• Jésus enseigna à ses disciples qu'il était plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux. Or, à l'époque de la chute de Rome, l'Église était devenue démesurément riche. À travers un trou d'aiguille est l'histoire intellectuelle et sociale du problème épineux que cette richesse posa au christianisme dans un empire en train d'imploser sous l'effet d'une crise majeure. Peter Brown, spécialiste mondial de l'Antiquité tardive, analyse, avec une humanité pleine de sagesse, les défis posés par l'argent à une institution qui épousait la vertu de pauvreté. Puisant dans les écrits d'immenses penseurs chrétiens comme Augustin, Ambroise et Jérôme, Brown examine les controverses et les changements d'attitude que provoqua l'afflux de la nouvelle richesse dans les coffres des églises. Il décrit les actes spectaculaires par lesquels de riches donateurs se dépouillèrent de leur fortune, et comment les gens ordinaires renoncèrent à leurs biens dans l'espoir de disposer d'un trésor dans le ciel. Le soin des pauvres rivalisa avec des formes de philanthropie civique plus anciennes, profondément enracinées dans le monde romain. Cet usage de la richesse à des fins religieuses altéra peu à peu la texture même du christianisme. En établissant que l'Église de l'Antiquité tardive réussit à s'imposer grâce aux ressources dont elle bénéficia, Brown en renouvelle radicalement l'histoire. Exploitant l'archéologie, la circulation des monnaies, les inscriptions funéraires ou le décor des villas autant que les textes, À travers un trou d'aiguille apporte un éclairage fondamental sur la question toujours brûlante des rapports entre richesse et pauvreté, pouvoir et argent.

  • La vie et l'oeuvre : c'est Plotin en personne qui ici se raconte en enseignant sa philosophie. Quand le maître se fait l'initiateur : la plus belle, la plus vivante et la plus facile voie pour découvrir, comprendre et intégrer une pensée majeure.
    Quand Plotin (205-270) arrive à Rome, c'est pour y enseigner la philosophie de Platon. Formé à Alexandrie, il se donne pour mission de défendre une culture païenne que la philosophie stoïcienne ne parvient plus à servir. Il veut également renouveler cette culture à un moment où les mouvements chrétiens lui disputent son autorité.
    Si longtemps après Platon et Aristote, qu'il connaît et travaille sans relâche, Plotin est l'auteur d'une doctrine singulière qui pose qu'au-delà de ce qui est, au-delà de l'être que la philosophie cherche à connaître dans sa totalité et ses principes, il existe pourtant autre chose : un principe absolument premier. Un principe au-delà de l'être et de toute pensée, un principe de tout ce qui est mais que l'on ne peut embrasser par la pensée, ni même nommer autrement que " Un ".
    Une superbe introduction à la pensée de celui qui fut le plus grand philosophe de l'Empire.

  • Continuateur de l'Empire romain depuis la fondation de Constantinople en 330 jusqu'à sa chute en 1453, l'Empire byzantin fut la première puissance de la chrétienté dont la religion orthodoxe est l'héritière directe. Établi en Asie comme en Europe, il a tissé un lien fort entre ces deux continents. Son héritage artistique fabuleux et son roele décisif dans la transmission des textes de l'Antiquité grecque ont assuré la gloire d'une civilisation qui a su enrichir son respect des traditions d'une fascinante audace créatrice.

