Presses de Sciences Po

  • Mouvements des « sans », des parapluies, des places, mais aussi Mai 68, grèves contre la « Loi travaille », mobilisations féministes et homosexuelles, contre-sommets altermondialistes, blocages d'universités, gilets jaunes... les mouvements sociaux constituent une composante essentielle et en constante évolution de la vie politique et sociale.

    Ce dictionnaire répertorie l'ensemble des concepts clés, traditionnels ou plus récents, pour les appréhender les formes contemporaines de la contestation.

    Olivier Fillieule est professeur de sociologie politique à l'Université de Lausanne (IEPHI-CRAPUL) et directeur de recherche au CNRS (CESSP, Paris-1-Panthéon-Sorbonne).

    Lilian Mathieu est directeur de recherche au CNRS (Centre Max Weber, ENS de Lyon).

    Cécile Péchu est maîtresse d'enseignement et de recherche à l'UNIL.

  • 2e édition mise à jour et augmentée
    Transition écologique, clivages sociaux, inégalités entre les territoires, métropolisation, mobilisations citoyennes, territorialisation, transformations de l'État... Ces phénomènes qui affectent les villes et régions du monde intéressent et désorientent de nombreux acteurs et observateurs de l'action publique.
    Conçu dans une logique pluridisciplinaire, exhaustif et didactique, ce dictionnaire offre un point de vue original sur les dynamiques territoriales contemporaines et sur les notions clés qui servent à les appréhender. Son index thématique et les références bibliographiques permettent de saisir les sujets dans leur globalité, de comprendre leurs interactions et de prolonger leur étude. Véritable outil d'analyse et d'aide à la décision, il met un savoir clair à la disposition de tous : chercheurs, élus et collaborateurs politiques, acteurs de l'action publique dans les territoires, étudiants et candidats aux concours de la fonction publique.
    Conçue et dirigée par Romain Pasquier (CNRS/Sciences Po Rennes), Sébastien Guigner (Centre Émile Durkheim/Sciences Po Bordeaux) et Alistair Cole (Hong Kong Baptist University), cette nouvelle édition réunit les contributions d'une centaine d'universitaires et de praticiens.

  • La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants.

    Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde.

    Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des États. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.

  • "Le « développement » a servi pendant six décennies à légitimer, au Nord comme au Sud, d'innombrables politiques économiques et sociales et fait croire à l'avènement du bien-être pour tous. La mondialisation a pris le relais mais, loin de promettre le développement, on se contente désormais de lutter contre la pauvreté en proposant la croissance comme seul recours.
    Nonobstant son échec, le développement survit comme une lueur d'espoir collectif, car il repose sur une croyance profondément ancrée dans l'imaginaire occidental où le besoin de croire l'emporte sur les doutes que l'on peut avoir sur l'objet de la croyance.
    Remontant le cours de l'histoire, ce livre fait le point sur les théories et les stratégies qui, depuis la fin des années 1940, ont prétendu transformer le monde. Gilbert Rist, critique du « développement », s'intéresse aujourd'hui à celle du paradigme économique dominant afin de mettre en évidence les limites de l'hégémonie occidentale. Et s'il fallait remettre en cause les catégories économiques et prendre le chemin de la décroissance ?
    Cette quatrième édition souligne les contradictions nées des « exigences de la croissance » et de l'urgence à sauvegarder la planète."

  • 2e édition mise à jour et augmentée
    L'Union européenne poursuit son intégration. Des outils d'analyse ont été très tôt forgés pour comprendre ce système politique spécifi que et la manière dont il s'est construit. Ils n'ont cessé de se complexifier à mesure que la communauté s'est agrandie et que ses compétences se sont accrues, dans le respect relatif des souverainetés nationales.
    Leur maîtrise est aujourd'hui plus que nécessaire face aux problèmes auxquels l'Union européenne est confrontée : résurgence du populisme en son sein, critique publique de son déficit démocratique, Brexit, incapacité à coordonner l'afflux et l'accueil des migrants et des réfugiés, difficultés à répondre à la crise économique et financière ou encore à celle de la pandémie de Covid-19...
    En les situant à chaque fois dans les discussions de leur temps, Sabine Saurugger fait le point sur l'ensemble des concepts et théories élaborés par la recherche française et internationale dans les champs de la sociologie politique, des politiques publiques, de la théorie politique et des relations internationales.
    Une synthèse claire et complète pour mieux débattre de l'intégration européenne, de ses forces et de ses fragilités.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique, membre de l'UMR Pacte et directrice de Sciences Po Grenoble-UGA.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique et dirige Sciences Po Grenoble.

