Goutte d'or

  • Que se passe-t-il derrière les murs d'un commissariat ?Après avoir intégré la police, Valentin Gendrot a, durant six mois, travaillé au commissariat du 19e arrondissement de Paris. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent régulièrement des coups à des jeunes hommes noirs et arabes qu'ils surnomment "les bâtards".Valentin Gendrot ne cache rien : précarité des conditions de travail, le suicide d'un collègue du commissariat, propos racistes, bavures, violence. Il raconte,Cette infiltration unique nous délivre les secrets que seuls les policiers partagent ; Valentin Gendrot nous ouvre l'antichambre où personne n'est jamais entré.

    L'identité de l'auteur ne peut pas être dévoilée.

  • « Hello, je suis une "impliquée". Greg, mon meilleur ami, mon pilier, est toujours hospitalisé. C'est dur, très dur... » : le 8 décembre 2015, une certaine Flo rejoint le groupe Facebook de l'association des victimes des attentats du 13 novembre 2015. Elle se présente comme une styliste ayant travaillé dans l'événementiel, passionnée de rock et de tatouages. Bénévole infatigable, Flo devient vite un membre incontournable de l'association et finit par y décrocher un CDD. Sauf qu'un jour, un contrat falsifié fait tiquer une bénévole. D'autant que personne n'a jamais réussi à rencontrer le fameux Greg, ami de Flo blessé au Bataclan.

    Né en 1975, Alexandre Kauffmann a suivi des études de philosophie avant de rejoindre l'IEP de Paris. À la fois romancier (Mauvais Numéro, Le Faux fuyant ou encore Black Museum) et reporter indépendant pour la presse (Géo, Le Monde, Les Echos...), il a réalisé de nombreux sujets à l'étranger. Après avoir vécu deux ans en Tanzanie, il revient vivre à Paris en 2014 et s'investit dans des récits et des reportages sur les questions de drogues et de police (Surdose, Goutte d'or, 2018).

  • Surdose

    Alexandre Kauffmann

    Quel est le point commun entre un dentiste, une jeune fille de bonne famille et un informaticien ? Tous trois sont morts d'une overdose à Paris, en 2016, l'une après avoir pris de la cocaïne, l'autre de la MDMA et le troisième à cause d'un mélange de méphédrone et de GHB.

    Après un an d'immersion au sein du groupe Surdoses, entité marginale de la brigade des stups qui enquête sur les morts par overdose à Paris, le journaliste Alexandre Kauffmann livre un récit écrit comme un polar. Il démarre avec les indices laissés sur les corps et les téléphones de ces trois victimes.

    Au fil des pages, le lecteur remonte jusqu'aux "cocaïne call center" des dealers, plonge dans la vie intime des victimes et pénètre l'univers des soldats engagés dans une guerre don quichottesque contre la drogue.

    Reporter freelance pour la presse française (Géo, Le Monde, Les Échos...), Alexandre Kauffmann a vécu à Madagascar et en Tanzanie. Il a déjà publié quatre romans (Influenza, Éditions des Équateurs, 2006 ; Stupéfiants, Flammarion, 2017) et deux récits de voyage. Surdose, écrit après un an d'immersion au sein de la brigade chargée d'enquêter sur les morts par overdose à Paris, est son premier livre de non fiction.

  • Louisa

    Lou Syrah

    Le 30 juin 1994, à Roubaix, Louisa Lardjoune, 19 ans, fait une énième "crise". Sa famille appelle un imam exorciste. Quand Mohamed Kerzazi entre chez elle, il attrape la jeune femme par le cou. Verdict : "Possession." Cinq heures plus tard, après d'étranges rituels, le coeur de Louisa cesse de battre.

    La presse nationale s'emballe. La famille ne porte pas plainte, et nombre de religieux musulmans, chrétiens et juifs défendent ces pratiques païennes ancestrales et codifiées.

    En reconstituant ce fait divers, Lou Syrah plonge dans sa propre histoire : sa ville Roubaix, ses insomnies, son grand-père exorciste, son père exorcisé. Une quête aux frontières de la folie qui la conduira devant la porte de l'imam condamné à sept ans de prison pour "l'homicide involontaire" de Louisa.

    Lou Syrah est journaliste indépendante, passée un an dans la rédaction du Canard enchaîné, elle pige aujourd'hui pour Mediapart. Elle partage sa vie entre la banlieue parisienne, le nord de la France, la Suisse et l'Algérie. Possédée est son premier livre.

  • "Consommateur de porno, j'ai décidé de traverser l'écran." Pendant un an, Robin d'Angelo a infiltré le milieu du porno amateur, incarné en France par la puissante entreprise Jacquie & Michel. Pour réaliser cette prouesse, le journaliste a franchi toutes les lignes rouges : publier des articles complaisants dans Playboy, s'improviser caméraman, jouer un mari trompé sur un tournage ou encore enfiler une cagoule pour participer à un bukkake. Une plongée dans l'intimité des actrices qui dévoile l'absence récurrente de consentement, le non-respect du droit du travail et des pratiques contraires à la dignité humaine.


    Robin d'Angelo, 32 ans, est journaliste indépendant après avoir été rédacteur en chef du site d'information Streetpress. Il collabore avec les journaux Libération, Néon, Playboy ou encore Society.

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