• Paradis

    Mike Resnick

    « À la seconde où vous posiez le pied sur cette planète, c'était comme si vous veniez de redécouvrir le jardin d'Éden. »
    Peponi est une planète merveilleuse qui a connu les malheurs de la colonisation. Écrivain, Matthew Breen a décidé d'en raconter l'histoire, tissant de rencontres en interviews le fil d'un récit qui vire au cauchemar au fur et à mesure que l'homme a voulu imposer sa loi, provoquant désastres, rébellion, et indépendance...
    Basé sur l'histoire du Kenya, Mike Resnick nous conte avec brio le destin de Peponi, dénonçant la colonisation et ses suites...

  • Binti T.1

    Nnedi Okorafor

    Les Hambis sont parmi les peuples de la galaxie les plus repliés sur eux-même.
    Binti est une jeune femme brillante, douée en mathématiques et est invitée dans une prestigieuse université...

    Doit-elle accepter au risque de voir son peuple se détourner d'elle ?

  • Après la publication des recueils Une île en terre (2016) et Le poids d'un nuage (2017), Yvon Le Men nous offre le troisième volume de sa trilogie Les continents sont des radeaux perdus. Avec Un cri fendu en mille, l'heure n'est plus aux paysages de l'enfance ni aux oeuvres qui ont fait naître une conscience au monde. C'est de la découverte physique, sensible, amoureuse de ce monde dont nous parle ici le poète. Les premières destinations nous entraînent en Europe. Puis viennent les voyages au long cours, autour du mont Liban, à Bamako, en Afrique noire, en Chine, à Port-au-Prince ou au Brésil. D'un pays à l'autre, un même désir d'étreindre le monde, une même soif de découvertes, une même propension à se penser soi-même comme un autre. Un carnet de voyages, au coeur du monde, à travers soi.

    "Où sont passés
    les livres
    lus

    les montagnes
    grimpées

    les étoiles
    contemplées

    les villes
    parcourues

    les fleuves longés
    et traversés

    par toi
    tout au long de ta vie"

    Né à Tréguier en 1953, installé à Lannion, Yvon Le Men est la figure de proue de la poésie aujourd'hui écrite en Bretagne. Depuis son premier livre, Vie, écrire et dire sont les seuls métiers de ce poète qui fait partager sa passion au plus grand nombre dans des spectacles ou au festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo. Après Sous le plafond des phrases et En fin de droits, il confie aux Éditions Bruno Doucey la publication d'une trilogie, dont Un cri fendu en mille est le troisième volume.

  • Mermere

    Hugo Verlomme

    Mermère est un immense continent habité par les noés, des êtres humains chassés de la terre à la suite d'une étrange catastrophe.
    Vivant sous l'eau, ils parlent avec les cétacés et élèvent leurs enfants dans les bercements de la houle.

    Mais dans l'ombre, un chef d'état terrien les traquent...

  • Proust latino

    Rubén Gallo

    Depuis qu'il a découvert que Marcel Proust avait été l'intime de plusieurs figures latino-américaines installées à Paris au tournant du XXe siècle, une intuition guide le travail de Rubén Gallo, universitaire mexicain reconnu : ces amitiés ont laissé des traces dans la vie de l'auteur de La Recherche et cette ouverture à un monde lointain, exotique, a façonné son imaginaire.
    De cette assertion audacieuse, iconoclaste, Gallo tire un livre savoureux en forme d'enquête culturelle et littéraire. À travers les portraits des Latino-Américains les plus proches de Proust, son amant, le Vénézuélien Reynaldo Hahn ; le fantasque secrétaire argentin du comte de Montesquiou, modèle de Charlus, Gabriel de Yturri ; le poète cubain José Maria de Heredia ; et le sulfureux critique littéraire mexicain Ramón Fernández, Gallo s'attache à établir la présence forte de l'Amérique latine dans la vie de Proust et dans la construction de son oeuvre. Loin du dandy parisien, on y découvre un Proust plus spontané, plus tropical.
    En tentant de démêler les liens de ces deux mondes, leurs apports réciproques, Gallo livre aussi un beau texte sur l'altérité en art, et une réflexion puissante sur le rapport ambigu de la France, à l'époque phare culturel incontestable, à ces étrangers, si brillants soient-ils.
    Rubén Gallo, docteur en littérature comparée et responsable du programme de Latin American studies à l'université de Princeton, est un universitaire et essayiste mexicain, spécialiste de Proust et de la psychanalyse. Il a été repéré en France suite à la publication, en 2013, de son ouvrage Freud au Mexique aux éditions Campagne première. Proust Latino est son premier essai à paraître aux éditions Buchet-Chastel.

