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    Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ?
    Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe.
    À mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. À son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. À leurs anciens jeux érotiques...
    Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir.
    Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend...
    Né en 1960, Christian Chavassieux vit près de Roanne, sa ville natale. Auteur de Mausolées paru aux Éditions Mnémos en 2013, il aborde des domaines aussi variés que le théâtre, la nouvelle, l'essai, la chronique quotidienne sur son blog, la poésie, et les écrits sur l'art. L'écriture est pour lui le terrain d'un engagement.

  • Dès sa mise en service en 1883, l'Orient-Express, train de luxe reliant Paris à Istanbul, devient mythique. Au cours du XXe siècle, au fil d'une abondante littérature, il se fait tour à tour scène de crime et terrain de brigandage, lieu de rencontre et de séduction.
    Avec pour compagnons de route Agatha Christie, Graham Greene, Ian Fleming, Guillaume Apollinaire et tant d'autres, on traverse l'Europe du siècle dernier et ses plus beaux paysages. On fait escale à Venise, Vienne ou Budapest, avec pour horizon les souks d'Istanbul et les rives du Bosphore. Une aventure au pays des écrivains, autant qu'un privilège.
    Agrégée de lettres classiques et docteure en littérature comparée des universités de Strasbourg et de Bruxelles, Blanche El Gammal est spécialiste des échanges culturels et littéraires. Son ouvrage L'Orient-Express. Du voyage extraordinaire aux illusions perdues, a été publié aux Belles Lettres en 2017.

  • Miarka

    Antoine de Meaux

    • Phébus
    • 1 Octobre 2020

    Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier, collecte et achemine les informations, jusqu'au jour de son arrestation, le 18 juin 1944.
    Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. Elle ne parle pas, ne lâche rien.
    C'est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu'au même moment sa famille, dont sa petite soeur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah.
    Antoine de Meaux a bien connu Denise Jacob devenue Vernay par son mariage après-guerre. Il retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s'appuyant sur des archives inédites, sa correspondance, ses écrits intimes et poétiques, et les carnets de son père, André Jacob.
    Miarka, portrait sensible d'une femme d'exception, est un superbe hommage à l'esprit de la Résistance, et une oeuvre de combat, plus que jamais nécessaire.
    Né en 1972, Antoine de Meaux est écrivain, poète, réalisateur de documentaires. Membre du comité éditorial de la revue Nunc, il est l'auteur, entre autres, de L'Ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange.

  • Le roman a pour décor le Paris du XIXe siècle, oscillant entre accalmies et luttes pour la liberté. Marqué par la mort prématurée de ses parents, Louis Lefèvre est élevé par sa tante. Choyé, le garçon fait pourtant montre d'un caractère farouche et ombrageux. Très jeune, Louis manifeste un don pour la composition et se réfugie dans la musique. Séduit par un idéal de justice sociale, Louis se joint aux journées révolutionnaires de 1848 et 1871 et rêve d'y consacrer une majestueuse symphonie.
    Malgré un talent hors pair, Louis rechigne à rendre ses oeuvres publiques. Son trouble mental s'aggrave : quasi-aliéné, rongé par la haine de soi, il détruit ses créations. Une suite de passions tragiques creuse le gouffre de sa folie : chez lui, l'amour du beau s'accompagne de l'attrait irrésistible de la violence qui le poussera à la transgression...
    Étienne Barilier est essayiste, romancier (Ruiz doit mourir, Buchet-Chastel, 2014 et Les Cheveux de Lucrèce, Buchet-Chastel, 2015) et traducteur. Ses nombreux essais témoignent de son engagement dans les débats d'idées de notre temps : Contre le nouvel obscurantisme (Zoé, 1995) ; Nous autres civilisations (Zoé, 2004), ou encore Que savons-nous du monde ? (Zoé, 2012).

  • Elle porte un prénom d'ange, chantant, ardent. Pourtant, le destin qui attend Séraphine Louis, née dans une famille pauvre de l'Oise à l'automne 1864, est des plus terre-à-terre. Orpheline, Séraphine entame une vie de domestique, comme celle de Félicie, l'héroïne d'Un coeur simple de Flaubert. De cette terne réalité, il s'agit de s'évader. Séraphine communie avec la nature, Séraphine rêve, Séraphine prie. Et un jour, cédant à un ordre impérieux de la Vierge, Séraphine peint. L'exaltée de Senlis est moquée pour ses toiles chatoyantes où les arbres, les fruits et les fleurs deviennent sensuels ou inquiétants.
    Mais le jour où un collectionneur parisien, Wilhelm Uhde, découvreur de Picasso, de Braque et du Douanier Rousseau, croise la route de la talentueuse femme de ménage, il l'infléchit singulièrement...
    Françoise Cloarec nous conte l'incroyable histoire vraie de Séraphine de Senlis, glissant doucement de la misère à la gloire, de l'originalité à la folie.