  • Aux premiers siècles du christianisme, les païens restaient aux yeux des chrétiens les maîtres des formes traditionnelles de l'historiographie. Ainsi, il n'y eut aucune tentative sérieuse de christianiser Thucydide ou Tacite, qu'on étudiait pourtant encore avec soin. Il fallait donc soit inventer de nouvelles formes, comme l'histoire de l'Église, soit se cantonner à des genres déjà connus, comme la chronographie, en y ajoutant toutefois un message : c'est ce dernier chemin qu'emprunta Eusèbe de Césarée (env. 260-339/340) dans sa Chronique. Dans cette oeuvre en deux livres, la chronologie devient philosophie de l'histoire. Tout antiquisant a un jour ou l'autre affaire à cette oeuvre labyrinthique, qui va d'Abraham jusqu'à l'époque romaine et couvre tous les peuples connus, des Chaldéens aux Assyriens, Mèdes, Lydiens, Perses, Hébreux, Égyptiens, Grecs et Romains. Ainsi, la Chronique est une référence indispensable pour le spécialiste d'histoire du christianisme, pour le chercheur en historiographie (Eusèbe étant une mine de fragments d'historiens perdus), mais aussi pour l'assyriologue, l'helléniste, le romaniste ou tout spécialiste d'autres secteurs, cherchant à dater tel ou tel épisode. L'original grec est perdu, mais on en conserve une version arménienne, qui remonte au Ve ou au VIe siècle. Le présent volume fournit la première traduction française de la première partie de la Chronique.

  • Un manuscrit médiéval montre deux Augustin offrant un volume des Confessions à Dieu. L'un tient l'extrémité du rouleau des mémoires qu'il confesse à son Seigneur. L'autre, à la droite du Maître, porte une mitre et une crosse : c'est l'Augustin d'après 395, date de son élévation à l'épiscopat. Celui-ci en est l'auteur. Celui-là en est le sujet et la matière. Peut-on légitimement parler de deux Augustin ? Le premier qui serait l'homme d'avant 395, amoureux de la culture classique, et le second, devenu pleinement chrétien, qui serait l'évêque ? Dans cette biographie nourrie de récits qui l'apparentent à une véritable enquête, Stéphane Ratti part à la recherche du moment où Augustin a définitivement quitté ses habits d'intellectuel et renoncé aux charmes païens des études libérales pour devenir chrétien. Loin des habituelles hagiographies, Ratti considère l'homme avant le saint, le « premier Augustin ». Car la conversion au jardin de Milan, dont il propose une lecture renouvelée, ne fut sans doute pas décisive, et la rupture plus tardive qu'on ne le pense.

  • Sans doute l'effondrement de la civilisation romaine n'eut-il ni l'uniformité, ni la fulgurance dont se plut à le parer l'imagerie romantique. La disparition de l'empire d'Occident n'en fut pas moins le résultat d'une submersion violente du territoire romain par des populations qui désiraient jouir de ses richesses sans adopter ses disciplines. Elle se traduisit, pour ses contemporains, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
    Au fil d'un récit plein de drames, de fureurs, de retournements, d'où émergent les grandes figures de Théodose, de Stilicon, d'Alaric, de Galla Placidia, d'Attila, d'Aetius, Michel De Jaeghere fait revivre le siècle décisif qui sépare l'irruption des Goths, en 376, de la déposition, cent ans plus tard, de Romulus Augustule. Brossant le portrait de la société et des institutions de l'antiquité tardive, comme celui des peuples barbares qui se pressaient alors aux porte de l'empire, il analyse sur la longue durée le processus qui vit la montée en puissance des populations germaniques à l'intérieur du monde romain, en ne négligeant ni l'histoire militaire, ni les circonstances politiques, économiques et sociales qui réduisirent les autorités romaines à l'impuissance.
    Il inscrit, surtout, l'ensemble de son livre dans une double réflexion sur la grandeur et les limites de la civilisation antique et sur les causes de la mort des empires.

  • Quel rôle le christianisme a-t-il joué dans l'histoire de la notion de culture ? Dans l'Antiquité chrétienne, deux attitudes se font jour. Certains chrétiens manifestent une hostilité à l'égard de la culture grecque, qui leur paraît pernicieuse et inspirée par les démons. D'autres tentent au contraire de montrer son utilité pour la formation de l'esprit et la défense, l'explication, et l'exposition de la foi. Mais au-delà de cette tension entre hostilité et attirance face à la culture grecque, se joue dans les textes chrétiens de l'Antiquité un renouvellement important de la notion même de culture. En la dissociant de toute référence à l'hellénisme et en l'élargissant à tout ce qui peut assurer à l'homme sa pleine humanité, les auteurs chrétiens des premiers siècles ont légué à la postérité un idéal culturel fondé sur le pluralisme et la diversité, dont, sous une forme sécularisée, nous sommes encore aujourd'hui les héritiers. Cet essai, écrit par un spécialiste de l'Antiquité chrétienne, conduit à revoir un certain nombre d'idées reçues sur les rapports entre monothéisme et culture. Il invite à situer l'émergence de la réflexion chrétienne dans le cadre, non seulement d'une confrontation, mais également d'une profonde continuité avec la pensée grecque, et notamment la philosophie.