  • La question du genre étant plus que jamais d'actualité, il n'est pas inutile de connaître les grandes figures qui marquèrent la naissance du féminisme. Destiné à un public français non spécialisé, l'ouvrage Mary Wollstonecraft : aux origines du féminisme politique et social en Angleterre offre une synthèse de la pensée de celle que l'on considère à juste titre comme la « mère du féminisme anglo-saxon » et propose des extraits traduits de ses oeuvres. D'une modernité stupéfiante, les analyses de Wollstonecraft montrent qu'elle fut visionnaire par ses idées autant que par sa méthode, qui consiste à déconstruire les représentations de la féminité qui prévalaient alors afin de dénaturaliser les constructions idéologiques. Prélude indispensable à toute réforme sociale, ce travail de déconstruction est libération des esprits, « déploiement de l'imagination » qui, seul, conduit à la liberté.

  • L'interculturel est aujourd'hui partout. Dans les rapports Nord-Sud, bien sûr, mais aussi et surtout dans les rapports européens appelés à revêtir une importance croissante, jusque dans la vie quotidienne. C'est cette perspective qu'explorent les auteurs en prenant les rapports franco-allemands comme exemple privilégié. Partant d'une expérience concrète des rencontres interculturelles, ils l'éclairent en la confrontant aux acquis de la recherche en sciences humaines.
    Comment, dans ces rencontres qui s'inscrivent dans des contextes historiques, culturels et politiques spécifiques, véhiculant des représentations stéréotypées de l'« autre », une communication véritablement interculturelle peut-elle s'instaurer ?
    Comment s'« entendre » lorsqu'on parle des langues différentes ? Car prêter une langue, n'est-ce pas porter toute une culture, au risque d'en être prisonnier ?
    Mais aussi, quel impact ces différences ont-elles sur la communication ? Nos identités culturelles existent-elles indépendamment de la rencontre qui les met en relation ?
    Autant de questions que les auteurs abordent dans une démarche originale de « recherche-action », qui font l'objet d'analyses sémiotiques et idéologiques, et autant de raisons d'affirmer l'urgence d'une réflexion et d'une pédagogie de l'interculturel.

  • Dans Soi-même comme un autre, Paul Ricoeur propose une reconstitution réflexive du « soi » dans son rapport à autrui. Le concept du soi qui se dégage ainsi permet de penser la responsabilité éthique tout en évitant les illusions de la métaphysique du sujet. Pour y parvenir, l'herméneutique de Ricoeur trace une voie médiane entre l'autoposition du sujet de la tradition cartésienne et sa déconstruction par la critique nietzschéenne et post-nietzschéenne. Dans cette perspective, deux thèmes s'imposent comme fil conducteur à l'interprétation du livre : d'une part, la dualité entre l'identité-idem et l'identité-ipse ; d'autre part, la reprise du concept de sujet sous le primat de la question éthique. Fruit d'un séminaire franco-belge associant l'Université Lille 3, l'Université Libre de Bruxelles et l'Université de Liège, ce livre propose des contributions sur ces deux thèmes.

  • Le présent ouvrage est consacré à l'élucidation de la dimension épistémique de l'oeuvre littéraire. Il pose une triple question : l'oeuvre littéraire peut-elle prétendre à la connaissance ? Si tel est le cas, comment se définit l'originalité du savoir littéraire ? Enfin, quelle relation le savoir littéraire peut-il entretenir avec les autres formes de connaissance, notamment les discours théoriques des sciences humaines ? Ni impuissance mimétique, ni hyperproduction autotélique, l'oeuvre littéraire apparaît comme un foyer de notre monde vécu, dont la reconnaissance réarticule le réel qui nous est si bien connu en de nouveaux horizons. Littérature et savoir(s) dit à la fois une conjonction - une différence - et une identité. C'est entre cette mêmeté et cette altérité que naît l'irréductible originalité du savoir littéraire en des formes dont les contributions ici rassemblées cherchent la racine commune sans ignorer, cependant, l'importance de ses variations historiques et génériques.

  • Le cinéma naît alors que l'épopée de l'Ouest touche à sa fin. En 1895, on déclare la fin de la Frontière et le cinéma prend la relève du mouvement de conquête. Les fondateurs de Hollywood ne manqueront pas de faire eux-mêmes le parallèle. Dès qu'il y eut cinéma aux États-Unis, il y eut western... Ce rapport de proximité entre l'époque et l'invention d'un nouveau mode de création nourrit une intimité sur laquelle fait fond le western classique américain. Au fil des contributions ici rassemblées, les angles d'approches se multiplient : esthétique, anthropologie philosophique, philosophie sociale et politique, philosophie de l'histoire, histoire de l'art et études cinématographiques. En mobilisant essentiellement des compétences et des références philosophiques, mais aussi les vertus de l'interdisciplinarité, ce collectif se propose de poser les jalons d'une étude approfondie de l'image westernienne en traitant les enjeux des limites et frontières, de la justice sans cesse réinterrogée, de l'étranger, du lointain, du vivre ensemble, de la persécution, de l'imaginaire culturel et social et de l'invention historique.

