• Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers la capitale. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l'air ou avocate et surtout, plus urgent, s'acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n'a pas assez d'argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus ?
    Pour le moment, sa famille vacille et ses repères sont chamboulés. En très peu de temps, sans renoncer à ses désirs, elle devra tout apprendre : comment classer ses pensées, tenir tête à ses copines, assumer des responsabilités trop grandes pour elle et vivre ses premières expériences sexuelles.
    Si l'adolescence est une ligne de crête menant à l'âge adulte, l'attachante héroïne de Grande Couronne s'y tient en équilibriste, oscillant entre le trivial et le terrible. Mais elle a une arme : une vision au laser grâce à laquelle elle dresse un tableau de son époque et de ses émotions aussi drolatique qu'impitoyable.

  • Le monde de Richard Brautigan est peuplé d'antihéros maladroits, d'oncles menteurs, d'après-midi de pêche à la truite, de méditations au bord de la rivière Long Tom, de parties de chasse en Oregon qui virent au tragique ou d'adolescents qui menacent de devenir de « dangereux criminels » s'ils n'obtiennent pas une nouvelle télévision... C'est l'Amérique du drame privé, de la catastrophe ordinaire racontée à travers ces récits très personnels et teintés d'humour.
    La Vengeance de la pelouse est aussi une plongée dans la période californienne de la vie de l'auteur, sans doute la figure la plus étrange et excentrique de la Beat Generation : on y aperçoit son sourire malicieux, sa mélancolie rieuse, son regard à la fois tendre et moqueur sur son époque.

  • Les terres ingrates du Nebraska, glacées en hiver, caniculaires en été, soumises à de violentes tempêtes. Des voix féminines y résonnent et s'entremêlent, défiant le temps perdu tout autant que l'avenir.
    Il y a Cora, qui épouse un fermier au début du XXe siècle.
    Il y a Madge, leur fille, et Sharon Rose, élevées comme des soeurs.
    Madge qui devient une femme de la campagne dure à la tâche, désireuse de se marier.
    Et Sharon Rose qui part étudier à Chicago, observant de loin la vie de la famille et de la ferme qui continue sans elle.
    C'est l'époque où arrivent le téléphone, le réfrigérateur et la télévision - la modernité. C'est l'époque où le monde, leur monde, change.

    /> Paru en 1980, Chant des plaines n'avait jamais été traduit dans notre langue. Les lecteurs français pourront dorénavant découvrir l'écriture éblouissante de Wright Morris, capable d'embrasser l'immensité des paysages comme l'intimité sensible de ces femmes fortes.

  • Red pill

    Hari Kunzru

    Un écrivain américain se rend en résidence dans une prestigieuse institution artistique de la banlieue de Berlin où il croit pouvoir se consacrer sereinement à l'écriture. Mais très vite, une angoisse sourde s'empare de lui : dans ce centre où la transparence est le maître mot, son esprit vacille, d'autant plus qu'il se met à regarder Blue Lives, une série policière ultra-violente qui l'obsède de plus en plus...
    Le jour où il rencontre Anton, le créateur de Blue Lives, il découvre sur quelle idéologie elle se fonde et le but recherché par cet homme énigmatique : imprégner ses spectateurs d'une vision du monde d'extrême-droite...Ou bien le narrateur est-il simplement paranoïaque ?

    Hari Kunzru a enfermé dans Red Pill tous les cauchemars de notre époque où la propagande et l'inversion des valeurs sont reines. Où la vérité, même, n'existe plus. C'est un grand roman politique par un auteur au sommet de son art.

  • Une saga familiale ambitieuse et ludique sous la forme de poupées russes.1999 : Bienvenue à Laurelfield, vaste demeure du Midwest et partez à la rencontre de ses propriétaires ancestraux, les Devohr. Il y a Zee, une marxiste qui méprise la richesse de ses parents, tout en vivant dans leur maison avec son mari Doug ; sa mère Grace, qui prétend pouvoir tout savoir d'une personne en regardant ses dents ; et son beau-père Bruce, occupé à faire des réserves pour l'arrivée imminente de l'an 2000. Et puis il y a Violet, son arrière-grand-mère, qui se serait suicidée quelque part dans cette grande maison et dont le portrait est toujours accroché dans la salle à manger.
    1955 : Grace et son mari violent George emménagent à Laurelfield. Rapidement, elle remarque des détails étranges qu'elle considère comme des présages d'événements à venir. Sa vie commence alors à changer...
    1929 : Laurelfield est une colonie d'artistes hétéroclite et bohèmes où se retrouve la fine fleur de la création artistique de l'époque. Le petit groupe passe son temps entre poursuites artistiques et débauche sous les yeux du portrait de Violet Devhor, qui hanterait les lieux.
    "Une saga familiale [...] ainsi que le quotidien de ses habitants excentriques." (LH Spécial, 11/12/20)

