roman halluciné, sur fond d'agitation péroniste et de corruption, aussi étourdissant qu'inoubliable.

  • Un narrateur se souvient de ses années d'enfance en Argentine, en plein péronisme. Sur la place de la ville trônait un immense tilleul dont son père utilisait les fleurs pour préparer des infusions. Ce père avait du sang noir. Sa mère, elle était descendante d'Européens. La ville, Coronel Pringles, était parcourue de rumeurs, de tensions politiques. Son paysage se transformait. Et les pauvres, guidés par Eva Perón, aspiraient à faire partie d'une nouvelle classe moyenne.

    Cette enfance, c'est celle de César Aira. Ou peut-être pas : derrière ce qui semble être une autobiographie se cache un texte ludique et émouvant où la fiction et la réalité se confondent. Rien n'est plus faux que la mémoire, nous dit Aira. Et c'est une chance : cela permet de se réinventer. Et donne naissance à des vocations d'écrivain.

  • Le 22 octobre 1958, à Buenos Aires, une jeune fille, prénommée Elena, envoie un appel au secours à une amie. Elle lui dit qu'on est en train d'empoisonner son père et que, s'il meurt, elle est certaine d'être la prochaine victime. Quarante ans plus tard, une autre jeune fille, Inès, achète une robe en organdi jaune dans un magasin de vieux vêtements... et découvre la lettre désespérée d'Elena, dissimulée dans l'ourlet de la robe. Le message n'est jamais parvenu à sa destinataire. En cachette de ses parents, qui ne prennent pas du tout cette histoire au sérieux, Inès décide de retrouver la trace d'Elena en se faisant passer pour une apprentie journaliste. C'est ainsi qu'elle rencontre Amparito, une femme qui n'a peur de rien et qui a travaillé autrefois pour la famille d'Elena. Elles vont mener l'enquête ensemble. Car elles sont persuadées qu'il y a eu meurtre. Et si le terrible destin d'Elena a été scellé il y a quarante ans, les assassins, eux, sont toujours en vie.

  • Le bal des folles

    Copi

    C'est l'histoire d'un écrivain argentin qui aime à écrire dans des chambres d'hôtel sordides à Paris. D'un beau Romain qui souhaite devenir une belle Parisienne, d'un sosie de Marilyn Monroe tyrannique et envahissant, d'un éditeur qui aimerait que son auteur cesse de le prendre pour un micheton. D'une boulangère qui pratique la voyance, d'un hippie neurasthénique qui élève ses triplés à Ibiza de façon peu orthodoxe, d'une véritable amie - qui à défaut d'avoir l'heure a toujours une bonne bouteille et une astuce pour échapper à la police.
    D'un Paris interlope à une Rome fervente, en passant par le New York branché et l'Ibiza baba-cool, Copi nous immerge dans les années 1970 et leurs folles libertés. Amours purs, sexe débridé, crimes odieux : en fantasmant sa vie, Copi nous donne à lire un roman aussi drôle qu'épouvantable.

  • Les petits danseurs : sur un tango Nouv.

    Retrouve Anthony Colette, le célèbre danseur de Danse avec les stars, dans son premier roman jeunesse !
    Anthony Colette, célèbre danseur, décide d'organiser un concours au sein de son école : réunir quatre enfants et les emmener découvrir les pays qui ont vu naître les danses de salon ! C'est ainsi qu'Anya, Flore, Marcel et Quinsey se retrouvent dans un avion en direction de Buenos Aires, capitale de l'Argentine, mais surtout capitale du tango. Pour les petits danseurs, c'est l'occasion d'apprendre un nouveau style de danse, de découvrir la ville et de se faire de nouveaux amis ! Mais, aux côtés d'Anthony, ils vont être confrontés à la rigueur de Doncarlito, professeur de tango argentin. Pour l'amour de la danse, parviendront-ils à s'entendre et à mettre de côté leurs différences ?


  • « Je suis venue en Allemagne pour dormir d'une traite », dit la narratrice - une jeune femme argentine sans nom - de cet admirable premier roman.

