Sciences humaines & sociales

  • Vers 1930, le quotidien de la Guyane française est dominé par la présence du bagne. Trente ans plus tard, c'est la construction du Centre spatial guyanais qui marque le développement local et conditionne l'installation de nouvelles infrastructures. Jusque-là, faute de voies terrestres, le littoral et les fleuves sont les seules composantes du réseau intérieur, tandis que les rares liaisons extérieures sont le fait des armements métropolitains.
    De l'exploitation forestière à la recherche minière, en passant par l'aquaculture et la pêche, son évolution est faite de perspectives de développement, riches de promesses souvent non tenues.
    Piliers de la vie locale à qui ce livre rend un hommage appuyé, les seules constantes de l'histoire de la Guyane sont les nombreux petits armateurs et propriétaires de navires locaux qui, par leur courage et leur obstination, ont su faire face aux exigences de cette région si riche et si particulière.
    À partir de ses souvenirs, d'archives spécialisées et d'entretiens avec de nombreux professionnels du secteur maritime, l'auteur, homme de terrain, ni homme de lettres, ni historien, nous offre là une histoire maritime concrète des territoires français d'Amérique.

  • En 2015, 12 tremblements de terre assez forts pour être ressentis par la population ont été enregistrés en Martinique, et 17 en Guadeloupe.
    L'activité sismique fait partie intégrante de l'histoire des Antilles. De plus, elles sont classées zone de risque sismique maximal. Un événement majeur à l'échelle de l'ensemble de l'arc avec une forte probabilité de tsunami n'est pas à exclure. Et dans ce cas, c'est la majorité des infrastructures qui seront détruites sur plusieurs îles en même temps, réduisant à néant les possibilités de secours locaux.
    Nombreux sont les scientifiques qui pensent qu'un séisme majeur (Big One) pourrait survenir au cours des vingt prochaines années.
    Même si nous avons tous plus ou moins conscience de ce risque, faisons-nous au quotidien le nécessaire pour nous en préserver ? Nos visiteurs sont-ils suffisamment formés et informés ? Savons-nous quoi faire en cas de tsunami ?
    Il ne s'agit pas d'être catastrophiste mais de fournir les outils pour mieux comprendre les phénomènes en cause et mieux les appréhender. C'est pour répondre à ces questions que Scitep, éditeur ultramarin de sciences et techniques, publie le premier ouvrage grand public entièrement dédié à ces questions.
    Écrit par François Beauducel, qui a dirigé sept ans l'Observatoire volcanologique et sismologique de la Guadeloupe, Séismes des Antilles associe explications scientifiques et informations pratiques tirées de l'expérience des services chargés localement de la prévention et de l'organisation des secours.
    Il revient sur la formation des phénomènes sismiques dans le bassin caribéen et sur les comportements individuels et collectifs à adopter. En l'absence de méthode de prédiction, il incombe aux populations de se montrer particulièrement responsables et impliquées dans la prévention du risque.

  • Les diasporas indiennes anciennes, issues de l'immigration des ouvriers agricoles sous contrat (indentured labourers) pendant la colonisation européenne, font l'objet de nombreuses études d'ordre historique, économique, anthropologique, social, et politique. Alors que le rôle et la place des langues d'origine au sein de ces diasporas indiennes ont suscité un intérêt moindre. Or, des études récentes montrent que la transmission et le maintien de la langue d'origine, parmi tous les éléments identitaires, sont des processus très complexes. Cette Conférence avait donc pour objectif de faire un état des lieux et d'offrir un espace d'échanges et de réflexion autour de ces langues.
    The Indian old diasporic communities, who migrated during the european colonial period as indentured workers, have been the subject of many discussions and studies with emphasis on the historical, economical, anthropological, social and political dimensions of migration. However, the presence of Indian languages and their role within these diaspora populations have so far received limited attention. recent studies have made clear that among all the elements of identity (re)construction, retention and transmission of the language of origin is the most problematic. this Conference was organized in order to provide a forum for discussion and interaction in connection with these languages.
    Colloque International : Langues de l'Inde en diasporas | Maintiens et transmissionsInternational Conference : Indian Languages in Diaspora | Retention and TransmissionActes du colloque | Proceedings of the conference29-31 octobre 2015 | 29-31 October 2015, Mémorial ACTe, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
    Appasamy Murugayian, Myriam Alamkan, Krishnedat Bajnath, Visham Bhimull, Juliette Facthum-Sainton, Surendra Gambhir, Christian Ghasarian, Sully Santa Govindin, Y. Vinesh Hookoomsing, Lou Kermarrec, Gerry l'Étang, Rajend Mesthrie, Daniel Negers, Fred Négrit, Sooryakanti Nirsimloo-Gayan, Vasu Renganathan, Stéphane Savriama, Khesaven Sornum, Logambal Souprayen-Cavery, Karin Speedy, Meeniamah Sandanaluchmee Vellien, Vidya Vencatesan

  • La SICA de Fond Saint-Jacques est la première et la plus ancienne société d'intérêt collectif agricole de la Martinique. Sa naissance, en 1957, se situe à un moment crucial de l'histoire de la Martinique, ex-vieille colonie qui peine à endosser son tout nouveau statut de département d'Outre-Mer. Depuis douze ans, les mutations se succèdent et s'accélèrent dans tous les domaines : rural, social, anthropologique, économique, politique... C'est une nouvelle étape pour le monde des campagnes martiniquaises et celui qui gravite autour de la « Transat » et du transport maritime, dont l'influence ne cesse de croître.
    En plaçant la vie quotidienne de la SICA au centre de cet ouvrage, Guy Flandrina fait un choix judicieux à au moins deux titres. En interrogeant les acteurs de l'époque, il souligne l'urgence de sauver de l'oubli ce qui peut l'être. Par l'étude des archives qu'il a su aller chercher, il analyse un modèle dont l'efficacité ne s'est jamais démentie en soixante ans d'existence. Au passage, le lecteur attentif saura y voir un hommage appuyé à un modèle de développement qui conserve plus que jamais sa pertinence dans la conjoncture actuelle.
    Et puisque ces dernières années, les anciennes colonies francophones des Antilles-Guyane ont entrepris d'écrire elles-mêmes leur histoire contemporaine, ce travail est aussi une précieuse contribution à cette - trop tardive ? - entreprise collective.

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