•   Le chien Capi et le singe Joli-Coeur, la brave mère Barberin et le  signor  Vitalis à la longue barbe blanche, Lise la petite muette, Mattia le jeune musicien, sans oublier bien sûr le courageux Remi, l'enfant trouvé... Autant de personnages si attachants qu'on ne les oublie plus quand on a fait leur connaissance, et que les générations successives découvrent avec le même bonheur.Publié en 1878,  Sans famille  est devenu un classique de la littérature de jeunesse. Mais il n'y a pas d'âge pour se laisser captiver par l'extraordinaire don de conteur d'Hector Malot, et émouvoir par sa tendresse envers les humbles ; ni pour apprécier le talent avec lequel il tente de rendre le pittoresque et la réalité des milieux traversés par Remi.

  • Intégrer et dépasser les traditions historiographiques classiques, celles qui privilégient par exemple les destins des nations, les identités des communautés ou les histoires biographiques, telle a été l'intention des grands historiens qui ont marqué, ces dernières décennies, le projet d'une histoire globale. C'est dans ce courant que s'inscrit le travail de Sanjay Subrahamanyam, pour qui l'histoire globale « n'est pas une méthode mais un champ défini et redéfini par des "histoires en conversation" ». Grâce à sa connaissance des archives dispersées entre les différentes parties du monde, sa maîtrise des langues et des traditions historiographiques d'Asie, d'Europe et des Amériques, Sanjay Subrahmanyam travaille sur l'histoire des réseaux et des échanges, échanges de biens mais aussi circulation des langages, des mythes et des idéologies. Ces « histoires connectées » permettent de repenser ce que pourrait être aujourd'hui une histoire globale.
     

  • La Résistance est plus qu'une page d'histoire. Le combat contre l'occupant a pris valeur de mythe et a forgé notre mémoire collective. Et pourtant, soixante-dix ans après les faits, il reste largement méconnu.
    Par exemple, que s'est-il vraiment passé le 18 juin 1940 ? Le plus grand maquis français, le Vercors, a-t-il été sacrifié ? Comment Frédéric Joliot-Curie a-t-il dissimulé les secrets de la bombe atomique à l'occupant ? Qui a trahi Jean Moulin en 1943 ? Qu'est-il advenu, à la Libération, du « Lion du 17e », seul résistant noir de Paris ?
    Il fallait le regard rigoureux d'un historien spécialiste de la Résistance pour la libérer de tout ce qui a fini par la rendre opaque. À la lueur d'archives récemment ouvertes, Robert Belot réinterroge quelques-uns des grands faits d'armes de la Résistance, aussi bien en France qu'en Afrique ou à Londres, affronte les controverses qu'alimentent encore ces années sombres tout en redonnant vie à des héros injustement oubliés. Le résultat est un tableau renouvelé de ce moment fondateur de notre identité républicaine.

  • Les Médicis sont-ils vraiment morts empoisonnés aux "poudres de succession"? Que révèle le procès verbal d'autopsie de Zola sur les causes mystérieuses de sa mort? Les circonstances de l'assassinat de Jaurès ou du suicide de Nerval peuvent-elles être encore éclaircies aujourd'hui? Crime... ou pas crime? Cette obsédante question surgit inévitablement au lendemain de la mort, violente ou suspecte, des grands personnages qui ont marqué leur temps. Et il n'est pas rare qu'elle reste non élucidée aujourd'hui! C'est là que la science, avec les techniques modernes, peut intervenir. Qu'a-t-elle à nous apprendre dans le cas de ces crimes célèbres? Philippe Charlier enfile ses gants et nous propose une relecture scientifico-policière de notre histoire. D'Henri IV à Trotski, de Jean sans Peur à Jean Jaurès, de l'impératrice Zoé Porphyrogénète à la Brinvilliers, il fait, avec le talent de conteur que ses apparitions télévisuelles nous ont fait connaître, la chronique de crimes dont l'impact politique a presque toujours fait oublier le détail historique...

  • La notion d'Asie centrale a émergé tardivement dans la littérature géographique. C'est seulement à partir de 1825 qu'elle vient supplanter celle de « Tartarie », souvent associée à la terreur mongole et caractéristique d'une perception de l'Asie centrale comme foyer d'un péril prêt à fondre dans toutes les directions. Dans le même temps, la notion est à géométrie variable, même si depuis quelques décennies les archéologues s'accordent à englober sous ce terme les cinq républiques ex-soviétiques du Turkménistan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Kazakhstan et du Kirghizistan et de l'Afghanistan. Le renouvellement des études sur l'Asie centrale est d'abord dû à l'archéologie qui s'est constituée dans le courant du XXe siècle, principalement autour de deux composantes qui ont maintenant assez largement fusionné sur le terrain : l'école française portée par la Délégation archéologique française en Afghanistan et l'école soviétique des grandes « expéditions » pluridisciplinaires. De nouvelles perspectives de recherche ont également émergé grâce à la redécouverte des deux langues principales de la région, le sogdien et le bactrien, avec dans chaque cas une masse importante de textes où est encore peu représentée la création littéraire, dont l'existence nous est surtout connue par les arts figuratifs. L'actualité de la recherche reste marquée par le caractère souvent imprévisible des découvertes, souvent effectuées en dehors des fouilles régulières.

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