• Après quinze ans, Aurelio Blanco sort de la prison où il a été incarcéré pour son implication dans l'escroquerie d'Olinka, un complexe de luxe construit suite à l'appropriation de terrains publics. À nouveau libre, il compte bien récupérer ce qu'on lui a volé : son foyer, sa fille, sa vie. Après tout, par loyauté aux Flores, sa belle-famille, il avait endossé la faute contre la promesse de sortir tôt de prison... avant qu'on l'abandonne à son sort.
    Olinka décrit les affaires et secrets d'un clan de Guadalajara, capitale et paradis du blanchiment d'argent. C'est là que les Flores ont construit leur ville. Mais la réalité mexicaine transforme les utopies en farces sanglantes, et la multiplication des projets immobiliers est un signe clair de la corruption rampante.
    Avec ce roman noir, Antonio Ortuño confirme qu'il est l'un des observateurs les plus lucides des impasses et de la violence, sous toutes ses formes, de son pays.

  • Également traduite sous les titres Le Soir des Rois ou Ce que vous voudrez - Le Jour des rois ou Ce que vous voudrez - La Douzième nuit ou Ce que vous voudrez, cette pièce de William Skakespeare était destinée à être jouée pendant les festivités de l'épiphanie et de la chandeleur qui était alors le moment principal des fêtes de l'hiver, à Londres. Sa date présumée de composition est située entre 1599 et 1601.
    C'est l'une des meilleures comédies de Shakespeare et elle a fait l'objet de plus d'une vingtaine d'adaptations cinématographiques et télévisées.

  • Un jeune sous-lieutenant, après avoir servi en Angola pendant vingt-sept mois, rentre au pays où il ramène un tout jeune orphelin. Il va élever cet enfant noir, qui a survécu à la destruction de son village et au massacre des siens par l'armée portugaise, comme son propre fils. Plus de quarante ans plus tard, le vétéran et sa femme font le trajet depuis Lisbonne pour rejoindre la vieille maison de famille, dans un village reculé, quasi abandonné, quelque part au pied des montagnes. Dans trois jours, conformément à la tradition, on tuera le cochon. Comme chaque année, leur fille, leur fils adoptif, son épouse les rejoignent pour l'occasion. Or ce jour-là, l'animal ne sera pas le seul à se vider de son sang.

    L'écrivain portugais a renoncé à parler comme un livre, mais il n'est pas question pour lui d'écrire comme on parle. Il invente un parler qui ramasse en lui tout le savoir-faire de l'écriture et la fait oublier.
    Hédi Kaddour, Le Monde


  • Comprend 13 illustrations - 15 notes de bas de page - Environ 145 pages au format Ebook. Sommaire interactif avec hyperliens.

    Classée comme comédie dans le premier in-folio de 1623, Le marchand de Venise partage certains aspects avec les autres comédies romantiques de l'auteur, mais contient également des passages d'une grande intensité dramatique.
    Le personnage du titre est le marchand Antonio. Pour rendre service à son protégé Bassanio, il emprunte de l'argent à l'usurier Shylock. Certain de pouvoir le rembourser, il signe un contrat où il autorise son créancier à lui prélever une livre de chair en cas de défaut de paiement. Il ne peut faire face à son échéance et Shylock, qui veut se venger des humiliations que lui ont fait subir les chrétiens, insiste pour que le contrat soit appliqué à la lettre.
    Le portrait du Juif Shylock suscite de nombreuses interrogations et des interprétations très diverses, les uns y voyant un bouc émissaire, reflet des préjugés de Shakespeare et de son époque, les autres le porte-parole éloquent d'une communauté qui revendique un traitement humain.
    Cette ambigüité fait que la pièce est parfois considérée comme l'une des « pièces à problème » de Shakespeare, au même titre par exemple que Mesure pour mesure.

  • Recluse dans un appartement de Lisbonne, confiée par le neveu de son mari défunt aux soins d'une employée de maison, une vieille actrice vit ses dernières heures. Celle qui a fait une carrière modeste sur les planches sent progressivement la parole se refuser à elle. Les souvenirs ressurgissent : des moments savoureux alternent avec d'autres plus sombres, António Lobo Antunes tisse une infinité de fils passant d'un personnage à l'autre avec une liberté effrontée, sans jamais perdre son humour. Tous ses personnages pourraient reprendre à leur compte cette confidence de l'un d'entre eux : Si au moins quelqu'un voulait bien me prendre dans ses bras, me faire sentir qu'il y a une place pour moi dans ce monde.