  • Comment les grandes unités territoriales se sont-elles consolidées au cours du Moyen Âge ? La définition des frontières fut-elle du seul ressort du pouvoir ? Les études de cas analysent des entités représentatives supra-locales depuis la péninsule ibérique jusqu'à Byzance, en passant par le nord de l'Europe et la Méditerranée italienne. Les diocèses et principautés apparaissent ici non comme de simples limites, mais aussi comme des confins socio-culturels, interrogeant identités et altérités sur un territoire donné.

  • Pour cohabiter pacifiquement malgré les différences, il faut commencer par appréhender l'altérité, la comprendre sur plusieurs plans : philosophique, culturel, religieux, etc. Le présent volume veut illustrer ces différents angles d'approche. Il s'attache à décrire les enjeux et les obstacles de la cohabitation culturelle à l'heure de la mondialisation. Si l'on veut lutter contre l'intolérance, il faut comprendre que la cohabitation culturelle est devenue l'enjeu majeur du xxie siècle.

  • À travers le regard de quatre femmes, différentes mais en quête de liberté, l'auteur explore ce que peut être le quotidien. Sur les pas d'Élise, Anne, Sophie et Ève, nous découvrons leurs sentiments, leurs difficultés et, par-dessus tout, leur force.
    Marcel Nuss donne la part belle dans ces récits à ses personnages féminins, aussi complexes qu'attachants. Ève, Walkyrie en fauteuil roulant, en est la flamboyante quintessence.


    Militant dans le monde associatif, Marcel Nuss est le fondateur de la Coordination handicaps et autonomie (CHA) et de l'Association pour la promotion de l'accompagnement sexuel (APPAS).

  • « Nous irons, nous autres paumés, fumer des herbes de naufragés et nous perdre sur leurs radeaux de fortune. Si demain l'envie nous prend, nous viendrons marcher sur vos plates-bandes et de nos rires enfumés nous sombrerons pour un autre feu plus intense. Nous irons nous perdre sur les cendres de vos cigares où nos nostalgies d'exilés et de jeunesse incomprise surgiront pour nous rappeler notre dégoût de la vie. Nous irons, nous autres paumés, vers des plaines vierges et sauvages, guidés par des esprits en fuite. »

  • ¿Cómo se construye la memoria en contextos de subordinación? Los inmigrantes limítrofes, los afrodescendientes y los pueblos indígenas, entre otros, despliegan sus palabras y reflexiones sobre su propia memoria. En el contexto aportado por las luchas sociales y la vida cotidiana, se estimulan distintas preguntas y aproximaciones sobre el valor performativo de la memoria, los silencios, los secretos y los olvidos, las agencias, la materialidad y el futuro.

  • « Virginia Woolf et les écritures du moi » s'intéresse aux cinq textes qui constituent Moments of Being, au journal de jeunesse, The Early Diaries, au Journal, ainsi qu'à Carlyle's House and Other Sketches. Il ne s'agit pas d'opérer une lecture biographique de ces écrits, mais de les considérer comme une oeuvre à part entière qui existe par et pour elle-même. Situer ces textes dans l'espace générique des « écritures du moi » implique une tentative de définition du genre, préalable à la mise en perspective de l'oeuvre woolfienne au sein de ce genre. Le paradoxe de l'écriture du moi chez Woolf soulève non seulement la question de l'identité du sujet mais aussi celle de la place de l'autre dans le texte autobiographique. La démarche scripturale s'inscrit alors doublement dans le temps, dans un va et vient sensible entre la mémoire et la mort.

  • En l'espace de quelques années, la théorie du genre a saturé l'espace public. Prenant prétexte d'une convention du Conseil de l'Europe, l'auteur revient sur les origines de cette fameuse théorie. Il démontre comment elle s'articule autour de deux lignées fort différentes, d'une part le « genre homosexualiste » brillamment présenté par Judith Butler, de l'autre, le « genre féministe » plus directement actif dans nos systèmes politiques. Au final, l'auteur montre que le « genre » n'est pas une science, mais une tentative idéologique et révolutionnaire de recréer l'homme et la femme par la contrainte de l'État, en niant leur altérité.

