Langue française

  • Immersion dans un camp de prisonniers durant la Seconde Guerre mondiale.Prisonnier dans un oflag allemand en 1940, Joseph, un officier français, est amené à dire la messe à ses compatriotes. D'évidence, cette charge d'aumônier l'interroge et le bouleverse. Ce trouble affecte les relations qu'il noue avec ses compagnons : Paul, le curé breton qu'il remplace, Henri l'instituteur, Abel le militaire de carrière...
    Qui est véritablement Joseph ? Pourquoi voue-t-il à Werner, l'officier allemand, une si grande reconnaissance ?
    Ce huis clos au coeur d'un conflit mondial met au jour le rapport intime de chacun à la spiritualité et exacerbe les tensions entre les hommes. Comment rester soi-même quand l'histoire nous commande de survivre ? Entre affabulation et vérité, ce roman de la mémoire explore de manière obsédante les doutes des existences et la fidélité des âmes.

  • L'enfance et ses blessures, sous la plume de Cali.
    Seuls les enfants savent aimer.
    Seuls les enfants aperçoivent l'amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
    Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l'amour s'en va.
    Seuls les enfants meurent d'amour.
    Seuls les enfants jouent leur coeur à chaque instant, à chaque souffle.
    À chaque seconde le coeur d'un enfant explose.
    Tu me manques à crever, maman.
    Jusqu'à quand vas-tu mourir ?
    Seuls les enfants savent aimer est lauréat du Prix Méditerranée Roussillon 2018.

  • Une rencontre improbable... Décembre 1944. C'est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d'exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l'enfant, tue l'autre soldat. Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d'une humanité soumise à l'instinct de survie. Aucun personnage de ce roman palpitant n'est blanc ou noir. La guerre s'écrit en gris taché de sang. Une écriture efficace et limpide. Today we live est lauréat du Prix Edmée de La Rochefoucauld 2016. Finaliste Meilleur Premier Roman Lire 2015

  • Dans un monde à la dérive, une femme en fuite, une fillette murée dans le silence, et une ancienne demeure habitée d'un secret. Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l'Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s'ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s'est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l'attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s'adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ? Entre dystopie et conte fantastique, De profundis est un roman hors normes. Une plongée en enfer, doublée d'une fabuleuse histoire d'amour. Lauréate du prix Edmée de La Rochefoucauld 2016.

  • Et l'occupé devint l'occupant.

    Septembre 1945. René Valenton, officier du Renseignement, quitte Londres après huit ans de bons et loyaux services pour être affecté dans la Zone d'Occupation Française en Allemagne (ZOF, capitale Baden-Baden). Il assiste à l'étonnant retournement qui voit les Français occuper un pays dont ils viennent de subir le joug. Une Allemagne dévastée jouxte une France exsangue. Pour les Allemands, c'est un amer destin de servir un maître qui a faim. Pour les Français, c'est tantôt une parenthèse enchantée, tantôt un panier de crabes. Valenton vit le quotidien de l'Allemagne " année zéro " : certains se vengent des Boches, d'autres se vengent de la vie. Tous découvrent que l'après-guerre, ce n'est pas la paix retrouvée. Violence, combines et trafics, traque ou recyclage de nazis, jeux politiciens et règlements de comptes, survie et amours interdites, conflits entre Alliés et prémisses de la Guerre froide : la ZOF est une étrange planète. Valenton y croise des salauds et des gens formidables, parmi lesquels Edgar Morin.


  • Un avocat face à ses doutes et à la vérité.

    Juin 1984. Dans un pavillon de la banlieue parisienne, Martine tue son mari d'un coup de fusil.
    Simon Fogel, brillant avocat pénaliste, accepte de la défendre. Dans le dossier de cette mère de famille sans passé judiciaire qui veut protéger son fils Nicolas, âgé de six ans, il découvre le calvaire d'une femme battue et soumise aux caprices sexuels sordides de son époux violent.
    Les policiers bouclent rapidement le dossier. Des aveux, une coupable, un mobile. Une affaire si facile et banale en apparence, dans laquelle l'avocat peut plaider les circonstances atténuantes. Mais y a-t-il des affaires faciles ?

