• Abandon

    Joanna Pocock

    Traduit de l'anglais par Véronique Lessard et Marc Charron

    Résumé
    Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages. À l'aube de la cinquantaine, Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre. En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandonaide à respirer.

    Extrait
    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, à l'essence qui est au centre de notre être.

    Échos de presse
    Il a fallu une femme pour écrire ce livre. Une écriture qui dit : Je suis ici, à l'intérieur d'un corps, un corps qui change, en interaction avec le monde qui change.
    Irish Times

    Envoûtant et profondément émouvant, Abandon nous oblige à considérer notre place dans un monde qui a plus de passé que d'avenir.
    The Spectator

    Abandon est une contribution importante à la bibliothèque de la nature
    Chloe Aridjis

    L'auteure
    Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création littéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • Ernest a dix ans.
    Dix ans de vide : sa mère est morte le jour de sa naissance et son père a disparu.
    Dix ans d'ennui : sa vie avec sa grand-mère, prénommée Précieuse, n'a rien de très exaltant : école, goûter, devoirs, soupe. Pas de téléphone, pas de télévision. Seule distraction : une mystérieuse lettre que le grand-père d'Ernest avait envoyée du front pendant la guerre, une lettre indéchiffrable.
    Ernest est bon élève, solitaire et taciturne, pour ne pas dire muet. Jusqu'au jour où Victoire de Montardent arrive dans sa classe et jette son dévolu sur lui. Car Ernest est beau, ce que les autres filles de la classe avaient déjà remarqué...

    Ce livre a obtenu le prix Totem roman 1996 décerné par le salon du livre jeunesse de Montreuil, le prix Chronos 1997, le prix Goya découverte 1997, le prix Lire au collège 1997, le prix Graines de lecteurs (bibliothèque de Billère), le prix 1000 Jeunes Lecteurs 1997, le prix Bobigneries 1998 et le prix littéraire des écoles de Belleville et Ménilmontant 2001.

  • 43 ans et toute une panoplie de vêtements, Stella vit dans un bel appartement de Montpellier où elle élève ses deux enfants de 16 et 17 ans. Ses journées s'écoulent entre ménage maniaque et shopping sur le Web, à attendre le retour de ses ados chéris et surtout celui de César, son psychiatre de mari qu'elle vénère plus que tout au monde. Seules ses consultations secrètes de psy online et les visites de Lucille sa meilleure amie ébouriffent son quotidien de recluse. Car Stella, affligée d'une agoraphobie et d'angoisses envahissantes ne met quasiment plus le pied hors de chez elle...

    Alors le jour où César se volatilise sans un mot d'explication mais avec sa carte de crédit, le monde si parfait de Stella s'écroule. Abandonnée par son mari, lâchée par ses ados et ignorée par sa meilleure amie, Stella va devoir se débrouiller seule, franchir son périmètre de sécurité et rat traper sa vie.

    Parviendra-t-elle à dépasser ses angoisses, sa peur de l'autre, à trouver un travail ? Une chose est sûre, le parcours sera semé d'embûches, mais aussi d'heureuses surprises et de belles rencontres.

  • Célébrées pour leurs idéaux politiques égalitaires, les cités grecques sont, de fait, des sociétés très hié-rarchisées. Si les inégalités de genre et de fortune y sont anciennes, celle fondée sur le droit naît au VIe siècle avant J.-C., avec l'apparition de statuts personnels.

  • Le petit veilleur

    Benoît Reiss

    En voiture au côté d'un inconnu, vers une destination qu'il ignore, un petit garçon convoque les images de sa vie. La pension, adoucie par la présence protectrice de Sophie ; l'océan et la plage, face à l'appartement où il vit avec sa mère. Insaisissable, celle-ci disparaît pour revenir de jour en jour plus mystérieuse, plus imprévisible. L'enfant trop sage veille sur elle et rêve d'un monde où rien ne les séparerait. Mais la société préfère le déchirement au désordre...
    Un texte poétique et essentiel, puisé aux sources de l'enfance.
    « On peut le mettre dans une pension à des kilomètres de la ville, on peut le tenir loin d'elle un automne, un hiver et un printemps, il s'en fiche ; il sait que cette minute revient toujours, cette minute où il pousse la porte de sa chambre, où il monte quatre à quatre les marches de l'escalier de la plage et la retrouve. »

  •  Etienne, dix ans, est un garçon sensible et intelligent.

