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  • Cit. "Le vin exalte la volonté, le haschisch l'annihile. Le vin est support physique, le haschisch est une arme pour le suicide. Le vin rend bon et sociable. Le haschisch est isolant. L'un est laborieux pour ainsi dire, l'autre essentiellement paresseux. À quoi bon, en effet, travailler, labourer, écrire, fabriquer quoi que ce soit, quand on peut emporter le paradis d'un seul coup? Enfin le vin est pour le peuple qui travaille et qui mérite d'en boire."
    En 1851, le poète Charles Baudelaire rédigeait un texte en prose intitulé Du vin et du haschisch, comparés comme moyens de multiplication de l'individualité. Une analyse fine et comparée des effets du vin et du haschich.
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  • Extrait : « Ces passages, nouvelle invention du luxe industriel, sont des galeries recouvertes de verre, lambrissées de marbre, qui traversent des blocs entiers d'immeubles dont les propriétaires se sont regroupés en vue de telles spéculations. De part et d'autre de ces galeries, qui reçoivent le jour d'en haut, s'alignent les boutiques les plus élégantes, en sorte qu'un pareil passage est une ville, un monde en miniature. »
    Certaines lectures rendent heureux ou frappent par leur intelligence. Walter Benjamin fait parti de ces rares auteurs qui nous procurent un plaisir unique en nous invitant à nous replonger dans le vieux Paris, la France de jadis qui fut aussi son monde, cette France si lointaine pour nos contemporains, si grande et intime à la fois...


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  • "L'absorption de cinq substances, découvertes depuis environ deux siècles et introduites dans l'économie humaine, a pris depuis quelques années des développements si excessifs, que les sociétés modernes peuvent s'en trouver modifiées d'une manière inappréciable. Ces cinq substances sont : 1° L'eau-de-vie ou alcool, base de toutes les liqueurs, dont l'apparition date des dernières années du règne de Louis XIV, et qui furent inventées pour réchauffer les glaces de sa vieillesse. 2° Le sucre. Cette substance n'a envahi l'alimentation populaire que récemment, alors que l'industrie française a su la fabriquer en grandes quantités et la remettre à son ancien prix, lequel diminuera certes encore, malgré le fisc, qui la guette pour l'imposer. 3° Le thé, connu depuis une cinquantaine d'années. 4° Le café. Quoique anciennement découvert par les Arabes, l'Europe ne fit un grand usage de cet excitant que vers le milieu du dix-huitième siècle. 5° Le tabac, dont l'usage par la combustion n'est devenu général et excessif que depuis la paix en France. Examinons d'abord la question, en nous plaçant au point de vue le plus élevé..." (Honoré de Balzac)




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  • L'amour des livres

    Jules Janin

    Cit. : « Georges, mon jeune confrère en bibliophilie, il faut tout d'abord que je vous félicite de ce grand amour qui vous a pris, si jeune encore, pour les beaux livres. « Les livres ont toujours été la passion des honnêtes gens ! » (Jules Janin)
    De la pierre gravée en passant par le papyrus jusqu'au papier, et les nombreuses tablettes et liseuses aujourd'hui, l'Ecrit au sens noble du terme se transmet et reste. Comme la passion et l'amour partagés des beaux livres. Et n'est-ce pas là l'essentiel ? Que nous importe le reste...

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  • Citation (Extrait) :
    « LORSQU'ON parcourt les diverses contrées de l'Europe, on est frappé d'un spectacle très extraordinaire et en apparence inexplicable.
    Les pays qui paraissent les plus misérables sont ceux qui, en réalité, comptent le moins d'indigents, et chez les peuples dont vous admirez l'opulence, une partie de la population est obligée pour vivre d'avoir recours aux dons de l'autre.
    Traversez les campagnes de l'Angleterre, vous vous croirez transporté dans l'Eden de la civilisation moderne. Des routes magnifiquement entretenues, de fraîches et propres demeures, de gras troupeaux errant dans de riches prairies, des cultivateurs pleins de force et de santé, la richesse plus éblouissante qu'en aucun pays du monde, la simple aisance plus ornée et plus recherchée qu'ailleurs ; partout l'aspect du soin, du bien-être et des loisirs ; un air de prospérité universelle qu'on croit respirer dans l'atmosphère elle-même et qui fait tressaillir le coeur à chaque pas : telle apparaît l'Angleterre aux premiers regards du voyageur.
    Pénétrez maintenant dans l'intérieur des communes ; examinez les registres des paroisses, et vous découvrirez avec un inexprimable étonnement que le sixième des habitants de ce florissant royaume vit aux dépens de la charité publique. »