    Pour des raisons qu'on ignore, la narratrice s'est extirpée de sa vie (de sa maison, de son travail, de son ex, de son chien) à Buenos Aires pour atterrir à Heidelberg, ville où elle a vécu les premières années de sa vie lorsque ses parents fuyaient la dictature. Avec quelques petites économies en poche, aucun plan et la certitude qu'elle ne veut ni étudier ni travailler, elle réussit à trouver une chambre dans une résidence universitaire. Entourée d'étudiants de différentes nationalités, tous plus jeunes qu'elle, elle essaie de trouver sa place, ce qui se complique lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte. Dans ce roman qu'on pourrait qualifier de « non-apprentissage », l'héroïne est une femme qui agit à peine mais à qui il arrive tout un tas de choses extraordinaires.
    Au lieu d'avancer elle hésite, mais cette vacillation devient suspense, débordant d'intensité.
    Les personnes qui l'entourent - un compatriote provincial, un photographe turco-allemand, une Japonaise angoissée et sa mère, extravagante et intrusive - la conduisent vers des situations improbables qui ne peuvent arriver que quand on est à l'étranger.

    Ce livre est aussi une réflexion sur les multiples possibilités et façons de vivre l'immigration, sur la difficulté de vouloir être uniquement dans le présent et sur cette intimité parfois tendre, parfois gênante entre étrangers qui partagent la vie loin de chez eux. Carla Maliandi s'adresse à l'âme de tous ceux qui ont voulu un jour partir loin, qui ont déjà songé à un nouveau départ.

    Carla Maliandi, née au Venezuela en 1976, est une dramaturge, metteuse en scène et professeur universitaire argentine. Une chambre en Allemagne, son premier roman, a été salué par de nombreux critiques comme l'un des meilleurs livres publiés en Argentine en 2017 et a déjà été traduit en anglais et en allemand. Elle vit à Buenos Aires.

  • À vingt ans, à la naissance de son enfant, Luz commence à avoir des doutes sur ses origines, elle suit son intuition dans une recherche qui lui révèlera l'histoire occulte de l'Argentine.
    En 1976, sa mère, détenue politique, a accouché en prison. La petite fille a été donnée à la famille des responsables de la répression.
    Personne n'a su d'où venait Luz, à l'exception de Myriam, la compagne d'un des tortionnaires, qui s'est liée d'amitié avec la prisonnière et a juré de protéger l'enfant.
    Luz mène son enquête depuis sa situation troublante d'enfant que personne n'a jamais recherchée.

    Un thriller loin des clichés dans lequel l'amour cherche la vérité.

  • Mer, sable, soleil et euphorie d'être légalement à moitié nu : la plage est le symbole des utopies hippies du retour à la nature. C'est le lieu du dévoilement démocratique des corps, un endroit où s'exercent les ravages du tourisme, mais aussi un lieu de rêverie enfantine et d'émerveillement, un lieu de drague ou de méditation.
    La Vie pieds nus explore toutes les significations que peuvent avoir pour nous les étendues de sable fin ; des significations historiques ou intimes, tant nos souvenirs logent parfois dans l'esprit des lieux. Entre autobiographie, souvenirs et analyse culturelle, Alan Pauls passe en revue les multiples visages d'un espace clé de la vie moderne. Et nous livre un texte d'une intelligence mélancolique sur un sujet qui n'était jusque là pas encore entré en littérature par la grande porte.

  • Buenos Aires, 1987. Lisandra Puig est retrouvée morte défenestrée, au pied de son immeuble. La police aussitôt suspecte son mari, le docteur Vittorio Puig. Il est psychanalyste. Dans son cabinet s'allongent sur le divan bourreaux et victimes de la dictature argentine. Eva Maria est l'une d'entre elles. Persuadée de l'innocence de Vittorio, elle décide de mener l'enquête. Pour elle, c'est certain : le meurtrier se trouve parmi les patients. Mais lequel ? Et pourquoi ?
    Après Le confident, traduit dans plus de trente langues, Hélène Grémillon nous offre un nouveau roman ensorcelant : jalousie, aveuglement, une danse étourdissante des sentiments pour un livre à suspense, impossible à lâcher.