    Lire la prose du plus grand écrivain portugais - qui est aussi l'un des écrivains majeurs de son temps - est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf. Bruno Corty, Le Figaro

  • Méjico

    Antonio Ortuno

    À Méjico, un coup de feu était une fleur dans un jardin ou la pluie sur le visage, un phénomène qui n'intéressait personne, sauf ceux qui pouvaient en profiter.
    Omar, garçon sans ambition, se laisse entraîner dans une liaison avec Catalina, sa cousine éloignée, brocanteuse de son état. Plusieurs individus menaçants vont bientôt faire exploser sa placide existence, la seule solution sera la fuite. Dans ce roman plein de sang, de violence et d'amour fou, les personnages trouvent leur dignité dans leurs liens avec un noble passé, enraciné de l'autre côté de l'océan Atlantique : les sombres heures de la Guerre Civile espagnole, où éclatent des rivalités intimes.
    Antonio Ortuño propose un récit truculent, brutal et subtil comme un verre de tequila.

  • Irma, assistante sociale à la Commission nationale de migration (Mexique), doit annuler ses vacances à Disneyland avec sa fille pour aller s'occuper d'un groupe de migrants victimes d'une violente agression à Santa Rita. Que lui réserve ce voyage inattendu ? Pourra-t-elle venir en aide à Yein, une jeune Centraméricaine qu'elle prend sous son aile ? Quelles sont les réelles intentions de Vidal, son collègue ? Joël Luna, un journaliste ambitieux, est-il si honnête qu'il y paraît ? Et enfin, qu'en est-il de son ex-mari ?
    La File indienne est un polar dont l'intrigue évolue en enfermant l'héroïne dans un huis clos où les frontières entre le bien et le mal se délitent progressivement.

  • Le mal en soi

    Antonio Lanzetta

    Automne 2016. Castellacio, petit bourg du Sud de l'Italie. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé pendu par les poignets avec du fil barbelé aux branches d'un saule. Sa tête décapitée gît entre les racines, ses yeux vitreux fixent Damiano Valente. Valente, c'est le Chacal, un écrivain à succès de « true crime », hanté par le passé et condamné à traîner sa jambe brisée. Depuis trente et un an, il traque sans relâche le meurtrier de Claudia, sa meilleure amie sauvagement assassinée au cours de l'été 1985. Aidé de son ami le commissaire De Vivo, il se lance sur les traces de celui que la presse a baptisé « l'homme du saule ».
    Été 1985. Castellaccio, Flavio, jeune orphelin originaire de Turin, débarque chez son grand-père après la mort de sa mère. Rien n'est gagné d'avance avec cet homme bourru. En compagnie de ses nouveaux amis Stefano, Claudia, Damiano et du brave Jack, énorme chien au pelage noir, Flavio découvre l'insouciance, l'amour, la vie loin de Turin, dans la magnifique région du Cilento, à quelques coups de pédales de la mer et de la montagne. Et si le bonheur était à portée de main ? C'est oublier un peu vite que le mal n'est jamais loin...
    Le Mal en soi, c'est le mal qui habite le tueur en série qui sévit à Castellaccio, mais c'est aussi celui qui torture les héros, c'est le destin qui frappe et c'est cette noirceur qui palpite en chacun de nous. Le Mal en soi, c'est aussi le mal qui imprègne le village de Castellaccio depuis trente et un ans, et peut-être depuis bien plus longtemps...

  • Présente les structures et cultures des sociétés ibéro-américaines à travers des thèmes tels que le métissage, l'acculturation, l'altérité, les rapports entre les projets de société et l'imaginaire collectif, le rôle des acteurs sociaux.

