Littérature traduite

  • C'est un fait historique qui sert de base à ce roman : en 1875, mille femmes blanches, souvent issues de classes défavorisées ou de maisons de fous, sont "offertes" en mariage à mille guerriers indiens. En partant de cet odieux marchandage, Jim Fergus a écrit un roman, vu du côté des femmes. Leur découverte d'un peuple aux coutumes subtiles est étonnante. Eloquente aussi, parce qu'elle dénonce les graves écarts du gouvernement américain vis-à-vis de ceux qu'il considérait comme des sauvages. A lire avant qu'il ne devienne un film.

  • Rentrée littéraire - Enfin la suite de Mille Femmes Blanches ! 1875. Dans le but de favoriser l'intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d'échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart " recrutées " de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l'armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre. Parmi elles, deux soeurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l'armée, refusent de rejoindre la " civilisation ". Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie. Avec cette aventure passionnante d'un petit groupe de femmes prises au milieu des guerres indiennes, Jim Fergus nous donne enfin la suite de Mille femmes blanches. Le miracle se produit à nouveau et cette épopée fabuleusement romanesque, véritable chant d'amour à la culture indienne et à la féminité, procure un incommensurable plaisir de lecture.

  • La suite tant attendue de Beignets de Tomates VertesBud a grandi dans la petite ville ferroviaire de Whistle Stop, Alabama, avec sa mère Ruth et sa tante Idgie - incontrôlable pétroleuse. Ensemble, elles ont tenu le fameux Whistle Stop Café, connu dans le monde entier pour ses succulents beignets de tomates vertes. Hélas, tout a une fin. La gare a fermé, Whistle Stop est devenue une ville-fantôme. Il n'en est resté que des bâtiments condamnés et le souvenir diffus d'un bonheur enfui.
    Malgré tout, Bud décide d'y accomplir un dernier voyage afin de revoir l'endroit où il fut si heureux. Chemin faisant, il va se faire de nouveaux amis, apprendre des choses surprenantes sur les gens qu'il a connus et dont il croyait tout savoir.
    Surtout, il va déclencher une série d'événements qui vont changer non seulement sa vie, mais aussi celle de ses proches. Avec, en arrière-plan, cette question : ce que nous prenons pour des coïncidences en sont-elles réellement ?
    Tout aussi réconfortant, inspirant et enchanteur que
    Beignets de tomates vertes,
    Retour à Whistle Stop est une ode à la vie et à la magie du quotidien.

  • - 38%

    " Le Whistle Stop Café était le foyer de tous ceux qui n'en avaient pas, c'était là qu'on se retrouvait tous, c'était là qu'était la vie. "Evelyn Couch, femme au foyer vivant mal l'approche de la cinquantaine, se rend chaque semaine dans une maison de retraite où elle se lie d'amitié avec Ninny Threadgoode, fringante octogénaire qui lui raconte ses fabuleuses histoires de jeunesse. Nous voici alors en Alabama, dans les années 1930. Commence alors l'aventure du Whistle Stop Café, bientôt connu de tous les laissés-pour-compte du pays pour être le refuge idéal contre les rigueurs de l'époque.
    Peu à peu, les personnages de cette vivifiante épopée deviennent pour Evelyn mieux que des amis : des modèles. Rassérénée par le récit de la vieille dame, ode à la joie, à la fraternité et à la résilience, notre héroïne reprend le dessus sur sa vie. Suivant les conseils de Ninny, elle va enfin pouvoir se confronter à ses peurs et retrouver le goût du bonheur.
    Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d'humour.
    " Une histoire drôle, généreuse et poignante "Harper Lee

  • D'après des faits réels, le superbe portrait d'une femme découvrant la liberté au milieu des Indiens.Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d'Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d'accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière. Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l'armée. Contre toute attente, c'est au milieu de ces " sauvages " qu'elle va trouver une liberté qu'elle n'aurait jamais imaginée. Les moeurs qu'elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l'éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu'elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s'accoutumer d'un retour " à la normale ", dans une société blanche dont l'hypocrisie lui est désormais insupportable ?
    Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la " civilisation " s'est efforcée d'anéantir.
    " Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au coeur sombre de l'Amérique puritaine du xviie siècle et ne le lâche plus jusqu'à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d'une histoire vraie, c'est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre coeur bat au rythme de celui de l'héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin. " Jim Fergus