  • Femmes au bord de la nuit

    Michel Quint

    • Phébus
    • 1 Octobre 2020

    Jacky, c'est un sanguin. Quand il débarque à la Vacquerie, et se rend compte que sa maison a été squattée, transformée en atelier de couture, il prend sa faux et décapite les mannequins en plastique.
    Cela fait des années qu'il n'est pas revenu. Depuis que son épouse, Véronique, s'est jetée d'un quatrième étage. Il vit avec Cécile maintenant, une beauté elle aussi, mais moins tragique que Véro...
    À l'arrivée de Tom, un géant débonnaire, Jacky se calme. Comment pouvait-il savoir que c'était cet ami d'enfance qui occupait sa résidence ? Alors hospitalité par-ci, hospitalité par-là et tout le tralala.
    Mais quelque chose ne tourne pas rond. Le passé ressurgit : une jeunesse faussement dorée, une mère alcoolique, la violence comme un engrenage...
    Des générations d'hommes qui jouent avec les femmes comme le chat avec la souris.
    Né en 1949 dans le Nord-Pas-de-Calais, Michel Quint écrit pour le théâtre avant de se lancer dans le roman noir. En 1989, il obtient le Grand Prix de littérature policière pour Billard à l'étage, et décide de se consacrer pleinement à l'écriture. Paru en 2000, Effroyables jardins est traduit en vingt-cinq langues et vendu à plus d'un million d'exemplaires. Il est l'auteur chez Phébus d'Apaise le temps, de Misérables !, et des Aventuriers du Cilento. Sentinelle de la littérature, il défend un art engagé, en prise avec notre époque.

  • Retenu, depuis trop longtemps à son goût, loin des sentiers, Bernard Ollivier, en marcheur et en amoureux de la nature, est reparti sur une route de pèlerinage peu connue, le chemin des Ducs de Normandie, allant de Rouen au Mont-Saint-Michel. Sur les traces de l'histoire, dans des départements qu'il connaît bien pour y avoir vécu, l'auteur de Longue marche dit son goût pour l'aventure moderne et intime de la randonnée. Tout au long des kilomètres parcourus - en duo pour la première fois de sa longue carrière de marcheur solitaire -, il constate les changements de sa Normandie natale. La fermeture des usines et l'exode rural n'altèrent pas l'éternelle beauté de ses bocages, de ses vallées, ni celle de la Suisse normande.
    Lieu de mémoire et de légendes, la Normandie demeure mystérieuse, gardienne de trésors qu'elle ne partagera, au creux d'un chemin, qu'avec ceux qui sauront lui donner du temps.

  • Octobre 1918. La guerre s'achève. Toussaint rentre chez lui. Il va retrouver Jeanne, sa femme, et la petite fille qu'il n'a pas vue grandir. Mais ce n'est pas du fond des tranchées qu'il revient, c'est de l'hôpital du Val-de-Grâce, service des gueules cassées.
    Pour Jeanne, ouvrière fleuriste, ce retour signifie le début d'un nouveau combat. Si pendant quatre ans elle a su affronter l'absence, la peur et les privations, le silence de l'homme qu'elle aime et le bandeau que nuit et jour il garde sur le visage seront des ennemis autrement plus cruels.
    Le chemin qu'ils vont parcourir tous deux, ensemble et séparément, Angélique Villeneuve le livre ici avec pudeur, cherchant l'éblouissement dans l'ombre et les fleurs dans l'hiver.
    « Elle voudrait pouvoir approcher Toussaint, lever vers lui un visage clair, elle voudrait n'avoir qu'un seul sentiment et ne rien inventer, et puis voilà que tout s'embrouille, rien n'est comme elle a prévu et elle n'a rien prévu, pas voulu y penser, pas pu croire qu'un jour ça allait vraiment arriver. »
    Angélique Villeneuve, qui a vécu en Suède et en Inde, est née en 1965 à Paris où elle habite aujourd'hui.

