• Qui est Didier Raoult ? Que pense-t-il vraiment ? Pourquoi ce grand infectiologue, auteur de nombreuses découvertes, irrite-t-il autant les autorités politiques, sanitaires, et nombre de ses confrères ? Dans ce livre, dense, fort, personnel, le professeur Raoult éclaire toute sa démarche, au-delà de l'actuelle controverse autour de l'hydroxychloroquine et du Covid-19. Ce défenseur acharné du progrès scientifique donne sa vision de ce que doit être la médecine et la recherche.
    Parce que Didier Raoult est avant tout un médecin, parce que soigner est son premier devoir, parce qu'il est un esprit farouchement indépendant, il s'oppose aux blouses blanches administratives qui n'ont jamais vu un malade, aux modélisateurs fascinés par les Big Data, aux grandes revues médicales qui font la pluie et le beau temps mais sont de plus en plus sous l'emprise des laboratoires pharmaceutiques, aux autorités sanitaires et politiques...
    Pour que le public retrouve confiance dans la science, nous dit celui qui est l'un des plus influents chercheurs au monde dans son domaine, il faut savoir se déjuger, remettre en cause ce que l'on sait ou croit savoir, faire tomber ses idoles, bousculer les dogmes et les théories établies, renier ses maîtres...
    La science est un sport de combat, le chercheur doit gagner par K.-O contre « l'arrogance et l'aveuglement ».

  • «Dès l'enfance, on nous peint un portrait consensuel et idyllique de la vie des animaux de ferme, entre autres à travers les livres [...]. On finit par y croire.»
    À partir d'une expérience concrète et anodine, alors qu'elle prépare machinalement un repas, l'autrice se heurte à une contradiction fondamentale: elle, pourtant si empathique, s'apprête à consommer un être doué de sensibilité, qui a souffert toute sa vie pour lui procurer quelques instants de saveur. C'est le point de départ pour elle d'une série de réflexions engageantes sur notre rapport à l'animal, sur les pratiques cruelles des abattoirs, sur notre dissonance cognitive, mais aussi sur les problèmes environnementaux auxquels nous faisons face.
    À travers un argumentaire rafraîchissant qui anticipe toute critique, Comment (et pourquoi) je suis devenue végane s'adresse à toute personne préoccupée par les conséquences de ses choix alimentaires, curieuse d'en comprendre plus précisément les enjeux et soucieuse d'adopter des comportements plus cohérents avec ses valeurs éthiques.

  • Fief

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    • First
    • 22 Octobre 2020

    Fait(es) Ici En France !FIEF, c'est l'histoire d'un engagement. Celui de ne cuisiner que des ingrédients produits et cultivés en France métropolitaine, respectueux de l'homme et du vivant. Exit le café, le chocolat... et place à la créativité !
    Victor Mercier propose ainsi une cuisine subtile, de saison, aux saveurs du monde réinventées grâce à des produits français. Découvrez 60 de ses créations : parmentier moderne à la truffe noire, chou-farci végétal, asperges pollen thym, tartelettes au cassis et au sapin, ainsi que des astuces de chef pour sublimer les plats.

  • Dans ce texte fulgurant, Friederich rétablit les origines de la doctrine transhumaniste au sein de l'histoire des idées, afin de désamorcer la "coupure historique" que celle-ci tente d'initier. Ce faisant, il dénonce cette idéologie nouvelle qui tente d'améliorer grâce aux sciences la condition humaine mais ne fait que relever à ses yeux d'une profonde inhumanité. Il débusque notamment les procédés invisibles auxquels les "technoprophètes", comme il les qualifie, ont recours pour parvenir à leur fin. Sa critique se double par conséquent d'une dénonciation du capitalisme, dont le transhumanisme est entièrement tributaire. En s'attachant au corps seul, en niant l'esprit, le transhumanisme apparaît comme une dégénérescence du projet philosophique d'émancipation de l'homme.