  • L'amour à mort

    Caché dans l'obscurité, sous la pluie, Christian est assis au volant de sa camionnette. Il attend sa femme, Leonora. Tous deux sont mariés depuis vingt ans, ils ont un fils, tout semble leur réussir. Soudain, il voit la silhouette de Leonora qui court. Il serre le volant de toutes ses forces. Leur première rencontre, leur premier baiser, leur histoire d'amour... il essaie d'oublier. Il ne doit pas penser qu'elle est sa femme, ni même un être humain. D'ailleurs, est-elle encore sa femme ? C'est davantage une menace, quelqu'un qui, s'il ne fait rien, va détruire sa vie. Il a pris sa décision, une décision terrible. Il n'a pas le choix. Il appuie sur l'accélérateur. Il voudrait pouvoir fermer les yeux mais c'est impossible. Une dernière image avant le choc : la queue de cheval de Leonora qui se balance en rythme dans la pluie. Trop tard pour changer d'avis.
    Une scène terrifiante : un homme s'apprête à tuer sa femme. Ce qui s'est passé avant ? Ce qui va se passer après ? Personne, pas même le plus perspicace des lecteurs, ne saurait le soupçonner.
    Après La Femme secrète, Anna Ekberg envisage ici les relations amoureuses sous tous leurs aspects, depuis la passion folle jusqu'à la froideur calculatrice, et nous offre un véritable chef-d'oeuvre de suspens et d'acuité psychologique.
    À propos de La Femme secrète :
    " Une enquête atypique et dense, servie par une écriture impeccable. "L'Express

  • La liberté, à tout prix" Le devoir d'une femme : regarder le monde bien en face, avec une lueur infernale dans les yeux ; avoir un idéal ; parler et agir en dépit de toutes les conventions. " Telle était la philosophie de Margaret Sanger et telle a été sa vie.
    Portrait d'une des figures les plus influentes et les plus controversées du xxe siècle, ce roman met en scène cette femme indomptable.
    Élevée dans un milieu pauvre, par une mère épuisée par treize grossesses, Margaret se fait très jeune le serment de ne jamais subir la vie d'une femme au foyer. Devenue infirmière à une époque où la contraception est illégale, elle décide de se consacrer aux femmes et met sur pied en 1916 la première clinique clandestine de contrôle des naissances. C'est le début d'une vie de luttes enfiévrées qui la conduiront à créer en 1952 le planning familial, avant de militer, par tous les moyens, pour la légalisation de la pilule. Son acharnement la conduira plusieurs fois en prison, elle sera contrainte de fuir les États-Unis pour l'Angleterre et la France, où, là encore, toujours aussi indomptable et provocante, elle poursuivra son inlassable combat pour l'égalité des sexes.
    Ellen Feldman nous restitue ici la vie d'une femme hors du commun, mais aussi de ses proches, mari, amants, enfants, famille, dont l'existence a souvent été malmenée par cette héroïne en quête d'absolu, qui a changé la vie de toutes les femmes, peut-être aux dépens de la sienne.

  • " Si vous avez aimé mon roman Elle s'appelait Sarah, alors l'incroyable livre d'Ann Mah saura vous émerveiller. Je l'ai lu avidement, sans pouvoir m'arrêter, et je ne saurais trop vous le recommander. " Tatiana de Rosnay
    Pour faire partie des rares experts en vins certifiés au monde, Kate doit réussir le très prestigieux concours de Master of Wine. Elle fait pour cela le choix de se rendre en Bourgogne, dans le domaine appartenant à sa famille depuis des générations. Elle pourra y approfondir ses connaissances sur le vignoble et se rapprocher de son cousin Nico et de sa femme, Heather, qui gèrent l'exploitation. La seule personne que Kate n'a guère envie de retrouver, c'est Jean-Luc, un jeune et talentueux vigneron, son premier amour.
    Alors qu'elle se lance dans le rangement de l'immense cave, elle découvre une chambre secrète contenant un lit de camp, des tracts écrits par la Résistance et une cachette pleine de grands crus. Intriguée, Kate commence à explorer l'histoire familiale, une quête qui la mènera aux jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale et à des révélations très inattendues.

