Les éditions du 38

  • 1941. Dans une Europe livrée aux nazis, des joueurs d'échecs que tout oppose s'affrontent à bord d'un paquebot.
    En route pour l'Argentine, l'un est un aristocrate viennois dont l'incroyable maîtrise du jeu est née dans l'antre de la tyrannie, l'autre un homme plus modeste mais champion du monde reconnu. Ils disputent une ultime partie d'échecs dont l'enjeu est de mettre en défaut le tenant du titre.
    Ce dernier texte écrit par Stefan Zweig avant son suicide est une dénonciation poignante et désespérée de la barbarie nazie.

  • Anna Karénine

    Leon Tolstoi


    Anna, épouse d'Alexis Karénine, haut fonctionnaire de l'administration impériale de Russie, mène une vie tranquille à Saint Pétersbourg en 1880. Mais son destin est bouleversé lorsqu'elle croise le regard du séduisant comte Wronski sur un quai de la gare de Moscou. La passion les submerge. Aveuglée par les lendemains merveilleux que lui laisse miroiter son amant, elle fait alors le choix de vivre pleinement son amour, en femme libre, tout en assumant le regard réprobateur d'un milieu social de plus en plus pesant.

  • Georges Duroy, petit fonctionnaire besogneux et insatisfait, est animé d'une ambition dévorante. Séduisant, intelligent et sans scrupule, il entame une ascension sociale irrésistible dans le monde du journalisme, de l'économie et de la politique. Il utilise, avec cynisme et cruauté, ses nombreuses maîtresses pour parvenir à ses fins. Lors de la parution de son roman, en 1885, Maupassant s'écria en riant : « Bel-Ami, c'est moi ! » Et il est vrai que nous retrouvons bien des traits de la personnalité du romancier dans celle de son personnage principal : arrivisme, goût pour l'argent, les femmes et le pouvoir, attirance pour les milieux huppés de l'aristocratie, de la finance et de la politique. Superbement écrit, dans un style sobre et pur, ce second roman de Maupassant est d'un réalisme cru et sensuel. Il nous livre une peinture souvent féroce, mais fine et subtile, de la haute société parisienne en cette fin de XIXe siècle. Ce chef-d'oeuvre de la littérature française est, par son sujet et les thèmes traités, un ouvrage terriblement actuel.



  • Mrs Dashwood et ses trois filles, Élinor, Maria et Emma, suite au décès de Henry Dashwood, sont déshéritées et doivent quitter leur propriété de Norland pour s'installer dans le Devonshire, gracieusement recueillies par un lointain cousin.
    Élinor, jeune fille raisonnable, est amoureuse d'Edward Ferrars. Mais la différence de fortune, en défaveur de la jeune fille, et l'engagement du jeune homme avec une jeune cousine, mettent à mal leur idylle.
    Maria sa soeur, est sensible, romantique et extravertie. Elle se laisse séduire par le beau Sir Willoughby, malgré les conseils de prudence d'Élinor. Ce dernier va disparaître soudainement...

  • Virginia Woolf a choisi le thème de la différence comme fil conducteur de ce roman, qui offre une fresque de la ville de Londres d'après la Première Guerre mondiale et de ses habitants toute en subtilité, avec un Big Ben omniprésent. Le personnage central de ce récit est Clarissa Dalloway que l'on suit alors qu'elle s'affaire à préparer une réception chez elle le soir-même. De retour de chez le fleuriste, Clarissa se pose des questions sur le choix qu'elle a fait d'épouser Richard Dalloway au lieu de Peter Walsh. Une réflexion qui va s'intensifier lorsque ce dernier lui rendra une visite impromptue. Parallèlement, un jeune ex-militaire, Septimus Warren Smith, qui souffre d'hallucinations et de schizophrénie depuis son retour du Front, va se défenestrer. Le médecin qui le suivait est parmi les invités de la soirée des Dalloway. Clarissa sera bouleversée par le récit de cette malheureuse tragédie.