    Sa personnalité et sa situation familiale difficile l´ont rendu solitaire.


    Il trouve refuge dans les livres de la bibliothèque et réconfort auprès de sa seule amie, Lili, avec qui il va partager un précieux secret.


    En effet, Etienne a découvert qu´une partie de son habitation était colonisée par une famille toute particulière.


    Malheureusement le bonheur qu´Etienne a réussi à se créer sera mis à mal par les contraintes de la vie, et l´adolescent s´approchera dangereusement de la folie. 

  • ¿Quièn no ha temido nunca perder a un ser amado? El sentimiento de abandono es constitutivo de la naturaleza humana. Pero reviste a veces un carácter extremo que lo fija en una verdadera angustia. Ahora bien, es esta fijaciòn lacaniana que la autora pretende reinterrogar narràndola en un cuento. Alrededor de la enfermedad psicosomática de la pelada, teje una trama interpretativa en la que Pulgarcito de Perrault, El Hombre de los Lobos y Un niño es pegado de Freud vienen a aclarar a un niño abandonado. No sin humor, nos lleva a un Más Allá del principio de placer y sostiene la idea insoportable (*insostenible) que dentro del sufrimiento del abandono se aloja tambièn un goce. La pérdida de los cabellos aparece entonces progresivamente como el síntoma de una pérdida metafísica. Destinado a ser faltante, cada uno en efecto, debe resolver a su manera el enigma irresoluble de siempre haber perdido ya algo... Prefacio de Danièle Pomey-Rey - Traducciòn : Josette Laganne - De formación filosófica y titular de un màster de psicoanálisis, Sandra Meshreky sigue su cursus analítico en el seno de la Asociaciòn Lacaniana Internacional. Después de "Psychanalyse sans domicile fixe" (Psicoanálisis sin domicilio fijo), ella reafirma aquì contra el sufrimiento psíquico todo su compromiso poético.

  • Arnaud Friedmann signe son deuxième roman. C'est l'histoire d'une rupture. Histoire banale ? Non, elle ne l'est pas. Lui, il n'aime plus. Elle, elle meurt dans les mots de la rupture accompagnés de leur mélodie préférée. Histoire sombre ? Oui. Des solitudes, des caricatures, des rencontres sans demains. Histoire insolite aussi. De la femme qui renaît folle, meurtrière, différente. Et surtout, histoire écrite, balancée, mélodieuse. « La mélodie préférée », un swing, un rythme and blues dont la partition est signée Arnaud Friedmann, l'auteur chaque fois plus talentueux, à suivre...

    Extrait


    « En sortant, il s'efface pour laisser passer une femme. Une belle femme. Elle le frôle. Elle disparaît dans le bar. Il ne la voit qu'à peine. Son dos, ses cheveux, la trace de son parfum, le mouvement de sa veste. Elle est passée très vite. Elle pourrait être une reine, un rêve, une assassine. Ou ne pas exister. Laurent l'a déjà oubliée lorsqu'il arrive sur le trottoir, comme toutes les femmes qu'il croise et qui ne s'arrêtent pas, dont il n'accroche que la silhouette et les regrets qu'elles laissent. Le soleil l'éblouit »

  • En 1914, Églantine a 15 ans. Elle quitte son emploi de bergère pour prendre celui de bonne au château. Mais la guerre éclate, et sa vie bascule : François, son amour de jeunesse, revient mutilé et la quitte, et le maître du château la viole. Enceinte, elle est contrainte de partir : une nouvelle vie commence, faite de déboires et de débauches, qui l'obligeront à abandonner son fils : parviendra-t-elle à retrouver sa famille, son fils, et François ?