  • « Charlemagne venait d'avoir vingt ans. La République proclamée demandait un nouvel effort aux citoyens. Napoléon III était allé chercher la mort à Sedan et n'avait trouvé qu'une honteuse capture. Le décret du 14 octobre mobilisait les célibataires de son âge et les veufs sans enfants, jusqu'à quarante ans. En quatre mois, après Sedan, le pays qui n'avait plus d'armée réussit à organiser la mise en marche d'un million d'hommes. La guerre était dans l'ordre des choses: chaque génération en avait connu une; à l'exemple de ses aïeux, Charlemagne fit ses bagages, pansa les bêtes comme à son habitude, et prit le chemin de Mérives avant l'aube, tandis que la ferme sommeillait encore. »
    Né dans une ferme pauvre des environs de Lyon, Charlemagne va connaître le destin exceptionnel d'un enfant de la République littéralement brûlé par l'ambition. Puissant, dur au mal et sans grande considération pour les obstacles, cette force de la nature fera des sillons maigres de la terre de France le socle d'une industrie naissante. Se savoir obéi dès le plus jeune âge et porter cet étrange patronyme détermine-t-il la place d'un homme dans le monde? Mais que reste-il d'un empire, une fois le tyran tombé ?
    Vaste saga historique et familiale, L'Affaire des vivants, premier roman de Christian Chavassieux à paraître aux Éditions Phébus, est aussi le portrait épique d'un pays au carrefour de son histoire.
    Né en 1960, Christian Chavassieux vit près de Roanne, sa ville natale. Auteur de Mausolées paru aux Éditions Mnémos en 2013, il aborde des domaines aussi variés que le théâtre, la nouvelle, l'essai, la chronique quotidienne sur son blog, la poésie, et les écrits sur l'art. L'écriture est pour lui le terrain d'un engagement.

  • Poussé par un sentiment d'urgence, et une étrange panne d'électricité, un homme va tout abandonner pour traverser le continent et aller voir son père. Il veut arriver le plus vite possible, ne pas s'arrêter, même pas pour dormir, à peine pour manger. Son père va mourir il le sent et veut le revoir avant qu'il ne soit trop tard.
    Commence alors un long trajet pendant lequel il prendra en stop une femme mystérieuse et un homme volubile. Ils le forceront à faire des détours dans ce paysage inquiétant où la pénurie d'essence et de vivres, due à cette panne d'électricité qui n'en finit plus, agite les populations. La fatigue de la route fait monter l'angoisse aussi rapidement que défilent les kilomètres. Le ciel prend les couleurs d'un orage imminent et dans le rétroviseur apparaît l'ombre de la Bête. Celle d'un Minotaure menaçant qui, dans les dédales du labyrinthe, pourrait bien prendre le dessus sur Thésée.
    Christian Guay-Poliquin est né au Québec, en 1982. Il élabore actuellement un projet de thèse sur le récit de chasse et travaille dans la rénovation. Le crayon sur son oreille lui sert autant à marquer ses mesures qu'à noter ses idées. Le Fil des kilomètres est son premier roman.

  • George Sand et Alexandre Dumas ont plus d'un trait en commun. Tous deux ont vécu une enfance campagnarde veillée par des femmes. Tous deux ont connu le succès très tôt. Et ils partagèrent la même instabilité sentimentale, la même liberté sexuelle, qui scandalisèrent leurs contemporains.
    Mais leur relation serait probablement restée superficielle sans l'intervention d'Alexandre Dumas fils. En 1851, il rapporte à George Sand ses lettres à Frédéric Chopin qu'elle souhaite voir disparaître. C'est le début d'une amitié exceptionnelle, par-delà les générations, entre l'auteur d'Indiana et celui qu'elle appellera son fils.
    Cette correspondance à trois voix a le pouvoir unique de restituer les dialogues passionnants entre ces géants des lettres. Les considérations sur le théâtre et le roman se mêlent aux anecdotes quotidiennes et aux réflexions politiques et sociales. De quoi faire de ce volume le miroir fidèle de la personnalité de ces épistoliers, et un témoignage unique sur une époque, de la monarchie de Juillet à la Troisième République, en passant par le Second Empire.