  • Novembre 1942. Le débarquement des Américains en Afrique du Nord va bouleverser l'existence de modestes émigrés siciliens. Claudia, la jolie fille cadette des Salerno, tour à tour passionnée, révoltée, provocante, va défier son entourage familial, les préjugés de la société européenne. De Casablanca au Moyen Atlas, puis aux confins sahariens, Claudia semble poursuivre en ces lieux pittoresques et envoûtants, un mirage sans cesse évanoui. Aventures mouvementées, désordonnées, au terme desquelles elle prend conscience de ses véritables et profondes aspirations parmi des conflits de races et de religions auxquels s'étaient déjà heurtés ses premiers élans. La tolérance, le rapprochement des Français et des Marocains, l'union de leurs forces, lui paraissent d'autant plus impératifs que, dans les régions du sud notamment, les fléaux ne manquent pas de surgir : Rezzous de dissidents, sécheresse, épidémies que favorisent les croyances primitives et les remèdes empiriques pratiqués dans certaines tribus berbères. Claudia se donne à fond dans le combat, défiant les tabous, les interdits colonialistes, aux côtés de Saïd, jeune et brillant officier marocain. Tout bouge. Civils et militaires, Chrétiens et Musulmans... Tourbillon attisé par le souffle brûlant du désert, où Claudia trouvera sa raison de vivre. Sa Vérité. Le bonheur enfin.

  • Si le champ de l'histoire culturelle dans ses rapports avec les autres histoires est encore largement à définir, l'histoire culturelle elle-même représente, dans le cas de l'Espagne des XIXe et XXe siècles, un domaine nouveau à explorer, entraînant la nécessaire coopération de compétences diverses. 1900 en Espagne est donc, au sens propre, un essai sur une problématique et une période limitées : la valeur de la conjoncture en matière d'histoire culturelle, les années 1895-1905 en Espagne. Examen de l'Espagne de l'après 98, étude des conditions de la production culturelle, des politiques éducatives ou du rôle des « intellectuels », mais aussi le développement d'une culture urbaine, les courants de traditions et de renouveau dans les arts et les spectacles sont, avec la crise du réalisme, autant d'aspects pris en compte, dans cet ouvrage collectif, de la difficile modernité des années 1900 en Espagne. Une abondante bibliographie - plus de 300 titres en liaison avec les différents thèmes développés - achève de faire de ce livre un outil indispensable au service d'une vision neuve de l'histoire de l'Espagne au tournant du XXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sous la pluie

    Antonio Lanzetta

    La maison sur la colline sentait l'été et la peur. La peur de se détester, à cause de cette douleur impossible à partager. La peur de s'assumer tel que l'on est, d'affronter l'incompréhension des autres. Dans cette maison flottait l'odeur d'une enfance brisée par la violence.
    Nicola Peluso n'a pas revu son frère depuis des années. Et voilà que Mattéo gît sous ses yeux à la morgue, tué par un coup de carabine tiré en plein visage, à bout portant. L'écrivain n'avait pourtant pas remis les pieds dans ce pays de vignes où il a grandi depuis plus de dix ans. D'après son amie Roberta, il serait revenu pour trouver l'inspiration. Pourtant, Nicola trouve, dans son ordinateur, le manuscrit achevé de son prochain roman...

  • Les légendes n'ont guère d'histoire et il est difficile d'identifier leur passé. Celle du Juif errant que l'on réduit, en général, à une transposition symbolique de l'errance à laquelle l'histoire a, si longtemps, condamné le peuple juif, fait exception parce que sa genèse et sa diffusion ont obéi à des données idéologiques complexes. Ce sont les pèlerins du Moyen Âge qui, imprégnés d'une littérature qui avait largement diffusé le thème de la culpabilité juive liée à l'accusation de déicide, ont inventé, en la personne de Malchus, le personnage du Juif condamné à un châtiment éternel. Le paradoxe est que ce Juif maudit, à une époque qui se situe en gros au début du XVIIe siècle, va se métamorphoser en bon Juif, en même temps que son errance, jusqu'ici discrète, tend de plus en plus à définir le personnage. Cet élément spectaculaire va assurer la diffusion de la légende par le moyen de la complainte, des brochures populaires et des romans de colportage : rien d'étonnant donc, à ce que cette légende nourrisse le folklore, qu'il soit russe ou breton : on assiste à la fusion d'une littérature faite pour le peuple et d'une littérature orale faite par le peuple... Mais, au-delà de ces mécanismes de propagation, les raisons profondes de la métamorphose et du succès de la légende sont à chercher dans l'histoire et la sociologie : apparition du protestantisme et, surtout, évolution des rapports entre la chrétienté et les Juifs ou, si l'on préfère, histoire de l'antisémitisme chrétien. Au XIXe siècle la légende, sous l'influence des écrivains, acquiert une signification symbolique nouvelle qui est d'ordre politique : l'image du cordonnier de Jérusalem, se confond avec l'image du peuple. Mais si la littérature peut rendre une légende immortelle, elle peut aussi la tuer.