  • Emma, fille d'un riche fermier, a reçu une stricte éducation dans un couvent. Revenue vivre auprès de son père, à la campagne, elle s'ennuie et rêve de vie mondaine. Elle épouse Charles Bovary, médiocre officier de santé et s'installe dans une humble bourgade de la région rouennaise. Elle est bien vite déçue par son mari et son existence simple et monotone. Quelques années plus tard, le couple s'installera à Yonville. Là, Charles et Emma feront la connaissance du pharmacien Homais, du curé Bournisien..., mais aussi de Léon Dupuis, clerc de notaire, et Rodolphe Boulanger, châtelain libertin des environs. Lorsque paraît, en 1856, Madame Bovary, de Gustave Flaubert, cet ouvrage est considéré comme un outrage aux bonnes moeurs et objet de scandale. Remarquable peinture d'une société rurale d'autrefois, ce roman tragique de l'insatisfaction et de l'adultère est une oeuvre majeure de la littérature française et mondiale.

  • Nouvelle traduction par Jean-Yves Cotté de l'essai qui bouleversa toute la condition féminine à l'échelle de son siècle, et qui rassemble une série de conférences sur le thème de la fiction et des femmes que Virginia Woolf donna en 1928 à l'université de Cambridge.

    « Une femme doit avoir de l'argent et un lieu à elle si elle veut écrire de la fiction. »


    À la manière d'un roman, et s'appuyant sur l'histoire littéraire, Virginia Woolf retrace le cheminement qui l'a conduite vers cette célèbre thèse, qui reste incontournable de nos jours. Chef-d'oeuvre de la littérature féministe, ce texte met en perspective la question de l'écriture et des femmes au sein de la littérature contemporaine.

    « J'aime souvent les femmes. J'aime leur anticonformisme. J'aime leur complétude. J'aime leur anonymat. »

  • Mrs. Bennett veut à tout prix marier ses cinq filles... Elle n'hésite pas à faire la cour à son nouveau voisin, M. Bingley, jeune homme riche qu'elle aurait aimé donner comme époux à sa fille aînée Jane. S'ébauche une idylle entre Jane et M. Bingley, qui pourrait bien aboutir à un mariage. Élizabeth, cadette de Jane, se réjouit de cet amour naissant. Mais c'est sans compter le dédain et la méfiance de l'ami intime de Bingley, M. Darcy qui, n'appréciant pas les manières de Mrs. Bennett et de ses filles, empêche Bingley de se prononcer. Élizabeth de tempérament fort et franc, consciente de la valeur et du mérite de son milieu, affronte M. Darcy...

  • Un passionnant roman d'aventure, qui va au-delà d'une simple biographie. Fin du XVe, début du XVIe siècle, c'est la conquête des mers par l'Espagne et le Portugal. Après bien des aventures, diverses et passionnantes, Magellan arrivera au but de son existence : la découverte du détroit qui porte son nom. Parti à la tête d'une flotte de 5 navires, il reviendra trois ans plus tard sur un bateau de fortune avec seulement 18 hommes. Mutineries, froid, faim, rivalités, erreurs de cartographie, rien ne lui sera épargné. Zweig lui rend un bel hommage : « L'exploit de Magellan a prouvé, une fois de plus, qu'une idée animée par le génie et portée par la passion est plus forte que tous les éléments réunis et que toujours un homme, avec sa petite vie périssable, peut faire de ce qui a paru un rêve à des centaines de générations une réalité et une vérité impérissables. »

  • Le 1er juin 1905, un jeune étudiant parisien de dix-huit ans descend lentement un escalier longeant la Seine. Deux femmes arrivent à sa hauteur. La plus jeune détourne lentement la tête vers lui et l'effleure d'un regard. La rencontre de cette belle inconnue bouleversera la vie d'Alain Fournier et lui inspirera Le Gand Meaulnes. Ce superbe roman d'amour, plein de charme et de poésie, décrit de façon sensible et émouvante, le monde tourmenté de l'adolescence, dans la campagne du Cher, à la fin du XIXe siècle. Alain Fournier retrouve le cadre de son enfance et nous fait le récit de cette passion amoureuse si intensément sublimée. Rêves, déceptions et souffrances marquent cette oeuvre lyrique, mystérieuse et mélancolique. Ils ravivent en nous bien des sentiments et bien des souvenirs : ceux d'une période à jamais disparue, notre jeunesse. Ce roman est incontestablement l'une des oeuvres les plus célèbres de la littérature française.