  • « Cette histoire m'a été contée mille fois. On la raconte dans tous les trains, dans toutes les gares, sur les quais de chaque port. Elle se propage par les routes d'Asie et les pistes d'Afrique, elle se murmure à la bougie dans les contrées sans électricité, elle court par les sentes des montagnes les plus reculées, elle se confie dans les paradis des cocotiers. Elle connaît autant de déclinaisons que de narrateurs. Elle a frappé les grands explorateurs comme les jeunes premiers. Elle est une expérience en commun à tous ceux qui vibrent à l'appel du lointain. Elle est redoutée comme la peste, repoussée aux calendes grecques, et pourtant, elle est presque inéluctable. »
    Des Himalayas à Montevideo, de l'océan glacial Arctique aux steppes de Mongolie, le voyageur ne sera jamais à l'abri de l'amour, que ce soit celui d'un homme pour une femme ou celui d'une famille pour son fils prodigue. Il est « l'un des plus grands périls que réserve la route ». Ce qui pourra faire douter, renoncer ou même ôter toute capacité à jouir de l'ailleurs. L'amour et le voyage seraient-ils définitivement deux pôles incompatibles se déchirant de leurs forces l'explorateur ? Douze nouvelles pour répondre à cette question par l'un des grands globe-trotters de notre temps.




    Après des études de géographie menées de par le monde et des voyages au long cours, Cédric Gras a passé cinq années à sillonner la Sibérie et l'Extrême-Orient russe dont il a tiré Vladivostok et Le Nord, c'est l'Est, tous deux publiés aux Éditions Phébus. Il est actuellement directeur de l'Alliance française de Donetsk en Ukraine. Le Coeur et les Confins est sa première incursion dans la fiction.

  • 10 août 1792. Aux Tuileries, une poignée de fidèles se rassemble autour du roi et de sa famille. Les jacobins s'apprêtent à porter le coup de grâce. La France est en révolution, autant dire en plein chaos. Pour Louis du Torbeil et son jeune beau-frère Jean de Pierrebelle, c'est une journée de larmes et de sang.
    Mais à Lyon, cité industrieuse, la colère monte contre Paris. Venu du pays entier, tout un peuple se rebelle. Bientôt, les armées révolutionnaires font le siège de la ville.
    Antoine de Meaux nous offre un premier roman flamboyant : la peinture d'un monde qui bascule. Les corps à corps de la guerre civile se mêlent aux amours naissantes. La sauvagerie des forêts offre son décor aux tristes jeux des marionnettes humaines. Le long du « fleuve guillotine », nul ne sera épargné.
    Né en 1972, écrivain, poète, Antoine de Meaux a découvert la figure de Michel Vieuchange en 1998. À partir du journal de route (Smara, carnets de route d'un fou du désert, Libretto, 2004) et des archives du jeune aventurier, son enquête l'a conduit de Nevers au Maroc, et jusqu'à Smara, au coeur du Sahara occidental. De ce périple de plusieurs années, il a rapporté un livre, entre biographie et récit de voyage, L'Ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange (Phébus, 2004, réédition Libretto, 2015). Il a également publié Charles de Foucauld, l'explorateur fraternel (Points sagesse, 2008), et un roman, Le Fleuve guillotine (Phébus, août 2015). Réalisateur, il a signé de nombreux documentaires pour la télévision, dont À la recherche de Michel Vieuchange (avec le réalisateur Jacques Tréfouël, Les films du lieu-dit, 2007). Depuis 2004, il est membre du comité éditorial de la revue Nunc.

  • Postface de Sylvie Aubenas, directrice du département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France
    L'origine du monde de Gustave Courbet figure parmi les tableaux emblématiques de l'histoire de l'art. Malgré cela, le modèle en était demeuré inconnu. Jusqu'à ce que Claude Schopp découvre son nom, par hasard, en annotant la correspondance inédite entre George Sand et Alexandre Dumas fils. Une révélation que d'autres sources sont venues étayer.
    Ce livre invite le lecteur à accompagner le chercheur dans sa tentative de redonner vie à cette danseuse aux beaux sourcils noirs, bientôt demi-mondaine et maîtresse de Khalil-Bey, puis femme de bien, généreuse donatrice aux oeuvres de charité. Peu à peu, un visage et une âme sont restitués à celle dont le sexe incarne la peinture réaliste.
    Claude Schopp est, avec son épouse Marianne, l'auteur de Dumas fils ou l'anti-OEdipe, prix Goncourt de la biographie 2017.