  • L'auteur de Beignets de tomates vertes s'interroge sur le sens de la vie et signe l'un de ses romans les plus drôles. Elmwood Springs, Missouri. Elner Shimfissle, pétillante octogénaire, dérange un essaim de guêpes en cueillant des figues dans son arbre, se fait piquer et tombe de l'échelle. À l'hôpital, elle est déclarée morte. La nouvelle se propage vite dans la communauté. Tous ou presque évoquent cette femme d'un incroyable optimisme, toujours prête à rendre service. Son décès brutal pousse également ses proches à s'interroger sur le sens de la vie en général, et de la leur en particulier. C'est peut-être Elner elle-même qui, contre toute attente, détient les réponses à leurs questions. Revenue inopinément d'entre les morts, à la grande surprise des médecins et de sa famille, elle rapporte en effet des souvenirs de son bref passage dans l'au-delà. Ceux-ci vont bouleverser l'existence de cette petite ville jusqu'ici bien tranquille. On retrouve dans Nous irons tous au paradis tout le charme de Beignets de tomates vertes : humour, émotion, des personnages plus attachants les uns que les autres et, à travers les petites contrariétés de la vie, un appel au bonheur qui résonnera longtemps après avoir refermé ce livre. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Luc PININGRE

  • On ne profite jamais mieux du présent qu'au moment de s'en aller. Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n'a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa soeur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu'elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l'espoir de la sauver s'amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s'interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant. Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage. Anna McPartlin nous fait partager ces neuf journées si spéciales dans la vie de Rabbit et de ses proches. Mélancolique et drolatique à la fois, Les Derniers Jours de Rabbit Hayes nous entraîne dans un voyage émotionnel intense. À travers une galerie de personnages touchants, ce récit sur le deuil déborde d'un optimisme rare et nous rappelle que, quelles que soient les circonstances, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.

  • - 58%

    Grandir, pardonner et manger des pâtes. " J'ai peur du chiffre quatre. C'est une superstition très répandue en Asie. Le rêve ! Enfin des gens qui me comprennent ! Je devrais peut-être déménager... - Vous avez beaucoup d'autres phobies ? - Vous avez combien d'années devant vous ? " Anna a peur - de la foule, du bruit, de rouler sur l'autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé... Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d'aller voir une psy.
    Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d'humour des morceaux de vie. L'occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l'Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu'à sa nonna chérie. C'est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux...
    À quel point l'enfance détermine-t-elle une vie d'adulte ? Peut-on pardonner l'impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?
    Attention, la lecture de Ciao Bella pourrait avoir des conséquences irréversibles : parler avec les mains, écouter avec le coeur, rire de tout (et surtout de soi), ou devenir accro aux pasta al dente.

  • Fête des pères

    Greg Olear

    Être père, c'est échouer Sa femme partie en déplacement professionnel, Josh Lansky, scénariste, doit rester une semaine seul avec ses deux enfants en bas âge. Jusqu'à ce vendredi, il a réussi, tant bien que mal, à gérer l'essentiel : les petits sont toujours vivants, lui-même a survécu à Dora l'exploratrice, et n'a pas encore totalement pété les plombs. Mais lorsqu'il apprend par hasard que son épouse lui est peut-être infidèle, il ressent soudain le besoin urgent de faire une pause. Comme si c'était possible ! La pop culture a enseigné au hipster l'art de rester cool dans toutes les situations. Mais elle ne lui a pas appris que, dans certaines situations, il était impossible de rester cool. Ce qui se passe alors dans son esprit est ici merveilleusement décrit par Greg Olear, dont la férocité n'a d'égale que la drôlerie. Ce roman diablement contemporain, qui n'est pas sans évoquer les livres de Nick Hornby, est réjouissant du début à la fin, avec ses multiples considérations sur la musique punk, l'écologie, Facebook, les manuels d'éducation, les effets dévastateurs des enfants sur la vie du couple, mais surtout sur la paternité. Si, comme l'écrit finalement Greg Olear, " Être père, c'est échouer ", le naufrage est ici jubilatoire et incroyablement déculpabilisant.

  • Only

    Winston Groom

    Une pépite à quatre pattes, le nouveau personnage culte de l'auteur de Forrest Gump. George et Alice Martin, jeunes mariés, accueillent un nouveau membre dans leur famille : Only, un chien de berger orphelin et pataud. C'est le bonheur, mais ils s'aperçoivent vite que le chiot a des idées bien arrêtées et que, lorsqu'il veut quelque chose, il est prêt à tout pour l'obtenir. Observateur sensible et insolite, Only regarde ses humains évoluer et s'aventurer vers des horizons inattendus. Perplexe, il décide un jour d'abandonner la maison pour partir à la rencontre du vaste monde. Le voyage ne sera pas de tout repos ! Seul l'auteur de Forrest Gump pouvait nous faire vibrer ainsi, d'un bout à l'autre de toute la palette des sentiments, en nous racontant l'histoire d'un chien. Préparez-vous donc à éprouver une empathie et une affection inconditionnelles pour Only, à trembler pour lui, l'encourager, rire et pleurer, jusqu'à un dénouement absolument inoubliable. Un pur moment de grâce... et d'émotion.