  • Longtemps, les violences sexuelles et conjugales ont été considérées comme un fait d'ordre privé. Longtemps, les sociétés ont nié qu'elles étaient la conséquence d'une domination masculine confortée par l'ordre établi. Si la question a été soulevée à partir du milieu du XIXe siècle en Europe et aux États-Unis, il faudra attendre les combats féministes de la fi n du XXe siècle pour que ces violences soient reconnues comme un phénomène social et que l'État s'en empare. C'est à ce bouleversement de perception, et à la transformation d'un combat en cause publique, que s'intéresse ici Pauline Delage. Elle montre comment, à partir des années 1970, les féministes ont identifi é les violences sexuelles et conjugales, proposé des moyens spécifi ques pour les traiter et élaboré une grille explicative les liant aux rapports structurels entre les femmes et les hommes. Dans une enquête minutieuse, réalisée à partir de cas français et américains (région parisienne et comté de Los Angeles), l'auteure révèle comment professionnelles et militantes se sont saisies d'opportunités institutionnelles et politiques pour faire reconnaître ces violences, et retrace les processus qui ont conduit à légitimer l'intervention de l'État dans le domaine de l'intime. Son approche comparée met au jour les mécanismes d'institutionnalisation d'une cause, leurs fondements communs et leurs spécifi cités. l'échelon territorial ! Telle est l'injonction contradictoire adressée aux universités françaises depuis les deux grandes réformes du système d'enseignement supérieur et de recherche initiées en 2000. D'un côté, l'État organise une compétition généralisée entre enseignants- chercheurs et entre universités. Les fi nancements sur projet de la recherche, la publicisation des évaluations et leur utilisation pour allouer les budgets à la performance, comme les très sélectifs appels à projets qui se sont succédé sans relâche depuis le Grand Emprunt de Nicolas Sarkozy, ont accru les écarts entre établissements et fait voler en éclat le principe sur lequel reposait jusqu'alors, en théorie, le système français : des universités équivalentes sur l'ensemble du territoire. De l'autre, un remodelage du paysage universitaire est à l'oeuvre. Il impose que les grandes écoles, les organismes de recherche et les universités d'une même région coordonnent leurs actions dans le but de rationaliser les coûts et de grimper dans les classements mondiaux. De nouvelles structures sont ainsi créées à marche forcée, sans qu'il soit possible de savoir si ces changements majeurs atteindront leurs objectifs et assureront un avenir radieux à l'enseignement supérieur français. Mitterrand il y a trente ans. Sans doute conviendrait-il d'ajouter « mais s'est-on donné les moyens d'apprendre ? » Car faute d'avoir suffi samment investi dans une évaluation véritablement scientifi que de nos politiques de l'emploi, notre connaissance sur les causes du chômage et sur notre capacité à le résoudre n'a guère progressé. Certains programmes de formation, de subventions à l'emploi et d'accompagnement mis en place dans les pays développés ont pourtant pu être évalués méticuleusement. La faiblesse de leurs impacts démontre que l'on ne saurait prétendre éradiquer le chômage par l'investissement dans tel ou tel type d'action. Mais ces programmes peuvent être améliorés et nous aider à venir à bout du chômage. Cela passe par une analyse minutieuse des besoins et des comportements ainsi que par un recours plus large à des évaluations rigoureuses. Finalement, n'est-ce pas notre impatience à tester des actions sans nous donner le temps d'étudier leurs effets qui nous a piégés dans le chômage durable ?

  • L'économie est fondamentalement politique, la politique ne peut se comprendre sans l'analyse économique. Le postulat de l'interdépendance entre ces deux domaines est indispensable pour comprendre les formes contemporaines du capitalisme. L'économie politique fournit des outils puissants pour appréhender la contingence des phénomènes économiques et les choix sociaux qu'ils ne cessent d'engendrer.

    D'« Austérité » à « Travail », de « Crise financière de 2007 » à « Public choice », politistes, sociologues et économistes définissent et discutent les concepts clés, perspectives théoriques et controverses sociétales de ce vaste champ de recherche, offrant avec ce dictionnaire une synthèse unique et pluraliste des connaissances actuelles en économie politique.

  • Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du « non » irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. Il a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des États membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la « fédération d'États » et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du « modèle communautaire » et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la « vie politique » qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'États peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.

  • « Le glaive et la crosse, la couronne et la mitre, le sabre et le goupillon. Quels que soient les termes employés, ces expressions montrent que le couple politique et religion a traversé l'histoire de l'Occident. On aurait pu croire qu'il disparaîtrait au terme du processus engagé avec les Lumières et couronné par les révolutions du XVIIIe siècle et les séparations des Églises et de l'État. La sécularisation des sociétés occidentales ne devait-elle pas conduire à l'élimination de toute référence religieuse dans la vie politique et sociale ? À observer la vie de nos démocraties aujourd'hui, on constate qu'il n'en est rien. » Face au réveil des intégrismes et de la violence extrême, Jean Picq nous invite à relire notre histoire. À repérer les temps forts qui ont permis de défi nir de nouveaux rapports entre le spirituel et le temporel et de voir triompher la raison au service de la paix civile.

  • Omniprésent dans les médias, régulièrement convoqué pour analyser des phénomènes sociaux aussi divers que les flux migratoires en Europe, les programmes éducatifs aux États-Unis ou la place de l'islam dans les pays d'Europe de l'Ouest, le multiculturalisme se trouve au centre de plusieurs thématiques cruciales de notre monde globalisé : l'immigration, la cohésion sociale et le devenir de l'État-nation, pour n'en citer que quelques-unes. Il n'en est pas moins méconnu en tant qu'école de pensée. Quels sont ses origines philosophiques, ses principaux courants, les différentes critiques qui lui sont adressées ? Paul May invite à un tour d'horizon des principaux théoriciens - tels Bhikhu Parekh, Charles Taylor, Will Kymlicka ou encore James Tully -, qui ont élaboré et discuté la notion de multiculturalisme et dont la plupart des travaux n'ont jamais été traduits en français. Un vade-mecum pour l'étudiant, pour le chercheur et pour le citoyen engagé.

  • Tentaculaire, opaque, le Parti communiste domine le système politique chinois. Fort de 85 millions de membres et de quelque 10 millions de cadres, il dirige l'État, l'administration, l'Armée, les assemblées populaires ainsi que les entreprises et les établissements publics.
    Beaucoup plus décentralisé et flexible depuis les réformes de 1979, il dispose néanmoins de ressources humaines et économiques considérables qui lui permettent de contrôler la société, de prévenir les conflits sociaux et d'empêcher toute évolution vers la démocratie. Qui lui permettent, en d'autres termes, de mettre en place ce que l'on pourrait appeler un nouvel équilibre autoritaire.
    Ce système que seule une minorité d'activistes conteste ouvertement fournit croissance et stabilité à une population dont la majorité se désintéresse du politique. Toutefois, la corruption de plus en plus visible du pouvoir, la pluralisation de la société, la montée des activités associatives et religieuses sont autant de facteurs d'évolution et d'incertitude.
    L'avenir du système politique chinois n'est pas écrit, et ce livre ne prétend pas le faire. Il cherche plutôt à éclairer le lecteur sur la puissance du système actuel et sur les changements ou les crises qui pourraient survenir.
    La première synthèse sur le système politique chinois et son articulation avec la société depuis vingt ans.

  • La sécurité est-elle mieux pensée par ceux qui la critiquent ? De Foucault à Butler, de Bourdieu à Bauman, de Horkheimer à Honneth, les intellectuels qui se sont intéressés à nos sociétés ont permis de prendre la mesure des défi s que pose la sécurité à la politique : qu'est-ce que la sécurité ? Pourquoi et comment certains problèmes deviennent-ils des enjeux de sécurité ? Quels sont les rapports entre la sécurité, la défense et le politique ? Comment analyser les pratiques que déclenche la sécurité ? Bousculant les distinctions classiques guerre-paix, interne-externe, police-militaire, risque-sécurité, Thierry Balzacq examine ce que la théorie critique, le constructivisme, le poststructuralisme et le féminisme ont apporté aux études de sécurité. Bâtie autour de cas empiriques, sa démonstration suit une même exigence : partir des fondements, d'abord ; monter en complexité, ensuite ; évaluer minutieusement le projet théorique et politique de chaque approche, enfi n. Une réfl exion que la poussée de nouveaux enjeux rend d'autant plus nécessaire : tensions fi nancières et économiques, fl ux migratoires, menaces environnementales, subversions informatiques, ruptures sociales, déviances religieuses, pandémies globales...