    Un texte fort et courageux où Tocqueville expose une analyse éclairée de la misère sociale en Europe. Un ouvrage intemporel, comme si la misère de jadis, n'était au fond en rien différente de celle d'aujourd'hui...
    Suivi d'un texte inédit de Tocqueville « Second mémoire sur le paupérisme »

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  • Deux récits par Jack London sur la misère sociale, agréables à lire par la simplicité et la vivacité du style comme d'ailleurs tous les romans de cet auteur intournable, mais également d'une grande valeur sociologique.

    Tout d'abord « Le peuple de l'abîme ».
    Ce roman est un livre dur, qui décrit la misère dans ce qu'elle a de plus abjecte. Pendant plusieurs semaines Jack London, grimé en clochard observe et nous raconte ce qu'il a vu dans cette société misérable de Londres du début du 20ème siècle.
    Comme Orwell, tous deux précurseurs, il s'enfonce dans la cloche pour dénoncer.
    Cet ouvrage est une dénonciation édifiante mais aussi un magnifique cri de révolte.

    Suivi de « Les vagabonds du rail »
    Auto-biographie de l'auteur, cet excellent "roman" raconte son début de vie dans la misère, sa vie de hobo, vagabond du rail.
    Comme ses déplacements périlleux sur et sous les trains de marchandises, ses astuces pour gruger les contrôleurs, ses astuces pour essayer de manger un peu...


    Avec les traductions de Louis Postif et de Paul Gruyer.


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  • Que dit la Bible de l'homosexualité ? Et quelles solutions concrètes propose l'Eglise du XXIème siècle ?

    Voici un exposé clair et précis sur le rôle social de l'Eglise catholique de France dans son rapport moderne à la sexualité et à la gestion morale du fait homosexuel.

    Par Alexandre Ferrer, professeur de philosophie qui est toujours l'un des animateurs et des trois correcteurs de la formation théologique du diocèse par nomination de l'évêque et des autorités de l'Université Catholique de Toulouse.

  • Nous pouvons observer trois catégories de procès. Il y avait d'abord les crimes des animaux domestiques individuels qui relevaient de la justice civile. Ensuite il y avait les délits commis par des groupes d'animaux, surtout perpétrés par des insectes ou des petits rongeurs et qui étaient jugés par l'Église. Enfin, il y avait les animaux accusés de complicité aux crimes de bestialité, donc à caractère sexuel, et qui étaient accompagnés de l'homme ou la femme ayant commis l'acte en question. Ce dernier genre de délit était souvent associé à la sorcellerie. (Nathalie Lavictoire - Université du Québec à Montréal)

    Pour exemples de sanctions :
    « A Falaise, en 1386, une truie infanticide fut pendues : sous vêtements et masque humains ; elle portait des gants... comme son bourreau !
    De nombreux pauvres chats ont été jugés et livrés aux flammes, car on croyait qu'ils pouvaient être la métamorphoses de sorcières, ou de femmes vendues à Satan.
    1735, un âne fut arquebusé par sentence du magistrat de Clermont en Picardie pour avoir mordu sa nouvelle maîtresse. »

    L'ouvrage d'Émile Agnel, recèle d'exemples curieux et qui à la lumière de notre époque moderne, peuvent apparaître extraordinaires ! Un voyage dans le temps à travers le procès des animaux !

    Suivi de Histoire des singes et autres animaux curieux, par Pons Augustin Alletz. Excellent manuel pratique de biologie sur l'instinct animal. Alletz, avocat, né à Montpellier, est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages estimables, qui sont surtout des compilations et des ouvrages d'instruction élémentaire. L'Université de Paris en a adopté quelques-uns (Barbier I/985; Hoefer NBG II/156).


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  • Royaume emporté par la violence des eaux, comme un paradis à jamais perdu, civilisation hors du commun que les dieux décidèrent d'anéantir, l'Atlantide reste toujours l'une des plus grandes énigmes de notre monde. Légende ou réalité ?