  • Chrysis

    Jim Fergus

    Après Mille femmes blanches et Marie Blanche, Jim Fergus s'inspire à nouveau de faits réels pour nous offrir le portrait d'une femme exceptionnelle, prise dans la tourmente des Années folles.


    Paris, 1925. Gabrielle « Chrysis » Jungbluth, âgée de 18 ans, entre à l'atelier de peinture des élèves femmes de l'École des beaux-arts pour travailler sous la direction de Jacques Ferdinand Humbert, qui fut le professeur de Georges Braque. Exigeant, colérique, cet octogénaire, qui règne depuis un quart de siècle sur la seule école de peinture ouverte aux femmes, va vite réaliser que Chrysis n'est pas une élève ordinaire. Précoce, ardente et véritablement talentueuse, cet esprit libre et rebelle bouscule son milieu social et un monde de l'art où les hommes ont tous les privilèges. Elle va bientôt se perdre dans des plaisirs désinvoltes et devenir l'une des figures de la vie nocturne et émancipée du Montparnasse des Années folles. C'est là qu'elle va rencontrer Bogey Lambert, cow-boy américain sorti de la Légion étrangère, et vivre un amour fou.

    Lié à l'oeuvre de Chrysis Jungbluth par une histoire personnelle qu'il nous conte en préambule, Jim Fergus a romancé ici plusieurs années de la vie de cette héroïne passionnée et passionnante, à une époque unique de l'histoire du XXe siècle, où tout semblait permis.

  • Dans un monde en fuite, peuplé de silhouettes entraperçues, quelques êtres fortement éclairés, longuement désirés, tiennent lieu du père absent et de la mère disparue. Les amples paysages de la Volga participent à la célébration d'un rite de passage, au cours duquel le narrateur deviendra homme en découvrant sa sexualité.
    Une écriture détaillée, comme " photographique ", fait de Tendre théâtre un texte initiatique, cruel et cru, d'un érotisme délicat, aux confins du fantasme et d'une réalité violente.
    Avec ce deuxième roman, Kononov s'affirme comme l'une des voix majeures de la nouvelle prose russe.

  • Angleterre, XVIe siècle. Thomas Harriot, mathématicien et astronome, est considéré comme le Galilée anglais. Premier à découvrir les lois de la gravitation universelle, c'est un scientifique de génie qui, avec quatre de ses amis - dont l'explorateur et espion Walter Raleigh et le dramaturge Christopher Marlowe - a constitué une société secrète, L'École de la nuit. Celle-ci n'hésitant pas à discuter des dogmes fondamentaux de l'Église, c'est clandestinement qu'elle se réunit, afin de ne pas être frappé d'hérésie.



    Washington, de nos jours. Aux funérailles d'Alonzo Wax, célèbre bibliophile, son exécuteur testamentaire, Henry Cavendish, spécialiste de l'époque Élisabéthaine, est approché par un certain Bernard Styles. Celui-ci lui propose 100 000 $ en échange d'un courrier énigmatique que Wax aurait eu en sa possession avant de mourir. Plongé dans les nombreux secrets de mystères de la bibliothèque de Wax, Harry réalise bien vite que cette lettre est peut-être susceptible de lever le voile sur l'un des secrets les mieux gardés de L'École de La Nuit.

    S'inspirant de faits réels, Louis Bayard nous convie à une formidable quête ésotérique, pleine de codes secrets et d'énigmes, convoquant au passage l'histoire de la colonie perdue de Roanoke ou les zones d'ombres de la vie de Shakespeare. Avec une intrigue pleine de rebondissements, il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière ligne.