    Alexandre Friederich a vécu vingt ans à l'étranger avant d'entreprendre des études de philosophie à l'université de Genève. Colleur d'affiches et cycliste, il vit actuellement entre Fribourg, l'Italie, l'Espagne et Mexico. Il a publié aux éditions Allia easyJet en 2014 puis Fordetroiten 2015.

  • La philosophie théorique de Spinoza est une des tentatives les plus radicales pour constituer une ontologie pure : une seule substance absolument infinie, avec tous les attributs, les êtres n'étant que des manières d'être de cette substance. Mais pourquoi une telle ontologie s'appelle-t-elle Éthique ? Quel rapport y a-t-il entre la grande proposition spéculative et les propositions pratiques qui ont fait le scandale du spinozisme ? L'éthique est la science pratique des manières d'être. C'est une éthologie, non pas une morale. L'opposition de l'éthique avec la morale, le lien des propositions éthiques avec la proposition ontologique, sont l'objet de ce livre qui présente, de ce point de vue, un dictionnaire des principales notions de Spinoza. D'où vient la place très particulière de Spinoza, la façon dont il concerne immédiatement le non-philosophe autant que le philosophe ?

    « Il suffit d'entrer dans ces pages vives, nerveuses, lumineuses, pour se retrouver, comme à chaque fois avec Deleuze, emporté par un tourbillon d'intelligence. Les dernières lignes évoquent, à propos de Spinoza, un vent-rafale, un vent de sorcière. Il se pourrait que Deleuze parle de lui-même.
    L'unité de ce volume multiple repose sur l'affirmation que les registres de la vie et de la pensée spinozistes ne se séparent pas.
    Vivre en philosophe, polir des lentilles pour microscope, user de la méthode géométrique, c'est finalement une seule et même activité. Elle vise à augmenter la puissance d'agir, donc la joie. Au lieu d'être seulement théoricien, architecte de système, grand maître du rationalisme, Spinoza apparaît ainsi, indissociablement, comme un penseur pratique, engagé dans une transformation permanente de soi et du monde. » (Roger-Pol Droit, Le Monde) Cet ouvrage est paru en 1981.

  • Chaque année, 150 milliards de vêtements sont produits par les usines textiles du monde.Les conditions de travail ne sont pas toujours respectées pour produire nos vêtements.Deux tiers des vêtements de grandes marques contiennent des perturbateurs endocriniens.Vous voudriez consommer mieux la mode, acheter écoresponsable et promouvoir un modèle économique durable et juste.Oui, mais comment ?Le Guide de la mode écoresponsable vous donne enfin les armes pour mieux choisir. Vous allez comprendre la chaîne de production de vos vêtements, quels sont leurs impacts sociaux-économiques, environnementaux et les conséquences sur votre santé. Les autrices vous donneront des outils de compréhension pour consommer en toute conscience, privilégier et promouvoir un monde qui porte vos valeurs et correspond à votre vision de l'avenir, sans culpabilité et sans jugement.Nous pouvons tous agir. À vous de jouer !

  • Le magnétisme, c'est utiliser notre énergie ainsi que celle qui nous entoure pour aider à soulager douleurs et maladies.À travers ce livre accessible et attrayant, l'auteure, Anne-Sophie Casper, aborde de manière juste et précise le magnétisme. Imaginé en cinq parties - l'attirance, la rencontre, le contact physique, le partage et l'engagement - cet ouvrage déconstruit les fausses idées et vous aide à tester et développer votre magnétisme. Vous pourrez le pratiquer de manière professionnelle sur une autre personne comme sur vous-même.

  • IMAGINER L'AVENIR N'EST PLUS UN PASSE-TEMPS ANODIN. C'EST DEVENU UN JEU RISQUÉ.

    « L'Accablement Climatique est devenu un agent mortifère au service de la Décontextualisation Nomade. Il n'y a pas une parcelle de terrain planétaire qui ne porte pas, soit les stigmates géologiques des cataclysmes en cours d'amplification, soit les stigmates psychologiques des populations sinistrées peinant à cohabiter avec le souvenir de leur vie passée. »

    Deux siècles après, nés pour réconcilier le biologique et l'éthique, les Nomades Décontextualisés ont transformé le monde en un lieu où les singularités et les affects n'existent plus. Claire Kraft va le découvrir à ses dépens.

