• Quel est le point commun entre Joker, Friends, Le Seigneur des anneaux ou Star Wars ? Tous sont des classiques de la culture pop. Tous nous ont enthousiasmés et divertis. Ils font désormais partie de nous, de notre imaginaire, de notre langage.

    Pourtant les tenants de la grande culture, la « vraie », affectent de les mépriser, les jugent niais ou inconsistants. « Plutôt Phèdre que Netflix ! » Plutôt Racine que la Casa de Papel. Ne peut-on aimer l'un et l'autre ? Opposer les deux, n'est-ce pas ignorer la vertu pédagogique du divertissement ?

    L'anneau de Gollum nous rappelle celui du berger Gygès inventé par Platon pour s'interroger sur la nature humaine : Un acte vertueux est-il réellement possible ? Orange is the new black nous fait réfléchir au sens de la justice en compagnie de Socrate et d'Aristote. L'histoire d'amour de Jack et Rose à bord du Titanic nous permet de comprendre ce que Levinas nomme « la véritable rencontre avec autrui. » Chacun de ces immenses succès populaires nous pose au moins une grande question philosophique.

    In pop we trust est donc un cri de ralliement. Une invitation à considérer la profonde sagesse de nos mythes contemporains et à en tirer tous les enseignements. Un manuel de philosophie, pour le bac ou pour la vie, autant qu'un manifeste du Gai savoir.

  • Un formidable voyage au coeur de nos régions !Les Français sont viscéralement attachés au patrimoine qui est à la fois l'identité et l'âme de notre pays, le lien avec les racines qui plongent au plus profond de l'Histoire, et un éventail de trésors architecturaux que le monde entier nous envie. Mais, au fond, qu'est-ce que le patrimoine ? Faut-il porter la même attention aux sites archéologiques, châteaux, abbayes, maisons d'illustres ou constructions du XXe siècle ? Pourquoi est-il si important de le protéger, de le sauvegarder et de le restaurer ? Ensemble, nous sillonnerons les routes de France, région par région, pour retrouver des sites incontournables ou découvrir des trésors insoupçonnés, aussi discrets que fascinants !
    Découvrez :La conquête de l'Ouest par les premiers hommes et les alignements de Carnac
    La crise cathare en Occitanie et la forteresse de Carcassonne
    Les richesses des Outre-mer, de la Guyane à la Réunion
    Dix itinéraires incontournables
    Et bien d'autres choses encore !

  • Apocalypse nowLa Terre va être détruite. Stephen Blades, 45e président des États-Unis, le sait. Et il sait qu'il n'y a aucun moyen de l'en empêcher. Il sait que l'équipage du Clarke est probablement mort, et que les 666 qui devaient être sauvés n'auront pas cette chance. Même l'homme le plus puissant de la planète ne peut pas la protéger de son destin. Mais il n'abandonnera pas...Découvrez la conclusion poignante de la série acclamée de Charles Soule et Alberto Jiménez Alburquerque, dans laquelle le monde va effectivement toucher à sa fin. Mais emportera-t-il l'humanité avec lui ?

  • Ce manuel d'introduction à la science politique présente l'ensemble des grands sujets qui constituent les fondamentaux de la discipline. Quel est le rôle de l'État et du pouvoir politique ? Quels sont les différents régimes politiques ? Qui sont les principaux acteurs politiques d'une démocratie ?  Comment analyser l'action publique ?  Comment a évolué l'action collective ? 
    Illustrés d'exemples, de portraits d'auteurs, ce nouveau manuel proposera en fin de chapitres des QCM, questions de cours ou sujets de dissertation. 

  • Qu'est-ce que le renseignement ? En quoi diffère-t-il de l'espionnage ? Qui prend les décisions dans les services secrets ? Comment sont menées les opérations spéciales ? L'étude du renseignement permet d'aborder ces questions et de s'interroger sur les modalités de son contrôle et de son influence sur la politique étrangère des États.
    Cette nouvelle édition est enrichie d'un chapitre dédié aux transformations de l'information et au cyber, et d'études de cas portant sur des thématiques actuelles : renseignement des entités non étatiques, services secrets américains sous la
    présidence Trump, droit du renseignement en France, etc.
    Une introduction sans équivalent à un sujet désormais central des études de sécurité.