    A vous-même d'en juger, avec cette étude de référence, sérieuse et fouillée, prenant essentiellement appui sur la Géographie et l'Histoire ancienne.

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  • « Un jour on vous parle d'Emmaüs.


    Alors vous reprenez confiance. On ne vous demande rien. On vous offre un repas, un toit, un travail.


    C'est formidable sur le moment !


    Mais toute médaille a son revers. »


    Propos de compagon.




    Présentation de l'éditeur :

    Une enquête choc au coeur de la misère sociale en 2013. Aucun ne se doutait alors qu'Emmanuel Feyikemi pouvait savoir simplement lire et écrire, et encore moins qu'il puisse être titulaire d'un diplôme de docteur en sociologie.... Cantonné aux activités les moins valorisées de ce centre social, l'immersion a été totale et c'est une vue de l'intérieur que nous propose ce document plus que jamais actuel.

  • Citation :
    « Le contraste que présentent les trois divisions de cette ville est celui que la civilisation offre dans toutes les grandes capitales ; mais il est plus heurté à Londres que nulle autre part. On passe de cette active population de la Cité qui a pour unique mobile le désir du gain à cette aristocratie hautaine, méprisante, qui vient à Londres deux mois chaque année, pour échapper à son ennui et faire étalage d'un luxe effréné, ou pour y jouir du sentiment de sa grandeur par le spectacle de la misère du peuple ! ... Dans les lieux où habite le pauvre, on rencontre des masses d'ouvriers maigres, pâles, et dont les enfants, sales et déguenillés, ont des mines piteuses. » (Flora Tristan)

    Alors qu'en 1839 Flora Tristan vit à Londres, capitale dont elle n'apprécie pas le contexte social, elle décide néanmoins de lui consacrer un ouvrage mettant en exergue toute la force et la misère de cette mégapole. Loin des clichés des belles lettres de l'époque, Flora Tristan va promener son lectorat à travers les quartiers insalubres et miséreux de Londres à la recherche de tous ceux dont on parle peu, et dépeindre ainsi une réalité très éloignée de l'image de capitale moderne d'un État puissant et économiquement fort. Londres, ville tentaculaire apparaît comme un monstre industriel avec ses docks et ses entrepôts interminables le long desquels des navires de toutes tailles attendent leurs marchandises pour les porter à l'autre bout du monde. Londres, dont l'horizon est barré de dômes, de clochers, de cheminées d'usines crachant leurs fumées noires est une capitale résolument moderne avec ses grandes avenues éclairées au gaz et ses boutiques illuminées.
    Londres divisée en trois secteurs distincts qui ne se rencontrent jamais ou si peu ...


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  • "Le monde est la patrie du joueur d'échecs ; c'est une profession ou un amusement cosmopolite. L'échiquier est un alphabet universel à la portée de toutes les nations. Le bonze joue aux échecs dans la pagode de Jagrenat ; l'esclave, porteur de palanquins, médite un mat contre un roi de caillou, sur un échiquier tracé dans la sable de la presqu'île du Gange ; l'évêque d'Islande charme le semestre nocturne de son hiver polaire avec les combinaisons du gambit du roi, et le début du capitaine Évans ; sous toutes les zones, les soixante-quatre cases du noble jeu consolent les ennuis du genre humain..." (Joseph Mery "Le joueur d'échecs")
    Suivi d'une étude passionnante sur le jeu des échecs par l'historien français Louis Dubois : "Recherches sur le jeu des échecs".


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  • Cit. : "Si je n'avais consulté que mes forces et mon état de santé, je ne me serais pas risqué à prendre la parole, ce soir, devant vous. Mais je n'ai pas voulu me dérober à l'honneur de présider cette première réunion, - ne fût-ce que pour ne point paraître reculer devant les appréhensions, non justifiées, j'espère, des plus timides de nos amis..."
    La haine des socialistes comme des gauchistes, venant d'un député de droite en ce début de vingtième siècle, M. Leroy-Beaulieu, est-elle pour vous surprenante ? Non sans doute, mais aujourd'hui sûrement l'est-elle encore moins. Quand le socialisme de jadis rappelle l'immobilisme de nos temps actuels, alors comme ce cher député, nous aurions peut-être eu nous aussi tendance à infléchir sans ambages notre pensée en ce sens : antisocialiste !


