• Quand la vie ne tient plus qu'à un livre !
    " Trempée jusqu'aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d'une nuit d'orage.
    - D'où sortez-vous ?
    - Je suis tombée.
    - Tombée d'où ?
    - Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! "
    Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d'inspiration, voit surgir dans sa vie l'héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s'il s'arrête d'écrire.
    Impossible ? Et pourtant !
    Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s'entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel...

  • Fille de pionniers qui travaillent à réduire l'immensité de la forêt canadienne, Maria Chapdelaine a les rêves de ses dix-huit ans : suivre François Paradis, un trappeur dont elle est devenue amoureuse et qui a promis de l'épouser à son retour, le printemps venu. Mais, à la veille de Noël, brûlant de retrouver sa bien-aimée, François quitte le Grand Nord et s'engage sur des chemins que l'hiver a pourtant coupés...Epopée du Canada français, le grand roman de Louis Hémon, écrit en 1913, n'a pas seulement fait date dans la conscience collective québécoise ; par le souffle de son récit et les élans poétiques de son style, il a tenu en haleine des générations de lecteurs, en France et dans le monde entier.

  • « C'est le 14 septembre 1964 au soir. Depuis le début de l'été, l'écrivain est sur un lit d'hôpital, à Pervograskaya, situé dans l'avenue Lénine. Il a emporté ses plus précieux manuscrits qu'il conserve auprès de lui et qu'il ne lâche pas, y compris le texte de Tout passe qu'il remettra en secret à Ekaterina Zabolotskaya, son dernier amour, la femme dont il s'est épris à la fin de sa vie. Il n'en dira rien, ni à sa femme ni à sa fille. Il sait déjà que le KGB rôde autour de ces textes. » « Vassili Grossman s'éteindra, à quelques heures près, le jour anniversaire de l'entrée des SS à Berditchev. »

  • À la fin du xixe siècle aux États-Unis, la littérature d'écrivains noirs était encore placée sous le signe du soupçon, et ses auteurs demeuraient des exceptions. En publiant son premier recueil de nouvelles en 1899 dans l'une des plus grandes maisons d'édition de l'époque, Charles W. Chesnutt allait devenir un pionnier de la littérature noire du xxe siècle. Redécouvert dans les années 1960, méconnu en France, cet auteur figure aujourd'hui parmi les classiques de la littérature des États-Unis. Son accès à la publication dans une société profondément discriminatoire, au moment où l'édition américaine se constituait en véritable industrie et voyait se transformer la relation éditeur-auteur, nous pousse à interroger la complexité des relations entre éditeurs blancs et auteurs noirs. Cette histoire particulière éclaire plus largement un pan du développement de l'histoire de l'édition aux États-Unis, entre 1880 et 1910. Ancrée dans une double tradition française et anglo-saxonne, cette étude propose de retracer le trajet et la formation de cet écrivain africain-américain depuis son désir d'écriture, sa formation, l'apprentissage d'une profession, jusqu'à la matérialisation de son texte, et la diffusion de son premier livre. Au terme de cette trajectoire, c'est bien le passage par lequel The Conjure Woman devint livre qui se dévoile, révélant les mécanismes de la métamorphose du texte en objet de lecture.

  • J'ai quarante-et-un ans. Ce livre, je le ressens alors qu'il se termine, constitue un trait d'union entre les deux pratiques d'écriture qui sont aujourd'hui les miennes. Écrire sur les autres, écrire sur soi, écrire, tout court. Mes écrivains, ceux que je lis, que j'ai lus, m'ont, malgré eux, mené à moi, à ce je auquel, quoi qu'on en dise, on revient toujours. Ils me font advenir dans ce texte, sinon comme un écrivain, du moins comme un je qui écrit. Qui s'écrit.

  • Tino, astronome amateur et néo-écrivain, réside à Rezé près de Nantes, dans la maison radieuse Le Corbusier, au Corbu comme disent les familiers de l´édifice. Il occupe un duplex aux normes du Modulor, concept architectural qui marie les mensurations humaines et le nombre d´or pour que naisse l´harmonie entre les hommes et leur habitat. Sa vie de jeune romancier va croiser celle de Marie-Rose, la voisine antillaise aguicheuse, de Yann, l´éditeur vannetais sans scrupule, de Fanch, l´écrivain à succès et de Léa, sa femme, l´arrière-petite-fille de mineur italien immigré dont il va tomber amoureux. Devenu le porte-plume, doux euphémisme de nègre littéraire, d´un Fanch en panne d´inspiration, Tino est victime d´une sombre machination fruit d´un lourd secret qu´il a toujours voulu taire. Son étrange appel de détresse à destination de Léa, amante bafouée, va persuader la jeune femme de voler à son secours. Soutenue par Muriel, l´amie fidèle, et aidée du capitaine Leprince, elle va démêler l´écheveau et faire éclater la vérité, déconcertante et imprévisible. Dans un périple de Rezé à Vannes, de Rodez à Paris, de la Toscane à la Bretagne, du Corbusier au site antique de Saint-Lupien, le récit conduit inexorablement vers le dénouement de l´aventure de Tino, le porte-plume du Corbu.