  • La loi, c'est eux !Pour faire une loi, il faut être ministre. Pour être ministre en France en 2016, il vaut mieux avoir commencé très tôt à prendre le bon chemin, faire les bons choix, entrer dans les bons moules... et attendre son tour. Tout ça, Emmanuel Macron l'a bien compris ! Après un parcours sans faute (lycée privé, Khâgne, Science Po, ENA...), le voici en 2014 ministre de l'économie. Succédant au turbulent Arnaud Montebourg, il hérite du projet de loi pour la croissance et le pouvoir d'achat qu'il a pour mission de faire adopter avec l'aide de ses conseillers. Réunions interministérielles, débats parlementaires, conférences de presse, manifestations, avis du Conseil d'État... avant d'être mise en application, la « loi Macron » va devoir passer à la moulinette des institutions françaises. Et les méandres du Parlement s'avèrent parfois hostiles et pleines de surprises, surtout pour qui a peu l'habitude de les pratiquer.Aurel, spécialiste du dessin politique, et les journalistes Hélène Bekmezian et Patrick Roger utilisent cette loi médiatique pour nous raconter la création d'une loi en France comme autant d'épreuves d'un jeu de société ou d'un parcours du combattant mélodramatique et toujours très théâtral devant la "représentation" nationale de l'Assemblée. Ils trouvent là un moyen judicieux et ludique d'expliquer à tous les citoyens que nous sommes le fonctionnement de nos institutions, écrasées par une complexité, une technicité et une rigueur bureaucratique qui effraient.

  • "Parce qu'il est petit et aspire à la grandeur ; parce qu'il pense que la France devrait mener l'Europe, et l'Europe, le monde ; parce qu'il est sans vergogne et impitoyable dans sa quête du pouvoir, et autocratique et éhonté dans sa façon de l'exercer ; parce qu'il aime se mettre en scène et qu'il est aussi exhibitionniste et opportuniste que stratège et adroit ; parce qu'il n'agit pas par idéologie, mais suit son instinct et ses impulsions, et parce qu'il se présente lui-même comme étant à la fois conservateur et réformateur, un républicain et l'incarnation même de la France dans la tradition de "l'État, c'est moi" ; parce qu'il n'est pas arrivé au pouvoir grâce à sa naissance ou à son statut social, mais qu'il l'a pris d'assaut, convaincu que son destin était d'entrer dans l'histoire en en changeant le cours ; parce qu'il se donne comme un homme d'action, qui méprise le snobisme des élites tout en brûlant d'envie de s'en faire accepter ; parce qu'il excelle en temps de crise mais s'embourbe facilement quand la pression se relâche ; et parce qu'il cherche à faire valoir l'influence de la France à l'étranger pour redorer sa propre image aux yeux de son pays, Nicolas Sarkozy est souvent décrit comme un Napoléon en puissance."

  • La police (au sens large : nationale, municipale, privée, gendarmerie) est un véritable acteur du jeu politique, et constitue depuis quelques années un enjeu considérable dans la compétition politique. Mais elle est aussi un instrument de production de sens politique, de production de représentations politiques, en participant à l'émergence de catégories descriptives qui pèsent sur l'imaginaire collectif. Crime crapuleux, outrage, racaille, violence collective, manifestation, ordre public, etc., en sont des exemples connus. La police constitue donc une pièce importante dans l'édifice d'une communauté politique. D'où la nécessité de cet ouvrage, proposant une sociologie politique de la police voire même une science politique de la police.