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  • Les singes

    Rene Delorme

    "Où finit l'Homme ? Où commence le Singe ? Voilà des questions terriblement embarrassantes ! Il faut cependant les examiner avant de rien dire. Si, par hasard, il était démontré que le Singe est un arrière-petit-cousin de l'homme, quel regret n'éprouverions-nous pas en effet d'avoir parlé avec irrévérence d'un de nos parents éloignés ! Si, au contraire, il était avéré que le singe n'est qu'un simple animal, alors nous aurions libre carrière et nous ne nous exposerions à aucun remords en risquant quelques critiques. Qu'est-ce donc que le Singe ? Herder répond : « Mon frère aîné. » Faut-il s'en tenir à cette opinion d'un Allemand modeste ?.." (René Delorme)


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  • "Dans la distribution des maux de cette terre, chaque peuple a eu son fléau, chaque époque sa plaie. Tantôt ç'a été la famine, tantôt la peste, tantôt la guerre, tantôt les inondations, tantôt le bouleversement des idées, des fortunes, des religions, des empires. Sous quelque forme que ces maux se soient produits, ils ont toujours eu pour effet un autre mal, - le seul qui toujours ait survécu à tous les autres ; - mal chronique, enraciné, persistant ; mal qui prend chaque jour une extension terrible, fatale, immense... LA MISÈRE !..." (L. M. Moreau-Christophe)


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  • Cit. : « Ce qui illusionne souvent sur le rôle utile des gouvernements, et les limites de ce rôle, c'est que leur puissance, faible pour le bien, est au contraire considérable pour le mal. Il fut toujours aisé de détruire et difficile de bâtir. Aujourd'hui, nous n'avons pas à nous défendre seulement contre les rigides nécessités économiques de l'heure présente, mais encore contre le zèle désastreux de législateurs légiférant au hasard, suivant les impulsions du moment. »
    La politique vue par Gustave Le Bon. Comme une illusion à laquelle nous croyons à chaque génération nouvelle. Une idée qui donne comme un avatar d'espoir. Un projet qui nous promet toujours plus, toujours le plus bel des horizons. Mais à l'arrivée qu'est-ce qui nous attend réellement dans notre petite vie ? Rien dirait l'autre. Seules des illusions qui font éternellement le lit du politique.


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  • "J'avais seize ans, lorsque je vis pour la première fois la Conciergerie. Quelle prison c'était alors ! Une prison de l'ancien régime, belle d'horreur, hideuse de poésie ! Un amas de cachots ; un dédale de corridors sombres et de voûtes infernales ! Du front vous touchiez la poutre qui écrasait le guichet d'entrée ; ployé en deux, vous aviez peine à le franchir. Un réverbère, à la clarté rouge, brûlait éternellement sous le porche. Là, il y avait encore des faces noires de geôliers, des paquets de clefs retentissantes, des barreaux de fer obstruant l'air et la lumière ; je m'en souviendrai toujours : de telles images ne périssent point dans la mémoire ; elles projettent leur ombre sur toute une vie..." (Philarète Chasles)

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  • Dans « Au bagne », Albert Londres raconte son voyage à Cayenne, à une époque, encore très récente, où les condamnés français Au bagne partaient purger leur peine.
    L'auteur est journaliste et le style de son écriture n'est pas celui d'un romancier. Il nous livre des faits, nous raconte ce qu'il voit...
    Comme une plongée "mortifère" dans l'univers du bagne français. Une histoire de "France" méconnue, peu glorieuse pour l'administration d'un état égalitaire...
    Une grande enquête d'un grand reporter.

    Son texte a aboutira à l'abandon du bagne et de ses scandaleuses pratiques en 1932...

    Edition intégrale avec sa "Lettre ouverte à M. le Ministre des Colonies" in fine.

    Suivi de « Adieu Cayenne » : ou le récit de l'évasion d'Eugène Dieudonné, menuisier anarchiste condamné sans preuve pour avoir appartenu à « la bande à Bonnot » et qu'Albert Londres rencontra quelques années plus tard au Brésil...



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