Les Grégoriennes

  • Le personnage de Marie-Madeleine a intéressé et fait rêver beaucoup de théologiens, d'écrivains, de poètes et surtout d'artistes peintres. Il existe une abondante bibliographie et une surabondance de représentations picturales.
    Marie-Madeleine reste pourtant un personnage à la fois connu et méconnu : certains exégètes n'ont-ils pas distingué trois femmes où les auteurs de cet ouvrage n'en voient qu'une ? La divergence d'interprétation s'explique facilement : soit on utilise une critique textuelle externe en posant a priori la distinction - et aucune preuve historico-critique ne peut en effet établir l'unité des personnages ainsi distingués à cause de la disparité des textes des évangiles ; soit on essaye de comprendre la signification des textes et on découvre, par critique interne, qu'ils ne deviennent intelligibles qu'avec l'unité d'une seule personne, Marie de Béthanie.
    Cet ouvrage suit cette voie, corroborée par l'opinion de plusieurs Pères de l'Église (comme saint Grégoire le Grand) et par l'oeuvre de Maria Valtorta, dont il n'est pas fait usage dans l'exégèse des textes, laissant à cette oeuvre sa valeur de « révélation privée » mais en en montrant, sur ce point, la vraisemblance.
    Pour l'histoire de Marie-Madeleine en son exil de Provence, la méthode historique classique est évidemment suivie.
    Cet ouvrage comporte donc deux parties : la première explique les implications théologiques et anthropologiques de la Révélation ; la seconde développe les fruits historiques de la présence de Marie-Madeleine en Provence, l'enracinement du christianisme en cette belle « province » romaine et la dévotion à Marie-Madeleine - « la femme la plus importante de l'Évangile après la Vierge Marie » - qui n'a cessé de grandir au fil des siècles.
    Jean-François Froger a publié une dizaine d'ouvrages développant une anthropologie rationnelle cohérente avec la révélation biblique, dont une étude approfondie du monde des archétypes. Ces études épistémologiques ont contribué à l'élaboration d'une nouvelle théorie de la physique fondée sur la logique quaternaire.
    Jean-Michel Sanchez est docteur en histoire de l'art, spécialiste de l'art sacré, enseignant et conférencier, membre du Centre international d'études sur le Linceul de Turin. Ses recherches portent sur l'architecture et la décoration des églises françaises, italiennes et espagnoles. Il a publié de nombreux articles et divers ouvrages, dont Reliques et reliquaires aux mêmes éditions.
    En quarante ans de pratique, Jean-Paul Dumontier s'est spécialisé dans la photographie de l'art religieux dans les églises de France, mettant en valeur avec une rare maîtrise des sujets souvent inconnus ou difficiles d'accès.

    Les différentes approches des auteurs font toute la richesse anthropologique, historique et iconographique de cet ouvrage, où le lecteur découvrira les raisons pour lesquelles sainte Marie-Madeleine a été choisie pour être l'« Apôtre des apôtres », dans la révélation des mystères de la Résurrection.

    Recommandé par L'homme nouveau n°1642 : "Magnifique ouvrage tant par sa beauté iconographique que par la richesse anthropologique, historique, spirituelle des textes proposés à la méditation, Sainte Marie-Madeleine,
    apôtre des Apôtres, comblera tous ses dévot"
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  • Jusqu'à la fin du Moyen Âge, saint Joseph n'était honoré d'aucune fête spécifique, d'aucun culte particulier ni de dévotion publique connue. Pourtant, il reçut de Dieu une mission exceptionnelle : être l'époux de la Vierge Marie en gardant la vertu de chasteté et devenir par là même le père adoptif de celui qui devait se révéler le Messie, Fils de Dieu, Jésus.
    Or, dans toute famille humaine, le père tient ultimement sa paternité de Dieu qui se fait connaître comme « Père ».
    L'Église est un Corps institué par le Christ où la doctrine et les dévotions s'explicitent au fil des siècles. Au début de l'époque moderne, saint Joseph sort de l'effacement où il semble avoir été tenu par la dévotion, malgré son rôle d'époux et de père, souligné dans les Évangiles, et reçoit alors l'hommage d'un culte spécifique. L'Église propose à l'attention des fidèles le saint qui, par excellence, montre une paternité reçue de Dieu.
    Saint Joseph est aussi l'aboutissement de toute une lignée généalogique, révélatrice de cette véritable paternité, issue de l'Ancien Testament à travers le patriarche Jacob, son fils Joseph mais aussi d'une lignée de « figures » comme Moïse et David. Par ailleurs, l'Église propose la méditation sur plusieurs autres vertus du saint : modèle des travailleurs, patron de la bonne mort, patron de l'Église universelle, etc.
    Rôles et vertus admirablement illustrés par des artistes qui ont mis leur art au service de la foi et qui ont ainsi largement contribué à faire connaître et aimer saint Joseph.