  • Jean-Baptiste, 10 ans, vit avec sa mère Hélène à Paris où son professeur Sacha l'accompagne dans sa passion du violon. Il ne connaît pas toutes les difficultés qu'une femme doit surmonter pour élever un enfant sans père. Chassée par sa propre famille, contrainte de trouver un logement décent dans la capitale, sa maman parvient à se faire embaucher dans une bonneterie dirigée par Simon, un individu dont l'allure sévère dissimule mal une profonde gentillesse. Mais un jour, cet homme providentiel est emmené par la Gestapo, ce qui contraint la mère de Jean-Baptiste à tout abandonner une nouvelle fois pour tenter de gagner la zone libre.

  • « Déposer les larmes », plus qu'un titre, plus qu'un roman, un cri, certes étouffé mais tout droit sorti du coeur de Lou Malaval. Dans cet ouvrage, elle raconte la détresse dans laquelle elle, son mari, ses enfants, sa famille ont été plongés à la suite d'une décision de leur fille ainée à fuir la maison sous l'emprise d'une dangereuse manipulatrice.
    Mais elle ne veut pas que ce cri reste un cri aux abois, mais qu'il soit un appel, qu'il trouve un écho, une résonnance et puisse servir d'alarme à tous les parents dans la même situation que celle qu'ils ont connue.
    Lou Malaval est une maman dont l'extrême souffrance qu'elle a endurée a fait d'elle un auteur, un écrivain...sa solution, sa thérapie fut de déposer ses larmes sur le papier qui au fur et à mesure les a séchées. En revanche, elle tient à ce que ses confidences ne soient pas de vaines lamentations mais un vrai témoignage des épreuves qu'un jeune adulte peut faire subir à son entourage. La maltraitance est hélas plurilatérale. Ni exclusive, ni sexiste, ni spécifique, elle peut, un jour ou l'autre, concerner tout le monde, parents comme enfants.
    Le bruit que fait le déchirement de son âme ne peut qu'être entendu. Lou trouvera peut-être l'apaisement...
    Le talent littéraire n'est pas toujours de faire rêver ou de tromper la réalité en nous en éloignant mais au contraire la dévoiler sans la trahir, ni la falsifier. Lou Malaval fait partie désormais de ces auteurs qui interpellent, alertent et rendent utiles leurs propres expériences.

  • « Combien de pleurs, combien de canons faut-il aux hommes pour gagner la paix ? Facile de faire une guerre, mais le plus dur est de faire la paix. Combien de villages s'éteindront, disparaîtront de nos cartes ? Et combien se diront : "Y avait-il un village ici, ...

  • Le colloque international, qui s'est tenu le 19 octobre 2012 à l'Université Toulouse 1 Capitole, dont les actes sont repris dans cet ouvrage, poursuivait un double objectif. Cette manifestation scientifique voulait, d'abord, réunir un panel de spécialistes reconnus, français et étrangers, universitaires, magistrats et praticiens prêts à échanger leurs points de vue sur une imposition aussi importante que la TVA tant à l'échelle nationale qu'européenne. Elle prétendait, ensuite, dresser un état des lieux des nouvelles règles de territorialité en la matière et en expliquer, si tant est que cela soit possible, la logique. La conjonction de ces deux préoccupations transparaît dans une question fondamentale pouvant simplement être formulée en ces termes : dans quel pays doit être acquittée la TVA lorsqu'une transaction économique fait intervenir plusieurs opérateurs établis dans différents États de l'Union européenne ? Concrètement, c'est toute la discussion sur l'application du principe de la taxation dans le pays d'origine ou celui de la taxation dans le pays de destination qui porte le colloque. Mais pourquoi une telle question et pourquoi en 2012 ? Le motif en est fourni par une communication de la Commission européenne, en date du 6 décembre 2011, visant à rendre le système de TVA plus simple, plus robuste, plus efficace et mieux adapté au marché unique européen. La Commission s'interroge, d'une part, sur les conditions de la transition entre le régime transitoire et le régime définitif de TVA et propose essentiellement, d'autre part, la consécration de la taxation dans le pays de destination.