  • Depuis vingt ans, le problème climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial, et un processus multilatéral s'est mis en place pour y répondre. Or, les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, responsables des dérèglements climatiques, ont atteint un niveau record en 2013.
    Comment apprécier le bilan de ces négociations ? Revenant sur le traitement politique du changement climatique, du protocole de Kyoto à aujourd'hui, les auteurs proposent une analyse de ces enjeux et d'une gouvernance qui suscite autant d'attentes qu'elle crée de désillusions.
    Est-il possible de changer de paradigme, alors que le monde connaît des accélérations majeures et se voit confronté à de multiples crises ? Dans quel cadre repenser le défi climatique pour y faire face et l'inscrire dans le champ des futurs ? Une référence sur le changement climatique et les questions stratégiques qu'il pose : rapports entre science et politique et rôle des experts, évolution de la géopolitique du climat, transition énergétique en Europe, aux États-Unis et dans les grands pays émergents, articulations entre problème climatique et globalisation, entre adaptation et développement.

  • Continuation des rapports politiques ordinaires, les crises ont aussi une dynamique propre dont l'intelligibilité suppose de s'attacher ce qui se joue dans les mobilisations constitutives de ces processus et dans les transformations brusques des espaces sociaux dans lesquels les protagonistes sont pris et agissent ; en somme, dans ce qui s'y passe.
    Les crises politiques ou, mieux, les conjonctures fluides dont ce livre ébauche la théorie apparaissent ds lors sous un jour nouveau : états particuliers des systmes sociaux, dont l'auteur met en évidence une plasticité insoupçonnée jusqu'alors, mais surtout logiques de situation spécifiques qui contraignent perceptions, calculs et tactiques des acteurs.
    Paru en 1986, réédité ds 1992 au format poche, ce livre a pris rang de classique. Pour cette troisime édition, l'auteur a remanié l'ouvrage pour en faciliter la lecture et l'a augmenté d'une préface inédite éclairant sa portée pour les débats actuels des sciences sociales.
    Ce livre est la preuve qu'une réflexion exigeante sur la société n'a que faire des conflits d'école opposant artificiellement l'individu et les structures, le sujet et la totalité sociale. (Revue française de science politique) A major contribution to the study of political crises. (Acta Sociologica) Ce livre a l'immense mérite de restituer au phénomne de crise politique son statut de normalité. (La Quinzaine littéraire)

  • Les institutions internationales contribuent-elles à la construction de la paix ? On pourrait en douter, tant les critiques abondent : dysfonctionnements, défaillances, soumission aux intérêts des États les plus puissants.
    Diplomates, universitaires et praticiens de ces institutions, les auteurs sont plus nuancés. Dans une perspective qu'ils jugent réaliste et constructive, ils soulignent les forces et les faiblesses de ce que les acteurs internationaux ont créé et qu'ils ne veulent pas abandonner. Au terme de leurs investigations, il apparaît que s'il demeure possible de faire la guerre contre l'avis des institutions internationales, il devient désormais difficile de se passer d'elles pour faire la paix.
    Le choix des questions traitées - sécurité collective, désarmement, médiation, consolidation de la paix, sécurité humaine, réduction de la pauvreté et des inégalités, justice pénale internationale, multilatéralisme - fait de cet ouvrage une référence sur les institutions internationales.
    Ont contribué à cet ouvrage : Louise Aubin, Rosalie Azar, Bertrand Badie, Abraham Béhar, Jean-Marc Bellot, Antoine Bernard, Karine Bonneau, Jean-Marc Châtaigner, Alain Dejammet, Henri Léval, Shahrbanou Tadjbakhsh, Charles Tenenbaum.