    L'iconographie exceptionnelle de Jean-Paul Dumontier complète les approches historiques de Jean-Michel Sanchez, docteur en histoire de l'art et spécialiste de l'art sacré, et la contribution anthropologique que Jean-François Froger apporte en relisant les textes de l'Écriture Sainte concernant la différence féminin-masculin, révélatrice de la spécificité humaine de la « paternité » dans l'union en « une seule chair ».
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  • Henri Le Saux était moine, écrivain, poète et mystique, un des ascètes cachés du XXe siècle qui se nourrit intensément de silence et de recherche de l'Au-delà divin.
    Les quatre-vingt-douze lettres qu'il adressa, entre 1952 et 1973, à sa soeur Marie-Thérèse, moniale bénédictine à l'abbaye Saint-Michel de Kergonan, témoignent du lien fraternel et spirituel fort, tissé au fil des ans entre deux âmes pénétrées d'une même spiritualité monastique : « Tu sais, désormais, tu tiens en quelque manière ma place à Kergonan » (lettre du 17 juillet 1952). Cette correspondance apporte un éclairage nouveau, pleinement ancré dans le quotidien de la vie mais aussi profondément mystique, sur la vocation si particulière de cet infatigable pèlerin de l'Absolu. Plus précisément, elle nous enseigne - et c'est là toute son originalité - qu'Henri Le Saux est resté moine dans l'âme et en relation avec son monastère, au sein même de son expérience novatrice en terre indienne.
    Peu d'hommes ont incarné leur vocation avec une telle radicalité.

    Les trente fragments choisis dans ce recueil de lettres, présentés et commentés chronologiquement, reconstituent le témoignage d'une expérience d'intériorité intégrant la dimension orientale. Une expérience ultime d'être, au-delà du mot « Dieu », qui invite simplement le chercheur d'Absolu à s'élancer vers le chemin de l'espace intérieur - « vers l'Orient du coeur » -, là où se lève la Lumière.



    Armelle Dutruc, chargée d'études documentaires aux Archives départementales des Deux-Sèvres. Niort.

  • À travers le récit de Zachée, Juif collecteur d'impôts pour le compte de l'occupant romain, Aujourd'hui, je viens demeurer chez toi entraîne le lecteur dans la vie en Palestine au temps de Jésus.
    L'histoire de Zachée, son enracinement dans le contexte historique et géographique, mettent le lecteur en présence d'un personnage vrai et attachant, dont le quotidien se déroule au moment où l'on parle d'un jeune prophète du nom de Jésus. Sa narration se fait l'écho des réactions de ses contemporains, de leur espoir d'un nouveau monde et de leur attitude devant la fin de vie tragique de ce prophète - un tableau très vivant de la société du temps de Jésus, mais aussi une approche documentée des sources historiques, respectueuse des Écritures.
    S'appuyant sur de solides études de philosophie, de théologie et des Écritures saintes, André Braunstedter, après une carrière de haut fonctionnaire, a découvert une nouvelle passion : l'écriture, qu'il pratique ici avec beaucoup de talent - comme le souligne Monseigneur Jordy dans la préface - pour « mettre en scène des personnages connus de l'Évangile, en faisant appel aux sources historiques mais aussi aux fruits d'une méditation de la Parole ».