  • Atlas numérique optimisé pour une lecture sur tablette. 
    Le format EPUB3 permet de profiter de toutes les fonctionnalités de la lecture interactive : zoom HD sur les cartes, indexation, recherche in texte, navigation hypertextuelle, tables des matières interactives, textes en POP-UP, environnement ergonomique personnalisable.
    Cent cartes et infographies pour comprendre le rôle de la région européenne à l'heure de la crise économique et de la montée des concurrences asiatique et américaine.
    - Démographie, économie, environnement, migrations, tourisme : un portait complet de la grande région européenne.
    - Comment l'Europe va-t-elle se positionner dans les débats de politique internationale bouleversés par le Printemps arabe ?
    - Pour relancer le projet menacé de l'Union, la mise en place d'une réelle politique de voisinage semble nécessaire.
    - Mobilisant les données les plus récentes, essentielles à la compréhension de la situation européenne actuelle, cet atlas, clair et complet, démontre que l'avenir de l'Europe se joue aussi au-delà de ses propres frontières.
    « Devenir une des régions mondiales les plus dynamiques à l'horizon 2030 est encore possible, à condition de travailler ensemble avec nos voisins sur un pied d'égalité. » Martin Schulz

  • Cet ouvrage propose une étude détaillée et complète de l'organisation du pouvoir politique à l'échelle infranationale. Une première partie fait le point sur les traditions d'analyse du local en sociologie politique. La deuxième partie porte sur le cadre institutionnel du pouvoir local (histoire des découpages territoriaux et de leur remise en cause régulière, les différentes autorités locales et leurs administrations, les réformes de décentralisation). La troisième partie est consacrée aux formes locales de la démocratie (jeu politique local, métier d'élu local, démocratie participative et mobilisations locales) en analysant ceux qui l'incarnent. La dernière partie analyse l'action publique locale, ses logiques, ses acteurs, mais aussi son articulation avec les logiques nationales et supranationales de production des politiques publiques. Un ouvrage qui vient illustrer l'importante contribution de la sociologie du pouvoir local aux sociologies de l'Etat, de la démocratie représentative, des mobilisations et de l'action publique.
     

  • Nous partageons malgré nous avec les totalitarismes le rêve utopique d'une sociabilité pure, d'une société intégrale et sans histoire, dans les deux sens du terme.
    Jamais les sociétés ne se montrèrent moins violentes et plus dociles, et jamais pourtant la tranquillité, et la police qui la garantit, ne furent à ce point désirées. Le totalitarisme s'assignait pour but de produire un corps social intégral, parfaitement soudé, saturé de coutures, c'est-à-dire une société sans sujets, sans conflit ni diversité, immédiatement mobilisable dans son intégralité. Or, c'est à certains égards ce même but que la société de contrôle à laquelle nous consentons quotidiennement est tentée, en vertu de sa structure propre, de poursuivre.
    De quelle anormalité nous sommes-nous accommodés ? Quelle est la bizarrerie de notre normalité ? Quel sera l'inouï sous lequel les temps futurs, s'il y en a, percevront les temps actuels ?

  • Alors que le processus électoral français est de plus en plus encadré et donc dépendant de la réglementation en matière de financement, cet ouvrage offre la possibilité d'y voir plus clair sur ces relations si controversées entre argent et politique. Ce livre propose, pour la première fois, une synthèse des questions de financement de la vie politique en s'attachant à traiter de la réglementation, de ses effets, mais également des pratiques et des stratégies de financement et de dépenses. L'ouvrage s'appuie sur des données quantitatives relatives aux comptes de campagne (tant au niveau local que national) et des organisations partisanes les plus récents disponibles. A titre de comparaisons avec les pratiques françaises, l'ouvrage présente également les grandes lignes du financement de la vie politique à l'étranger.
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  • La politique, qui n'est plus qu'une voix dans le concert de l'auto-organisation sociale, a désormais pour fonction, dans une société pluraliste, d'articuler les systèmes différenciés qui la composent : elle les invite à s'auto-limiter, sans oublier de s'auto-limiter elle-même.
    Une telle conception remet bien évidemment en cause le primat de l'État-nation qui, sans pour autant disparaître, doit cesser de se penser comme un principe d'organisation dominant, prendre sa place dans un système de régulation à niveaux multiples. Très loin de la théorie anarchiste de la destruction de l'État, comme de la théorie marxiste du dépérissement de l'État, tout aussi loin d'une théorie libertarienne de l'État minimal, Daniel Innerarity nous montre qu'il est aujourd'hui possible de dépasser l'alternative du dirigisme et du spontanéisme néo-libéral.
    Mais une telle transformation ne deviendra effective qu'à deux conditions renoncer définitivement à l'opposition de la gauche et de la droite, telle qu'elle a été formulée jusqu'à présent, et inventer une social-démocratie anti-étatique capable de recueillir à sa manière le meilleur de l'héritage libéral. Voici un livre qui, en alliant technicité philosophique, grande clarté et élégance de l'écriture, s'attache à redonner un sens à la politique à une époque où les discours sur l'impuissance de celle-ci ne manquent pas.