  • Le bateau fraise

    Alain Labbé

    • Phébus
    • 5 Mars 2020

    Pendant douze ans, Alain Labbé fut navigateur. Aujourd'hui, il est producteur de fraises à Plougastel.
    Dans la lignée d'Une année à la campagne de Sue Hubbell, il décrit son quotidien d'agriculteur, entre récoltes, marchés, soucis économiques et bonheurs gustatifs.
    Alain Labbé embarque en 1974 avec Eric Tabarly. Il navigue durant douze ans, en solitaire ou en équipage et notamment avec Olivier de Kersauson. Après deux tours du monde en course et deux traversées de l'Atlantique, il s'installe en 1999 à Plougastel comme producteur de fraises. Le Bateau Fraise est son premier livre.


  • Blaise Cendrars l'appelait le « document le plus extraordinaire, et le plus pittoresque et le plus vivant que l'on puisse lire sur les débuts de l'aviation ». Voici la première édition intégrale des Mémoires de Roland Garros. Ou comment un gamin de vingt ans se passionne pour « ce peu de bois et de toile qu'anime une pensée humaine » jusqu'à devenir quatre ans plus tard, en 1913, le premier homme à traverser la Méditerranée dans les airs.
    Son histoire prouve qu'on peut être héros et poète. Garros enchante de lyrisme la course aux records. Il sait se faire gouailleur pour décrire les tournées aux Amériques et les virées entre trompe-la-mort. Il y a du Jules Verne dans ses souvenirs qui mêlent la technique à la fantaisie, les financiers aux aventuriers, les dandys aux boxeurs.
    Pionnier de l'aviation né à la Réunion, Roland Garros fut recordman du monde d'altitude et accomplit la première traversée aérienne sans escale de la Méditerranée. Héros de la première guerre mondiale, il mit au point le tir à travers l'hélice et, après s'être échappé d'un camp de prisonnier, mourut au combat en 1918.
    Mémoires suivi du Journal de guerre
    Avant-propos et dossier de Jean-Pierre Lefèvre-Garros

  • « Laissez-moi souffrir, laissez-moi guérir, laissez-moi seule. Ne croyez pas que m'offrir l'amitié pour remplacer l'amour puisse m'être un baume ; c'en sera peut-être un quand je n'aurai plus mal. Mais j'ai mal ; et, quand j'ai mal, je m'éloigne sans retourner la tête. Ne me demandez pas de vous regarder par-dessus l'épaule et ne m'accompagnez pas de loin. Laissez-moi. »
    De retour au sanatorium, une jeune femme trouve la lettre de rupture de son amant. Elle écrit alors ces pages, véritable cri pur et sans concession, de ce qu'est pour elle l'amour absolu...
    Encensé de toutes parts depuis sa première parution en 1933 sous le titre de Commentaire, ce texte a marqué son temps et frappe par sa modernité, son implacable lucidité et sa bouleversante analyse de la perte des illusions.
    « Une écriture qui se confond avec la vie. » Christine Ferniot, Télérama.
    « Premier livre écrit par une femme qui ne soit pas de soumission... Livre de tristesse noble ; livre de dignité ! Admirable ! » Clara Malraux.
    « Une flamme très pure défiant la vie. » René Crevel.

  • Juin 1809.
    De retour de la Martinique, sir Richard Bolitho profite d'un court repos auprès de son grand amour, Lady Catherine Somerwell. Mais la récente union entre la France et les États-Unis laisse présager des heures sombres pour l'Angleterre. Sous les vents de l'océan indien, Bolitho lutte pour maintenir la puissance anglaise sur les mers.

  • Mariée à 16 ans et violée le lendemain de ses noces par un ivrogne ayant le double de son âge, le destin de la jeune Rosa, paysanne normande du début du XXe siècle, semblait tout tracé : subir et se taire. Les hommes ont tout, peuvent tout, décident de tout. Sauf lorsque leurs passions les emportent au-delà du raisonnable et que la petite Rosa, devenue femme, les prend au piège de leurs rêves et de leurs vices. La grande Rosa tiendra alors le monde des hommes dans sa main...

  • Mars 1808.
    La guerre s'étend en Europe. Napoléon, après le Portugal, menace l'Espagne, son vieil allié. Les caisses de la Royal Navy sont vides. Tourmenté par la peur de devenir aveugle, sir Richard Bolito reçoit l'ordre de se rendre au Cap de Bonne-Espérance afin d'y établir une force navale permanente. Mais le navire fait naufrage au large des côtes africaines. La lutte pour la survie commence.