  • Stefan Zweig, en écrivain génial, raconte la vie de Marie-Antoinette comme un roman. Une héroïne au destin tragique, forcément. Aimée ou détestée, loin des rêves de princesse que font les petites filles, la vie de cette femme hors du commun est racontée avec beaucoup de talent par Zweig. Un chef-d'oeuvre de biographie.

  • Nouvelle traduction annotée pour ce texte fondamental qui sera l'avant-dernier publié par Virginia Woolf de son vivant. Certainement l'un de ses plus fondamentalement engagés.
    À partir d'une question adressée à une femme à l'aube de la Seconde Guerre mondiale - Que faire, selon vous, pour prévenir la guerre ? - l'écrivaine esquisse, dans un essai-fiction épistolaire, un nouveau territoire d'action publique spécifiquement féminin, se dressant contre les valeurs sociales dominantes.

  • Alors qu'il s'apprête à fêter son soixantième anniversaire, un ancien universitaire, se replonge dans les souvenirs du passé, ceux de sa jeunesse lorsqu'il était étudiant et de sa rencontre marquante avec un professeur de philologie. À l'époque de sa parution en 1927, ce texte de Stefan Zweig connut un grand succès. Si l'auteur allemand en profite pour partager sa passion pour la période shakespearienne, son récit n'en est pas moins un hymne à l'amour des études, un hymne à l'amitié, un hymne à l'amour entre deux hommes.

  • Jeune orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, froide et dure. Envoyée ensuite dans une institution particulièrement sévère, elle devient, ses études terminées, institutrice. À dix-huit ans, elle est engagée au château de Thornfield comme gouvernante de la pupille de M. Rochester, le propriétaire des lieux. Tout oppose la jeune fille pauvre mais intelligente, tendre et romantique au riche héritier d'une grande famille de la noblesse anglaise, hautain et sarcastique. Pourtant, l'amour naîtra et se développera, puissant, irrésistible, sur fond de drames, folie et coups de théâtre. Ce magnifique roman de Charlotte Brontë est une superbe évocation de l'Angleterre du milieu du XIXe siècle, avec ses hiérarchies et ses contraintes sociales. C'est aussi une oeuvre d'un très grand lyrisme dont l'action se déroule totalement dans cette lande sombre et mélancolique si chère aux soeurs Brontë. Jane Eyre est incontestablement un des plus beaux romans d'amour de la littérature anglaise.

  • Le Traité sur la tolérance est une oeuvre publiée en 1763, qui vise la réhabilitation de Jean Calas, protestant faussement accusé et exécuté pour avoir assassiné son fils afin d'éviter que ce dernier ne se convertisse au catholicisme. Dans ce texte, Voltaire invite à la tolérance entre les religions et prend pour cible le fanatisme religieux (plus particulièrement celui des jésuites chez lesquels il a fait de brillantes études étant jeune homme) et présente un réquisitoire contre les superstitions véhiculées par les religions. L'oeuvre voltairienne fait suite au procès, à la condamnation à mort et à l'exécution le 10 mars 1762 de Jean Calas, père de famille huguenot. Jean Calas appartient à une famille protestante à l'exception de sa servante, catholique, et d'un de ses fils, converti au catholicisme. Suite au suicide de son fils aîné, il se trouve faussement accusée d'homicide volontaire. La famille est mise aux fers et le père, à la demande populaire, et sur ordre de 13 juges, est condamné à mort malgré l'absence de preuve. Le contexte historique est alors encore fortement marqué par les guerres de religions des siècles précédents. À la suite de l'exécution de Jean Calas, qui plaide son innocence jusqu'à sa mort, le procès est rejugé à Paris et, le 9 mars 1765, la famille Calas est réhabilitée.