  • Cinq bébés enlevés. Un projet expérimental diabolique consigné dans un journal intime. Un journaliste qui enquête sur ces disparitions vingt-cinq ans après. 1910, Buenos Aires. Une jeune femme réapparaît au domicile de ses parents des années après avoir disparue, une nuit alors qu'elle dormait dans son berceau. Une jeune femme sans aucun souvenir, un homme qui se comporte comme un chien, les images hallucinées d'une session d'hypnose, sont les pistes qui conduiront Alejandro à remonter le fil de cette sombre histoire jusqu'à un dénouement aussi terrifiant qu'inattendu.

  • Tango

    Elsa Osorio


    À Paris, au Latina, on danse le tango. Luis invite Ana à danser.

    Elle est française et elle aime le tango avec autant de passion qu'elle déteste la patrie de ses parents, l'Argentine. Il est argentin de passage à Paris pour une dernière tentative d'échapper à une crise économique et psychologique.
    Un projet de film sur le tango, dirigé par Luis avec Ana comme conseiller technique, va les réunir.
    Ce projet leur fait découvrir leurs ancêtres et l'histoire de l'Argentine depuis la fin du XIXe siècle.
    Le tango nous conduit des quartiers populaires de La Boca aux salons parisiens, du grand propriétaire au compositeur de musique, sur fond de vagues d'émigration successives, de conflits sociaux, de développement des richesses des estancieros, d'arrivée de la modernité avec la naissance de la radio. avec l'évolution du tango, devenu lui-même personnage de ce roman bâti sur cette relation viscérale que tous les personnages entretiennent avec lui.
    Sur une trame de feuilleton vécue par des personnages attachants et hauts en couleur, l'auteur écrit une oeuvre littéraire forte où le fantastique est présent pour revendiquer la force vitale de l'amour et de la danse. Tango recrée l'histoire d'une ville et d'une musique à travers la saga de deux familles, aux deux bouts de l'échelle sociale. Un cocktail explosif d'amours, de luttes, de joies et de trahisons, et une danse dangereuse et sensuelle qui les réunit en une étreinte.
    Avec l'habileté d'une bonne danseuse, Elsa Osorio change de temps, de narrateurs, d'espace, comme on change de cavalier, et son écriture communique au lecteur le vertige de la danse, l'ivresse de la musique mêlée à la sensualité et au mouvement.

  • Prins

    César Aira

    Un célèbre auteur de romans gothiques décide d'arrêter d'écrire. Lassé de se plier aux exigences du genre et aux lois du marché éditorial, frustré d'y avoir sacrifié ses ambitions littéraires, il amorce un virage radical : sa vie sera désormais consacrée à l'opium. Encore faut-il en trouver. Commence donc pour notre héros une errance dans les rues de Buenos Aires jusqu'à une boutique, l'Antiquité. L'Huissier, un étrange dealer, l'y attend. Et lui ouvre très vite les portes d'une réalité inexplorée...
    Formidable éloge des pouvoirs de la fiction, Prins invite son lecteur à cheminer dans une succession de labyrinthes, d'escaliers secrets, de trompe-l'oeil où la surprise est reine et où s'estompe la frontière entre réalité et rêve. On y retrouve l'humour et la fantaisie légendaires de César Aira, et le regard ironique qu'il porte sur notre monde.

    « César Aira est l'un des trois ou quatre meilleurs écrivains d'aujourd'hui en langue espagnole. » Roberto Bolaño

  • Au Sans Souci, je demande la soeur, Alma, qui aime le monde du silence et plonger dans la rade de Brest. Je demande la meilleure amie, Apolline, aux mille looks excentriques et presque autant de petits copains. Je demande le beau gosse, Félix, avec son oeil bleu et son oeil vert et ses airs de David Bowie. Je demande le père, qui a quitté l'Argentine et ouvert ce café tout proche de la mer. Je demande les clients habitués, et Rodin le voisin SDF, qui ont tous une bonne raison de se trouver là. Je demande la mère, qui rêvait de danser la milonga et s'inquiète pour ses enfants. Et enfin je demande le petit frère, Angelo, à qui on veut imposer de porter des implants et d'abandonner la langue des signes. Famille !

