Denis Podalydès

  • "Lambeau, subst. masc.
    1. Morceau d'étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
    2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. ""Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire"" (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
    3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l'amputation d'un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. ""Il ne restait plus après l'amputation qu'à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu'une épaulette à plat"" (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).
    (Définitions extraites du Trésor de la Langue Française). "

  • Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu'à aujourd'hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter. Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu'elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire. Titre disponible chez Minuit

  • «Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l'agenda : "Si j'avais su..." On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu'un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n'en avait pas eu le temps.»

  • "Encore aujourd'hui, il m'arrive d'entendre, le soir, une voix qui m'appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n'y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d'été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L'Éternel Retour."
    Patrick Modiano.

    La rencontre entre Denis Podalydès de la Comédie-Française et le texte de Patrick Modiano s'écoute comme une évidence. Fluide, hypnotique, sensible, la voix du comédien nous happe dans les volutes du souvenir, le clair-obscur des confidences, la ligne de fuite du temps.

  • Mêlé de près à une affaire criminelle dans l'atmosphère trouble du Paris de la guerre d'Algérie, Jean rouvre une enquête classée sans suite et tente de mettre au clair les circonstances qui l'ont conduit à fréquenter la bande de l'Unic Hôtel et une certaine Dannie dont il était amoureux. En recoupant ses souvenirs avec les pièces d'un dossier de la brigade des moeurs, Jean, vraisemblablement le dernier témoin de cette affaire, explore au fil de ses déambulations nocturnes cet espace entrouvert où la mémoire rejoint l'oubli. La rencontre entre Denis Podalydès et le texte de Patrick Modiano s'écoute comme une évidence. Fluide, hypnotique, sensible, la voix du comédien nous happe dans les volutes du souvenir, le clair-obscur des confidences, la ligne de fuite du temps.

  • « Est-il, pour moi, lieu plus épargné, abri plus sûr, retraite plus paisible, qu'un studio d'enregistrement ? Enfermé de toutes parts, encapitonné, assis devant le seul micro, à voix haute - sans effort de projection, dans le médium -, deux ou trois heures durant, je lis les pages d'un livre. Le monde est alors celui de ce livre. Le monde est dans le livre. Le monde est le livre. Je confie à la voix le soin de me représenter tout entier. Les mots écrits et lus me tiennent lieu de parfaite existence. Alors d'autres voix encore se font entendre, dans la mienne. » Denis Podalydès convie les voix familières de ses grands-parents, parents et frères, celles de ses professeurs et des camarades, celles des acteurs qui l'ont marqué. Pour faire de cet autoportrait le récit de formation d'un comédien, qui fait vivre la voix des autres.
    Drôle et tendre, Denis Podalydès se raconte dans un autoportrait sensible où résonnent les voix qui ont formé son goût de la lecture.

  • "Le Passe-muraille" :
    Que va faire le modeste Dutilleul, employé modèle au ministère, de sa singulière faculté de passer à travers les murs? D'abord indifférent à son pouvoir, le brave homme finit par en user sans ménagement. Jusqu'au jour où...
    "L'Huissier" :
    À sa mort, Maître Malicorne n'est pas accepté au Paradis à cause de ses mauvaises actions envers les pauvres. Pour lui donner une nouvelle chance d'accomplir de bonnes actions, Dieu le renvoie sur Terre...
    D'une voix enjouée et généreuse, Denis Podalydès, de la Comédie-Française, nous conte ces deux nouvelles de Marcel Aymé, au style inimitable, où l'humour et le fantastique se côtoient pour nous plonger dans un monde à la fois étrange et familier.

  • En 1903, Rainer Maria Rilke répond à une longue missive envoyée par un jeune homme de vingt ans, Franz Kappus, qui est élève officier comme il le fut à son âge. S'ensuit une correspondance qui durera jusqu'en 1908 et qui sera publiée par les soins de Franz en 1929. Nous ne connaîtrons jamais ses lettres, car il ne publiera que celles de Rilke, préférant s'effacer derrière le poète.

