Presses universitaires de Provence

  • Cet ouvrage présente une vision globale des repas officiels des souverains français de l'Ancien Régime. De la préparation culinaire à la décoration du lieu et de la table en passant par les repas et par l'analyse des comportements et des goûts de l'époque, l'étude se situe à la limite entre histoire et histoire de l'art ; il s'agit d'une étude pluridisciplinaire se fondant principalement sur l'iconographie et complétée par des sources manuscrites et imprimées. Cette interdisciplinarité, incluant différentes disciplines et méthodologies des sciences humaines, permet de traiter plusieurs aspects : les coulisses des repas (métiers, préparation culinaire et nouvelle gastronomie française), les repas et leur déroulement (étiquette, civilité, service « à la française », convives, faste et apparat), mais aussi la décoration de la table (lieu des repas, tables, accessoires et mets).

  • Ce livre, se présentant comme la suite logique du premier ouvrage de l'auteur intitulé Les Rois à table, nous fait pénétrer dans l'envers du décor fastueux et cérémoniel de la Cour de France durant l'Ancien Régime. Toujours de façon pluridisciplinaire en mêlant histoire de l'art, histoire, littérature, théâtre, etc., mais en utilisant l'iconographie comme premier support d'analyse, le présent ouvrage invite le lecteur à découvrir la face cachée du miroir de cette Cour de France lorsque le souverain et ses commensaux mangent en privé. Effets de miroir et mises en abyme rythment l'iconographie gastronomique et font ressortir des questionnements : que résulte-t-il de l'étude de cette iconographie en ce qui concerne les pratiques alimentaires, les goûts et les mentalités ? Et dans quelle mesure peut-elle être considérée comme un reflet de ce qui est vécu réellement au quotidien ? Voici les questions centrales déclinées en des problématiques complémentaires, comme celle dévoilant, pour la première fois, une étude globale et autonome des Menus de Choisy montrant ainsi la place qu'ils occupent dans les arts de la table et ce qu'ils nous apprennent sur la Cour de France durant le règne de Louis XV.

  • Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Hôtel-Dieu est le plus grand hôpital de Marseille. Dès sa création, il se distingue de nombres d'hôpitaux de son époque par l'emploi d'un personnel soignant strictement laïque et par la présence d'une véritable équipe médicale. Soutenus par la direction de l'hôpital, les soignants proposent des soins en adéquation avec les connaissances médicales de leur époque répondant à des normes qualitatives strictes visant à la guérison complète des malades. Mais l'Hôtel-Dieu n'est pas qu'un lieu de soins, il est aussi un lieu de travail et un lieu de vie pour son personnel qui y assure une présence continue de jour comme de nuit. Il est en outre, un lieu de formation pour les chirurgiens et les pharmaciens qui y suivent un véritable cursus pouvant mener jusqu'à l'obtention des lettres de maîtrise.

  • Le rite, par la transcendance qu'il manifeste et la pérennité apparente de son déroulement, semble particulièrement adapté à l'analyse des sociétés occidentales d'Ancien Régime dont les normes et les coutumes judiciaires, en particulier, reposaient sur un ensemble de gestes et de paroles codifiés, mêlant les domaines sacré et profane. Objets d'un renouveau historiographique récent, les rituels sont cependant désormais perçus par les historiens tout à la fois comme un outil de restauration du lien social et comme une forme du langage politique. Les études réunies dans ce volume, fruit de la collaboration d'historiens médiévistes et modernistes pour la plupart spécialistes de l'Italie pré-moderne, invitent ainsi le lecteur à porter la réflexion sur le terrain plus politique de l'affirmation de la souveraineté ; en allant au-delà des idées reçues sur le caractère terrifiant des rituels judiciaires, en tissant des comparaisons avec le royaume de France, du bas Moyen Âge jusqu'à la Révolution, elles montrent comment, à partir de la fin de l'époque médiévale, rituel et discours politique s'épaulent l'un l'autre et contribuent à la fabrique du consensus sur lequel repose l'acte de gouvernement. Le rituel, loin de perdre de son importance, se transforme alors en un langage politique efficace qui offre au Prince les moyens de « négocier » l'exercice de son autorité.

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