Le Centre de diffusion 3D

  • Cette nouvelle parution d'ESPACE présente un dossier sur le diorama tel qu'il s'expose en art contemporain. Vu l'importance du phénomène, son actualité et l'usage terminologique du diorama qui est maintenant courant, la revue nous propose d'interroger les liens qu'il entretient avec le diorama populaire et muséal, ce qui l'en distingue et quel est la portée de cette récupération. Les oeuvres de Xu Zhen, Dominique Gonzalez-Foerster, Kent Monkman et Vicky Sabourin sont notamment à l'étude. Hors dossier, les comptes-rendus de Generation - 25 Years of Contemporary Art in Scotland, de l'exposition 399 days de Rachel Kneebone, de la rétrospective Niki de Saint-Phalle et de la de la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, entre autres.

  • Le dossier « Espace cartographié », dirigé par André-Louis Paré, s'intéresse aux ¬manoeuvres¬ artistiques axées autour de la cartographie. Parmi les nombreuses approches recensées dans ce numéro double très étoffé, nous retrouvons les « topographies du pouvoir » de Mark Lombardi, l'imaginaire cartographique dans les oeuvres de Pierre-Alexandre Remy, la géolocalisation comme inspiration chez David Renaud et la nostalgie du voyage dans l'oeuvre de Jean-Yves Vigneau, pour ne nommer que ceux-ci. La section « Événements » présente la critique de Laurent Vernet sur l'exposition ¬Oh, Canada¬, qui tenait l'affiche au ¬MASS MoCA¬ jusqu'en avril dernier, revient sur les installations transdisciplinaires de Louise Viger que l'on a pu voir au ¬Centre d'exposition Circa¬ à l'automne 2012 et commente l'¬Ultime Dialogue¬ de Roland Poulin, une exposition qui réunissait les plus récentes sculptures de l'artiste au ¬Battat Contemporary¬ de Montréal.

  • Intitulé « Espace architecturé », le dossier de cette édition regroupe des textes signés André-Louis Paré, Nycole Paquin, Éric Valentin et Jessica Li. Il y est question, notamment, de Collective Folie, la tour gigantesque de Tadashi Kawamata au parc de la Villette à Paris, de l'univers à couper le souffle de Dale Chihuly au MBAM, de l'installation de Yam Lau à la Fonderie Darling, et du travail de Claes Oldenburg et Coosje van Bruggen abordé sous l'angle de la sculpture comme subversion de l'architecture. Hors dossier, un retour sur la temporalité des oeuvres publiques, un entretien avec Laurent Gagnon et un compte-rendu de l'exposition Michel de Broin au MAC, entre autres.

  • Lorsqu'il s'agit de restaurer une oeuvre, des théories souvent opposées s'affrontent : conserver ou restaurer? Comment affronter les défis du financement? Quel devrait être le rapport entre l'artiste et le restaurateur d'une oeuvre? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce dossier élaboré par Serge Fisette, directeur et rédacteur en chef de la revue Espace. Hors dossier, une chronique sur l'art public est inaugurée par un texte d'Aseman Sabet et la section Événements revient notamment sur la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli de juillet dernier, l'exposition Construct de Zeke Moores et Se connaître de Mathieu Valade.

  • Avec ce numéro 107, la revue Espace inaugure un nouveau format, logo et design. Pour marquer le coup, le dossier « Re-penser la sculpture? » propose de se questionner sur ce que veut dire la pratique de ce medium aujourd'hui. Après un bref historique de la sculpture depuis les années 1960-1970, certaines propositions d'artistes (Tatiana Trouvé, Guillaume Leblon, Thea Djordjaze) sont interrogées dans leur rapport au concept de « champ élargi » avancé par Rosalind Krauss. La question de l'ombre projetée en sculpture (Tim Noble & Sue Webster, Mac Adams, mounir fatmi), trop peu souvent analysée, est aussi investiguée, ainsi que le travail d'artistes de la jeune génération (Francis Arguin, Chloé Desjardins, Dominic Papillon), caractérisé par une esthétique de la répétition.

  • Ce numéro présente le deuxième volet de la réflexion « Re-penser la sculpture? » en vue de découvrir d'autres façons de contribuer au passage pouvant avoir lieu entre la sculpture, reconnue comme médium, et celle exigeant d'autres usages de l'espace. Un essai de Maxime Coulombe, « La sculpture, vous dites? », une analyse de Marie-Hélène Leblanc, « L'homme et la machine dans la sculpture comme dans la guerre », et un entretien avec Guillaume Labrie sont notamment au menu. Hors dossier, Josianne Poirier étudie « Le paysage sonore comme matière », Rupert Nuttle s'entretient avec Derya Akay et les comptes-rendus de la dernière Manif d'art de Québec, de Chantier Libre 4 et le troisième acte de la trilogie de Sarah Pierce.

  • Dirigé par Laurent Vernet, le dossier du numéro 105 d'Espace envisage le fameux ouvrage de Guy Debord, La société du spectacle, en l'appliquant au champs des arts visuels. À quels signes peut-on reconnaître que le système capitaliste a transformé le monde de l'art pour en faire une industrie du spectacle comme les autres? Les collaboratrices Josianne Poirier, Julie Boivin et Catherine Lalonde abordent divers points de vue sur la question, notamment à travers l'analyse de la sculpture lumineuse Intersection articulée (Raphael Lozano-Hemmer), présentée en 2011 lors de la Triennale québécoise, et une entrevue avec le galeriste René Blouin. Afin de souligner les 25 ans du centre d'exposition CIRCA, Espace ouvre ses pages à cette institution passionnée pour la « sculpture au champ élargi » et présente quelques expositions marquantes de son histoire.