  • La santé n'a pas de prix. En revanche, elle a un coût.
    Explosion des dépenses de santé, gaspillages absurdes, lobby des labos, dégradation de la médecine libérale, hôpital public en détresse, inadéquation des politiques de santé... le système de santé français, réputé dans le monde entier, est victime de son succès.
    D'un côté, la médecine à cent vitesses voit les déserts médicaux avancer et le coût des mutuelles grimper, incitant les patients à se tourner de plus en plus vers les urgences des hôpitaux ou à renoncer à se soigner. De l'autre, les marchands de santé, au premier rang desquels les firmes pharmaceutiques acoquinées au pouvoir politique, génèrent toujours plus de profits. Le pays s'enlise et aucune réforme ne parvient à endiguer la lente dégradation qui ronge notre modèle social.
    Au plus près des failles de ce système, ce livre tire le signal d'alarme. France, attention danger, ton système de santé te tue.

  • « On ne peut plus avoir le même métier toute sa vie », « La durée du travail en France est une des plus faibles du monde », « Le droit du travail décourage les patrons d'embaucher. Il faut le réformer », « Les fonctionnaires sont des privilégiés, ils ne savent pas ce que travailler veut dire », « Le travail ne paie plus » ...
    Les auteures analysent ici les bouleversements qui ont profondément modifié le monde du travail au cours de ces dernières décennies.

  • IDP 37

    Mathieu Neu

    Souriez, vous êtes surveillés !
    Paul, dessinateur de presse, rencontre une jeune femme lors d'une soirée masquée. Elle ne dévoile ni son visage, ni son identité, mais le questionne sans relâche. Les échanges s'éternisent, des liens se tissent. Mais au coeur de la nuit, elle disparaît, emportant avec elle tous ses secrets.
    Intrigué, séduit et avide de réponses, il se lance à sa recherche. Il va alors découvrir l'insoupçonnable réalité de la société dans laquelle il vit. Sous l'apparence séduisante d'une démocratie exemplaire qui ne veut que le meilleur pour les siens, un effroyable système de contrôle de la population a vu le jour, faisant émerger un monde totalitaire d'un nouveau genre. Parmi les armes déployées par le gouvernement, l'IDP, l'Indice de Développement Personnel, attribué à chaque citoyen. Et celui de Paul - 37 - ne vole pas très haut...

  • La lecture des Constitutions arabes -de leur lettre comme de leur pratique- par le biais du pluralisme juridique permet de comprendre la nature et la portée des transformations qui sont à l'oeuvre dans ces États, tant ceux qui restent essentiellement attachés à des valeurs traditionnelles que les plus avancés dans les processus de démocratisation et de protection des droits fondamentaux.

  • L'État, construit social par excellence, a dû changer et doit continuer de s'adapter dans un monde qui est en pleine redéfinition, d'où l'intérêt d'étudier son évolution et celle de son administration. C'est ce type de réflexions qu'a mis en valeur le colloque organisé pour commémorer le cinquantenaire des échanges que le Québec a entretenus avec l'École nationale d'administration (ENA) en France. Réunissant praticiens et universitaires des deux côtés de l'Atlantique, il a permis de sonder l'évolution de l'action étatique au fil de ce demi-siècle, dans quatre secteurs névralgiques portés par les administrations publiques : l'éducation, la santé, la décentralisation territoriale et l'économie. Pour chaque thème, des praticiens, anciens de l'ENA, Français et Québécois, ont exposé leur lecture de cette évolution. Leur contribution a été alimentée, à la base, par des analyses comparatives France-Québec préparées par des professeurs de l'École nationale d'administration publique (ENAP).