  • Quelle haine ou quels remords hantent Nividic Vern ? Fraîchement quadra, cet ancien playboy aux cheveux longs obsédé par le corps féminin, dessinateur de BD raté - père artistique de Chob's, le poisson à pieds humains - dresse un bilan bien noir de son parcours. Pas d'enfant, pas d'argent, une existence minable au fond d'un village désertifié d'Ille-et-Vilaine, une épouse caractérielle, une jeune maîtresse qui se prend déjà pour Madame Vern, un ami qui court après sa femme, rien ne va plus, non, plus du tout...
    Pas d'enfant ?... C'est vite dit.
    Un après-midi qu'il traverse en voiture le bois d'Ar Fol, absorbé dans ses pensées douloureuses, une jeune fille en chemise de nuit se jette sous ses roues. Il ralentit, prend la fuite, revient. Personne. Il sort de son véhicule et s'enfonce dans les bois à la recherche de la fille...

  • « Ceci n´est pas un roman.
    C´est un récit... rocambolesque.
    Le récit d´un voyage dans l´imaginaire, c´est-à-dire qui ne répond pas aux lois du réel.
    Pas d´horaires... ni d´avance, ni de retard !
    On part quand on veut.
    On ne revient pas à l´heure dite.
    Personne ne vous attend au pied de la grande horloge.
    Aucun décalage horaire.
    Aucun train ne vous siffle.
    L´esprit suit son chemin, vagabonde...
    Sans carte ni boussole, ce qui n´empêche (n´exclut) ni les sentiments, ni les drames...
    Ni... d´en rire...
    Si l´envie vous en prend. » Raymond Devos Étonnant ! Avec sa faculté d´invention et d´émerveillement sans limites, Raymond Devos nous raconte l´équipée de Max dans un pays au-delà d´un désert imaginaire et de ses mirages. Nous y découvrons d´incroyables personnages prêts à s´embarquer sur une sorte d´Arche de Noé, pour retrouver le monde réel... le seul qui vaille, là où le ciel est le ciel, les étoiles, des étoiles et les êtres des âmes, et pas ces virtuels qu´ils sont, paraît-il, devenus... Un vrai bonheur !

  • Une comédie irrésistible : l'élégance de Billy Wilder, la drôlerie des frères Coen. Gaby, la soixantaine déprimée, est femme de ménage dans les beaux quartiers new-yorkais. Un matin, elle trouve par hasard la combinaison du coffre-fort d'un de ses employeurs, un vieux marchand d'art fortuné. Décidée à mettre la main sur son contenu - et notamment sur un collier ayant autrefois appartenu à Jackie Onassis -, elle imagine un plan particulièrement audacieux. Seulement, cambrioler un appartement huppé de l'Upper East Side, c'est un peu comme plier un drap sans se faire aider, ça demande un certain entraînement...


  • La rencontre de " la norme " et de " l'anormalité "

    Marguerite ne trouve plus de sens à sa vie. Prisonnière d'un système qui l'étouffe, elle rencontre une nuit un homme singulier. Il lui ouvre les portes de son monde, un centre où vivent des êtres dits anormaux, physiquement ou mentalement affectés. Ce lieu offre un nouveau souffle à Marguerite, elle le perçoit comme un havre de rêve, de poésie, d'urgence de vivre. Elle propose aux résidents d'explorer leur imaginaire et leur créativité. Tous se réinventent alors un bonheur volé ou enfoui, au mépris de l'ordre établi. Mais jusqu'où pourront-ils aller ?
    Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? En s'ouvrant aux autres et à leurs différences, on découvre des trésors inattendus. Ce roman jette une passerelle salutaire entre le monde des vaillants - ceux qui vivent sans entraves et l'oublient - et celui des empêchés - ceux qui se battent jour après jours, contraints pour survivre de développer des forces inégalées.

  • Une famille engluée dans sa richesse matérielle - smartphones, écrans divers et autres symboles du " progrès " de la technologie - se retrouve soudain bloquée dans sa luxueuse maison par une violente tempête de neige.
    Pour survivre, chacun sera obligé de se souvenir de l'humain qu'il est ; le père, la mère et les trois enfants devront réapprendre à se parler, à s'écouter, à se regarder, à se toucher, à s'aimer...


  • Le destin hallucinant d'un survivant des camps de la mort.