  • L'oiseau du paradis

    Eric Mansfield

    « La rosée coule sur le velouté pourpre des pétales. Le soleil caresse les corps comme l'étreinte de deux regards. Ici, le jus s'appelle "caresse", la caresse onctueuse, jus de canne en plein carême et les oiseaux s'appellent oiseaux du paradis et l'oiseau du paradis est tendu vers le ciel, bulbe tendu à faire mal. » Dans ces tableaux à la sensualité débordante, le corps se fait paysage, deux se font un, le voyage devient hymne. En mêlant force et élégance, Éric Mansfield joue avec les non-dits, transgresse les frontières entre poésie et érotisme, nous plongeant dans ces terres sauvages où l'on s'abandonne avec délice.

  • Nature morte

    Priska Soba

    Par son abandon, elle lui donna tout pouvoir sur sa personne. Ainsi débuta la soumission, pourtant les limites clairement établies de leurs rôles finirent par disparaître. Dès lors, impossible de savoir qui fut le maître et qui fut l´esclave. Accordez-lui un peu de temps pour vous dire son histoire. Accordez-lui quelques instants pour vous décrire avec ses mots ces émotions qui emportèrent tout sur leur passage, et firent d´elle un être d´illusion. Permettez qu´elle vous dévoile son cauchemar et vous entraîne à sa suite dans les limbes d´une rêverie déroutante. Oserais-je vous demander de faire preuve d´indulgence ? Non. Tout juste vous demanderais-je de bien vouloir accepter ses mots, et leur permettre de prendre vie.

  • L'énergie de la détresse, la confusion des sentiments, les déferlements de l'amour et de la haine, tout ceci traduit la passion. Les enthousiasmes qui défaillent, les dépressions qui rôdent, les violences affectives, les deuils ratés, les misères de la sexualité, le trauma et les stress, autant de névroses du trop d'excitation et du vide défensif contre cet excès. C'est la passion de l'analysant et celle aussi de l'analyste qui la reçoit et aide à nommer. Cette deuxième édition a été revue et allégée de nombreuses considérations théoriques, les cas cliniques sont plus développés.

  • « Assis sur une pelouse devant un grand mur de béton, Je t'attends ! Devant ce décor merveilleusement horrible Qui te cache à mes yeux pleins de pluie, Je t'attends ! J'aimerais pouvoir t'attendre le jour, la nuit, tout le temps : Je ne boirais plus, je ne mangerais plus, Je t'attendrais ! »

  • « Les chats sont des êtres illuminés qui transmettent le calme et l'harmonie. On dit aussi que celui qui n'a pas un bon rapport avec son propre inconscient ne parviendra jamais à se connecter complètement à un chat, ni à en comprendre les mystères... » À travers des histoires émouvantes et humoristiques où sa passion pour les chats transparaît, Nadine Mirande nous relate des récits d'abandons et d'adoptions entre le refuge et des familles d'accueil. Des anecdotes, parsemées de tendresse, transmettent diverses informations utiles pour essayer de mieux cerner le caractère des chats, leurs choix et façons de vivre. Un ouvrage, riche en conseils pratiques pour le bien-être de ces petits félins, qui permet de mieux comprendre leur comportement afin de leur offrir le meilleur environnement de vie possible.

  • Quarante ans ! Quarante ans qu'il n'est pas revenu au pays ! Et aujourd'hui, Valentin est assis dans le café de ce village, pour un rendez-vous qu'il ne pouvait manquer à aucun prix. Arrivé avec une heure d'avance, il scrute la porte d'entrée qu'elle va bientôt franchir. Elle... ça ne peut être que Cécile, cette jolie fille qu'il a tant aimée il y a si longtemps, et qui l'avait délaissé sans explication pour un autre garçon. Les souvenirs enfouis soudain se libèrent.

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