  • Cet ouvrage fait suite à celui consacré à l'Énigme de la pensée que nous achevions par une considération de saint Jean de la Croix : « Une seule pensée de l'homme est plus précieuse que tout l'Univers : d'où vient que Dieu seul en est digne. » Quelle « pensée » serait-elle assez forte pour n'avoir d'autre objet que la divinité ? C'est l'objet d'un débat et d'un combat.

    La religion formalisant la relation de l'homme à Dieu et de Dieu à l'homme est-elle une création de l'esprit humain ? Si l'homme doit combattre laborieusement ses propres préjugés pour faire de la science, combien plus doit-il faire face à l'obstacle de sa pensée auto-référente et à son désir inconscient pour recevoir une véritable capacité d'accueil d'une révélation, sans laquelle il serait à jamais clos sur lui-même.

    La proposition chrétienne de transformation des principes de la pensée et des principes du désir s'appelle métanoïa. Les méditations données dans cet ouvrage dessinent un chemin intellectuel et spirituel vers un but qui semble inaccessible à l'imaginaire « naturel » : la déification de l'âme. Grégoire Palamas ou Louis Lanneau l'ont exploré aux XIVe et XVIIe siècles. Nous reprenons le flambeau, pour que brille la véritable espérance.

  • Le Notre Père est une prière à apprendre et à réciter mais plus encore une prière par laquelle on apprend et dont la compréhension mène à vivre la filiation à ce « Père ». Ce ne pouvait être que le « vrai homme et vrai Dieu » lui-même qui nous l'enseignât.Plongeant au coeur de cet enseignement, l'auteur nous fait voyager dans la culture et l'esprit des contemporains de Jésus pour redécouvrir avec eux ce qu'est la prière dans son principe et à son sommet : Dieu qui attend l'homme et l'homme qui le rejoint. Joël Sprung, converti à l'âge de vingt-cinq ans, passionné aujourd'hui d'exégèse et de théologie, nous invite à rencontrer plus intimement le Christ, en nous asseyant parmi ses disciples, sur la montagne.Le lecteur y trouvera l'occasion d'une redécouverte en profondeur de ces mots de Jésus, dont nous avons souvent perdu l'intelligence faute de les avoir médités de tout notre coeur. Avec fraîcheur et enthousiasme, ce livre nous met ainsi sur la voie simple d'une conversation de l'homme avec son Dieu, désirée par le Créateur comme au Jardin d'Éden et désirée par l'homme pour en retrouver le chemin.

  • Les récits de la Genèse sur la création du monde et celle de l'homme offrent au lecteur contemporain un sujet d'étonnement profond : ils sont structurés par une logique rigoureuse.
    Une lecture toute nouvelle s'offre à nous si nous voulons bien accepter une généralisation de la logique classique, remontant à Aristote, en une logique plus puissante. On peut ainsi se dégager de l'impasse métaphysique dont les travaux de Martin Heidegger ont fait toucher le fond.
    Il faut s'appuyer sur la catégorie de relation, valide aussi bien en Physique qu'en Métaphysique ; alors la réconciliation entre Foi et Raison s'opère naturellement.
    L'interprétation de chaque verset se découvre aussi passionnante qu'un roman policier dont on attend le dénouement avec impatience !
    L'auteur, dont c'est le quinzième ouvrage, livre ici le résultat de méditations assidues avec son propre étonnement devant cette révélation, souvent méprisée comme un mythe mais qu'on peut redécouvrir dans sa fraîcheur de source.

  • Depuis une quarantaine d'années, le mot relique est devenu synonyme d'abus, de mensonge de la part de l'Église, ou encore de symbole d'une piété basée sur des formes de superstitions... Les reliques sont-elles toutes fausses et faut-il les voir systématiquement de cette manière totalement dénuée de bon sens ? Sait-on qu'actuellement l'objet le plus étudié au monde n'est autre que la célèbre relique du Linceul de Turin ? C'est d'ailleurs grâce aux recherches menées sur celui-ci que les reliques retrouvent leur véritable place et qu'un regard nouveau peut être porté sur elles. Premier ouvrage de fond sur ce thème si délicat à traiter, Reliques et reliquaires révèle l'étonnante richesse thématique des reliques : histoire, histoire de l'art, orfèvrerie, théologie et doctrine de l'Église, droit, spiritualité, pèlerinages, liturgie, analyses médicales, miracles, exorcismes, traditions... Après un point des connaissances sur les grandes reliques de la chrétienté (le tombeau du Christ à Jérusalem, le Linceul de Turin, saint Pierre et saint Paul à Rome...), l'ouvrage montre que la Provence est, par excellence, une terre riche en reliques prestigieuses qui concernent toute l'histoire de la chrétienté : les corps de Marie-Jacobé, Marie-Salomé, Marthe, Marie-Madeleine, Lazare... n'y sont-ils pas conservés ? Au delà de la polémique, l'auteur s'attache à rester objectif, dans une démarche originale conciliant traditions et analyses scientifiques.