    Quelque part entre Gibson et Koltès, une magnifique dystopie philosophique et politique ancrée dans l'actualité.

  • Peut-on concilier désirs individuels, nécessairement variés, et quête universelle du bonheur ? Peut-on imaginer des principes sur lesquels s'appuyer pour bien vivre ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun, sur lequel fonder en raison le bonheur ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison humaine, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence lui confèrent au contraire une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à perfectionner ses facultés d'entendement pour bien vivre, jouir de son âme, elle-même définie par l'intelligence. Dans le même temps, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose alors les fondements de la sociabilité humaine. Sociabilité qui est une vertu, à laquelle accéder par l'exercice de la raison.

  • Avoir toutes les clés pour être un bon leader !Des principes fondamentaux du leadership aux réflexes à adopter en cas de crise, en passant par la capacité à déléguer comme à valoriser ses collaborateurs,
    découvrez dans cet ouvrage comment acquérir des qualités e communication, de management et d'empathie qui feront de vous un véritable leader, aimé et respecté !En 50 notions clés (autorité, héros, communication, influence, humilité, etc.), Nathalie Gourdin définti le leadership et vous explique avec clarté comment devenir le leader que vous avez toujours rêvé d'être !

  • Et si le management s'inspirait du yoga ? Un ouvrage inspirant qui propose un regard unique sur le "travailler ensemble"Alors que le climat en entreprise se dégrade (52 % des salariés présentent un niveau élevé d'anxiété selon l'étude 2017 du Cabinet Stimulus), le yoga rassemble environ 2,5 millions de pratiquants en France et 300 millions dans le monde. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le management et le yoga ont plus de points communs qu'on ne le croit.
    Après avoir travaillé sur la reconstruction lors d'un licenciement, l'auteur de ce livre propose une méthode originale qui fait le lien entre ces deux disciplines. A partir de cas pratiques, interviews, tests et conseils, vous découvrirez les 5 pilliers du manager yogi :

    Affûter son éthique : l'honnêteté (Satya) l'éthique de soi, l'ancrage, être bien dans son environnement, la déontologie personnelle, le cadre, la définition et la connaissance de son cadre d'exercice professionnel et personnel.Réveiller la non-violence (Ahimsa) : l'écoute des autres et de soi, prendre conscience de ce qu'on projette, le non-jugement, l'accueil, l'écoute, l'acceptation de nos fragilités et de celle des autres, l'évitement de l'auto-sabotage, la reformulation. Changer les prismes.Travailler sa posture (Asana)de manager, ce qu'on fait avec ce qu'on nous donne (faire la différence), la légitimité, l'incarnation (on parle souvent d'incarner une fonction, ça veut dire quoi), Svadhyaya / l'étude de soi.Aiguiser le souffle (Pranayama) : un pas vers l'équilibre, intériorisation-concentration (au sens de pas parasitage), concentration (dharana) C'est l'augmentation de notre capacité à recevoir de l'énergie, rendre l'organisme prêt en yoga, et l'ouverture à l'intuition et à l'incertitude en management, la capacité à faire le tri entre l'urgent et l'accessoire, la mise en priorité. C'est aussi le souffle créatif, notre capacité à " dégager " ce qui englue.Chercher sa cohérence (Samâdhi) : légitimité, identité, partage. Samâdhi, terme du yoga hindou et du bouddhisme, parle à la fois d'établissement, de maintien et de "reposition" de la conscience, de l'attention. On n'achève jamais la prise de posture managériale, mais on y exerce heureux si on s'y établit. Ce n'est pas l'agilité au sens stricte (un peu tarte à la crème comme la bienveillance), mais l'unité, la simplicité qui permet de faire avec les autres et pour eux. C'est aussi l'idée de suivre un chemin, non pas celle de chercher une perfection.

