FeniXX réédition numérique (Plein Sud)

  • Le 25 février 1994, Yann Piat, député du Var, est assassinée à Hyères. Pour la première fois dans l'histoire de la République, une femme parlementaire est victime d'un attentat. Un attentat d'un genre particulier, puisqu'il s'agit d'un "contrat". Paradoxe : on a voulu réduire au silence une femme qui allait faire des révélations, mais ce drame dénoue les langues. Le Var économique et politique est ainsi ébranlé par un gigantesque tremblement de terre judiciaire. Maurice Arreckx, sénateur et président du Conseil Général, mais aussi des députés, des conseillers régionaux et généraux, des présidents et vice-présidents de chambres consulaires, des chefs d'entreprise, vont tomber dans les mailles du magistrat instructeur Thierry Rolland. Toulon, La Seyne-sur-Mer et Hyères : on parle maintenant du "triangle d'or" de la corruption. Et la France découvre, stupéfaite, l'existence d'une terre mafieuse. Reste à savoir qui a armé la main des tueurs de Yann Piat...

  • Le 25 février 1994, Yann Piat, député du Var, est assassinée à Hyères. Pour la première fois dans l'histoire de la République, une femme parlementaire est victime d'un attentat. Un attentat d'un genre particulier, puisqu'il s'agit d'un "contrat". Paradoxe : on a voulu réduire au silence une femme qui allait faire des révélations, mais ce drame dénoue les langues. Le Var économique et politique est ainsi ébranlé par un gigantesque tremblement de terre judiciaire. Maurice Arreckx, sénateur et président du Conseil Général, mais aussi des députés, des conseillers régionaux et généraux, des présidents et vice-présidents de chambres consulaires, des chefs d'entreprise, vont tomber dans les mailles du magistrat instructeur Thierry Rolland. Toulon, La Seyne-sur-Mer et Hyères : on parle maintenant du "triangle d'or" de la corruption. Et la France découvre, stupéfaite, l'existence d'une terre mafieuse. Reste à savoir qui a armé la main des tueurs de Yann Piat...

  • Portrait d'un homme, Maurice Arreckx, qui en 35 ans s'est forgé un empire à la dimension d'un département. Le système Arreckx habile mariage entre politique et mafia est analysé en s'appuyant sur des faits, des témoignages, des documents souvent inédits.

  • Jean-Marie Le Pen, Président de la République en 2002 ? Le Front national en rêve. Mieux : il y travaille d'arrache-pied depuis que Jean-Marie Le Chevallier, son compagnon de route depuis 1976, a été élu maire de Toulon, treizième ville et huitième agglomération de France, premier port militaire d'Europe, le 18 juin 1995. Depuis cette date l'extrême droite conforte ses positions partout en France : de Marignane à Orange, en passant par Nice et Marseille, dans la plupart des grandes cités du sud de la France, mais aussi dans les régions du nord et de l'est. Revanchards de l'Algérie française, monarchistes nostalgiques, maurrassiens convaincus, antisémites, racistes, xénophobes, commandos anti-IVG, intégristes tendance Monseigneur Lefèvre, groupuscules de skinheads, unissent ainsi leurs efforts à travers les associations bien-pensantes du Front national pour porter leur leader à la tête de l'État. Le temps joue pour eux. D'autant plus qu'à l'instar de Toulon, la droite comme la gauche parlementaires ne proposent pas de solution politique et économique au désespoir des petites gens. Ce sont ainsi des bataillons de républicains qui votent Le Pen et FN. Ascenseur pour les fachos ? Toutes les hypothèses sont possibles. Y compris le triomphe de l'obscurantisme et d'une dictature institutionnelle dans les années à venir. Après « Ils ont tué Yann Piat », premier livre dans lequel il démontait tous les rouages du système politico-mafieux dans le sud de la France, Claude Ardid, journaliste reporter, décrypte dans ce nouvel ouvrage les mécanismes de la montée en puissance du Front national. Qui est Jean-Marie Le Chevallier, le premier maire FN d'une ville de plus de 100 000 habitants en Europe ? Comment a-t-il vaincu la résistance des partis traditionnels ? Qui sont ces élus et militants qui sèment les graines de l'extrême droite au point d'en récolter les fruits juteux à chaque élection depuis 1984 ? Claude Ardid répond à toutes ces questions au fil d'une enquête qui se déroule comme le scénario d'un film catastrophe.