  • Mon holocauste

    Tova Reich

    " Mon Holocauste est l'ouvrage impitoyable d'un génie de la satire. Il fait partie des romans sociaux et politiques les plus lucides de ce début de siècle. [...] Sa sortie va à coup sûr créer un raffut de tous les diables, mais si un livre le mérite, c'est bien celui-là. Et pourtant, cet auteur incroyable vise tout sauf la destruction. Elle nous montre la profanation du souvenir de l'Holocauste. Tout ce qu'elle veut, c'est le restaurer. "Cynthia Ozick Bienvenue dans la famille Messer. Le père et le fils, Maurice et Norman, vivent par et pour le génocide juif. Le premier dirige le musée de l'Holocauste de Washington, le second préside une société, Holocaust Connections, Inc., chargée de distribuer une appellation " Holocauste compatible " aux produits de ses clients. Autour d'eux se presse une foule de donateurs, d'artistes, d'intellectuels, tous soucieux d'obtenir un label socialement désirable et commercialement rentable. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où Nechama, la fille de Norman, décide de se convertir au catholicisme et d'entrer au carmel d'Auschwitz.
    Avec ce roman furieux, sans hypocrisie ni tabou, Tova Reich s'en prend, sous la forme d'une satire irrésistible, aux " professionnels de l'Holocauste ". Salué par la critique américaine, comparé aux oeuvres de Philip Roth, Mon Holocauste a fait scandale lors de sa sortie aux États-Unis.

  • « On connaît le Marseille mortellement chaleureux de Jean-Claude Izzo, le Lyon tortueux de René Béletto, le Paris chamarré de Daniel Pennac, et après ceux de Michel Quint ou de Noël Simsolo, il faudra compter avec le Lille revu et corrigé par Lakhdar Belaïd. Autant prévenir les amateurs de certitudes, ce n´est pas celui des cartes postales. On y parle davantage d´effroi que de beffroi. Finis les corons, abattus les chevalements, rabotés les terrils, éteinte la lumière vacillante juchée sur le casque du galibot. Plus besoin de descendre dans les entrailles de la terre pour atteindre l´enfer. Et si le Nord reste un terrain miné, c´est que le TNT, le Semtex, la pentrite, la dynamite, ont remplacé le grisou. On ne se tue plus au travail, mais au chômage, et les explosions se font en surface. » Didier Daeninckx [extrait de la préface] Un roman noir d´une brûlante actualité sur fond de fondamentalisme islamique et de préparation d´attentats en France. Un policier et un journaliste, tous deux d´origine maghrébine, mènent l´enquête dans le nord de la France. Le récit va à cent à l´heure. Inutile de chercher à reprendre son souffle.

  • En Irak, six soldats américains - cinq hommes et une femme - décident de déserter pour s´emparer de l´Express de Bassora, un vieux navire rempli de pétrole de contrebande. Leur objectif : mettre la main sur sa formidable cargaison d´or noir pour s´échapper du piège irakien les poches pleines.



    Ce sont six antihéros : Justin Brady, l´étudiant de la côte Est engagé pour le college money ; Marlon Jones, le petit truand noir d´Oklahoma City ; Ramon Mendoza, le chicano de Los Angeles fuyant de puissants ennemis ; Lexington Parker, l´amateur de jeux vidéo dont le QI plafonne par beau temps à 75 ; le sergent Douglas Pearson, ancien courtier de Wall Street, en délicatesse avec sa firme, et Helen Vance, une jeune réserviste du Mississipi au sourire énigmatique. L´aventure se révélera pourtant plus compliquée que prévue et leur périple chaotique à travers l´Irak se transformera rapidement en conspiration burlesque.



    Dans la lignée de MASH et de Catch 22, Bassora Express raconte de manière décalée l´errance d´une bande de pieds-nickelés en uniforme cherchant àéchapper au conflit le plus absurde du début du XXIe siècle.

  • À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d'un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l'écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n'ont pas de secrets l'une pour l'autre. C'est en tout cas ce que croit Kate, jusqu'à ce matin d'octobre où elle reçoit un appel de l'école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu'elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d'ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l'établissement.
    Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d'accepter l'inacceptable... Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question : " Amelia n'a pas sauté. " Obsédée par cette révélation, Kate s'immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu'elle ne la connaissait pas si bien qu'elle le pensait. À travers les SMS, les mails d'Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l'a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l'attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu'elle avait pu imaginer.
    Une vision singulière du malaise de l'adolescence. Des personnages inoubliables. Un sens du suspense unique. Une critique dithyrambique. Ce premier roman de Kimberly McCreight est un chef-d'oeuvre. Nicole Kidman en a acquis les droits d'adaptation cinématographique pour un film produit par HBO.

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