  • Voici une étude spirituelle, doctrinale et historique, montrant que la question du démon demeure actuelle, devant laquelle les sciences modernes restent muettes.
    Ayant découvert des récits, pour beaucoup inédits, d'infestations ou de possessions diaboliques et d'exorcismes, dans des archives et des ouvrages rares, l'auteur a voulu les présenter et les mêler à des récits contemporains afin d'éclairer cette réalité inchangée de l'action des démons sur le monde, les hommes, les lieux... Cet ouvrage pourra servir au discernement des personnes tourmentées par les démons, ainsi qu'aux exorcistes auxquels elles font appel.
    Il offre en outre une histoire des prières d'exorcisme depuis les origines jusqu'au nouveau rituel de 1999. " Chasser les démons " est un pouvoir de libération exercé par le Christ qu'il a transmis à ses apôtres et à tous ceux qui croient en Lui. Il serait dommageable de l'oublier.

  • L´arbre des archétypes montre la signification des lettres de l´alphabet hébreu, qui semble être un système de signes conduisant à une connaissance profonde de l'anthropologie, étudié ici à travers le psaume alphabétique 145.

  • Y a-t-il une caractéristique unique de l'humanité qui puisse la distinguer du monde animal ? La biologie nous apprend que l'espèce humaine est différente des mammifères supérieurs par son nombre de paires de chromosomes, d'où l'on pourrait penser que l'homme est simplement mieux doué que les autres animaux.
    La biologie n'épuise pas la question. En effet, l'anthropologie révèle que tous les peuples ont universellement institué des rituels. La ritualité s'explicite dans le langage et les cérémonies, que ce soit dans la multitude des religions ou dans les sciences. L'ultime rituel est celui de la pensée : la logique.
    Cet ouvrage entend montrer que la ritualité de l'homme définit une nature humaine.
    L'auteur appuie sa démonstration sur la Lettre aux Hébreux du rabbi Shaoul de Giscala. On y voit que la ritualité liée au Temple de Jérusalem est l'exemple parfait montrant la nature humaine, et son devenir chaotique lorsqu'elle n'est pas comprise.
    Jean-François Froger a collaboré avec plusieurs autres auteurs en poursuivant le dessein d'établir une anthropologie théorique. En effet, l'expérience historique ou de terrain indispensable n'est pourtant pas suffisante pour connaître les fondements d'une science. Il profite de ses travaux en logique pour montrer que l'esprit humain use des mêmes principes lorsqu'il étudie la physique ou l'anthropologie.

  • Saint Bonaventure enseigna dans les mêmes années à Paris que saint Thomas d'Aquin, et fut nommé Docteur Séraphique et Ministre général de l'ordre des Franciscains. Ses Sermons prolongent son enseignement, exposent sa doctrine théologique d'un façon proche de ses Traités. La parole vigoureuse du prédicateur vient animer les puissantes structures qui rythment la pensée, les classifications qui ordonnent les mondes matériel et spirituel.


    Cette claire rigueur, cette construction de la connaissance semblent portées par la raison aristotélicienne dont Albert le Grand et Thomas d'Aquin affirment alors la primauté.


    Mais le prédicateur est en même temps poète, en faisant de la métaphore un moyen privilégié pour conduire à la juste vision de l'humain et du divin. Vision symbolique et mystique, intuition d'une sensibilité franciscaine tournée vers l'amour des créatures et du Créateur.


    Annie et Bernard Verten nous livrent ici quelques textes inédits de ce grand penseur du XIIIe siècle.