  • Ce livre s'interroge sur ce qui fonde toute affirmation de foi et toute théologie : la révélation. Sans elle, foi et théologie ne sont qu'idéologies. En elle réside la résistance ultime à toute assimilation, à toute réduction de la foi à un sens simplement humain. Elle exprime la transcendance radicale de la foi par rapport à tout savoir, tout désir, tout effort qui ne seraient que de l'homme Mais comment faut-il comprendre aujourd'hui cette transcendance, cette altérité irréductible, si l'on veut entendre aussi jusqu'au bout les justes exigences de la raison, de l'entreprise herméneutique, de la démythisation ? Telle est la question que tente d'éclairer ici une réflexion à la fois pluridisciplinaire et pluriconfessionnelle qui comporte cinq faces sans compter l'échange final : philosophie, pensée juive, exégèse du Nouveau Testament, tradition de l'Inde, théologie. L'ensemble résulte d'une session théologique organisée en 1976 par l'Ecole des sciences philosophiques et religieuses des Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles.

  • Entre une réalité trop présente et la rêverie, mon choix a été simple :
    Ecrire pour exorciser.

  • Le retour

    Paul Fitoussi

    Après avoir passé quelques années à Paris, Patrick revient à Marseille et rencontre son ami Jacques dans un bar. Ces retrouvailles se transforment vite en un échange non dénué d'émotion qui devient progressivement une discussion philosophique sur le sens de la vie.
    Paul Fitoussi est diplômé de droit et chef d'un établissement scolaire. Il a également réalisé un documentaire pour la télévision intitulé « La Marche pour la Vie ».

  • Le "Cri de l'altérité" est une réflexion sur le fondement éthique ultime à l'aube du XXIe siècle. Il est certes vrai que beaucoup de théories éthiques et humanistes ont été développées et proposées depuis des millénaires, mais le nanisme/désert éthique perdure dans nos sociétés actuelles. Ce vide éthique est de plus en plus perceptible au moment même où l'homo-altérité et la cosmo-altérité sont objet de la violence sous toutes ses formes ; de la négligence et de la non-prise en compte. À vrai dire, la vulnérabilité et les souffrances de l'altérité ne bénéficient véritablement ni de l'écoute/encadrement, ni de l'attention des structures étatiques et des Organisations internationales. Voilà pourquoi en ce début du XXIe siècle, il est urgent de fonder l'éthique sur le cri de l'altérité, et dont la priorité pourra faire advenir un monde où le vivre-ensemble harmonieux, la sécurité/fraternité transmondiale et la justice sociale/internationale ne seront plus des simples slogans, mais des réalités effectives dans la quotidienneté de notre planète en convulsion/ébullition.

  • Si la francographie se veut un espace d'affirmation de soi, elle se doit, en même temps, d'être un lieu de la négation réductrice des altérités. Dans ces conditions, « archipelité » et insularité devraient rimer avec pluralité et hybridité ; mais aussi tendre à résonner avec solidarité, multiculturalité et bibliodiversité. Dans notre monde archipélique, l'enracinement culturel est un impératif catégorique de survie des îles et îlots et des femmes et hommes qui les peuplent. Sans doute plus que jamais dans l'histoire de l'humanité, l'identité n'est plus un obstacle à la communication : elle en est devenue la condition même. L'angle des débats dans cet ouvrage recoupe donc les référents que sont l'immigration et la francographie sous le double prisme de bilan et perspective. Ces référents trahissent une assise plus étendue. Ils sont représentatifs du contexte à la fois, littéraire, linguistique et identitaire. Il s'agit en réalité de la dimension socioculturelle des mutations humaines en rapport avec les espaces et les langues en francophonie.

  • Où commence l'étranger dans la société médiévale ? comment y vit-on en étranger ? peut-on au Moyen Âge supporter « l'autre », celui qui n'est pas au village, de la ville où on naît et travaille, celui qui ne parle pas la même langue ? Ce sont les questions, si fort d'actualité, qui ont servi de trame aux travaux du XXXe congrès de la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public, accueilli en juin 1999 à Gttingen, lieu hautement symbolique, par la Mission historique française en Allemagne et l'Institut Max Planck d'histoire. Les communications, prolongées par les conclusions d'Otto Gerhard Oexle, font le point sur la manière dont les hommes du Moyen Âge concevaient l'altérité. Les pratiques, les institutions, et aussi l'imaginaire ont contribué à faire de l'étranger une figure marquante de l'ordre social. Mobiles par vocation ou par nécessité, marchands, hommes d'armes, hommes d'Église, intellectuels et artistes ont suscité et façonné des manières d'être, des lieux de rencontre, des statuts codifiés, mais aussi des comportements de méfiance et de rejet, dans un constant va-et-vient entre exclusion et intégration.

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