  • Spinoza est peut-être le plus grand philosophe de l´Occident, mais il est si difficile à lire que très peu arrivent à le comprendre.
    Voici son Éthique rendue enfin accessible à tous dans une version simplifiée et modernisée enrichie de précieuses explications et de nombreux exemples.
    Reformulant l´Éthique dans le sens des sagesses non-duelles, Bruno Giuliani met en lumière l´intuition la plus révolutionnaire de l´oeuvre, souvent incomprise de ses lecteurs, à savoir que le véritable sens de Dieu - c´est-à-dire la nature - est en réalité la Vie.
    Accompagnant le lecteur tout au long de l´ascension spirituelle qui va de la souffrance de l´ignorant à la liberté du sage, il montre comment se libérer des illusions de la morale et s´éveiller à la grâce de l´amour par la seule compréhension de la vérité.
    L´Éthique apparaît alors clairement pour ce qu´elle est : une extraordinaire pédagogie du bonheur dont la méthode est la thérapie de l´affectivité par l´éveil de notre intuition.
    Plus nous comprenons nos affects comme des expressions nécessaires de la Vie, plus nos passions se transforment en vertus et plus nous devenons libres, aimants et heureux, jusqu´à la plus haute béatitude.
    Une invitation magistrale à éveiller notre coeur à l´unique source du bonheur - et au sens même de l´existence - : la culture de la joie.
    Bruno Giuliani est professeur agrégé et docteur en Philosophie de l´université de Nice Sophia Antipolis. Il est également maître en Biochimie, professeur de Biodanza et créateur de la Biosophie, un système d´éducation au bonheur qu´il définit comme une pédagogie de la sagesse par la culture de la joie.

  • Si les sciences ont généré des progrès indiscutables, elles suscitent aussi des inquiétudes. Auraient-elles trahi nos attentes? Seraient-elles responsables, en nous instituant «maîtres et possesseurs de la nature», du dérèglement climatique, de la pollution et de la destruction de la biosphère? L’accusation est trop simpliste, car la science n’est pas indépendante de son contexte socioéconomique et ses applications techniques sont d’abord inscrites dans des choix de société. La science peut tout à fait nous aider à construire un monde où il fait bon vivre, mais l’expérience a montré que le primat du profit la détourne d’un tel objectif.
    En sa qualité de citoyen et d’enseignant-chercheur, Jean-Marie Vigoureux dénonce ainsi le détournement de la science et la marchandisation non régulée de ses applications. Il nous montre comment sciences et techniques servent davantage la finance et la grande industrie que le développement humain, mais aussi pourquoi les valeurs développées par la pratique des sciences sont tout aussi indispensables à notre humanité qu’elles sont essentielles à la démocratie.
    À l’heure où la crise environnementale menace l’humanité dans son existence même, l’émergence d’une réelle science éthique et citoyenne requiert donc la remise en cause du libéralisme et la refondation de nos démocraties autour de l’idée d’un progrès véritable qui ne peut se concevoir que dans la justice et le partage. Comme aimait le rappeler Albert Einstein: «Il est illusoire et dangereux de tout attendre de la science, car la connaissance de ce qui est ne nous renseigne jamais sur ce qui doit être. […] La science peut nous permettre de réaliser les buts que nous nous fixons, mais la détermination de ces buts est en dehors de son domaine. Pour décider du changement, il faut faire appel à des objectifs qui relèvent d’un choix volontaire.»

  • L'essentiel à connaître sur la bioéthique !Aujourd'hui, la bioéthique est au coeur de l'actualité. En effet, cette discipline invite à réfléchir sur les progrès de la recherche dans les domaines de la biologie, de la génétique et de la médecine. Des questions fondamentales pour faire évoluer notre société entrent alors en jeu. Faut-il élargir la PMA ? Qu'est-ce que l'eugénisme ? Pourra-t-on cloner l'être humain un jour ? En 50 notions clés, les auteurs vous aident à comprendre ce qu'est la bioéthique, d'un point de vue scientifique et juridique.
    50 notions dont :
    o La greffe d'organes
    o Le dépistage prénatal
    o Le don de gamètes
    o Le transhumanisme
    o L'euthanasie
    o Le clonage humain