  • Clair, ludique et concis, ce Guide de l'Antiquité imaginaire livre une indispensable réflexion sur l'usage de la fiction à l'antique, depuis le début du XIXe siècle, et un mode d'emploi commode pour exploiter les ressources actuelles - et disponibles - de cette fiction. Ont été ainsi recensés et commentés plus d'un millier de titres de romans, de films et de BD. Il était temps de montrer que le sérieux universitaire n'est pas incompatible avec l'apparente fantaisie du roman historique, du cinéma ou de la bande dessinée. Et que la réalité ne peut se passer du rêve. De l'Atlantide à Byzance, en passant par Thèbes, Jérusalem, Athènes et Rome. Claude Aziza, maître de conférences honoraire de langue et littérature latines à la Sorbonne Nouvelle (Paris III), historien de l'Antiquité fantasmatique, s'intéresse à toutes les formes, littéraires et artistiques, de la fiction sur l'Antiquité. Nouvelle édition revue et augmentée.

  • Prenant son essor au XIXe siècle avec la découverte de milliers de papyrus en Égypte, la papyrologie consiste à étudier les textes grecs et latins écrits sur un support transportable (papyrus, tessons de poterie, tablettes de bois ou parchemin). Alors que les inscriptions et les sources littéraires peuvent présenter une image normative, idéalisée ou parfois déformée des individus, les papyrus - aussi fragmentaires soient-ils - nous font entrer dans leur quotidien, rendant possible une archéologie de leurs pratiques culturelles. Tenter de déchiffrer « ces lambeaux, gardiens de la mémoire des hommes », pour paraphraser Léonard de Vinci, tel est le défi du papyrologue, qui ne cesse ainsi de renouveler notre connaissance du passé. Jean-Luc Fournet est papyrologue byzantiniste. Il a été membre de l'Institut français d'archéologie orientale du Caire, chargé de recherche au CNRS, puis directeur d'études en papyrologie grecque à l'École pratique des hautes études. En mars 2015, il a été nommé professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Culture écrite de l'Antiquité tardive et papyrologie byzantine ».

    1 autre édition :

  • La médecine des Grecs et des Romains de l'Antiquité a constitué le fondement d'une grande partie de la médecine en Europe jusqu'au début du XXe siècle, et elle continue d'être une tradition vivante dans certaines parties du monde musulman. Le serment d'Hippocrate est régulièrement cité comme la pierre de touche de l'éthique médicale, et les idées antiques sur la relation entre un médecin et son patient ont encore un écho aujourd'hui, à l'époque de la génomique et de l'Internet. Si Hippocrate est toujours considéré comme le père fondateur de la médecine occidentale, d'autres personnages ont joué un rôle sans doute plus grand encore : les anatomistes Hérophile et Érasistrate, le pharmacologue Dioscoride, le gynécologue Soranos et, surtout, Galien, le médecin polymathe et pugnace qui soigna plusieurs empereurs romains. Toutefois, ce livre magistral ne s'attache pas seulement à quelques grands noms : faisant usage des récentes découvertes de manuscrits, de papyrus et de matériel archéologique, il décrit les multiples pratiques médicales, y compris religieuses et magiques, qui avaient cours dans le monde classique, depuis Homère jusqu'au vie siècle de notre ère. Il révèle une communauté pleine de vie et très diverse de guérisseurs, tous engagés dans une lutte continuelle pour soigner leurs patients, et dresse un tableau très éloigné de l'image traditionnelle d'une domination des médecins hippocratiques et galénistes. Vivian Nutton est professeur émérite d'histoire de la médecine au University College de Londres et professeur à la First Moscow State Medical University. Il est membre de la British Academy et de la Deutsche Akademie der Wissenschaften (Leopoldina). Préface de Jacques Jouanna. Traduit de l'anglais par Alexandre Hasnaoui.