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Vous avez largué les amarres. Le vieux continent est derrière vous. Cap sur Buenos Aires, le symbole jusque dans les années 1960 de tant d'espoirs de réussite et d'aventure pour des millions d'émigrés européens.
    Bienvenue en Argentine, où le drame semble se lover dans les moindres recoins. Ici, la passion s'étale. Les frontières sont un mythe. Le spectre d'un pays blessé par des décennies d'incurie et de populisme pèse sur les esprits comme les mélodies nostalgiques du tango.
    L'âme de l'Argentine est un long sentier battu par les vents de Patagonie. Elle plane sur les vignobles ensoleillés de Mendoza et les prairies verdoyantes de la Pampa avant de se fracasser dans le ressac des chutes d'Iguazu. Elle vous fait frissonner, mais engendre une envie folle de retourner dans ce pays des confins.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il raconte, au gré d'une plume passée comme un pinceau, les hauts et les bas d'une nation en pleine convulsion. Pour mieux en raconter les passions. Et nous faire partager les contradictions de ce (toujours) nouveau monde.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Osvaldo Bayer, Verónica Giménez Béliveau et Marta Inés Minujín.
    Un voyage historique, culturel et politique afin de mieux connaître les passions argentines. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    La journée commence toujours avec un goût de medialuna (littéralement « demi-lune », le croissant version argentine) et de maté. D'Ushuaia à Salta, de Buenos Aires à Mendoza, on remplit des thermos d'eau frémissante. Il serait impensable de ne pouvoir siroter du maté jusqu'au soir. Le nom de l'infusion traditionnelle vient du quechua mathi, qui désigne la calebasse, le récipient dans lequel on boit l'amer breuvage. Que le soleil se lève sur un bidonville de la capitale ou une estancia traditionnelle de la Pampa humide, c'est toute une nation qui lève le coude à l'unisson. On ne boit pas le maté chacun dans son coin. On le fait passer, comme le calumet de la paix. L'amertume de la boisson chaude vient calmer à la perfection une bouche saturée de l'épais sirop qui recouvre les medialunas. Un accord parfait à célébrer : la culture amérindienne est plus souvent occultée que combinée à celle importée du Vieux Continent par l'immigration.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste installée en Argentine, Camille Lavoix collabore avec la presse francophone et hispanophone (L'Obs, Mediapart, Le Temps, El Universal et Expansión).


  • Un garage au milieu de nulle part, dans le nord de l'Argentine.

    La chaleur est étouffante, les carcasses de voiture rôtissent au soleil, les chiens tournent en rond. Le révérend Pearson et sa fille Leni, seize ans, sont tombés en panne ; ils sont bloqués là, le temps que la voiture soit réparée. El Gringo Brauer s'échine sur le moteur tandis que son jeune protégé Tapioca le ravitaille en bières fraîches et maté.
    Dans ce huis clos en plein air, le temps est suspendu, entre deux, l'instant est crucial : les personnages se rencontrent, se toisent, s'affrontent. C'est peut-être toute leur vie qui se joue là, sur cette route poussiéreuse, dans ce paysage hostile et désolé, alors que l'orage approche.
    Selva Almada signe ici un premier roman époustouflant de maîtrise, dans une prose sobre, cinématographique, éminemment poétique.