  • Trois concerts

    Lola Gruber

    • Phébus
    • 3 Janvier 2019

    Enfant fermée et silencieuse, Clarisse semble entendre les sons avec une seconde d'avance. La musique pourrait-elle la sauver de l'isolement ? À sept ans, elle provoque le hasard en devenant l'élève de Viktor Sobolevitz. Et partage avec ce maître célèbre et misanthrope le même amour intransigeant de l'art.
    Mais pour faire carrière dans la musique, il faut que plus que du talent. Peu préparée à la compétition, la jeune violoncelliste va bientôt l'apprendre... Lorsqu'elle rencontre Rémy Nevel, un critique musical, médiatique et ambitieux, son destin pourrait basculer. Quitte à perdre, au passage, quelques illusions.
    Entremêlant les partitions de ces trois personnages, Lola Gruber nous offre un roman d'initiation hors-normes, qui est aussi une réflexion sur notre soif de pureté et de reconnaissance. On tourne les pages avec avidité, séduit par la finesse des analyses autant que par un suspense diaboliquement généreux.
    Née en 1972, Lola Gruber a publié Douze histoires d'amour à faire soi-même en 2005, suivi des Pingouins dans la jungle en 2009. Elle travaille dans le théâtre. Cela fait plus de six ans qu'elle compose Trois concerts.

  • Pippo est petit-fils d'émigrants italiens, mais il ne connaît rien de sa famille. Alors que sa mère perd la mémoire, il décide de partir à la recherche de ses racines. Le voici au sud de Naples, dans le Cilento, une région très pauvre traversée par les migrants. Il y croise la belle Gina, qui travaille au musée de Paestum. Grâce à elle, il découvre que son grand-père avait aidé, quatre-vingts ans plus tôt, deux opposants au régime mussolinien : Paola Zancani et Umberto Zanotti. Ce couple d'archéologues avait découvert un sanctuaire d'Héra prouvant que la Grèce avait colonisé l'Italie des origines... Pippo et Gina se rapprochent à mesure qu'ils ressuscitent l'histoire du duo.
    Michel Quint nous plonge dans une Italie du Sud solaire et misérable pour un fascinant roman sur ceux qui résistent à la tentation totalitaire, avec courage et passion.
    Né en 1949 dans le Nord-Pas-de-Calais, Michel Quint écrit pour le théâtre avant de se lancer dans le roman noir. En 1989, il obtient le Grand Prix de littérature policière pour Billard à l'étage. Il décide alors de se consacrer pleinement à l'écriture. Paru en 2000, Effroyables jardins est traduit en vingt-cinq langues et vendu à plus d'un million d'exemplaires. Chez Phébus, il est l'auteur d'Apaise le temps et de Misérables !. Sentinelle de la littérature, il défend un art engagé, en prise avec notre époque.

  • Trente après les massacres de la place Tiananmen, des auteurs chinois et français utilisent les armes de la fiction pour mieux approcher ce drame, et sa place dans notre mémoire collective.
    Des photographies inédites, prises sur place par Vincent Hein en 1989, scandent leurs textes.
    Avec la participation de :
    Bei Dao - Aodren Buart - Brigitte Duzan - Stéphane Fière - Vincent Hein - Sébastien Lapaque - Liu Xiaobo - Michaël Ping - Alain Sevestre - Arnaud Viviant - Xue Yiwei

  • L'enfant de la colère

    Michel Serfati

    • Phébus
    • 3 Janvier 2020

    Nadia n'a jamais connu son père, mort avant sa naissance. À dix-sept ans, elle apprend que Nâzim, né en Turquie, immigré en France, avait été abattu lors d'une attaque de banque. Comme une frange de la jeunesse révoltée des années 1980, il s'était fourvoyé dans un groupuscule violent, au nom d'une lutte radicale contre l'injustice.
    Bouleversée, Nadia va chercher à renouer les fils de son histoire, entre Strasbourg où elle a grandi, et Istanbul où s'est réfugiée une ancienne complice de son père.
    Perdue, elle trouve un peu d'apaisement dans le hang, un instrument de musique dont elle joue bientôt dans les rues, en Alsace et dans la métropole turque. Y trouvera-t-elle de quoi combler l'absence ? Avec ce roman sur l'engagement, l'exil, la violence et la rédemption, Michel Serfati nous offre aussi le récit sensible d'une quête des origines.
    Né à Belfort en 1953, Michel Serfati a successivement été ouvrier dans l'industrie, éducateur spécialisé, formateur et cadre dans un établissement pour personnes handicapées dans la région de Strasbourg. Il vit aujourd'hui dans un petit village du sud de l'Alsace. Finir la guerre est son premier roman.

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