  • Les Lumières, supernovæ dans la galaxie des nations européennes des XVIIe et XVIIIe siècles, y engendrèrent nombre de trous noirs, et jusqu'à nous. Le moindre n'étant pas les révolutions rationalistes où s'engloutit ensuite le monde. Ici, c'est un catholique qui s'essaye à mettre en perspective nos trois derniers siècles, tumultes, terreurs et massacres, guerres, tout particulièrement l'« inexplicable Vendée » de 1793, le génocide vendéen de 1794, événements abyssaux si curieusement niés par notre Histoire.
    « Inexplicable Vendée » en effet, dès lors que l'historien ignore ce qui est pourtant une évidence parmi les ressorts des guerres de l'Ouest, à savoir le christianisme fraîchement ravivé qui sous-tend tout de la société d'alors dans ces campagnes-là.
    Théologie-anthropologie. En dévoyant en dialectique le dialogue qui, toujours et partout, structure la Cité, nos révolutions ont dispersé le peuple, désacralisé la personne, ouvrant l'avenir sur l'amère absinthe de la déshumanisation. Parce qu'elles se sont cru en puissance d'affirmer que rien du réel n'échappe à l'analyse rationnelle, elles se sont mises dans l'obligation de disqualifier toute transcendance, l'ouverture au mystère du surnaturel.
    Extrait de la préface de Reynald Secher :
    « La Révolution française est-elle le fruit d'un long processus intellectuel ou correspond-elle à une évolution naturelle de l'histoire humaine ? C'est en substance les deux questions que soulève Didier Brenot. [...] Didier Brenot démontre avec clarté que les racines du mal qui emportent la société d'Ancien régime s'alimentent dans le poison de la pensée anti-chrétienne dont les philosophes des Lumières, et plus particulièrement Voltaire, ont joué un rôle amplificateur manifeste. L'essentiel est dit en quelques chapitres sur la tragédie humaine qui a fait exploser la société d'Ancien régime [...]. La Vendée n'est pas un accident, un dérapage, comme les illusionnistes, les manipulateurs, les négationnistes ont voulu le faire croire. [...] La Vendée est le Crime de la Révolution, malheureusement pas le seul, mais le plus abouti car le plus réfléchi, le mieux organisé, le mieux contrôlé. [...] Si toute cette tragédie a été rendue possible, c'est uniquement parce que l'homme, par transition, s'est substitué à Dieu. C'est ce qu'a si bien vu Didier Brenot. »

  • Michel Fromaget reprend ici et enrichit considérablement une précédente version d'un ouvrage témoignant d'une compréhension très profonde de l'émerveillement et de l'amour, du vieillissement et de la mort et dont le contenu appartient en propre à l'anthropologie ternaire « Corps, Âme, Esprit ».


    La drachme perdue présente et explique avec la plus grande clarté qu'il se peut, à un large public, les principales affirmations de l'anthropologie « Corps, Âme, Esprit », qui aboutissent à une compréhension de l'être humain essentielle et vivante, quoique tombée en désuétude en raison des choix actuels de notre civilisation.

    Le fait de refuser ou de consentir à cette conception de l'homme, et donc de nous-mêmes, conditionne en profondeur, sans que nous en ayons nulle conscience, jusqu'aux plus modestes pensées, paroles et gestes de notre vie quotidienne.


    Le lecteur pourra apercevoir l'immensité de l'enjeu psychologique et existentiel inhérent à cette anthropologie, ainsi que le poids de l'espérance qui l'habite.

  • Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens.
    L'argument religieux n'étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s'est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n'en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l'Église.

  • Si, pour l'homme, l'univers a un sens, alors toutes les choses ont une signification dans une structure universelle. Notre fascination devant la beauté de la nature ne peut-elle pas s'expliquer par cette raison ? L'arbre, qui occupe une place remarquable dans le monde visible, a été largement représenté dans le message de nombreuses spiritualités. L'expression des artistes, les découvertes des savants et la pratique des jardiniers peuvent-elles nous aider à saisir la signification de l'arbre ? La contribution à cette recherche, pour aboutir à une proposition valable, doit être cohérente avec la spiritualité qui affirme le sens de la Création et vérifiée par les textes sacrés hébraïques, puis chrétiens. Le mystère de l'arbre ne se résume pas à un amalgame de traditions diverses et variées, ou à un ressenti imaginaire et sentimental. Il faut en dégager ce qu'il a d'universel, de vrai et d'efficient, pour finalement en proposer une signification éclairante et, par là, mieux comprendre la place de l'homme dans l'univers.

