• L'enfance de Louise, dans les années soixante-dix en France, est marquée par les difficultés financières de ses parents, leur peur de l'avenir, leur désarroi et leur tristesse, une forme de désolation qui contamine tout, jusqu'à la couleur des ciels. Face à cette réalité, Louise oppose une détermination forte : elle ne vivra pas la vie de ses parents. Elle ne sera ni pauvre ni triste ni résignée.
    Guidée par un attachement farouche à sa liberté, rebelle à toute forme de domination, Louise est à la recherche de ce qu'elle va devenir. Elle se cogne, elle bute, elle expérimente, mais elle ne lâche pas. Elle poursuit sa quête jusqu'à ce jour d'été que rien ne distinguait... où un événement survient dans sa vie, une rencontre qu'elle attendait depuis longtemps.

    Un roman sur la fidélité à soi-même, l'amour et le désir de liberté.
    Stéphanie Chaillou est née en 1969. Après L'Homme incertain et Alice ou le Choix des armes, parus chez Alma éditeur, elle signe ici son troisième roman.

  • Au milieu des années 60, le charmant petit village niché au coeur de la forêt de Tronçais vivait des heures paisibles. Jusqu'à l'arrivée de Gaspard... Gaspard le charmeur, Gaspard l'opportuniste, Gaspard aux dents longues ! Aussi, tous les malheurs s'abattant sur le village depuis son avènement lui étaient attribués par la rumeur. Jusqu'à ce beau matin où un ultime drame survint sans que les gendarmes n'y voient goutte. Excédé, le maire réunit alors un conseil municipal extraordinaire et élargi qu'il nomma « Comité », en vue de se débarrasser enfin de Gaspard... Oui mais de quelle manière ? Ce fut Gilles, l'ébéniste du village qui crut résoudre le problème : il allait faire appel à Laurent, son vieux copain de régiment... Était-ce bien raisonnable ? Une fable bucolique dans le somptueux décor de l'ancestrale forêt de Tronçais.

  • Le cinéma militant et la guérilla urbaine firent irruption en Argentine à la fin des années 1960, lorsque refluèrent les tensions sociales et les transformations culturelles engendrées par l'accès des masses populaires à la représentation politique en 1916. Tout au long du XXe siècle, les arts visuels et la littérature interrogèrent ce processus de modernisation maintes fois interrompu jusqu'aux années 1960, quand la guérilla et le cinéma cherchèrent à les transcender et à les sublimer par l'action directe.
    Cet ouvrage retrace les principales expressions de la violence politique tant dans la réalité sociale que cinématographique, en les questionnant au prisme de certaines notions philosophiques et en en étudiant les signes visuels et textuels. L'analyse filmique détaillée de Los traidores de Raymundo Gleyzer, fondateur du Cine de la Base, et l'étude du recueil de documents du PRT-ERP établi par Pablo de Santis, A vencer o morir, permettent de replacer la trajectoire de ce parti révolutionnaire et du collectif cinémato­graphique dans le contexte politique de l'époque.

  • Jean-Pierre, trentenaire, quitte son appartement dans le quartier de la Chancellerie à Bourges et part dans le Midi pour terminer son travail de deuil. Mais c'est compter sans les lois du hasard qui mettent sur sa route Martin, le régisseur de la tournée d'été 1965 des vedettes yéyés ; Martin, l'homme qui a des yeux indescriptibles, comme ceux d'Isabelle, sa femme, qu'il vient de perdre. C'est donc aux rythmes de Cloclo, Richard Anthony, Eddy Mitchell et de bien d'autres, que Jean-Pierre va suivre la caravane de ces jeunes artistes qui tortillent des fesses, dansent le twist et crient « yéyé ! » Il découvre alors les jalousies entre starlettes, les promenades en décapotable sur les petites routes de Provence, les échanges de fumettes le soir après le spectacle... la vie de saltimbanques qui ne passent jamais deux nuits de suite dans le même lit.

  • Ce roman nous replonge dans l'Europe des « sixties » avec l'« exil » du héros outre-Manche, en 1968. De son poste d'observation londonien, le pays natal se rappellera à son bon souvenir en Mai 68. Lui qui était parti voir ailleurs afin de découvrir des mentalités plus libres, voire des moeurs plus légères, ne peut rentrer au quartier latin faire SA révolution. Il est condamné à vivre par procuration des événements que lui et toute la jeunesse de l'époque attendaient depuis longtemps d'une manière plus ou moins latente. De retour en Auvergne, il assiste, en outsider en quelque sorte, à la queue de la comète « révolutionnaire » et à une « normalisation soft » qui ne dit pas son nom mais qui siffle la fin de la récréation soixante-huitarde et de son idylle avec une jeune Anglaise connue à Londres.

  • « Il ne fallut pas longtemps au Maigret de la cité pour trouver le coupable. L'inspecteur au béret frappa à la porte de notre appartement et narra à ma mère les faits regrettables de l'incident de la veille. Ma mère fit celle qui tombait des nues, mais en réalité, elle était bien habituée à entendre raconter les bêtises de son garnement de fils. Je m'étais, pour ma part, bien gardé de lui raconter quoi que ce soit. Ma mère me prit par la main pour aller chez Coco-bel-oeil, afin de connaître la vérité qui, d'après mes dires, accusait le Coco de m'avoir incité à brûler le courrier. Il n'y eut aucune suite judiciaire, car personne ne porta plainte, mais je crois que mes parents versèrent un dédommagement financier aux victimes, qui d'ailleurs ne changèrent jamais les boîtes. Je ne me souviens que des raclées que me donna ma mère et de celles de mon père, qui finissaient toujours par : "Jean arrête, tu vas finir par le tuer !" » Empreint d'amertume et de sensibilité, le récit de souvenirs de Gilles Duluc nous plonge dans une jeunesse tourmentée, marquée par le désamour et les quatre cents coups. À travers ses blessures et son regard d'enfant d'alors, l'auteur livre, de Bondy au Sud de la France, une chronique authentique et attachante des années 50 et 60.

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