    Cracovie, au coeur de l'Europe : durant la visite d'une galerie de peintures, de jeunes Français rencontrent un vieillard insolite portant noeud papillon en laine et canne à pommeau. Il se tient immobile devant un tableau représentant des cigognes. Qui est cet homme irradiant tant d'énergie ?
    Au travers d'un récit bouleversant, le vieil homme témoigne de son expérience dans un pays jadis asservi par les nazis. Il livre cette part de vérité sans laquelle il n'est pas de liberté possible. Cette vérité irréparable que l'on porte en soi pour toujours.
    Une poignante leçon d'histoire.

    Le parlement des cigognes est lauréat du Prix Licra 2018.
    Prix de la Licra 2018

  • Pierre Boulle est un diable littéraire dont les facéties sont un enchantement perpétuel. Dans ce recueil de nouvelles inédites (L´Enlèvement de L´Obélisque, Un Etrange événement, Le Message chiffré, Une Mort suspecte, Le Premier avril, Le Coupable, La Croisière de l´Alligator), deux personnages servent de fil conducteur : Merlec et son souffre-douleur Bitard. Un couple inénarrable de drôlerie qui deviendra bien vite une légende.


    Dès les premières lignes de chaque nouvelle, on est pris dans les filets de Pierre Boulle qui restitue ici des atmosphères proches de celles des oeuvres de Agatha Christie, Maurice Leblanc et Edgar Poe.





    Un pur régal.

  • Nicole Rivadavia est une psychanalyste parisienne de 57 ans au bout du rouleau.

    Foufou est un porcelet de six semaines enfermé dans une cabane au fin fond de la Bourgogne.

    Ce livre raconte leur improbable rencontre, et comment ils vont se sauver l´un l´autre.




    Les gens sont les gens est une comédie trépidante se jouant des codes établis : héroïne intellectuelle plongée dans des situations très physiques, cochon débarquant dans un appartement du VIe arrondissement... L´humour imparable de Stéphane Carlier rappelle celui d´Alan Bennett ou de Woody Allen. La langue fluide, les dialogues particulièrement réussis et les personnages secondaires très attachants contribuent au charme de ce roman qui, comme toute bonne comédie, dit un peu plus que ce qu´il raconte : au-delà du divertissement, il offre une réflexion rafraîchissante sur la psychanalyse, et raconte surtout la belle histoire d´une femme qui se réinvente...Une comédie au charme fou.

  • "La paralysie faciale a déformé ses traits. Pour parler de lui, il convient de trouver un ton objectif, ce qui n'est pas si facile. Il est sourd de l'oreille gauche, le préciser est déjà entrer en lui comme par effraction. Il n'est plus jeune, loin s'en faut, et son esprit commence à vagabonder." Ni plainte ni complainte dans ce roman cru et nu où l'auteur fait corps avec son personnage pour tenir une chronique où le scalpel de l'humour noir découpe à vif humeurs et tumeurs.
    Les mots contre les maux. "Les Livres sont des analgésiques", écrit Jean-Claude Pirotte. Ils survivront à cette humanité moribonde où le silence et la mort sont siamois.
    La littérature comme remède. Les ouvrages des écrivains qu'il aime - sa famille élective - font rempart autour de lui. L'écrivain plonge en eux pour revenir à la source, à l'orgueil de finir debout.
    Un chef d'oeuvre de la littérature clandestine, celle qui a pris le maquis et est entrée en résistance.


  • 15 octobre 2015 - 70e anniversaire de l'exécution de Pierre Laval

    " Moi, Josée Laval, dont le nom aujourd'hui fait si peur à certains, j'ai été, dans l'entre-deux-guerres et pendant ces années si passionnantes de l'Occupation, une des reines de Paris. La seule qui ait vraiment compté, la seule qu'on ait autant couverte de fleurs et de cadeaux, de compliments et de louanges, et la seule qui, par sa présence, faisait frémir ou trembler les assistances et les soirées. "

    Elle avait aimé son père jusqu'à la folie. Partis de rien, ils s'étaient élevés ensemble dans le grand monde. Pacifiste et homme de gauche, Laval devint la figure noire de la collaboration. Son procès et sa mort furent qualifiés de " crime judiciaire ". Spectre des années noires, sa fille erra ensuite en solitaire dans la France d'après guerre. Moi, Josée Laval est une pierre lancée à nos figures qui rappelle une histoire terrible dont on a honte.