  • Gaston Gallimard (1881-1975), fondateur des Éditions de la Nouvelle Revue française avec André Gide et Jean Schlumberger, confia un jour à Jean Cau qu'il n'écrirait jamais ses mémoires d'éditeur, craignant de ruiner sa maison en disant tout ce qu'il y avait vu et tout ce qu'il savait des moeurs et pratiques de la vie littéraire. Il ne les écrivit pas et, pour finir, se confia peu. Louable pudeur. Mais les grandes correspondances éditoriales publiées depuis lors sont là qui comblent ce manque. Gaston Gallimard et son conseiller Jean Paulhan y déploient des trésors d'adresse pour répondre aux jalousies, susceptibilités, reproches ou insultes des auteurs phares de la maison : Gide, Claudel, Proust, ou Céline... et les retenir tous auprès de lui malgré des divergences de vues souvent radicales. Des échanges riches d'enseignements sur la vie littéraire et éditoriale du XXe siècle.

  • Impossible

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    lu par Laurent Natrella; Denis Podalydès

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  • « La Bruyère a peut-être été lui aussi le dernier moraliste à pouvoir parler de tout l'homme, enclore toutes les régions du monde dans un livre. » Roland Barthes
    « Je rends au public ce qu'il m'a prêté ; j'ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage : il est juste que, l'ayant achevé avec toute l'attention pour la vérité dont je suis capable, et qu'il mérite de moi, je lui en fasse la restitution. Il peut regarder avec loisir ce portrait que j'ai fait de lui d'après nature, et s'il se connaît quelques-uns des défauts que je touche, s'en corriger. »
    Jean de la Bruyère N'étant d'aucun parti, sans origine, ni courtisan, ni citadin, son point de vue a la généralité de la neutralité. Dans ce monde de la littérature contrôlée par la monarchie absolue du Roi soleil, La Bruyère est universel : n'étant nulle part, il est partout ; son insignifiance le rend disponible, parfaitement libre : « L'homme de Lettres... est trivial comme une borne au coin des places ; il est vu de tous, et à toutes heures... il ne peut être important, il ne veut point l'être. » Denis Podalydès nous permet ici de rentrer dans le monde de Louis XIV, et nous révèle ce texte philosophique des comportements humains. Claude Colombini & Alexandre Wong

  • « Le Contrat social de Rousseau, publié en avril 1762, étonne par l'évidence des principes politiques qui le constituent. Il invente l'idée de la démocratie absolue en prenant le peuple moins comme objet que comme sujet de son discours. Son traité politique ne concerne plus seulement les gouvernants, les princes ou les conseils, mais les gouvernés. Ce déplacement du haut vers le bas de la hiérarchie civile fait du Contrat social le lieu théorique de rassemblement de l'humanité citoyenne. "Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant". Le Contrat social apporte la solution au problème du gouvernement de l'homme, celle de l'auto-gouvernement - obéissance à sa seule personne, aux lois qu'il se prescrit. Sa liberté naturelle se change en liberté morale. Denis Podalydès, fervent lecteur du Contrat social, nous fait partager l'émotion liée à l'intelligence de ce texte précurseur, et grâce à son talent de comédien, nous aide à découvrir et comprendre un texte fondateur de notre société moderne. » Alexandre Wong & Claude Colombini-Frémeaux

  • Ce texte fondateur du philosophe épicurien de la Grèce Antique qui regroupe poésie et philosophie se présente comme une tentative de "briser les forts verrous des portes de la nature", c'est-à-dire de révéler au lecteur la nature du monde et des phénomènes naturels. Selon Lucrèce, cette connaissance du monde doit permettre à l'homme de se libérer du fardeau des superstitions, notamment religieuses, constituant autant d'entraves qui empêchent chacun d'atteindre l'ataraxie ; la tranquillité de l'âme.
    Alors que Michel Onfray nous révèle Lucrèce dans le deuxième volume de la Contre-histoire de la philosophie, Bernard Combeaud s'est attelé à la traduction du grand poème philosophique avec toute la difficulté d'une écriture à la fois intellectuelle et allégorique (poétique), travail édité par Denis Mollat pour lequel Bernard Combeaud a reçu le Prix Jules Janin de l'Académie française pour l'adaptation.
    À son tour, Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie-Française, relève le défi de cette lecture, en mettant son talent au service de la prosodie poétique et philosophique du texte de Lucrèce dans une sélection faite par Bernard Combeaud. Afin de donner à l'auditeur toutes les réponses aux questions posées sur le travail d'adaptation et d'interprétation au sens large, le livre audio propose également un entretien entre Bernard Combeaud et Michel Onfray.