  • La polémique religieuse représente une page importante dans l'histoire des relations entre juifs et chrétiens. L'Antiquité en a laissé de nombreux témoignages littéraires, dont des dialogues mettant aux prises un juif et un chrétien. Ces textes se présentent en général comme des comptesrendus de débats réels. Les deux adversaires discutent sur les points essentiels de désaccord : Jésus est-il le Messie ? L'Évangile s'est-il substitué à la Loi juive ? Qui, des juifs ou des chrétiens, est le peuple de Dieu ? Mais, composés par des chrétiens, ces dialogues ont toujours pour but de montrer la supériorité du christianisme. Ils sont adressés avant tout aux chrétiens et servent à les instruire dans la foi. Le Dialogue de Timothée et Aquila, composé par un auteur inconnu, peut-être sous le règne de Justinien (vie s.), constitue, en grec, le témoin le plus important de ce genre littéraire dans l'Antiquité tardive. Le texte se présente comme la relation d'un débat organisé à Alexandrie entre le chrétien Timothée et le juif Aquila. Au terme d'une controverse consacrée avant tout à la question du Christ, le juif admet sa défaite et reçoit le baptême. Reflétant davantage une discussion idéale qu'une controverse réelle, le texte est un témoignage capital sur la façon dont les chrétiens se représentaient leur position par rapport au judaïsme à la fin de l'Antiquité. Cet ouvrage offre la première traduction française du dialogue dans sa forme longue, munie d'une introduction et d'un index biblique. Sébastien Morlet est Maître de conférences à l'Université de Paris-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France. Il est spécialiste des textes de l'Antiquité tardive.

  • Les débuts de la représentation du Christ sont mal connus. Ils ont surtout été problématiques et son histoire renseigne sur des transformations qui vont au-delà des images. Ce livre en suit l'évolution dans les premiers siècles du développement des images chrétiennes. Il s'efforce de comprendre une diversité inattendue et une évolution qui conduit du début du IIIe, à Rome, jusqu'au Xe siècle à Byzance. Le développement du christianisme est lié à la profonde transformation du monde romain. Les images chrétiennes, celles du Christ en particulier, donnent des éclairages sur les modalités de cette évolution et permettent de voir une radicale transformation dans la manière de percevoir les images et de comprendre le monde. Le christianisme aussi a évolué : les images ne sont, dans les débats sur le Christ, ni absentes, ni passives, mais y contribuent à travers leurs commanditaires qui, pour ne pas représenter une voix officielle de l'Eglise, n'en sont pas moins informés.

  • Tempus quaerendi. Nouvelles expériences philologiques dans le domaine de la pensée de l'Antiquité tardive, se propose d'exposer les enjeux du travail philologique le plus récent sur la production philosophique de l'époque impériale. La première section se décline en quatre articles sur les problèmes d'édition de textes transmis dans leur intégralité ; suit une deuxième section où trouvent place deux essais consacrés aux recueils de fragments ; les études de la troisième et de la quatrième discutent certains problèmes philologiques relatifs à Plotin et Proclus ; enfin, la cinquième et dernière section propose un regard inédit sur Michel Psellos lecteur de cette tradition philosophique. Si ces travaux ne couvrent qu'une partie des questions qu'il aurait fallu aborder, ils soulignent toutefois la centralité de la méthode philologique dans toute approche des textes des philosophes de l'Antiquité tardive.Ont collaboré au volume : Gerard J. Boter, Tiziano Dorandi, Lorenzo Ferroni, Christian Förstel, Richard Goulet, Pavlos Kalligas, Adrien Lecerf, Concetta Luna, Mariella Menchelli, Federico M. Petrucci, Thomas Riesenweber, Carlos Steel, Daniela P. Taormina, Gerd Van Riel.