  • Les vitraux d´Arnaut de Moles à la cathédrale Sainte-Marie d´Auch et les fresques de Michel-Ange à la chapelle Sixtine illustrent la lecture de la Bible que fait l´Église à l´époque de la Renaissance : l´humanité a été formée par des philosophes païens et par la révélation de Moïse pour connaître un développement total avec le christianisme.
    La Création du monde, le Péché originel, l´Ivresse de Noé, les Sibylles païennes, les Prophètes hébreux, les Ancêtres du Christ ont conduit à l´avènement de Jésus et de l´Église embrassant tous les peuples (catholiques), les unissant sous le gouvernement du pape, « vicaire du Christ », inspiré par Dieu.
    Les remarquables photographies de Jean-Paul Dumontier exposent en détail et dans toute leur splendeur les verrières d´Arnaut de Moles, tandis que les commentaires historiques, esthétiques et bibliques de Pierre Duplan établissent l´évolution des représentations religieuses en liaison avec la relecture de l´Ancien et du Nouveau Testament, des « prophètes », des sibylles et des philosophes des Nations païennes.
    Cinq siècles de lumières permettent d´admirer et de comprendre un ensemble exceptionnel de vitraux de la Renaissance - une véritable redécouverte.

  • L'art arabo-chrétien fascine aujourd'hui pour ses valeurs esthétiques certaines mais il faut aussi reconnaître que les évènements qui secouent le globe jettent une lueur singulière sur de telles oeuvres. Elles sont les témoins d'une symbiose idéale entre les civilisations qui se sont croisées dans la région du Croissant Fertile. Cette symbiose étant menacée de désagrégation à cause des conflits politiques, on cherche des références dans le passé pour dynamiser le processus d'entente et de tolérance au présent. Les icônes arabes sont devenues des emblèmes reconnus, des messagères de dialogue, de paix et d'ouverture.



    Le présent ouvrage nous introduit dans un monde artistique diversifié. On contemplera les oeuvres, souvent inédites, d'une vingtaine de peintres dont plusieurs sont cités ici pour la première fois. Les oeuvres quant à elles recèlent une extrême richesse puisée aux sources de l'iconographie orientale, de la thématique occidentale, voire catholique et de l'ornementation arabo-musulmane. La disposition des thèmes classifiée par peintre ou par école facilite la compréhension de l'art arabo-chrétien, de son évolution et des styles complémentaires qu'il a façonné.



    La contemplation des quelques cent vingt-trois icônes sélectionnées à travers le Liban et la Syrie nous fera pénétrer dans un univers insoupçonné où, dans l'arrière-fond culturel abyssal du Moyen-Orient, mystique et universaliste, n'existe aucun cloisonnement mais une ouverture aux dimensions du temps et de l'espace, voire de l'éternité puisqu'il s'agit, pour l'art sacré, de manifester l'invisible dans son mystère de proximité.

  • Cet ouvrage se propose d'introduire une nouvelle façon d'étudier l'anthropologie en l'abordant par le thème de « la pensée » qui n'a pas d'âge, car nous sommes là au coeur de ce qui fait l'« Homme », comme le déclarait Blaise Pascal : « Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête (car ce n'est que l'expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds). Mais je ne puis concevoir l'homme sans pensée : ce serait une pierre ou une brute. »
    La pensée humaine est une énigme pour elle-même : comment « penser la pensée » ? Nous sommes nécessairement juges et parties !
    Il se trouve que les hommes ont dit à travers les mythes ce qui ne pouvait pas monter immédiatement à leur conscience explicite, faute d'un développement de la logique. C'est pourquoi ils se sont exprimés de façon énigmatique par des récits mythiques parmi lesquels on trouve aussi des récits à caractère « révélé ». L'intuition mythique s'allie fort bien à un développement récent de la logique quaternaire pour rendre explicite des structures où paraissent des termes habituellement non-dits, comme ceux décrivant les « prototypes » a priori inconnaissables, ou encore les « archétypes » à peine entrevus dans la pensée sur les symboles