    Ces analyses sont rassemblées dans le présent ouvrage afin d'élargir la discussion. C'est une invitation qui est lancée aux personnes qui les consulteront de poursuivre le travail d'adaptation et de réflexion que ces experts ont commencé. Certaines le feront par rapport à un domaine particulier ou à quelques-uns d'entre eux. D'autres joueront la carte de la vision d'ensemble. Quelle que soit l'approche qui sera réservée à ces analyses, elles demeureront une source riche pour qui veut mettre en perspective là où en sont nos administrations publiques dans des domaines qui occupent une bonne part des efforts gouvernementaux.

  • BnF collection ebooks - "La plupart de ceux qui passent à présent pour des libéraux, sont des torys d'un nouveau type. Voila le paradoxe que je me propose de justifier. Pour faire cette preuve, je suis obligé de montrer d'abord ce qu'étaient ces deux partis politiques à l'origine, et de prier ensuite le lecteur de m'excuser si je lui rappelle des faits qui lui sont familiers, ne pouvant autrement lui bien faire comprendre la nature intrinsèque du vrai torysme et du vrai libéralisme..."

  • Le texte ici présenté rassemble quatre articles publiés initialement dans la «Contemporary Review» en 1884, aussitôt réunis par Spencer dans un recueil The Man versus the State [L'individu contre l'État] et complétés par une préface et un post-scriptum. Spencer y développe ses théories antiétatiques ébauchées dès 1842 dans ses lettres rassemblées dans The Proper Sphere of Government, et plaide pour un «État régalien» réduit aux fonctions de police, de justice, de diplomatie et à l'armée. Dès sa publication, l'ouvrage fit scandale et provoqua une énorme polémique. À l'heure où sont questionnés à nouveau et de manière aiguë, le rôle de l'État et son intervention dans l'économie et la société, la pensée de Spencer trouve plus que jamais sa place dans le débat public.

  • La GESTION PAR RÉSULTATS (GPR) constitue aujourd'hui un cadre officiel de management public dans beaucoup de pays. Légitimée par des objectifs d'amélioration des services aux citoyens, d'optimisation des ressources disponibles et par une responsabilisation des gestionnaires publics, elle a été institutionnalisée dans le but de faire face à des impératifs budgétaires et financiers de la compétitivité des nations.

    Après avoir publié en 2008 La gestion intégrée par résultats - ouvrage qui répond aux questions de nombre de praticiens et de théoriciens du management public concernant la GPR -, Bachir Mazouz et ses collègues, par le présent ouvrage, se chargent de démystifier les pratiques et les outils de la GPR.

    Sur le plan conceptuel, les études présentées dans ce collectif démontrent qu'une institutionnalisation efficace de la GPR doit d'abord tenir compte de facteurs contextuels, notamment des structures politiques, des cadres institutionnels, des situations socio­démographiques et économiques distinctes et des valeurs et projets de société. Sur le plan de la mise en oeuvre, les auteurs démontrent ici que la GPR nécessite des agencements organisationnels caractérisés par l'exercice du pouvoir décisionnel, l'organisation du travail, l'allocation des ressources, la coordination des activités, les flux informationnels et les apprentissages réalisés par les agents de l'État. Contextes et agencements organisationnels contribuent donc à générer une grande variance empirique dans la manière dont la GPR est mise en oeuvre dans divers pays, divers secteurs de l'action publique et diverses entités formant le tissu organisationnel de l'État.

    Ce livre permettra aux enseignants-chercheurs, aux étu­diants et aux gestionnaires publics d'accéder à une connaissance plus élaborée des facteurs d'institutionnali­sation et de la mise en oeuvre de la GPR dans les organisa­tions de l'État.