  • Traité politique

    Baruch Spinoza

    Le Traité politique tire toutes les conséquences de L'Éthique : après avoir abordé l'individualité, Spinoza s'attaque la vie de l'homme en société. Il retrace la genèse de la constitution politique d'un groupe. Il montre comment le droit de préserver sa vie prend le pas sur celui de vivre selon son gré. Chacun doit céder à autrui le pouvoir de le gouverner. Et cet autre se doit d'assurer la sécurité et le bien de son subordonné. Cest alors l'instauration du droit civil. L'état civil n'existe que pour empêcher l'exercice du droit naturel, prompt à semer la discorde. Le pouvoir doit à cet égard garantir une égalité de principe entre les hommes. Spinoza ouvre là tout un horizon politique : le "communisme de la raison". Ou comment penser une société afin d'éviter qu'elle ne dégénère et tyrannie et qu'il y règne paix et liberté. Écrit peu avant la mort de son auteur, ce Traité condense les principes fondamentaux de sa philosophie et hisse Spinoza en précurseur des philosophes français du XVIIIe siècle. En prenant le parti de ne pas traduire imperium en français, Bernard Pautrat marque une rupture avec toutes les traductions précédentes. Par ce choix radical, il rend toute la profondeur philosophique et politique du Traité, qui défend le droit "défini par la puissance de la multitude".

  • Paru en 1964, cet essai fit l'effet d'une bombe. L'auteur y dénonce le mythe qui fait de la capitale péruvienne une terre promise et une ville parfaite. Selon lui, par des politiques culturelles, artistiques, architecturales et sociales, le passé colonial serait célébré, marginalisant l'histoire péruvienne. Cette réécriture de l'histoire permettrait aux élites sociales d'assurer leur suprématie sur les classes populaires, et de justifier la discrimination qu'elles subissent. Des pratiques qui rappellent certains mouvements et dirigeants du siècle dernier voire actuel. Mais ici, au fil des pages, c'est une ville tout autre qui se laisse entrevoir et remet en question un Pérou qui renie ses origines, son passé et son identité propres. Avec une postface de Mario Vargas Llosa.

  • On a pu dire de l'oeuvre considérable de George Steiner qu'elle tourne tout entière autour du langage, de son sens et de ses conséquences morales et religieuses. On s'en convaincra aisément en lisant cet ouvrage écrit voici quarante ans, par l'auteur de Après Babel et Réelles présences, et qui, dans un style clair et rigoureux, analyse les menaces qui pèsent sur le langage, sur la position du poète face à la barbarie et la survie d'un sens lié à la culture occidentale. Les humanités survivront-elles ? Chacun sait que la réponse est un combat qui ne cessera jamais.

    George Steiner est né à Paris de parents juifs viennois, le 23 avril 1929. Il quitte la France en 1940 pour New York où il poursuivra ses études au lycée Français. Diplômé en sciences physiques et mathématiques, critique littéraire et professeur de littérature anglaise et comparée à Genève, il connaît un succès notoire avec son cours sur Shakespeare ; son enseignement genevois se double d'une activité de conférencier auprès des instituts universitaires les plus prestigieux du monde. George Steiner ne se définit lui-même ni en tant que critique, ni en tant qu'écrivain ou universitaire, mais bien plutôt comme « maître à lire ». Ses lectures infinies se sont cristallisées aussi bien dans ses articles publiés dans le New Yorker que dans d'innombrables publications.

  • Oeuvres complètes

    Aristote

    Il n'est pas une branche du savoir de son temps qu'Aristote n'ait étudiée : de la logique à la rhétorique en passant par la dialectique, de la physique et la chimie à la cosmologie, de la métaphysique et la théologie aux mathématiques, de la politique et l'éthique à la psychologie, sans oublier le très important corpus biologique et le recueil des différentes constitutions qu'il avait compilées avec ses élèves.
    On redécouvre aujourd'hui l'importance du « maître de ceux qui savent » tant pour l'Occident chrétien que pour l'Orient islamique, et l'on trouve un fondement aristotélicien à presque toutes nos sciences dites « humaines ».
    Cette édition comprend la totalité des oeuvres authentiques d'Aristote, ainsi que la traduction inédite en français des Fragments. Elle comporte en outre une introduction générale, des notices de présentation pour chaque groupe de traités, un index des notions et un index des philosophes, qui permettent à tous, néophytes ou familiers, de redécouvrir Aristote.