  • Ce livre destiné aux professionnels est un ouvrage de référence sur les contrats dans le domaine des arts visuels.
    C'est la première fois en France qu'un livre traite des contrats pour toutes les catégories d'auteurs ou d'oeuvres entrant dans le champ des arts visuels. Cette approche globale a été rendue possible grâce à la coopération des organisations représentatives des artistes plasticiens, illustrateurs, graphistes, designers et photographes réunies au sein de l'USOPAV. La première partie rappelle, dans un style pédagogique, l'ensemble des règles essentielles en matière de droit civil, de droit du travail et de droit d'auteur.
    La deuxième partie traite des principaux contrats conclus par les auteurs dans le domaine des arts visuels : vente, cession de droits pour un usage déterminé, exposition, commande, dessins et modèles, édition, illustration d'une oeuvre audiovisuelle, commande publique, mandat. Les parties suivantes traitent de sujets généraux : la gestion collective, Internet, les contrats internationaux, la valeur des oeuvres et des droits, la confidentialité des contrats, le droit à l'image des personnes et des biens, le dépôt et la préservation des oeuvres, la médiation des conflits et l'artiste entrepreneur.
    Des annexes pratiques apportent les informations suivantes : les principaux articles cités du Code civil, du Code du travail et du Code de la propriété intellectuelle ; les coordonnées des organisations professionnelles auxquelles il est notamment possible de demander des contrats types et des barèmes indicatifs ; une présentation sommaire des régimes en vigueur sur le plan social et fiscal.

  • « L'Auteur » demeure une notion problématique qui émerge lentement dans l'histoire, qui reste indécise, recule, disparaît. Auctor, il est d'abord celui qui augmente, accroît, puis le garant de l'oeuvre que le génie humain ajoute à la création. Il est aussi celui qui, par son oeuvre, détient l'autorité. Aujourd'hui, la notion d'auteur reste mouvante et polysémique, incontournable et protéiforme, et c'est bien imprudemment qu'on avait annoncé naguère « la mort de l'auteur ». Reste toujours l'oeuvre qui, en tant que création de forme originale, définit son auteur. C'est cette problématique de « l'auteur » de textes littéraires qui est soumise ici aux points de vue d'historiens de la littérature, de critiques littéraires, de juristes, d'une bibliothécaire, d'un éditeur et d'un psychanaliste.

  • Tant par sa liberté de ton et de pensée que par sa palette d'auteurs sans cesse plus nombreux, la revue littéraire Sillages d'Océanie s'est imposée depuis près de deux décennies dans le paysage littéraire calédonien.
    Cette année 2019, l'Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie présente une déclinaison de textes denses, de la nouvelle à l'essai, en passant par la poésie et le théâtre, réunis sur la problématique de l'Autre. Les Autres et Moi, les Nouz'autres, qui est l'Autre, que serais-je sans l'Autre ? Autant de questionnements qui donnent une idée précise et complète de la démarche identitaire et altruiste imposée par le kaléidoscope océanien.

  • Les mots ont un pouvoir extraordinaire.
    Faire l'amour pour raconter l'Amour.
    Le rêver, lui donner vie, le malmener, le rejeter.
    Écorcher un coeur et piétiner une femme ; Capucine en a fait l'amère expérience.
    Faire défaut aussi.
    Erik a perdu ses mots.
    Il est prêt à tout pour les retrouver.

  • Curiosity and the desire to grasp the specificity of an abundantly read African American genre born as the 20th century was beginning are the research intentions that inspire this volume. Indeed, only recently has African-American detective fiction drawn the attention of scholars in spite of its very diverse blossoming since the 1960s. Diverse, because it has moved out of its birth place, East coast cities, and because female novelists have contributed their own production. At the heart of this popular genre, as novelists BarbaraNeely, Paula Woods and Gar Haywood tell us, is black existence: black memory, black living places and the human environments that build the individual - hence a détour to the French Caribbean.