  • "À peine la menace de la troisième guerre mondiale s'estelle éloignée avec la fin de la guerre froide que la violence a refait surface sous différentes formes : guerre civile, nettoyage ethnique, génocide, hyperterrorisme.
    Fautil opposer la violence à la

    1 autre édition :

  • Pourquoi le capitalisme japonais a-t-il disparu de nos débats alors qu'il a été élevé au rang de modèle dans les années 1980 ? Et comment une entreprise symbole de ce modèle comme Toyota est-elle devenue la première du monde dans son secteur malgré la stagnation que subit l'économie japonaise depuis les années 1990 ?
    Existe-t-il un modèle optimal d'organisation des entreprises et comment peuvent-elles maintenir leur avance technologique, voire la renforcer, dans un environnement de plus en plus concurrentiel et incertain ? Les pays développés peuvent-ils conserver un avantage comparatif dans l'industrie face à la puissance manufacturière chinoise et quel rôle envisager pour le système éducatif dans la société dite de la "connaissance" ? Enfin, le cycle de dérégulation généralisée touchant peut-être à sa fin, comment penser les relations entre État et marché et redéfinir le contrat social dans un contexte de montée des inégalités ?
    Cette analyse de la transformation profonde du capitalisme japonais dans une perspective d'économie politique, associée à une réflexion sur la diversité des capitalismes et sur le changement institutionnel, montre que le Japon constitue toujours un laboratoire susceptible d'éclairer les grands enjeux de l''économie mondiale.
    Le livre comprend également une préface de Robert Boyer (Cepremap), une postface de Ronald Dore (London School of Economics) ainsi que les contributions d''Arnaud Nanta (CNRS) et d'Yves Tiberghien (University of British Columbia).

  • Quoi de commun entre les Printemps arabes, les manifestations de la place Maïdan en Ukraine, Mai 68 en France et les mouvements anti-esclavagistes du XVIIIe siècle en Angleterre ? Tous constituent la matière même de ce livre : les formes conflictuelles, pacifiques ou violentes, d'action politique. Sur trois siècles et trois continents, les auteurs analysent ce qui rapproche et distingue la manifestation de l'émeute, les mouvements sociaux des révolutions, comment et pourquoi ces mobilisations naissent et meurent, quels en sont les acteurs, les modus operandi et les conséquences, en démocratie comme dans les régimes autoritaires. Dans un style clair et vivant, ils fournissent les concepts, modèles et théories pour comprendre le conflit.

  • Deuxième puissance mondiale depuis 2010, la Chine est pétrie d'ambitions. Forte de son économie désormais mondialisée, elle n'entend pas seulement ravir aux Etats-Unis la première place mais aussi bouleverser l'ordre international établi après 1945. A-t-elle véritablement les moyens de ses ambitions ? Peut-être, si l'on en croit le déploiement d'outils économiques, diplomatiques, militaires et idéologiques pour accroître son influence sur la scène mondiale ; si l'on observe les transformations de sa politique étrangère et de sécurité depuis le début des années 2000 - surtout depuis 2012 et l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping - si, encore, on décrypte ses relations avec ses principaux partenaires et voisins, comme le fait cet ouvrage, pays par pays, à l'aide de sources de première main. Mais la persistance d'un régime autoritaire, nationaliste, antioccidental et de plus en plus arrogant confère un caractère inachevé à son intégration dans la communauté internationale et perpétue les sources de conflits avec l'extérieur, en particulier avec les États-Unis et le Japon. Plus forte, la Chine se sent aussi plus fragile. Dépendante de l'extérieur et perméable aux idéologies occidentales, elle connaît actuellement un ralentissement économique qui menace la stabilité sociale, voire celle de son régime politique. Autant de vulnérabilités qui risquent de peser sur sa politique internationale dont cet ouvrage dresse un panorama unique.

  • "Les études sur le genre, qui ont connu un essor important depuis les années 1970, offrent de nouvelles clés pour appréhender les disciplines traditionnelles. Alors que la science politique se montre plus rétive que d'autres à la prise en compte des perspectives du genre, l'objet de cet ouvrage est de révéler leurs apports décisifs à l'analyse du politique.
    Les notices de ce dictionnaire pionnier recensent les concepts, théories et objets canoniques de la science politique (citoyenneté, libéralisme, administration, partis politiques, mondialisation, etc.) en montrant le rôle central du genre dans leur genèse et leur maturation. Elles révèlent aussi le fonctionnement des inégalités entre les femmes et les hommes dans les partis, les assemblées, et la manière dont se fabrique et s'exprime le rapport entre les sexes dans les discours et les comportements politiques. Enfin, elles présentent les nouveaux concepts forgés par les spécialistes du genre (care, féminisme d'État, intersectionnalité, etc.).
    Écrit dans une langue claire et accessible, fort d'une approche comparative entre études anglophones et francophones et d'une vaste bibliographie constituant un outil de référence indispensable, cet ouvrage tire aussi sa richesse de la contribution de plus de 50 spécialistes de différentes générations, qu'il s'agisse d'auteur.e.s qui ont créé des concepts ou mené les premières enquêtes sur le genre en politique, ou de jeunes chercheur.e.s qui les utilisent et les font vivre aujourd'hui.
    Il intéressera particulièrement les étudiant.e.s, enseignant.e.s et chercheur.e.s. souhaitant accéder à une connaissance précise et pédagogique des apports des travaux sur le genre à la science politique comme à ses disciplines connexes, sociologie, histoire, anthropologie."