  • Le guide Ulysse Escale à Buenos Aires est l'outil idéal à acheter pour vivre le meilleur de Buenos Aires lors d'un court séjour : attraits, bonnes adresses de restos, boutiques, bars, cafés, hôtels.
    Le guide Ulysse Escale à Buenos Aires est l'outil idéal pour tirer le maximum d'un court séjour ou d'un week-end à Buenos Aires, capitale et plus grande ville de l'Argentine. À découvrir dans la métropole argentine : le Centro Cívico, le vieux centre, le Microcentro, Puerto Madero, le Barrio Norte, Palermo et les parcs. Pratique de par son format et l'organisation de son contenu où l'on trouve l'essentiel en un coup d'oeil, le guide de voyage Escale à Buenos Aires vous révélera tous les secrets et les bonnes adresses de Buenos Aires. Le guide Escale à Buenos Aires est ultra-pratique grâce à sa structure facile à comprendre en un clin d'oeil et à utiliser sur place. La première section intitulée "Le meilleur de Buenos Aires" met en lumière ce que la ville a de mieux à offrir et facilite l'organisation générale de votre escapade à Buenos Aires. La section "Explorer Buenos Aires" propose ensuite une dizaine d'itinéraires clés en main pour ne rien manquer des différents quartiers de la ville. Pour chaque itinéraire, un plan double-page clair et précis indique le tracé du circuit, en plus de localiser attraits, cafés, restaurants, bars, boîtes de nuit, salles de spectacle, boutiques et hôtels. Impossible de louper quoi que ce soit! Qui plus est, un système d'étoiles et de labels coup de coeur guide le lecteur vers les adresses qui se démarquent. Le chapitre "Buenos Aires pratique", bourré de renseignements livrés de manière succincte et aisément repérable, complète l'ouvrage et vous donne de l'information utile sur les vols, la température, les accès et bien d'autres. À tout cela s'ajoutent des cartes additionnelles - vue générale de la ville, zoom sur le centre-ville, plan du métro.

  • « Ma retraite cathodique était un échec. La télé ne rend pas seulement con, elle rend surtout malheureux. J'en suis venu à penser que les derniers hommes étaient ceux qui se passaient de télévision. Je suis monté au premier étage de la tour Eiffel et j'ai balancé mon Philips coins carrés. Le monde est vaste et accessible. J'ai vendu mon sofa et j'ai acheté un billet d'avion. »Lassé d'être un légume cynique observant négligemment le chaos contemporain, le narrateur part vérifier qu'un autre monde est possible. Sur les routes de l'Amérique latine et des États-Unis, il croise des travellers égarés, des rebelles zapatistes, des stars d'Hollywood, des chamanes foireux, pas mal de cinglés et un peu d'amour...Comment prendre ce monde au sérieux ? Y a-t-il un ordre caché dans le bordel ambiant ?

  • « Pendant des années, je me suis senti défié par le sujet, la mémoire et la réalité du football, et j'ai eu l'intention d'écrire quelque chose qui fût digne de cette grande messe païenne, qui est capable de parler tant de langages différents et qui peut déchaîner tant de passions universelles. C'est de ce défi et de ce besoin d'expiation qu'est né ce livre. Hommage au football, célébration de ses lumières, dénonciation de ses ombres. Je ne sais pas s'il est tel qu'il voulait être, mais je sais qu'il a grandi en moi et qu'il est arrivé à sa dernière page, et que, maintenant qu'il est né, il s'offre à vous. Et je garde l'irrémédiable mélancolie que nous ressentons tous après l'amour et à la fin de la partie. » E. GALEANO


  • Miguel Dorey est atteint d'un défaut d'audition qui l'a rendu expert en déchiffrage de secrets.

    Obsédé par les langages des civilisations oubliées tout autant que par les codes de l'espionnage, il décide d'étudier la cryptographie. À la fin d'une manifestation, dans l'agitation du 68 argentin, il rencontre Eleonora, une jeune fille mystérieuse - et rousse. Avec elle et plusieurs camarades, ils fondent un cercle de cryptographes qui se rapproche un temps de la lutte armée avant de tomber aux mains des militaires pendant la dictature. Emprisonnés, isolés du monde, les étudiants sont chargés de déchiffrer tous les écrits confisqués par l'armée Miguel découvre que son don peut s'avérer très encombrant et que, s'il sait tout lire, il ne doit pas parler.
    Pour la première fois Pablo de Santis nous plonge dans une époque historique bien réelle, où son héros lunaire finit par agir sur la vraie vie. Au fil d'une intrigue vertigineuse, il raconte le climat sombre de l'époque, la rivalité, le soupçon et la délation. Et prouve que la poussiéreuse cryptographie est redoutablement efficace.

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