  • Derrière ce titre se cache un jeu d'écriture qui commença un soir par une demande de la part de Marina à un ami : "J'ai envie d'écrire, mais je ne m´en sens pas l'inspiration, tu ne me donnerais pas un sujet ?" Ainsi commença le jeu. Chaque soir, l´ami lui donnait un sujet généralement par téléphone, et le lendemain, trouvait un texte dans sa boîte mail... L´intérêt principal de ce livre se situe dans le fait que le titre de chacune des histoires constitue un "sujet imposé". Afin d´apprécier pleinement l´imagination de l´auteur, le lecteur ne devra pas manquer de se poser la question : "Et moi, qu'aurais-je imaginé sur un tel sujet ?"

  • Un homme a écrit quelques notes dans sa jeunesse "pour je ne sais quel diable d´oeuvre littéraire". Malgré lui, la rumeur l´a proclamé écrivain. On est en Albanie durant le période communiste. Dès que son projet de faire de ces notes un roman est connu, il reçoit de nombreux écrits de personnes anonymes : un don généreux d´histoires invraisemblables, dignes de l´univers de Kafka. Ces histoires hallucinantes révèlent un monde bloqué, paralysé par la peur, le doute, la maladie, la mort et le non-sens. Une unité étrange relie les notes de l´auteur, les lettres anonymes et le monologue incessant, noir, profond, plaintif, sarcastique, accusateur, comme du ciment qui sert de base à un alliage indissoluble.

  • On taxe souvent les romancières contemporaines de langue française d'intimisme, de clôture narrative sur la sphère du privé et du corporel, ou encore de focalisation sur l'affect, le familial et le psychique. Pourtant, que ce soit d'un point de vue textuel, générique, social ou politique, cette réduction de la littérature contemporaine féminine à l'auto-enfermement ne rend pas compte d'un champ créatif beaucoup plus complexe. De fait, les reformulations du genre romanesque et le travail sur la langue fluidifient les frontières symboliques traditionnelles, tandis que les déclassements par le haut ou le bas, les métissages identitaires et les traversées d'espaces géographiques, corporels ou politiques indexent un nomadisme généralisé. Enfin, les tentatives de reconfigurations de pratiques éditoriales et critiques séculairement focalisées sur les productions masculines ou franco-françaises signalent un questionnement des enjeux de pouvoir. Pour mettre au jour l'ensemble de ces déplacements, quatre écrivaines ont proposé également des inédits sur leur conception personnelle du nomadisme littéraire : Régine Detambel, Annie Ernaux, Pierrette Fleutiaux et Vénus Khoury-Ghata.

  • Ce livre veut rendre à Sartre la place qui lui revient dans la critique littéraire du xxe siècle. Une place paradoxale. Il renia l'héritage de Taine et Lanson, mais ne fut pas toujours contre Sainte-Beuve. Il s'appuya sur des sciences humaines comme la psychanalyse ou le marxisme, mais au prix de leur détournement. Sartre a publié au début de sa carrière des articles de « vraie » critique commandés par des revues littéraires aussi prestigieuses que La NRF. Ils offrent, entre autres aperçus, une poétique complète du roman nouveau, bien avant les manifestes du Nouveau Roman. On y trouve un éreintement programmé de Mauriac, un compte rendu ambigu de L'Étranger de Camus, une complice référence à l'ami Paul Nizan. Dans les écrits intimes de la même période (lettres et carnets), on voit aussi à quel point Sartre fut un lecteur insatiable. Dans Qu'est-ce que la littérature ? il analysera en philosophe cet acte de lecture, préfigurant l'esthétique de la réception d'après 1970. Les manuscrits des Mots témoignent de la culture de leur auteur, et de la lutte qu'il mena pour ne pas se laisser aliéner par cet héritage livresque, obstacle au monde réel. À propos des autres ou de lui-même, Sartre s'est toujours demandé : comment devient-on écrivain au lieu de rêver d'être un « chef » ? Son rapport à De Gaulle donne un début de réponse, dans des textes où la critique tourne à la polémique politique, composante incontournable de l'oeuvre après la guerre.