  • L'apologie de Socrate

    Platon

    L'Apologie de Socrate rapporte le procès qui a vu condamner Socrate. Le citoyen philosophe, accusé de ne pas croire aux dieux de la cité et de pervertir les jeunes, fait preuve, face à ses juges comme auprès des Athéniens, du même don pour révéler tant l'incohérence que l'immoralité de leur discours.

  • Étienne de la Boétie écrit le Discours sur la servitude volontaire en 1549 alors qu'il n'a que 18 ans. Si la question est politique, l'auteur ne se contente pas de critiquer les régimes tyranniques, il questionne aussi l'agent politique, celui qui est gouverné : comment peut-il se faire que « tant d'hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n'a de puissance que celle qu'ils lui donnent ? ».

  • Le Spleen de Paris aussi nommé Les Petits poèmes en proses, est publié en 1864. Ce recueil complète Les Fleurs du mal.

  • Le Bateau ivre regroupe les poésies de Rimbaud écrits entre 1869 - il est alors âgé de 15 ans - et 1873. Il s'agit de textes en vers, assez courts, que l'auteur a présentés aux éditeurs ou aux écrivains parnassiens.

  • Les Contemplations de Victor Hugo est un recueil de poésies écrites entre 1834 et 1855. Regroupés en deux tomes, ces poèmes se divisent entre Autrefois et Aujourd'hui, une période heureuse où l'auteur contemplait la richesse de l'amour et de la nature, et des jours plus sombres frappés par le deuil de sa fille Léopoldine.Michaêl Lonsdale et Denis Podalydès lisent en alternance les six livres que composent Les Contemplations, l'un des écrits les plus connus de la langue française.

  • Le Portrait de Dorian Gray a été rédigé en 1890 puis complété en 1891. Ce roman fantastique est à la fois un manifeste esthétique et un récit moral. Bien qu'Oscar Wilde y développe l'idée d'un art dégagé de toute éthique, le jeune Dorian Gray va faire face à sa conscience morale à travers son portrait qui porte à sa place les traces de sa perversité et la décadence que le temps inflige aux esprits les plus purs. Prix du meilleur livre audio - Prix du public 2010

  • Longue figure, moustache et sourcils en accents circonflexes, Mr. Shaitana a tout du Mephisto, non seulement dans son apparence, mais aussi, dans sa façon de se divertir. Ce soir-là, il organise un dîner avec huit invités triés sur le volet : quatre spécialistes du crime et quatre criminels qui seraient, semble t-il, assez habiles pour ne jamais s'être fait arrêter. Mais il ne faut pas trop jouer avec le feu, fût-on le diable...  © J. C Lattès (P)

  • Comme il y a une géométrie dans l'espace, il y a une psychologie dans le temps, où les calculs d'une psychologie plane ne seraient plus exacts parce qu'on n'y tiendrait pas compte du Temps et d'une des formes qu'il revêt, l'oubli...

  • Que celui qui pourrait écrire un tel livre serait heureux, pensais-je, quel labeur devant lui ! Pour en donner une idée, c'est aux arts les plus élevés et les plus différents q'il faudrait emprunter les comparaisons ; car cet écrivain, qui d'ailleurs pour chaque caractère en ferait apparaître les faces opposées, pour montrer son volume, devrait préparer son livre, minutieusement, avec de perpétuels regroupements de force, comme une offensive, le supporter comme une fatigue, l'accepter comme une règle, le construire comme une église, le suivre comme un régime, le vaincre comme un obstacle, le conquérir comme une amitié, le suralimenter comme un enfant, le créer comme un monde sans laisser de côté ces mystères qui n'ont probablement leur explication que dans d'autres mondes et dont le pressentiments est ce qui nous émeut le plus dans la vie et dans l'art.

  • Les Rêveries du promeneur solitaire, promenades 1 à 5.
    "L'habitude de rentrer en moi-même me fit perdre le sentiment et presque le souvenir de mes maux, j'appris ainsi par ma propre expérience que la source du vrai bonheur est en nous, et qu'il ne dépend pas des hommes de rendre vraiment misérable celui qui sait vouloir être heureux."

  • Les Illuminations ont été publiées en 1886, sous forme de feuilletons, dans la revue La Vogue. Rimbaud a remis ces poèmes à Verlaine lors de leur rencontre à Stuttgart en mars 1875. C'est Verlaine qui s'est occupé de publier ces vers. Il y insère une préface dans laquelle il annonce que ces "ornementations colorées" se composent de "prose exquise ou vers délicieusement faux exprès."

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