  • 1558 en France, à la cour du roi Henri II.
    M. de Clèves tombe follement amoureux de Mlle de Chartres, 16 ans, gracieuse, jolie et bien élevée. Ils se marient avec la bénédiction de leurs proches, mais celle qui est devenue la princesse de Clèves ne partage pas les sentiments son mari.
    Peu après le mariage, lors d'un bal, elle rencontre le Duc de Nemours et immédiatement, ils éprouvent l'un pour l'autre un troublant désir...

  • Nana, qui ne sait pourtant ni chanter, ni jouer, affole le Tout-Paris avec le rôle de Vénus qu'elle interprète dans un théâtre parisien. Issue de la misère du monde ouvrier, elle habite néanmoins un riche appartement où l'un de ses amants l'a installée. Loin d'être une ingénue, Nana sait parfaitement manipuler les hommes. Chacun rêve de la posséder, et elle se sert à merveille de la concupiscence de ces bourgeois qu'elle ruine les uns après les autres au gré de ses caprices. Nana, c'est une personnalité à facettes multiples, de la froide calculatrice à l'amoureuse fragile. Un roman sur les moeurs, les passions éphémères, sur l'absurdité des codes de la société. Avec une héroïne à la fois détestable et attachante.

  • Sans doute un des romans les plus connus de Jules Verne, « De la Terre à la Lune » est une oeuvre de référence qui a directement influencé Wells ou Méliès au début du XXe siècle mais aussi de futurs auteurs de science-fiction. Il peut se lire comme le récit d'une folle aventure technique, comme une oeuvre de vulgarisation scientifique amusante mais également comme une parodie de la société de l'époque. L'arrogance américaine, la folie des sociétés d'armement mais aussi les pays européens, décrits avec les stéréotypes de l'époque, se voient gaiement égratignés par la plume du maître de l'anticipation. Le très américain Gun-Club, désoeuvré en temps de paix, décide de se lancer un nouveau défi à sa mesure : envoyer un obus de la Terre à la Lune. Une bagatelle pour des savants et industriels américains de leur envergure. La taille du projectile, son canon, son lieu de lancement, tout est minutieusement planifié. Jusqu'à l'arrivée d'un aventurier français fermement décidé à embarquer...

  • Un jour de 1917 sur les rives de la Marne, le narrateur qui a tout juste seize ans, rencontre Marthe, dix-neuf ans. Celle-ci est mariée à Jacques, combattant au front pour la France. Pourtant, une relation particulière se noue entre les deux jeunes gens. Rapidement, ils deviennent amants, sans aucune précaution ni discrétion, faisant fi de l'opinion de leur entourage.
    Marthe s'aperçoit alors qu'elle est enceinte...

  • Guy de Maupassant s'inspira d'un fait divers pour écrire Boule de Suif, chef-d'oeuvre incontestable en matière de nouvelle. L'histoire se déroule pendant la guerre de 1870. Dix personnes fuient Rouen envahie par les Prussiens, à bord d'une diligence. Parmi elles se trouve Élisabeth Rousset, une prostituée surnommée Boule de Suif à cause de son embonpoint. La situation, sous forme de huis clos, fera ressortir l'hypocrisie et la bassesse des bourgeois que l'auteur n'a jamais épargnés. Le lecteur retrouvera également une dizaine d'autres nouvelles, telles que L'épave ou Les Sabots, qui reflètent l'immense talent de Maupassant et sa capacité à décrire les travers d'une société avec la plus grande modernité.

  • Femme au destin terriblement romanesque, Marie Stuart fut reine d'Écosse à 6 jours, en 1542, puis reine de France à 17 ans, par son mariage avec François II. Veuve en 1560, elle retourne en Écosse et devient l'épouse de Lord Darnley. Son amant, le comte Bothwell assassine Darnley, et Marie doit se réfugier auprès de la reine d'Angleterre, Élisabeth Ire. Celle-ci la retiendra en captivité pendant 20 ans, puis la fera condamner à mort. Stefan Zweig, biographe de Marie-Antoinette, nous restitue l'histoire fascinante de Marie Stuart dans un récit passionnant.