  • Entouré de jeunes et jolies infirmières, Van Dongen vit ses derniers jours à Monaco en mai 1968. Atteint, entre autres, de la maladie de Parkinson, il n'aura pas le loisir de les déshabiller, de les peindre et de les aimer. Alors il se souvient et reviennent sur ses lèvres ses conquêtes féminines, ses amis Picasso, Max Jacob, Arthur Cravan.
    Cette confession imaginaire est un enchantement perpétuel. Une valse folle dont on voudrait ralentir le rythme pour ne pas arriver à la dernière page.
    C'est aussi un hymne à la vie, à l'amour, aux femmes et à leur corps.

  • Brillant étudiant issu de la bourgeoisie noire d´Atlanta, Douglas Bradley a posé sa candidature à la prestigieuse académie militaire de Colorado Springs. Lorsqu´elle est rejetée par les autorités militaires, c´est la consternation. Grâce à un de ses anciens professeurs, le jeune homme parvient à apprendre les raisons de l´armée : en août 1944, accusé de viol et d´agression, son grand-père, Robert Bradley, a été pendu en France dans un petit village de Normandie. Indigné par l´attitude de son père, qui lui a caché la vérité, Douglas découvre l´existence d´une grand-mère, d´une tante et d´une cousine. Il se lance dans une recherche difficile, retrouve cette famille dont il ignore tout. Sa tante lui fait part de sa conviction profonde de l´innocence de Robert Bradley et lui confie des documents le concernant. Bouleversé, le jeune homme décide de partir pour la France. Auparavant, il a rencontré l´aumônier qui a assisté son grand-père dans ses derniers moments et un ancien du Pittsburgh Courrier, le fleuron de la presse noire des années 1940. Leurs confidences renforcent sa propre croyance en l´innocence de son grand-père.
    En Normandie, il ira de rencontre en rencontre, de découverte en découverte. Des compagnons de son grand-père abattus dans d´étranges circonstances, des soldats de son unité qui ont déserté et dont toute trace a été perdue, un cimetière clandestin où reposent 96 soldats américains condamnés à la peine capitale, tout semble indiquer que Douglas Bradley a involontairement exhumé un squelette bien caché au fond d´un placard. Surveillé puis traqué par des agents de la Defense Intelligence Agency, les services secrets de l´armée, son enquête le conduira au coeur des Ardennes belges où se trouve, peut-être, la clef de l´énigme en la personne du mystérieux survivant du petit noyau des amis de son grand-père. C´est là, entre traques, poursuites et filatures, que Douglas Bradley apprendra l´incroyable vérité.

  • " On venait d'ouvrir le cercueil de Marie de Médicis [...]il était [...]en putréfaction liquide. [...]Sa tête était entière et garnie de beaucoup de cheveux.
    Aussitôt, il a entendu les [...]ouvriers et autres assistants qui accusaient cette princesse du meurtre de son époux. [...]ces imprécations signifiaient néanmoins un hommage [...]rendu à la mémoire d'Henri IV toujours chérie, malgré la haine prononcée contre le nom de roi ! Les ouvriers [...]ont arraché et distribué au hasard ses cheveux. Il m'a confessé avoir alors tendu, au milieu du groupe, une main incertaine qui a réussi à en saisir une petite touffe qu'il a eu soin de conserver... " 1793, la France est assiégée. Prussiens, Autrichiens et Anglais cantonnent à quelques heures de Paris. Le bruit court que le roi de Prusse a fait retenir les loges à l'Opéra. Lyon et Bordeaux sont en rébellion contre la Convention tandis que les Vendéens insurgés ont pris Angers et Saumur. Terreur, sauvagerie et férocité caractérisent cette guerre civile.
    Le conventionnel Barère appelle à la destruction des mausolées royaux. Les sans-culottes applaudissent et l'abbé Grégoire lui-même s'enthousiasme. Les cercueils des rois et reines de France, princes, princesses, religieux et grands de l'État sont ouverts et leurs corps extraits un à un puis jetés dans deux fosses communes.
    Un témoin, Ferdinand Gautier, personnage réel, royaliste et catholique fervent, relate jour par jour ces faits à l'avocat robespierriste Marc Antoine Doudeauville...

  • Les vieux m'emmerdent.Ainsi commenceSérie grise. Le ton est donné. Chronique cynique et acerbe, ce roman décrit, sous le regard d´un vieux, le quotidien d´une maison de retraite.