  • Il était venu à pied de Moscou à Paris, traversant l'Europe comme un vagabond muet, et voici que, dans ce petit café espagnol, au pied de Montmartre, il allait retrouver sa soeur, ses compagnons de l'armée républicaine et, peut-être, la trace de Soledad. Il lui restait à découvrir que le passé était aboli, que les héros de Téruel et de Madrid étaient devenus ces boutiquiers bavards, que l'amour et la gloire étaient une dérision. Alors, vers le pays de sa propre légende, vers l'Espagne, le général Francisco Pizarro s'en alla, offrant ses mains définitivement vides à la mort compatissante.

  • Poussé par ce besoin si essentiel à l'écrivain, et plus encore peut-être au romancier, de reprendre contact avec la réalité, l'auteur de Tanguy se penche sur son passé particulièrement chargé de drames et de tourments. Le parent éloigné, qui l'a recueilli quand il avait douze ans, l'envoie, pour une peccadille, en maison de correction. C'est donc l'expérience de quatre années d'adolescence passées - jusqu'à l'évasion finale - dans un bagne d'enfants que nous retracent ces mémoires au ton précis et à la sincérité pathétique : épreuves de force, humiliations, brutalités et cruelles intrigues propres aux pénitenciers ; amitiés, haines et passions forcenées entre garçons - passions d'autant plus violentes qu'elles restent le plus souvent chastes -, portraits des jeunes compagnons et portraits des maîtres, les uns grotesques, les autres sadiques, d'autres généreux (le pénitencier est tenu par des religieux), tout cela fournit à Michel del Castillo la riche et douloureuse matière de ces pages où s'allient la verve vivace d'un roman picaresque et la brûlante exigence d'une confession.

  • Au centre de ce carrousel tragique et coloré, il y a la madrague : une gigantesque nasse qui sert à capturer les thons au large des côtes marocaines. Ce roman nous fait participer au drame d'une pauvre pêcherie au bord de la faillite. Le patron, Cordier, se meurt d'un cancer et le sort de son entreprise dépend d'une dernière pêche qui deviendra vite une bataille épique, car l'un des hommes de confiance, Gonzalvès, s'apprête à la saboter au profit d'une compagnie rivale qui l'a soudoyé. Un autre pêcheur, Léonard, surprend le complot et, révolté, engage le combat. Mais Léonard parviendra-t-il à sauver l'équipage que menace une « erreur de direction » soigneusement mise au point par Gonzalvès ? Parviendra-t-il encore à déplacer la madrague vers le passage des thons ? L'Océan, toujours imprévisible, n'est certes pas le moindre partenaire de cette dangereuse aventure où Jacques Frézignac nous entraîne parmi les plus vaillants des travailleurs de la mer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans l'Espagne immobile et opprimée du début du siècle, en Catalogne, débute le récit d'une femme d'origine paysanne qui découvre son identité, sa liberté de penser, d'exister. Son destin singulier va traverser l'histoire tragique d'un pays déchiré par la guerre civile, qui suivra la jeune république d'Espagne assassinée, dans une Europe au bord du gouffre. Souffrance dans sa chair, souffrance de l'exil et nostalgie de son pays perdu à jamais, puis la France et ce petit village de la Drôme provençale, Mollans-sur-Ouvèze, où elle vivra désormais sans jamais cesser de s'interroger sur le sens des événements qui l'entourent, avec le désir forcené d'apprendre. Nostalgie et souffrance émaillent ce texte, avec un travail de mémoire, car elle n'oubliera jamais et fera revivre l'Espagne mythique de sa jeunesse pour sa petite-fille qui porte aussi ce prénom de Dolores. Dans cette filiation de femmes, l'Amour questionne les origines, leur donne sens et attache à ce village d'accueil de 1938 ces enfants d'émigrés, puisque Mollans, l'ultime demeure, devient le lieu où l'on revient toujours...