  • Voici un roman d'aventures et de passion qui nous offre une vision rafraîchissante du monde byzantin au XIIe siècle. Hysminè et Hysminias, héros homonymes que leurs destins vouent l'un à l'autre, doivent fuir la menace d'un mariage forcé pour vivre librement et pleinement leur amour. Victimes de brigands, jetés en esclavage chez des maîtres impitoyables, ils devront affronter mille dangers pour préserver leur vie et leur vertu. Réunissant, sur fond de mythologie antique et d'art byzantin, tous les ingrédients du romanesque le plus inventif, cette oeuvre est surtout un hymne à l'amour incarné par un couple idéal: un seul être dédoublé dont l'essence est la fidélité. Écrit à Byzance au XIIe siècle en grec, ce roman avait alors connu un vif succès dans toute l'Europe. Il fut traduit en latin au XIXe siècle et rangé parmi les « romans érotiques ». Il est ici traduit pour la première fois en français.
    Florence Meunier, agrégée de grammaire, docteur ès lettres, enseigne à Bordeaux.

  • Parmi les nombreux apports de l'oeuvre de Brigitte Beaujard sur le culte des saints en Gaule se dessine une réflexion sur les transformations de l'usage du passé à la fin de l'Antiquité. à certains moments de l'histoire des villes de la Gaule romaine, une solution de continuité dans la transmission du passé s'est produite, et la cité classique s'est effacée au bénéfice d'une construction chrétienne de l'histoire des origines. Telle est la piste qu'ont choisi de suivre quelques-uns de ses amis, collègues et élèves, au cours d'une journée d'étude organisée à l'université François-Rabelais-Tours par l'équipe HiSoMA-Tours (UMR 5189) et la Maison des Sciences de l'Homme pour lui rendre hommage. Cet ouvrage aborde des dossiers variés relevant de l'histoire politique, de l'hagiographie ou de l'histoire du christianisme. Si les questions de manipulation de la mémoire sont loin d'être propres à l'Antiquité tardive, elles y occupent une place particulièrement importante, liée à la définition même de la période. Celle-ci fait l'objet depuis plusieurs années d'un débat actif, dont les enjeux concernent l'hypothèse d'une solution de continuité dans la transmission des héritages des sociétés. Les chapitres de ce livre, dans leur diversité, montrent comment les hommes de l'Antiquité tardive ont travaillé sur leur propre passé avec une inventivité et une lucidité remarquables, qui témoignent de l'importance qu'avait pour eux leur histoire autant que des libertés qu'ils ont prises avec elle.

  • Les historiens médiévistes se trouvent confrontés à des sources qui sont en latin jusqu'à la fin du Moyen Âge, même si la langue française entre dans la littérature puis dans la pratique à partir du XIe siècle. La langue latine ne cesse alors d'évoluer. Dès l'Antiquité tardive elle a acquis des traits propres qui la distinguent de celle que pratiquait Cicéron ; ses transformations se poursuivent en permanence dans les domaines de la grammaire et du vocabulaire. Il a paru bon de provoquer une rencontre sur la situation actuelle de 1 enseignement du latin médiéval en France et dans les pays voisins. Aux historiens médiévistes qui avaient accepté de faire part de leurs expériences se sont ajoutés les linguistes préoccupés de leurs contacts avec l'histoire. Les relations entre histoire de la langue et histoire de la société sont apparues plus étroites que jamais. S'est exprimé en particulier le besoin de fournir aux étudiants, voire aux enseignants et aux chercheurs, un lexique latin médiéval-français, dont les premiers jalons ont été posés au cours de la table ronde conclusive du colloque. Outre le regard jeté sur les bouleversements linguistiques qui se produisent entre les temps mérovingiens et la fin du Moyen Age, les participants du colloque ont proposé des expériences variées, où le vocabulaire, dans sa diversité et ses multiples facettes, prend toujours la première place, de la Catalogne à la Lorraine, de la cuisine à l'héraldique, des temps mérovingiens à l'automne du Moyen Âge.

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