  • En ce début du XXIe siècle, les enjeux que soulève l'écologie s'ouvrent sur un véritable champ de bataille. Mais qu'en est-il sur le plan artistique? Souvent les artistes se retrouvent dans des consensus visuels ou plastiques indexant la forme à « la mission » écologique. Elles conduisent à penser de façon « écologiquement correct » sans que cela soit pour autant artistiquement intéressant. Coincées entre ces paradoxes, les pratiques de l'écologie peinent à trouver leur forme. Ce dossier de la revue ESPACE art actuel tente non pas d'y remédier, mais de soulever le problème dès lors que la thématique nécessairement oscille entre des enjeux éthiques et esthétiques. Parmi les oeuvres abordées dans ce numéro : le projet Trading routes, développé en réaction à l'exploitation du pétrole en Colombie-Britannique, la vidéo Aftermaths d'Isabelle Hayeur, dans laquelle il est question des conséquences de l'ouragan Katrina en 2005, et les interventions publiques de Nicolás Uriburu et son association sporadique avec le groupe militant Greenpeace.

  • À partir des années 1960, plusieurs jeunes artistes ont été sensibles à l'idée de revoir la notion de commémoration. Aujourd'hui, c'est l'idée du contre-monument qui tente de répondre à certaines interrogations concernant la lourdeur monumentale et son manque de dynamisme mémoriel. Le dossier « Monuments / Contre-monuments » s'intéresse à deux différents types de contre-monuments et offre un portrait juste des nouvelles dimensions commémoratives au sein de l'histoire collective. Parmi les oeuvres analysées, nous retrouvons Gramsci Monument (Thomas Hirschhorn), Soft Power (Alexandra Pirici) et le Mémorial de l'abolition de l'esclavage à Nantes (Krzysztof Wodiczko et Julian Bonder). Pour compléter le dossier, un texte sur la genèse du désormais contesté projet Monument aux victimes du communisme à être érigé à Ottawa, entre autres.

  • Le visage : un grand classique de l'art depuis toujours. En buste ou en portrait, il a longtemps exprimé un certain idéal de l'être humain; il introduit également le rapport au monde, à l'autre, le vis-à-vis. Cet automne, Espace place tous ces Visages au centre des pratiques et perspectives en art actuel. Nous en découvrons de nouvelles optiques et de nouvelles lectures de l'identité, telles que les figures expressives du Franz Xaver Messerschmidt, le masque autochtone, l'égoportrait ou la surveillance de la biométrie. Hors dossier, Jérôme Delgado revient sur l'exposition protéiforme Peut mieux faire, basée sur un matériau imposé, le cahier d'exercices Canada Hilroy. Alain-Martin Richard nous présente Les Attracteurs, trente-six graciles sculptures de bronze installées dans le quartier Saint-Roch à Québec. Magnifiquement illustrée et bilingue, la revue propose également de nombreux comptes rendus de livres et d'expositions, allant de Montréal à Sherbrooke en passant par Bruxelles et Helsinki.

  • Lorsqu'il est question de migrations humaines, spontanément nous pensons aux personnes qui, de par le monde, sont dans l'obligation de quitter leur pays pour un autre, considéré plus sécuritaire. Les raisons de ces migrations forcées sont multiples : politique, économique, ethnique, religieuse, voire de plus en plus climatique. Dans le domaine artistique, le phénomène migratoire se présente sous divers aspects. Contrairement aux données statistiques, celui-ci se montre sous forme de récits, mais aussi de productions d'objets symbolisant l'expérience exilique. Parmi les textes de ce dossier intitulé « Migrations_Frontières », notons la contribution personnelle de l'artiste Michael Blum sur le thème de la frontière comme construction humaine, le commentaire de Geneviève Chevalier, historienne de l'art, sur l'évolution de l'événement américano-mexicain inSite et l'analyse de Bernard Lamarche à propos de certaines actions transculturelles de l'artiste François Morelli, entre autres.

  • Depuis quelque temps deja, plusieurs expositions d'arts visuels font la part belle aux objets. Non pas les objets qui ont deja une valeur esthetique inherente a ce qu'elle represente au sein du monde de l'art, mais plutot ceux qui partagent notre quotidien et qui s'accumulent autour de nous, alors que certains, devenus inutiles, pourraient etre detruits. Mais pourquoi s'y interesser dans le domaine de l'art contemporain ? Est-ce une facon de resister au systeme des objets voue a la deterioration programmee ? Est-ce pour combattre l'esthetique de l'immaterialite, en soulignant l'importance de s'entourer de choses qui, en tant qu'objet d'affection, participent de notre subjectivite ? En leur offrant une « seconde vie », ce phenomene de reinscription d'objets au sein d'une ecologie de la conservation est-il si eloigne de ce que l'on entend par objet-fetiche?

  • « Faire statue » : voici le thème qui inaugure le 30e anniversaire d'Espace art actuel. Il s'agit de mettre en lumière des actes performatifs s'appropriant certains aspects de la statuaire, des années 1960 aux oeuvres les plus contemporaines. Pourquoi cette fascination prégnante pour le corps immobile? Quels fantasmes révèle-t-elle? Quels rapports entre action et inaction? Sept auteurs s'emparent du sujet. Défis d'endurance de la statuaire, effet comique du corps-sculpture, réminiscences des mythes de Pygmalion et de Galatée, correspondances entre le corps humain et l'objet : autant de thèmes fouillés à travers l'analyse de corpus précis, d'hier à d'aujourd'hui. En entrevue avec Sylvie Tourangeau, les artistes Julie Laurin, Victoria Stanton et Nicole Panneton, qui déambulent et justement « font statue » dans l'espace public, s'expriment aussi sur leur pratique. Vous trouverez également dans ce numéro d'hiver d'Espace les habituels comptes rendus d'expositions ainsi que des recensions de livres.

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