  • "Une nouvelle forme de relations internationales se dessine : un mouvement favorable à l'unité politique du monde en tant qu'aboutissement logique de l'histoire universelle. Il rompt avec les mécanismes classiques d'attraction entre les États, fondés sur

  • Dès la venue au monde, en 1982, du premier "bébé-éprouvette" français, d'intenses débats de société surgissent. La technique ne risque-t-elle pas de déshumaniser la naissance ? La parenté est-elle avant tout biologique ou d'abord sociale ? Les familles issues des laboratoires de la fertilité seront-elles des familles comme les autres ?
    Un long processus se met en marche, qui aboutit à l'adoption des lois de bioéthique en 1994. En France, seuls les couples composés d'un homme et d'une femme vivant une relation stable seront admis, les dons de sperme ou d'ovocytes seront gratuits et anonymes, les mères porteuses interdites.
    Quinze ans plus tard, la loi est remise en chantier. Les murs ont évolué, la famille s''est diversifiée. Des enfants nés grâce à un donneur revendiquent le droit de connaître leurs origines. La gestation pour autrui n'est pas éradiquée. Les familles homoparentales éclosent et demandent à être reconnues. La controverse renaît, et les politiques doutent. Cependant, contre toute attente, la loi est reconduite en l'état.
    Une synthèse inédite sur trente ans de débats publics et de décisions politiques autour d'un sujet de société révolutionné par les progrès scientifiques.

  • "Les processus de décentralisation, de dévolution et de fédéralisation se poursuivent partout en Europe. La France « une et indivisible », façonnée par le centralisme jacobin, n'échappe pas à cette évolution, sous l'effet conjugué de la réforme de l'État, du regain des identités territoriales et de la part croissante des régions et des métropoles dans le développement économique.

    Cet ouvrage propose une nouvelle sociologie du fait régional à partir des notions clés de pouvoir, de mobilisations sociales, de coalitions, de jeux multiniveaux ou d'instruments de gouvernement. Il analyse les mutations de la gouvernance publique à l'échelle des territoires, auxquels la mondialisation et l'intégration européenne fournissent de nouvelles ressources politiques.

    Il offre enfin une perspective inédite sur la France contemporaine, celle d'une nation différenciée, composite, où les acteurs locaux jouent un rôle grandissant dans la régulation publique ; où le pouvoir régional redessine la figure d'une République à la croisée des chemins.

    Une synthèse attendue, qui s'adresse autant aux étudiants et enseignants qu'aux lobbyistes, fonctionnaires territoriaux et organismes de formation."

  • Ce livre se veut une invitation à redécouvrir les savoirs et les pratiques qui façonnent notre expérience du vote. N'en déplaise aux commentateurs de nos soirées électorales, l'élection n'est pas seulement le moyen de faire valoir une opinion, c'est aussi un rituel social, une mise en scène codifiée en fonction de multiples enjeux.
    Bulletin, scanner optique, carte électorale, urne, machine à voter : notre rapport aux instruments de la vie électorale se métamorphose. De nouvelles interrogations sur la façon d'élire et de se faire élire émergent, et l'histoire matérielle de la démocratie représentative ouvre a la réflexion de stimulantes pistes. Cet ouvrage de synthèse sur la dimension matérielle et socio-historique des opérations électorales rassemble les résultats de plusieurs enquêtes menées depuis une quinzaine d'années. Une histoire qui révèle les défis de l'acte de vote, entre technique et politique, mises en scène et mobilisation, archaisme et modernité.

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