  • « La nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles. » C'est dans ce monde de « correspondances » que nous introduisent les deux seuls livres de médecine du XIIe siècle, oeuvres de sainte Hildegarde de Bingen.
    Les « confuses paroles », les « subtilités » de la nature, Hildegarde de Bingen les connaît bien, dans toute la diversité d'une cosmologie qui scrute sans cesse les relations entre macrocosme et microcosme, entre la nature et l'homme. Il en résulte une thérapeutique qui peut surprendre le lecteur moderne dans son expression mais qui sait tirer parti de toutes les ressources de la nature et dont la valeur a été reconnue, expérimentée même, de nos jours - parfois de façon abusive à partir de traductions imprécises faisant l'objet de publications vendues à des millions d'exemplaires.
    Cette médecine est héritière de la tradition antique, avec les qualités définies par le corpus hippocratique et l'importance accordée aux humeurs. Mais ces textes s'inscrivent aussi dans une révélation inspirée, celle des visions de l'abbesse de Bingen, telle qu'elle apparaît dans la puissance des images poétiques du Livre des oeuvres divines et du Scivias.
    Le présent ouvrage regroupe les deux livres consacrés au monde végétal dans le Livre des subtilités des créatures de diverses natures, connu aussi sous le titre plus ramassé mais moins évocateur de Physica : Les plantes (Livre I) et Les arbres (Livre III).
    Bernard Verten, enseignant en lettres classiques, a déjà traduit pour les éditions Grégoriennes des oeuvres d'un autre grand saint médiéval ayant vécu un siècle après Hildegarde de Bingen,saint Bonaventure. Il propose ici non une simple traduction mais un parcours guidé de l'univers botanique de sainte Hildegarde, s'appuyant sur les connaissances les plus récentes du texte et s'efforçant de répondre aux interrogations du lecteur par un ensemble de remarques, notes et lexiques.
    Après un diplôme en sciences naturelles, Monique Ariello-Laugier a fait le choix d'un parcours artistique orienté vers la peinture et la gravure. Ce double intérêt pour l'art et la botanique lui a permis d'illustrer cet ouvrage par des planches couleurs dont les qualités s'associent parfaitement à l'oeuvre de sainte Hildegarde.

  • Réviser les lois de bioéthique ? Osons poser la question : y a-t-il un rapport entre la violence sociale (violences, agressions sexuelles, addictions) et la bioéthique (contraception, FIV, mères porteuses, clonage) ?



    Et si le mal avait une même cause, l'installation, ô combien précaire, dans la « société de jouissance » ? Côté face : l'aseptisé de la biomédecine et le labyrinthe des subtilités bioéthiques.



    Côté pile : maltraitance, euthanasie, solitudes... « Jouissance et propreté générale », tel est le mot d'ordre de la société bioéthique.

  • La révélation biblique fait obligation aux membres du Peuple que Dieu veut se constituer de cesser tout travail le septième jour. C'est l'institution par Moïse du « shabbat », jour sacré où l'on doit « imiter Dieu » qui cessa son oeuvre de création le septième jour.
    Le shabbat nous enseigne le rôle du temps, la nature du travail, le sens de l'interdit, mais bien plus encore ouvre l'intelligence sur la nature de Dieu et sur celle de l'Homme.
    Cet ouvrage est une réponse à la dénégation de la philosophie moderne de l'existence d'une « nature humaine ». Il montre en outre que Jésus le Messie est réellement le « Maître du Shabbat », non pour le nier ou le négliger mais pour l'accomplir parfaitement.
    On peut lire cet ouvrage comme une participation au dialogue de Joseph Ratzinger, le Pape Benoît XVI, avec le rabbin Jacob Neusner rapporté dans « Jésus de Nazareth ».