  • Il n'y a probablement de pensée solide - comme d'ailleurs d'oeuvre solide quel qu'en soit le genre, s'agît-il de comédie ou d'opéra-bouffe - que dans le registre de l'impitoyable et du désespoir (désespoir par quoi je n'entends pas une disposition d'esprit portée à la mélancolie, tant s'en faut, mais une disposition réfractaire absolument à tout ce qui ressemble à de l'espoir ou de l'attente). Tout ce qui vise à atténuer la cruauté de la vérité, à atténuer les aspérités du réel, a pour conséquence immanquable de discréditer la plus géniale des entreprises comme la plus estimable des causes.
    Réfléchissant sur cette question, je me suis demandé si on pouvait mettre en évidence un certain nombre de principes régissant cette « éthique de la cruauté », - éthique dont le respect ou l'irrespect qualifie ou disqualifie à mes yeux toute oeuvre philosophique. Et il m'a semblé que ceux-ci pouvaient se résumer en deux principes simples, que j'appelle « principe de réalité suffisante » et « principe d'incertitude ».

    Le Principe de cruauté est paru en 1988.

  • éthique à Eudème

    Aristote

    Voici venu le temps de l'Éthique à Eudème.
    Comme l'Éthique à Nicomaque, cette autre Éthique attribuée à Aristote a pour objet l'achèvement de l'humanité dans l'homme, achèvement qui se confond avec le bonheur. Mais tandis que le premier traité est expressément lié à un projet politique, le second insiste sur la dimension intime - et néanmoins universelle - de l'éthique : « Si la beauté d'une vie réside dans des choses obtenues par hasard ou par nature, beaucoup de gens ne pourraient l'espérer : leur effort ne permettrait pas de l'obtenir, elle ne dépendrait pas d'eux et ne pourrait être leur objet d'étude. En revanche, s'il consiste en une certaine qualité qu'ont une personne et ses actes, le bien de la vie pourrait être plus commun et plus divin. » Cette affirmation du choix individuel comme principe de la conduite éthique est à la source de la longue réflexion occidentale sur la responsabilité morale et juridique. C'est ainsi que l'Éthique à Eudème, longtemps restée dans l'ombre de l'Éthique à Nicomaque, fait l'objet aujourd'hui d'une véritable redécouverte, à laquelle entend contribuer la présente édition.

    Virginie Berthemet, © Flammarion (d'après la mosaïque dite d'Alexandre, musée national archéologique de Naples).
    © Flammarion, Paris, 2013.

  • Cet ouvrage pluridisciplinaire est destiné à accompagner l'enseignement de sciences humaines et sociales au sein de la formation médicale et des formations en santé. Il s'adresse aux étudiants et à tous ceux qui s'engagent dans les métiers du soin ou qui s'intéressent aux questions épistémologiques, éthiques et sociales impliquées par la médecine contemporaine. Il est principalement l'émanation du Collège des enseignants de sciences humaines et sociales en faculté de médecine et en santé fondé en 2008, qui réunit les enseignants, médecins et non médecins en charge de cet enseignement en France, avec le concours de chercheurs étrangers spécialistes des thématiques abordées.

    Les auteurs, médecins et non médecins, sont des spécialistes des thèmes abordés travaillant aussi bien en sciences humaines (comme anthropologues, économistes de la santé, historiens, juristes, philosophes, psychanalystes, psychologues, sociologues) que dans le monde de la santé (en biologie, cancérologie, génétique, gériatrie, médecine générale, médecine interne, neurologie, neurochirurgie, psychiatrie, rééducation fonctionnelle, et dans les soins infirmiers). Le projet résulte notamment de la collaboration de responsables et enseignants en sciences humaines et sociales des facultés de médecine françaises.