  • Cet essai part d'un constat multiple :
    - la gestion politique et administrative de la France est lourde d'insuffisances et d'échecs. Devant cette incapacité durable, le citoyen va de déception à l'égard des hommes et des partis politiques jusqu'au rejet du système qu'ils ont confisqué ;
    - le citoyen constate aussi que l'action politique est incapable de construire l'Europe et de maîtriser la mondialisation.
    Si les raisons de cet état de fait sont diverses, l'organisation de la gouvernance porte une grande part de responsabilité.
    Suivent alors des propositions de réforme susceptibles de débloquer le système, parmi lesquelles :
    - deux niveaux de gestion démocratique : la démocratie représentative pour le « vivre ensemble » national, l'Europe et le monde ; la démocratie de proximité pour mieux gérer la diversité régionale et locale ;
    - deux niveaux de structures : l'État central (gouvernement et parlement) fortement dégraissés ; les provinces (22, nombre inchangé) et les communautés de communes (environ 5 000 à 6 000) ; suppression de l'échelon départemental (préfet et département) ;
    - un Président de la République, élu pour sept ans et pour un seul mandat ;
    - députés, sénateurs, conseillers provinciaux et communautaires élus pour un mandat de six ans renouvelable une fois ;
    - scrutins majoritaires pour les élections présidentielles, législatives et provinciales ; avec proportionnalité pour les communautaires ;
    - vote obligatoire et prise en compte du vote blanc ;
    - création d'un shadow cabinet pour organiser, apaiser et rendre plus efficace la relation entre opposition et majorité et renforcer le contrôle parlementaire ;
    - suppression, sauf dans les domaines régaliens, des représentants de l'État au niveau territorial ;
    - services techniques de l'État central et des provinces placés sous statuts d'agences travaillant, sous contrat, avec les diverses structures ;
    - création d'un statut juridique des élus.
    Louis Boulet a fréquenté la haute Administration et tutoyé la mouvance politique. Imprégné de Science administrative et de Science politique, il livre ici un projet qui - au mieux ou au pire - sera jugé comme étant en avance sur le temps.

  • Radar business

    Denis Boulard

    • First
    • 21 Juin 2012


    À qui profitent les radars ?

    La Sécurité routière est le noble combat des politiques, de droite comme de gauche, qui se doivent de sauver la vie de leurs citoyens - près de 4 000 morts en 2010. Oui, mais voilà...
    Ce que l'on oublie de dire aux Français, c'est que les radars rapportent beaucoup. Et pas seulement à l'État. Des sociétés privées se gavent grâce à ce système qui sera même bientôt - légalement - capable de s'inviter dans l'habitacle des conducteurs pour contrôler leur taux d'alcoolémie. Sans parler des entreprises qui savent parfaitement tirer profit des hésitations du gouvernement et qui, elles, ne connaissent pas la Crise. Loin s'en faut.
    Au-delà des aspects liberticides des radars et de l'impossibilité de contester avec efficacité des PV sans l'aide d'un avocat, nous sommes, là, face à un mensonge d'État. En effet, la vitesse n'est pas la première cause de mortalité sur les routes, et la route n'est pas la première cause de mortalité en France. Si l'État acceptait d'écouter ce que disent les hommes de terrain, il comprendrait qu'il est possible de regarder la route et ses usagers autrement. Et de mener une vraie politique de sécurité routière.

  • La gouvernance à niveaux multiples a fait également l'objet d'un très grand nombre d'études et d'analyses au cours des vingt-cinq dernières années et ce peu importe les disciplines (droit, science politique, sociologie, etc.) À un point où l'on peut se demander parfois si tout n'a pas été dit. Cependant, lorsqu'on y regarde de près, on se rend compte rapidement que peu (trop peu, oserions-nous dire) d'études ont porté sur les administrations publiques dans les fédérations ou, plus largement, dans les États à niveaux multiples. Il y a donc tout un champ qui s'ouvre aux chercheurs en administration publique et qui vise à mieux comprendre les réalités particulières que vivent les administrations publiques dans ce type d'État.

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