  • Le 18 juin 1995, Toulon élisait un maire Front national, Jean-Marie Le Chevallier, député européen, mais aussi et surtout l'un des anciens directeurs de cabinet de Jean-Marie Le Pen. Le premier port militaire français se transformait ainsi en bastion de l'extrême droite, en place forte d'un parti fermement décidé à faire de la huitième agglomération française un laboratoire politique, économique, social et culturel du FN. Avec ce livre, Marc Bayle lance un sévère avertissement aux élites du pays. Non, Toulon n'est pas un cas à part. Oui, la victoire du Front national dans cette commune est un vrai signe avant-coureur d'une déferlante d'extrême droite sur la France entière, si rien n'est fait pour juguler la corruption, le clientélisme et l'insécurité qui s'étendent dans notre pays et sur lesquels le populisme et le nationalisme exacerbés prospèrent. Non, le Front national, ça n'arrive pas qu'aux autres. Refusant tout aussi bien « l'antifascisme en strass et paillettes de la gauche caviar », que les compromissions souterraines d'une partie de la droite varoise, Marc Bayle affirme dans cet ouvrage une conviction forte : la montée du FN n'est due qu'à un oubli par le camp républicain de ses propres valeurs. Et ce n'est qu'en retrouvant leurs propres repères - morale publique, citoyenneté, patriotisme - que nos élites politiques pourront demain conjurer le danger de plus en plus réel d'une France néo-fasciste.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Treize millions d'abstentions, de votes blancs de non-inscrits, et pourtant Arlette Laguiller, candidat de Lutte ouvrière, totalisera 1 615 552 voix au premier tour des élections présidentielles d'avril 1995. C'est un authentique prodige politique qu'elle va réaliser au premier tour du scrutin de la Présidentielle de 1995. Ralliant sur son nom les déçus de la défunte Union de la gauche, réunissant sous la bannière de Lutte ouvrière des écologistes atomisés par les querelles intestines des Verts rameutant les nostalgiques de la IVe Internationale et du mouvement hétéroclite gauchiste des années 1970, Arlette, la bien-aimée, va relancer le trotskisme à l'orée du XXIe siècle. Stupéfiant ! Avec ses 5,3 % de suffrages exprimés, la Révolution socialiste de Laguiller montre que la radicalisation à gauche, sur un terrain politique miné par le marasme économique, le chômage, la violence des banlieues, exprime des tensions sociales explosives, qui n'ont d'équivalent que la montée de l'extrême droite, de l'autre côté de l'échiquier politique. Le trotskisme, également incarné par Alain Krivine, renaît ainsi de ses cendres, collant par ailleurs à une actualité brûlante, lorsque les grandes manifestations de la fonction publique, des cheminots et des traminots français, de novembre et décembre 1995, vont faire chanceler Jacques Chirac et Alain Juppé. « Nous appelons communisme, le mouvement créé qui abolit l'état des choses actuelles » disaient Marx et Engels. Laguiller, Krivine et les autres réveilleront-ils le trotskisme à l'aube du XXIe siècle ? À travers cet ouvrage, Daniel Coquema évoque la chute du mur de Berlin, l'explosion des démocraties populaires, le fantastique rétrécissement du temps et de l'espace (le monde est de plus en plus un « village planétaire »), l'explosion médiatique, la révolution électronique, qui modifient totalement la carte politique, sociale, culturelle et financière de sociétés qui cherchent, à travers le trotskisme un nouvel idéal, de nouvelles utopies, susceptibles de créer cette fameuse troisième voie entre capitalisme effréné et communisme bureaucratique.

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