  • Depuis l'avènement d'un pouvoir spirituel laïque dans la France issue de la Révolution, la littérature a revendiqué sa place au premier rang des valeurs culturelles. Cette place, que le philosophe lui dispute depuis l'Antiquité, aurait-elle été menacée avec l'apparition d'une nouvelle discipline, la sociologie, à la fin du XIXe siècle ? Ce volume rassemble des études qui ne portent pas, selon un usage canonique bien établi, sur les points dits cruciaux de l'interprétation la plus pointue à donner d'une même oeuvre ou d'un même auteur. Il réunit les travaux d'un colloque interdisciplinaire où étaient invités à communiquer sur tel aspect théorique ou sur tel écrivain de leur choix, des littéraires, des linguistes, des historiens, des sociologues et des philosophes partageant quelques présupposés : il n'y a pas plus d'essence de la littérature que de l'écrivain. Celui-ci, certes, « travaille sa parole » et lui accole une fonction esthétique ; cependant, au cours de la longue histoire de la littérature, il a fait aussi la preuve que ce n'est pas un trait inessentiel de sa profession que de chercher à penser et à transformer les valeurs cognitives, les valeurs morales et les valeurs sociales. Représentation de la réalité, manière de constituer un monde, la littérature s'apparente à l'activité du savant et du philosophe, mais garde comme celles qui lui font concurrence une spécificité, un style qui lui est propre. Ces spécificités ne transforment pas nécessairement l'espace des disciplines en un champ de compétition féroce, mais constituent un univers culturel diversifié, où ceux qui partagent même forme de vie peuvent s'associer et discuter de l'objet et de l'enjeu de leurs recherches.

  • L´imposture de Paul Geister ne pouvait durer plus longtemps : son dernier livre n´est qu´un vulgaire plagiat. Sa maison d´édition lui signifie la fin de son contrat. Pour l´écrivain, le monde s´écroule. Mais lorsqu´il découvre un cadavre au milieu de son salon, la surprise est totale. Surtout quand il se rend compte que tous ses manuscrits ont disparu...

  • Pauvre Katia ! Pour ses débuts dans l´édition en tant que biographe, elle qui rêve de conter les exploits de personnages historiques ou les frasques des stars, voilà que son éditeur lui confie la tâche de raconter la vie d´une inconnue. Comment magnifier la vie d´une Madame-tout-le-monde ! « Vous feriez quoi, vous ? » demande-t-elle aux lecteurs.
    Alors, Katia va plonger dans le quotidien de cette inconnue-là.


    L´humour est au coin de chaque page et personne n´est secondaire dans cette curieuse biographie qui révélera que cette Madame-tout-le-monde recèle sa part d´épique, de cocasserie, d´émotion... et de surprises.


    Êtes-vous sûr que la vie de votre voisin est aussi limpide qu´elle y parait ?


    À l´heure des célébrités factices et volatiles, Jean-François Meurisse prend le parti des méconnus et entreprend l´exploration malicieuse du quotidien d´une inconnue, Elisa Serova.


    Au lieu de nous broder du sensationnel, il va à la rencontre d´une vie ; avec de vrais morceaux de gaîté, de découragement et aussi de générosité. En constante complicité avec le lecteur, l´auteur brosse à petites touches d´humour et de tendresse de beaux portraits de femmes telles que vous pourriez les avoir croisées hier ou que vous rencontrerez demain.




    Jean-François Meurisse est l'auteur de nombreux poèmes, chansons, nouvelles, pièces de théâtre et romans. Comme chanteur il a enregistré deux albums "J'avoue tout" et "Au delà des bornes".


    Ses 3 pièces de théâtre : « Chez Rasade » « Tékitoi » « Les provisoires ont la peau dure » ont été créées par la compagnie qu'il a fondée.

  • Denis Macphernam est un écrivain à succès. Après une angoisse de la page blanche de quelques années, il surmonte ses peurs et parvient par un coup du hasard à publier un thriller dans un journal de romans-feuilletons. Cependant, ce que Denis ignore, ...

  • Dernière enquête

    Roger Pascault

    André, commissaire de police à la retraite, découvre sur le bureau de sa fille Hélène, éditrice, un manuscrit destiné à la destruction. À sa lecture, il est troublé par des similitudes relatives à sa première enquête non élucidée cinquante ans auparavant sur le décès de deux vieilles dames. Il se persuade que l'auteur est le meurtrier qu'il recherchait. Il décide de le rencontrer, mais ne donne plus signe de vie. Sa fille Hélène, déterminée à le retrouver, va découvrir la véritable personnalité de son père.

  • Alors que Marie et Fabien arrivent à Boston, après avoir transité quelques semaines par l'île de Saint-Domingue, ils font la connaissance d'un groupe de Canadiens qui, habités par un rêve de liberté, ont quitté leurs paroisses pour combattre au côté de Georges Washington. Puis, le couple finit par rejoindre le marquis de La Fayette juste à temps d'ailleurs pour assister à la fameuse bataille de Georgetown, qui scelle l'indépendance des États-Unis. Une fois Fabien remis de ses blessures, il ne leur reste qu'à partir vers le nord, vers cette fameuse et mythique Acadie.