  • Dans les dernières années du XVe siècle, en pleine Renaissance italienne, Lucrèce Borgia, la fille du pape Alexandre VI, s'ennuie dans son palais. Ni les fêtes somptueuses où le vin coule à flots, ni les beaux damoiseaux qui, la nuit, s'égarent dans ses appartements, ni les présents royaux hommages à sa beauté, ne parviennent à la distraire de cette étrange langueur qui l'habite. Mais un jour, son frère et son père lui annoncent que, pour consolider certaines alliances politiques, elle va devoir épouser le duc Alonso de Bisceglie. Ils ont vingt ans, et vont vivre deux années de folle et tendre passion. Dans une époque cruelle où les vies humaines ont peu d'importance, les jeunes époux vont se battre pour sauvegarder leur bonheur. Mais c'est compter sans les rivalités politiques, les intrigues de cour, et l'ambition impitoyable du frère de Lucrèce, César Borgia, dont le seul nom fait trembler tous les princes d'Europe... Cette romanesque histoire est le roman passionnant du seul grand amour de Lucrèce Borgia.

  • Confrontant les styles et les carrières des artistes les plus marquants de ces trente dernières années en une vaste rétrospective, ce livre s'efforce de préciser par quoi Luis Miguel Dominguin ou Antonio Ordonez s'unit à Curro Romero et à El Cordobès dans la commune admiration des amateurs. Comment le geste du torero, dans ses moments inspirés, se transforme-t-il en une geste ? Avec l'auteur vous dépasserez le spectacle de la corrida pour en épouser la passion. Chaque torero vous découvrira sa science et le secret de son art. Vous connaîtrez l'essentiel de ses espoirs et de ses souffrances, la fièvre des triomphes et aussi le sang des blessures. Vous aimerez cette beauté tauromachique si précaire et si menacée, parce qu'elle est création authentique, où l'homme directement s'expose face à une bête sauvage mais qui va mourir. Sûr de vos connaissances et de la précision de votre analyse, vous n'aurez de cesse d'épuiser le changeant mirage du torero dans ses incarnations aussi diverses que possible. Au terme de cette reconstitution, c'est en vous que se déroule ce film inouï où l'homme et la bête s'affrontent, et dont vous êtes désormais à même de poursuivre pour votre propre compte la fantastique projection.

  • Comprend trois études et une pièce de théâtre. Deux communications se recentrent autour de la thématique du sang et du divertissement dans l'oeuvre de Giono, ces études répondant en écho à la pièce créée par B. Bonhomme et Jean Lamiral, à partir des textes de Giono. La troisième communication pose le problème des sources, mettant en regard les textes de Giono et de Mistral.

  • Sous la conduite d'un gardien, six forçats exécutent une longue marche punitive dans le désert. Alors que la promiscuité du pénitencier les laissait étrangers les uns aux autres, la chaleur, la soif, la fatigue les rapprochent peu à peu. Ils parlent. Chacun cherche, dans le compagnon de misère, son semblable, son frère. L'un d'eux, Joachim, est condamné pour avoir étranglé sa femme Maria, qu'il aimait passionnément. La morte le hante au point qu'il la porte littéralement. Il va, les bras en berceau, s'entretenant avec le fantôme, fléchissant sous son poids, le déposant avec précaution à chaque halte. Soleil, sable, pierres, paroles, regards, gestes, hallucination : pour les autres, aussi, Maria se met à vivre. Chacun des six hommes et leur gardien la prendra ou désirera la prendre dans ses bras. Chacun retrouvera en elle son crime, sa détresse, ce qu'il oubliait et qu'elle magnifie. Le terme de l'expédition, qui autorisera le demi-tour, est un arbre. Mais fera-t-on demi-tour ? Tous atteindront-ils le but ? Suivant Maria et la cohorte de bagnards, pas à pas - il marche, il ne vole jamais - un vautour...

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