  • Tous les travers de la femme semblent être réunis chez Mme Loisel : l'envie, le goût de la toilette, des bijoux, le besoin de séduire, le rêve d'être autre. Et puis le tour de passe-passe de l'auteur, qui permet à son personnage de réaliser ses voeux, pour l'en punir plus horriblement ensuite. Du fantasme au rêve de bonheur, de désillusions en faux-semblants, voilà donc un texte magnifique, comme Maupassant sait nous en donner. C'est un auteur qui n'est pas tendre avec ses contemporains, hommes ou femmes. Qui excelle à mettre en lumière les faiblesses des uns et des autres. L'ambiguïté des rapports humains, qu'ils soient dans le couple ou dans la société en général.

  • Octave Mirbeau, dans ce qui peut apparaître comme un roman sulfureux, voire érotique, qui a pu être voué au secret des bibliothèques, compose une peinture très réaliste et caricaturale d'un certain enfer social, un « roman de moeurs », qui donne une place centrale à la sexualité, et dans lequel s'agitent les exploités, écrasés « sous le talon de fer des riches » (Jack London), qui ne sont rien face à la puissante des nantis. On ne pourra s'empêcher de faire un parallèle avec cette fameuse affaire de mai 2011, quand Célestine, pour tenter de récupérer un salaire que ces maîtres ne veulent pas lui verser, s'adressera au commissaire et au juge : « Hélas, le commissaire de police prétendit que cela ne le regardait pas. Le juge de paix m'engagea à étouffer l'affaire. Il expliqua : - D'abord, Mademoiselle, on ne vous croira pas... Et c'est juste, remarquez bien... Que deviendrait la société si un domestique pouvait avoir raison d'un maître ?... Il n'y aurait plus de société, Mademoiselle... ce serait l'anarchie... » Célestine, petite chambrière délurée, nous dévoile l'intimité de ces maisons bourgeoises où les convenances sont un vernis fragile qui masque mal les perversions, les bassesses morales. Comme ses consoeurs, elle est soumise à la « loi du plus fort », ballottée de place en place, réduite à un « esclavagisme moderne » qui profite aussi bien aux bureaux de placement qu'aux bourgeois qui comptent avec parcimonie les gages. Des femmes de chambre « déshumanisées », exploitées, utilisées souvent comme « travailleuses sexuelles à domicile », pour combler les frustrations du mari ou faire l'éducation sexuelle des fils... Et comme si cela ne suffisait pas, elles subissent humiliations et brimades. Et au fil des pages de ce roman, se révèle la condition des femmes dans ces entresols sociaux, leur aliénation au pouvoir à la fois des riches, mais aussi des hommes. Un tableau caustique de la société qu'Octave Mirbeau nous livre ici, dans une période où l'auteur était particulièrement dégoûté des hommes.

  • PERSUASION

    Jane Austen

    Walter Elliot, père de trois filles, veuf, n'a plus un sou. Il doit mettre sa propriété de Kellynch-Hall en location pour s'installer à la ville de Bath. Anna, toujours célibataire à 27 ans, trouve refuge chez sa petite soeur Mary, tandis que l'aînée, Élisabeth, suit son père.
    Les nouveaux locataires de la propriété arrivent, il s'agit de l'amiral Croft et de sa femme, dont le frère, le Capitaine Wentworth, a été fiancé il y a quelques années avec Anna. Celle-ci n'avait pas donné suite à cette liaison, suivant l'avis de son amie, Lady Russell, qui trouvait le capitaine d'un rang inférieur, indigne d'Anna.
    Mais Wentworth rend visite à sa soeur, il a réussi et s'est enrichi, et cherche à se marier. Anna, après toutes ces années, ne l'a pas oublié...

empty