Littérature générale

  • Diderot

    Gerhardt Stenger

    La biographie du tricentenaire de la naissance.
    Brillant élève chez les jésuites de Langres, le jeune Diderot monte à Paris pour y terminer ses études secondaires et s'inscrire à la Sorbonne en vue d'une carrière d'ecclésiastique. Arrivé dans la capitale, il y découvre la liberté et la philosophie des Lumières : tout en fréquentant la faculté de théologie, il abandonne la religion, devient athée et se lance dans l'aventure de l'Encyclopédie dont il prend la direction après la défection de d'Alembert. En 1749, il fait de la prison pour avoir trop ouvertement affiché ses opinions subversives dans la Lettre sur les aveugles, puis plonge dans la semi-clandestinité afin de mener à bien l'entreprise encyclopédique. De 1755 à 1775, il devient successivement auteur dramatique, romancier, critique d'art et conseiller de Catherine II de Russie. Sans cesser de réfléchir au matérialisme, il prend des positions politiques de plus en plus radicales au cours des dix dernières années de sa vie au point de figurer, grâce à sa collaboration à l'Histoire des deux Indes de l'abbé Raynal, parmi les inspirateurs de la Révolution. Tout en restituant les étapes d'une existence vouée au combat, l'auteur, spécialiste des Lumières, nous livre, dans un ouvrage qui fera date, les clés d'une pensée mise au service de la liberté.Gerhardt Stenger, maître de conférences à l'université de Nantes, participe aux grandes éditions de Diderot et de Voltaire publiées à Paris et à Oxford. Il dirige également l'édition des Oeuvres complètes d'Helvétius.

  • La vie d'un écrivain prométhéen.
    Comment devient-on Balzac ? Quelles options s'offrent à vous quand vous voulez vous faire un nom en littérature et que vos parents préféreraient vous voir devenir notaire ? Écrire La Comédie humaine répond à ce défi ; c'est s'affronter au XIXe siècle, l'embrasser, le comprendre, le mettre à nu par les voies de la fiction. C'est aussi donner ses lettres de noblesse au genre romanesque, bâtir un monument sans précédent ni égal, créer une société où deux mille cinq cents personnages condensent la France issue de la Révolution et de l'Empire. C'est surtout s'affirmer comme le Napoléon des lettres par l'observation, l'invention et l'analyse. Le tout pour tenter de s'enrichir autant que pour se faire reconnaître comme le génie que l'on est, sans conteste. Cet ouvrage se veut récit d'une épopée et fresque d'une époque décisive pour la littérature française. Un livre vivant, concret, d'un grand plaisir de lecture, restituant l'homme et l'oeuvre hors des chemins convenus de l'histoire littéraire.Gérard Gengembre est professeur émérite de littérature française à l'université de Caen et enseigne à l'université de New York à Paris. Il a notamment publié Le Théâtre français au XIXe siècle ; Napoléon, l'Empereur immortel et Le Roman historique.

  • La vie de Lou Andreas-Salomé a suscité et suscite encore bien des interrogations. Belle et brillante, cette intellectuelle de l'Europe de la fin du XIXe siècle a fasciné tour à tour quelques-unes des plus grandes personnalités de son temps à l'instar de Nietsche, Rilke ou Freud." Vous m'avez manqué hier soir à la séance [...] et je n'ai cessé de fixer comme fasciné la place vide que l'on vous avait réservée. " Ainsi écrit Freud à Lou Andreas-Salomé, le 10 novembre 1912. Outre le fondateur de la psychanalyse, et avant lui, le philosophe Nietzsche ou le poète Rilke, Lou aura " fasciné " quelques-unes des plus grandes figures de son temps. Enfant de Russie, Européenne dans l'âme, voyageuse au long cours, Lou Andreas-Salomé (1861-1937) fut tout à la fois muse, écrivain et psychanalyste, vivant de sa plume à une époque où cela ne se faisait pas. Auprès de Nietzsche, rencontré en 1882, dont elle est l'indispensable disciple, Lou prend son envol. Chroniqueuse littéraire, elle fréquente l'avant-garde parisienne, viennoise et munichoise, écrit ses premiers ouvrages. Mariée, elle vit sa vie comme elle l'entend jusqu'au jour où elle croise le chemin de Rainer Maria Rilke, en 1897. S'ouvrent alors trois années de passion absolue entre la femme écrivain déjà célèbre et le poète. Unis dans la tourmente des sentiments, ils partent en Russie, y croisent Tolstoï et Tourgueniev, éprouvent dans leur chair l'idéal paysan de retour à la terre, prisé alors par l'intelligentsia russe. Rilke y découvre une patrie, mais y perd Lou qui le quitte, lasse de son instabilité. La rencontre avec Freud en 1911 est la note finale, superbe, d'une vie consacrée au savoir qui s'achève par l'analyse. On comprend mieux à la lecture de cette biographie passionnante, neuve et enrichie d'archives inédites le singulier destin de Lou Andreas-Salomé : femme sans être féministe, affranchie des contraintes conjugales et ouverte aux rencontres dans le seul souci de trouver par une quête intime le chemin qui mène à soi. En toute liberté.Docteur en littérature comparée, enseignante, Isabelle Mons consacre ses recherches à l'écriture féminine et au rapport de la littérature à l'art. Ses travaux déjà remarqués sur Lou-Andreas Salomé lui ont inspiré cette biographie.

  • Victor Hugo

    Alain Decaux

    Hugo revisité par Alain Decaux.Hugo revisité par Alain Decaux.
    " Connaître mieux Hugo. Ou plutôt le connaître. Tel fut le propos de ma vie entière. Aller plus loin que le "témoin", voire à son encontre, plus loin que la légende du poète de la République, de la barbe blanche et de l'art d'être grand-père. Répudier Epinal. Retrouver le quotidien au-delà du génie. Admettre la sincérité du révolutionnaire et le comprendre bourgeois. Croire à sa générosité totale et constater son amour de l'argent. Le voir vivre en leur absolu ses passions amoureuses et asservir la meilleure des amantes. " J'ai lu les lettres où il se met à nu, celles des hommes qui l'accompagnèrent,"des femmes qui l'aimèrent. " Je l'ai suivi dans Choses vues et l'ai découvert prodigieux journaliste. " Je l'ai retrouvé dans les assemblées, l'ai admiré chantre de la seule vraie cause, celle de l'homme, polémiste féroce pour foudroyer les intérêts ou écraser les égoïsmes. " J'ai lu les travaux innombrables d'innombrables érudits... " J'ai visité les lieux où il vécut, allant à Besançon aussi bien qu'à Guernesey, voulant voir le sommet du Donon tout autant que la Seine à Villequier, l'appartement de la place des Vosges comme la maison de Juliette. Il m'était cher, il m'est devenu proche. "Alain Decaux

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