    Or, quand le couple est fait prisonniers par les Iroquois, Fabien est forcé d'épouser la fille d'une des chefs de clans. Mais après maintes péripéties, les deux amoureux s'échappent et réussissent enfin à se rendre à Montréal, où ils rencontrent de nombreux Acadiens toujours en fuite. Le Canada deviendra-t-il leur véritable patrie?

  • En 1773, un groupe d'Acadiens s'installent en France après avoir été chassés de leurs terres par les conquérants anglais. Résidant dans l'un de ces villages créés à cette occasion dans la région du Poitou, les jeunes Fabien et Marie sont remarqués par le

  • Comment ne pas être fasciné à la pensée d'être contemporain d'une de ces très rares mutations essentielles de l'écrit, aussi violente et profonde que celle du passage du rouleau au codex, avec son lot d'imprédictible ?
    Affaire technique ou économique ? Elle l'est aussi. Mais c'est d'abord la mutation de ce à quoi nous devons, vis-à-vis de nous-mêmes, notre meilleur : l'imaginaire, la pensée, l'écart silencieux - et tout aussi bien le langage à sa pointe, ce qui nous porte dans la relation à l'autre, poésie compris.
    À preuve, qu'à chacune des grandes époques, l'écrit a tenté de se penser lui-même, dans sa genèse, ses formes, sa réalisation matérielle, et sa diffusion. On est ici sous le signe de grands textes comme la Lettre sur le commerce de la librairie de Diderot.
    Allez, soyons un peu polémiques : on est fatigué de ces discours à la gloire seulement de l'argent et de l'industrie. C'est de civilisation qu'il s'agit.
    Et d'un paradoxe qui rend l'affaire complexe : il y a beau temps que le livre traditionnel est déjà affaire numérique, de bout en bout. Et dans le bouleversement actuel, les lignes de force et de partage rejouent des conflits culturels qui n'ont rien à voir avec la seule question du numérique.
    C'est pour le présent, pour ce que nous avons à inventer au jour le jour, que nous avons à nous saisir d'une réflexion sans concession, nous faire nous-mêmes porteurs d'une complexité (voyez comme je sais vendre...). Longue histoire, de Rabelais à Diderot, de Kant (on verra ici le rôle de son texte Qu'est-ce qu'un livre ?) à Balzac, mais la nouveauté c'est que nous sommes - nous, dont le livre imprimé a été le bain et l'horizon - témoins et acteurs directs d'une bascule à la fois progressive et irréversible, radicale.
    Tous les familiers du monde professionnel du livre, tous les familiers des questions numériques de l'édition connaissent Jean Sarzana et Alain PIerrot. Qu'ils fassent à publie.net cette confiance, pour que ce travail de fond s'insère dans nos réseaux de diffusion, librairies qui nous relaient, grandes bibliothèques d'université, ou les salles de la BPI et d'autres, par simple requête de catalogue, j'en suis profondément touché.  Le livre inclut aussi plusieurs dizaines de liens interactifs, discrètement soulignés, qui vous mèneront aux organismes, rapports, sites, qui en font en lui-même un outil d'étude unique : une interface overte, le temps de la lecture, sur le monde éditorial et les institutions françaises, européennes, internationales qu'il décrit.
    Voici comment Jean Sarzana présente la démarche commune de ce compagnonnage de travail avec Alain Pierrot :

    "AP & JS se croisent depuis un peu plus  de quinze ans dans les différents  circuits de l'édition. Chacun, bien sûr, avec son profil et son  expérience propres : Alain linguiste d'origine, grammairien, observateur plus  qu'acteur à la croisée des techniques numériques et de la transmission du  savoir dans l'enseignement, l'édition et les "arts de la lisibilité" ; Jean  passé par le corps préfectoral, le Trésor, les cabinets ministériels, le  Syndicat national de l'Edition, praticien des problématiques collectives et de  la gestion des ego. Courant 2008, alors en mission auprès de la  SGDL, Jean demande à Alain de participer à un groupe de réflexion qu'il  anime au sein de la Société, l'Atelier de Massa : le courant  passe. L'année dernière, une réflexion commune se fait jour entre eux à  propos de la difficulté à fixer une définition pour le livre dit  numérique. Pris peu à peu au jeu de ces échanges, ils poursuivent  leur démarche interrogative autour de la lecture, du devenir de  l'oeuvre, du droit d'auteur, de certains enjeux de l'action  collective. "Impressions  numériques" naît à l'été 2010 de ce cheminement. Impressions,  parce que tout ce qui touche au numérique se prête encore  mal à l'affirmation".

    Quant au titre, s'il est d'emblée une provocation quant à ce qui aurait pu séparer, dans le geste éditorial, le chemin numérique de la réalisation imprimée, il connote aussi la très haute liberté de pensée d'aute

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