  • « Le voyageur songe à sa propre vie. Comme toute existence, elle est faite des fragments de tout ce qui lui est arrivé : les situations qu'il a vécues, des extraits de livres qu'il n'a pas oubliés, les enseignements de son maître, des histoires que lui ont contées un jour ses amis, des réflexions sur son époque et sur les rêves de sa génération... Et il s'efforce de comprendre sa propre construction spirituelle. »
    Recueil de paraboles inspirées à l'auteur par les sources et les folklores les plus divers, Maktub est un véritable trésor de sagesse.

    http://paulocoelhoblog.com
    « Cette édition est publiée avec l'accord de Sant Jordi Asociados, Agencia Literaria, S.L.U., Barcelone, Espagne. »
    © Paulo Coelho, 1994 (tous droits réservés)
    Pour la traduction française : © Éditions J'ai Lu, 2011

  • Ces « je me souviens » ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées : elles ne valaient pas la peine d'être mémorisées, elles ne méritaient pas de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'Etat, des alpinistes et des monstres sacrés. Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées un soir, entre amis : c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de le porter, un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie. G.P.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • À travers l'Histoire, nombreux sont les enfants qui ont marqué leurs contemporains. Certains ont connu un destin tragique. D'autres ont brillé par leur génie artistique. D'autres encore, plus proches de nous, ont choisi de mettre leur talent au service de leurs concitoyens ou d'une cause qui leur tient à coeur.Toutankhamon, Ali Ibn Sina, Pocahontas, Mozart, Bernadette Soubirous, Arthur Rimbaud, Sophie Scholl, Shirley Temple, Tenzin Gyatso, Nadia Comaneci, Kelvin Doe, Malala YousafzaiVoici le récit de la vie de douze enfants du monde entier connus pour leur personnalité exceptionnelle, leur talent particulier ou leur combat singulier. Leur point commun ? Un destin hors du commun !À partir de 8 ans

  • Préfère l'impair

    Claude Habib

    Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports qu'entretiennent les antihéros de cette histoire : Florence, qui désire un enfant, Stéphane, son mari stérile, leurs amis - et « Stéphanie », qui sera la maîtresse de Stéphane dans ce temps qui précède la naissance d'un enfant. Égoïsme, tendresse fugace, lucidité vite transgressée, indifférence, désespoir parfois. Le roman d'une époque où intérêt et rentabilité ont phagocyté les âmes. Un soufflet magistral.

    Claude Habib est née en 1956. Ancienne élève de L'École Normale Supérieure de Fontenay, elle est agrégée de Lettres Modernes et enseigne comme maître de conférences à l'université de Lille III. Par ailleurs, elle travaille au comité de rédaction de la revue Esprit. Préfère l'impair est son premier roman.

  • Dieu a-t-il vraiment créé le monde en sept jours ?
    Jésus est-il vraiment resté quarante jours dans le désert sans rien manger ?
    Dieu est-il vraiment tout-puissant ?
    Les anges existent-ils vraiment ?
    La Bible est-elle vraiment la Parole de Dieu ?
    Marie est-elle vraiment apparue plusieurs fois après sa mort ?À toutes ces questions, et à tant d'autres, quatre grands spécialistes de Dieu, un bibliste, un théologien, un scientifique et une philosophe, répondent avec simplicité et nous invitent à une (re)découverte de la foi chrétienne.

  • Livre, enfance, pays, langue, époque : les cinq parties de ce livre d'essais sont ici les noms de cinq formes d'expériences du temps. Par-delà l'étude des oeuvres Benjamin, Eisenstein, Platonov, Baudelaire, Büchner ou Lucile Desmoulins), ou des lieux (la Russie) ou des pratiques (la lecture, les arts), il s'est agi de configurer un temps qui ne serait ni celui des horloges, ni celui du souvenir, ni celui de la prophétie, mais celui qui confondrait en un seul cours ce qui est flux et ce qui est césure. Le cours de ce temps implique pour les signes qui émergent une tout autre vie que celle de l'actualité ou celle de la restitution historique. En lui l'actualité est permanente et consiste en une actualisation toujours latente. Cette actualisation prend la forme de l'éveil, qui révèle la connaissabilité à elle-même. Retracer les chemins de signes de l'éveil, en repérer l'émotion dans différents champs, tel est le propos de ce livre. Collection « Détroits » fondée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe

  • Une plongée dans les coulisses de l'histoire mondiale pour revivre les affaires criminelles extraordinaires qui l'ont marquée ! De la Préhistoire aux années 1970, seize récits vivants explorent les méandres de ces enquêtes hors du commun. Ils sont accompagnés de notes, cartes, témoignages, listes de suspects, rapports de police, etc. pour tenter d'élucider ces crimes et délits sans précédent.
    Le versant noir de l'histoire !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Entre le 29 février et les premiers jours de mars, la presse a fait état de la mise en garde à vue d'un artiste et du directeur du musée d'art contemporain de Marseille (MAC). Ce qu'il en ressortait, malgré le motif jubilatoire, c'est une histoire d'agression contre une oeuvre subversive et contre l'audace d'une institution qui cherchait à susciter le débat, à mobiliser la pensée. Tout commence avec le titre de la pièce exposée : Tout ce que je vous ai volé, qui prend tout son sens quand on pense que les musées sont pleins de « tout ce qui nous a été volé » depuis que l'art existe, de toutes les oeuvres détournées de leur lieu, de leur origine, de leur réalité vivante pour être recelées et mises en détention provisoire. Le musée étant le lieu du recel de toute culture, il est logique qu'il en soit venu à receler le vol lui-même, à voler le vol à sa propre réalité et à en faire une oeuvre. Donc tout aussi logique (et ubuesque) qu'il soit mis en accusation pour recel et pour vol.

  • - On peut tout demander à son père, n'est-ce pas, David ? Sauf la lune, bien sûr... « Papa était revenu des États-Unis pour mes dix ans avec la promesse d'un cadeau. J'imaginais tout. Le plus beau. Pourquoi pas ? Le plus évident pour mes dix ans. Le train électrique de mes rêves. » « À l'époque, beaucoup d'Américains, étaient persuadés que non seulement ils marcheraient un jour sur la lune, mais qu'ils seraient les premiers à y vivre. Aux studios d'Hollywood, quelques types avaient monté une opération financière qui consistait à vendre, donc à acheter, des surfaces de lune. » « Papa rentrait de Santa-Monica, heureux possesseur d'une acre de lune dont un acte officiel me rendait propriétaire. Tel fut le cadeau de mes dix ans. » « Je ne sais ce qu'est devenu le document... Le symbole a grandi en moi. Il y vit. » « Nous savons je crois, vous et moi, qu'une seule acre de lune peut nous sauver, parfois, du désespoir. »

  • Je suis une Française parmi d'autres, élevée en province. Des vertus qui m'ont été enseignées dès mon enfance, je crois avoir conservé l'essentiel. Il se trouve que j'ai partagé l'existence d'un homme au destin exceptionnel, ce qui m'a conduite, contre toute attente, sur le devant de la scène. Si je parle aujourd'hui de moi, de mes goûts et de mes amitiés, en particulier dans le domaine artistique, de mes activités à la tête de ma Fondation. si j'évoque des souvenirs, de l'Anjou de mon enfance jusqu'aux palais de la République, c'est dans la fidélité à l'oeuvre et à la mémoire de Georges Pompidou, que les Français, je le sais, gardent au-dedans d'eux-mêmes, et qu'il m'appartient de faire vivre.

  • À travers une série de portraits vifs et élégants, portés par la plume et le pinceau d'auteurs passionnés par l'histoire militaire, cet ouvrage est un hommage vibrant à ceux dont la vocation est de porter la lumière du Christ jusqu'au coeur de la violence extrême. Partageant la condition de vie des soldats, connaissant tout de l'angoisse de la mort, de l'attente de l'assaut, de l'horreur des combats, les aumôniers militaires, en plus de faire montre d'un courage au feu souvent admirable, dévouent toute leur personne - parfois jusqu'au sacrifice suprême - pour que survivent les âmes autant que les corps.Publié en partenariat avec le diocèse aux armées, cet ouvrage est préfacé par Mgr Antoine de Romanet

  • En habillant leur époque, 12 couturières ont écrit, chacune, une page d'Histoire. Plus qu'une griffe, elles ont laissé une marque et leurs noms sont inscrits à jamais dans les mémoires : Rose Bertin (la couturière de la reine Marie-Antoinette), Jeanne Paquin, Jeanne Lanvin, Madeleine Vionnet, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli, Nina Ricci, Madame Grès, Carven, Sonia Rykiel, Vivienne Westwood, Miuccia Prada.