  • Les définitions courantes de la philosophie ne s'appliquent pas à Spinoza : penseur solitaire, scandaleux et haï, qui conçoit la philosophie comme une entreprise de libération et de démystification radicales, n'ayant d'équivalent que chez Lucrèce ou, plus tard, chez Nietzsche. Le spinozisme pose aujourd'hui les problèmes les plus actuels, concernant le rôle comparé de l'ontologie (théorie de la substance), de l'épistémologie (théorie de l'idée), de l'anthropologie politique (théorie des modes, des passions et des actions). L'objet de ce livre est de déterminer le rapport de ces trois dimensions : l'affirmation spéculative ou l'univocité de l'Être dans la théorie de la substance ; la production du vrai ou la genèse du sens dans la théorie de l'idée ; la joie pratique ou l'élimination des passions tristes, l'organisation sélective des passions dans la théorie des modes.
    Ces trois dimensions s'ordonnent suivant un concept systématique, celui d'expression (la substance s'exprime dans les attributs, les attributs s'expriment dans les modes, les idées sont expressives). Et sans doute le concept d'expression a une longue histoire avant Spinoza, pendant tout le Moyen Âge et la Renaissance. Il a aussi avec Leibniz un développement très différent de celui que lui donne Spinoza. La seule chose commune entre Leibniz et Spinoza, c'est pourtant qu'ils fondent la première grande réaction anti-cartésienne sur cette notion théorique et pratique. Mais la manière dont Spinoza la comprend, lui donnant une structure nouvelle, est peut-être au coeur de sa pensée et de son style, et forme un des secrets de l'Éthique : livre double, composé d'une part par l'enchaînement continu des propositions, démonstrations et corollaires, d'autre part par la chaîne violente et discontinue des scolies - livre deux fois expressif.

    Cet ouvrage est paru en 1968.

  • Noam Chomsky

    Collectif

    Né en 1928 aux États-Unis, Noam Chomsky est probablement l'intellectuel contemporain à la fois le plus célèbre dans le monde et le moins connu en France. Si ses travaux fondateurs en linguistique - il est le père de la « linguistique générative » - sont reconnus, ce n'est pas le cas de son travail d'analyse et d'information politique, pourtant considérable : Chomsky est trop inclassable, trop original pour faire partie d'une « école », ce que le monde intellectuel français ne lui a jamais pardonné.Cet ouvrage, qui reprend le meilleur du Cahier de L'Herne paru en 2007 sous la direction de Jean Bricmont et de Julie Franck, présente une vision d'ensemble de la pensée de Chomsky et rend hommage à l'importance de son oeuvre dans des domaines variés : linguistique théorique, philosophie de l'esprit, neurosciences cognitives, analyse de l'idéologie et du pouvoir, liberté d'expression, éthique, action politique...Textes de Noam Chomsky et de Jean Bricmont, Gennaro Chierchia, Michel Foucault, Pierre Jacob...Préface et choix des textes par Yves-Jean Harder, maître de conférences en philosophie.

  • Êtes-vous prêt à mettre votre peau en jeu ?

    Pourquoi devrait-on cesser d'écouter ceux qui parlent au lieu d'agir ? Pourquoi les entreprises font-elles faillite ? Comment se fait-il que nous avons plus d'esclaves aujourd'hui qu'au temps des Romains ? Pourquoi imposer la démocratie aux autres pays ne marche jamais ?

    Réponse : trop nombreux sont ceux qui dirigent le monde sans mettre leur peau en jeu.

    Dans son livre le plus provocateur à ce jour, Taleb donne sa définition et ébranle les nôtres : qu'est-ce que comprendre le monde, réussir sa vie professionnelle, contribuer à une société juste ou injuste, détecter les non-sens et influencer les autres ?

    D'Hammourabi à Sénèque, du géant Antée à Donald Trump, de Kant à Gros Tony, Taleb choisit ses exemples et montre qu'avoir quelque chose à perdre, vouloir accepter le risque, y voir une question de justice, d'honneur et de sacrifice, est pour les héros, les saints et bon nombre d'êtres humains épanouis... une essentielle règle du jeu.

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