  • Au Moyen Âge, la lutte entre sectaires cathares et inquisiteurs défenseurs de la société fut sévère. Plus qu'une lutte pour le pouvoir, comme on l'imagine aujourd'hui, ce fut un affrontement d'idées. Mais des options « métaphysiques » peuvent avoir des répercussions fort graves sur les comportements et la paix sociale.
    Nous connaissons aujourd'hui encore des gens qui contestent ou refusent toute loi, religieuse ou civile ; face à cette anarchie destructrice, toute société qui veut survivre a une réaction de rejet : l' « inquisition » fut cette sorte de réflexe vital, dangereusement tenté par une violence en miroir !
    Nous voyons le danger renaître aujourd'hui d'une opposition primaire entre bons et méchants, entre le Bien et le Mal, du fait même d'un matérialisme archaïque qui cache ses présupposés. Certains se croient ainsi dans le bon droit et la pureté salvatrice de la planète, des « purs » comme voulaient l'être les cathares.
    La réponse pourrait être une juste conception du « droit » garantissant la liberté, le respect des droits intangibles et la prise de conscience des crimes imprescriptibles. Sinon, gare à une nouvelle « inquisition » qui n'aurait pas même le fondement éthique ni la retenue des anciens religieux !

  • Le personnage de Marie-Madeleine a intéressé et fait rêver beaucoup de théologiens, d'écrivains, de poètes et surtout d'artistes peintres. Il existe une abondante bibliographie et une surabondance de représentations picturales.

    Marie-Madeleine reste pourtant un personnage à la fois connu et méconnu : certains exégètes n'ont-ils pas distingué trois femmes où les auteurs de cet ouvrage n'en voient qu'une ? La divergence d'interprétation s'explique facilement : soit on utilise une critique textuelle externe en posant a priori la distinction - et aucune preuve historico-critique ne peut en effet établir l'unité des personnages ainsi distingués à cause de la disparité des textes des évangiles ; soit on essaye de comprendre la signification des textes et on découvre, par critique interne, qu'ils ne deviennent intelligibles qu'avec l'unité d'une seule personne, Marie de Béthanie.

    Cet ouvrage suit cette voie, corroborée par l'opinion de plusieurs Pères de l'Église (comme saint Grégoire le Grand) et par l'oeuvre de Maria Valtorta, dont il n'est pas fait usage dans l'exégèse des textes, laissant à cette oeuvre sa valeur de « révélation privée » mais en en montrant, sur ce point, la vraisemblance.
    Pour l'histoire de Marie-Madeleine en son exil de Provence, la méthode historique classique est évidemment suivie.
    Cet ouvrage comporte donc deux parties : la première explique les implications théologiques et anthropologiques de la Révélation ; la seconde développe les fruits historiques de la présence de Marie-Madeleine en Provence, l'enracinement du christianisme en cette belle « province » romaine et la dévotion à Marie-Madeleine - « la femme la plus importante de l'Évangile après la Vierge Marie » - qui n'a cessé de grandir au fil des siècles.

    Jean-François Froger a publié une dizaine d'ouvrages développant une anthropologie rationnelle cohérente avec la révélation biblique, dont une étude approfondie du monde des archétypes. Ces études épistémologiques ont contribué à l'élaboration d'une nouvelle théorie de la physique fondée sur la logique quaternaire.

    Jean-Michel Sanchez est docteur en histoire de l'art, spécialiste de l'art sacré, enseignant et conférencier, membre du Centre international d'études sur le Linceul de Turin. Ses recherches portent sur l'architecture et la décoration des églises françaises, italiennes et espagnoles. Il a publié de nombreux articles et divers ouvrages, dont Reliques et reliquaires aux mêmes éditions.

    En quarante ans de pratique, Jean-Paul Dumontier s'est spécialisé dans la photographie de l'art religieux dans les églises de France, mettant en valeur avec une rare maîtrise des sujets souvent inconnus ou difficiles d'accès.

    Les différentes approches des auteurs font toute la richesse anthropologique, historique et iconographique de cet ouvrage, où le lecteur découvrira les raisons pour lesquelles sainte Marie-Madeleine a été choisie pour être l'« Apôtre des apôtres », dans la révélation des mystères de la Résurrection.

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