    Modiste royale, couturières de génie, stylistes emblématiques... chacune à sa manière, arbitre de la mode, a trouvé le droit fil et s'est jouée des coups d'épingles du destin. Pionnières, combatives, elles ont alimenté les passions, imposé des codes vestimentaires, brisé des tabous. Leurs vies constituent un défilé de drames, de rivalités et de passions.


    Création Studio Flammarion Coco Chanel, photo colorisée, Paris, 1936 © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet

  • Une rencontre affective avec l'oeuvre d'un poète maudit. Une réflexion sur les rapports de l'écriture et du dessin, l'inscription de la maladie et de la mort sur un visage, l'utilisation du corps comme moyen d'expression...

  • La Sainte-Baume est une échine de rocs et d'arbres où aiment à s'accrocher les nuages. Il y pleut plus qu'ailleurs en Provence. L'eau s'infiltre dans le secret du calcaire et jaillit comme un bienfait mystérieux dans le creux des vallons. De tous temps, dans chaque village, autour de ce prestigieux massif, on a célébré son culte dans la pierre des fontaines.

  • Quelle est aujourd'hui la situation des Juifs soviétiques ? Pourquoi certains d'entre eux émigrent-ils ? Comment vivent-ils leur exil ? Que veut dire être Juif en URSS ? Quel était le sort de leurs aïeux dans l'ancienne Russie, terre « traditionnellement » antisémite ? Quel fut leur rôle dans la révolution et plus tard ? Quel est leur avenir dans l'URSS en mouvement ? Qu'ont été pour eux les années du stalinisme et plus tard de la « stagnation » ? Que peuvent-ils attendre de la « perestroïka » et de la « glasnost » ? Existe-t-il une « race », une « nationalité » ou un « peuple » juif ? Quels rapports entre eux, Israël, le sionisme, les « lobbies » juifs de Washington ? Mais peut-on parler des Juifs soviétiques sans revenir sur la position de l'URSS à l'égard de la création de l'État d'Israël et des Palestiniens à la recherche d'une patrie, sur l'utilisation du « thème juif » par les USA, comme arme de propagande et de guerre froide ? Pour répondre à ces questions, de la manière la plus objective et la plus précise, Henri Alleg ne s'est pas contenté de fouiller les bibliothèques et d'analyser les textes, il a « interrogé la vie ». C'est pourquoi, rencontrant tous les témoins possibles, de New York à Jérusalem, de Moscou à Odessa, de Tbilissi à Kiev, de Berditchev à la région autonome juive du Birobidjan, près de la frontière chinoise, les yeux grands ouverts, sans préjugés ni concessions, il nous entraîne aussi, tout au long du voyage, dans sa quête passionnante et passionnée de la vérité.

  • L'Islam est-il compatible avec les crimes abominables des islamistes ? Qu'est-ce qui a pu conduire des musulmans à commettre de pareilles atrocités ? Pourquoi Saddam Hussein a-t-il envahi le Koweït ? Quelles ont été les conséquences de la guerre du Golfe sur les pays arabes et sur leurs relations avec l'Occident, et notamment avec la France ? Comment le monde arabe aborde-t-il le XXIe siècle ? Quel poids peut-il avoir dans la mondialisation ? C'est à toutes ces questions, capitales pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans les pays du Maghreb et du Proche Orient, que répond Chedli Klibi, Secrétaire général de la Ligue arabe au moment où le Koweït est envahi, et ancien ministre d'Habib Bourguiba. Interrogé par Geneviève Moll, rédactrice en chef à France 2, Chedli Klibi analyse en profondeur les dérapages de sociétés marquées par la colonisation, les erreurs stratégiques de certains gouvernements, la corruption, la dépossession des valeurs fondamentales d'une religion de tolérance et d'ouverture, la paupérisation, la responsabilité d'Israël dans la radicalisation meurtrière de certaines factions de ces sociétés. Cet humaniste à la double culture, formé à la philosophie en Occident, agrégé d'arabe, nous donne à voir, sans concession, le monde sous l'angle, rarement observé, de l'acteur politique du Tiers monde agissant au milieu des chausse-trapes de la civilisation dominante.

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