    Le narrateur, un vieux cynique, s´exerce à l´observation cruelle de ses contemporains, réunis en un monde uniformément clos, une « maison de repos pour adultes valides ».

    Petites maniaqueries et décrépitude aigrie ou consentie, il s´offrira les champs d´un univers qui finit.

    Lucide, son regard sans complaisance sera aussi celui de sa propre dégénérescence, d´une fatale et ultime décroissance.

    Roman de la vieillesse, abordé sur le ton d´un humour forcément caustique puisqu´il est celui d´un regard aigu sur la sénescence qui nous attend chacun.

  • Que sont mes amis devenus... Dans le poème de Rutebeuf, le vent emporte le souvenir des amis. Ici, c'est l'inverse. Les amis occupent, bien après leur disparition, l'esprit de l'auteur.



    Ainsi, il revoie Romain Gary, Joseph Kessel, Georges Brassens, Raymond Devos, Louis Nucéra, Raymond Moretti, Huguette Debaisieux, installés dans le compartiment d'un train imaginaire où les conversations, quelquefois indiscrètes, apportent un regard nouveau sur leurs vies parmi nous.



    Roman de l'amitié, où ces huit amis vont livrer quelques-uns des secrets - n'est-ce-pas Romain Gary ? - qui les ont tourmenté de leur vivant.


    André Asséo fut l'ami des huit héros de ce roman.

  • "La belle France" dans ses oeuvres. À la fin du XIXe siècle... En ce temps-là, Paris est une guerre civile. En ce temps-là, on invente le terme " racisme ", l'expression " socialisme national " et le slogan " La France aux Français ". Les scandales fleurissent. Les attentats anarchistes se multiplient. Les nationalistes préparent un coup d'État. La République vacille. Bientôt, l'affaire Dreyfus cristallisera toutes les passions. Romain Delorme est jeune et audacieux. Son mentor, l'ex-préfet de police Andrieux, un deus ex machina proche de Clemenceau, a fait de lui son agent au coeur du mouvement antisémite. Romain est devenu l'ami du marquis de Morès, redoutable duelliste, de ses gardes du corps, les terribles bouchers de La Villette, de Jules Guérin - dont le journal L'Antijuif et l'épisode du Fort Chabrol immortaliseront le nom -, et d'Édouard Drumont, l'auteur de La France juive qui, dans les colonnes de La Libre Parole, exalte la haine des Juifs. Il devra feindre, ruser, prendre des risques inouïs avant d'être mêlé à une affaire insensée autant qu'incroyable, l'assassinat d'Émile Zola, et de découvrir le secret de ses propres origines. De la Commune de Paris à la Libération, un roman noir historique à la documentation impressionnante. Palpitant.

  • " Pour ne pas me quitter vraiment, il avait pris ma place. " " Ce qui me laissait plantée là, je n'arrivais pas à l'exprimer. Pourtant, j'en comprenais confusément le sens. C'était quelque chose de l'ordre de l'adieu. Pas à la maison. Pas à Franck, non plus. Mais à notre amitié. [...] Je savais que nous ne nous retrouverions pas. Mais je restais fidèle. Pas à lui, mais à mon passé. À ce qui restait de lui en moi. Et, pendant toutes ces années, je n'ai pas voulu voir. Je n'ai pas voulu voir qu'il ne partait pas. Je n'ai pas voulu voir, alors qu'il évitait de me côtoyer, qu'il prenait place dans ma vie. Qu'il se glissait dans ma famille. Qu'il s'enroulait autour des miens. Qu'il occupait mes amis. Qu'il habitait mes engagements. Pour ne pas me quitter vraiment, il avait pris ma place. " C. H.


  • Une sidération littéraire

    Deux femmes aux antipodes du monde, de l'âge, du siècle, de l'humanité, de la survie.
    Une adolescente impubère, dans sa tribu primitive aux confins du désert, lutte pour échapper à la tradition sacrificielle qui pèse sur elle depuis sa naissance.
    Une vieille dame indigne sur une plage californienne, au crépuscule de son existence, s'acharne à étouffer sa mémoire et à endiguer les marées de souvenirs qui refluent inexorablement.
    Deux petites reines, deux tours en feu.

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