Globe

  • Fille, femme, autre

    Bernardine Evaristo

    Amma, Dominique, Yazz, Shirley, Carole, Bummi, LaTisha, Megan devenue Morgan, Hattie, Penelope, Winsome, Grace.
    Il y a dans ce livre plus de femmes noires que Bernardine Evaristo n'en a vu à la télévision durant toute son enfance. La plus jeune a dix-neuf ans, la plus âgée, quatre-vingt-treize.
    Douze femmes puissantes, apôtres du féminisme et de la liberté, chacune à sa manière, d'un bout du siècle à l'autre, cherche un avenir, une maison, l'amour, un père perdu, une mère absente, une identité, un genre - il, elle, iel - une existence et, au passage le bonheur.
    Foisonnant, symphonique, écrit dans un style aussi libre et entraînant que le sont ses héroïnes, le roman de Bernardine Evaristo poursuit son titre : Fille, femme, autre...
    Douze récits s'entremêlent, se répondent, riment et raisonnent. Douze vies s'épaulent et s'opposent. Chacune des douze est en quête et en conquête, de place, de classe, de traces, d'elle-même, des autres, de cet autrui en elle qui a déjà traversé maintes frontières, et a le front de vouloir encore exploser celles qui restent.

  • Maid

    Stéphanie Land

    Il est arrivé qu'un écrivain devienne femme de ménage. Pour vivre de l'intérieur une condition sociale qui n'était pas la sienne, et pouvoir témoigner, dénoncer les conditions de travail indignes, les horaires inhumains, mettre sa plume au service de celles que personne n'écoute. Ce fut le cas de Florence Aubenas, et de Barbara Ehrenreich qui signe la préface de ce livre. Mais il arrive - plus rarement - que ce soit l'inverse. Qu'une femme de ménage devienne écrivain.
    Au début de ce récit, Stephanie Land est la mère d'une petite fille de deux ans et, pour vivre, elle nettoie des maisons auxquelles elle s'amuse à donner des noms romanesques : la Maison du Clown, la Maison Porno, la Maison Triste, la Maison de la Femme qui entasse... À la fin, sa fille a sept ans et s'apprête à lui sauter au cou pour la féliciter : Stephanie va recevoir son diplôme de création littéraire de l'université de Missoula. Montana. Entre les deux, Stephanie a briqué, balayé, frotté, rangé, et vu l'envers du décor de l'Amérique triomphante. Elle a aspiré la poussière chez les autres, et aspiré à devenir quelqu'un d'autre.
    Elle raconte.

  • Schluss ?

    Walter Kempowski

    Le Georgenhof, hiver 1945. Dans la mystérieuse propriété Prusse-Orientale cachée sous les chênes noirs, longée par un lotissement où vivent des nazis, le maître de maison est absent. Sa rêveuse épouse, Katharina von Globig, accueille les étranges étrangers de passage comme autant de diversions : économiste, violoniste, couple de barons baltes et leur perroquet... Bientôt, elle est dénoncée et arrêtée pour avoir hébergé un Juif.
    Commence alors, pour les derniers habitants du manoir, une longue errance à travers l'Allemagne en ruine, tétanisée par la peur des Russes prêts à fondre sur elle. Vers où se tourner ? À qui se confier ? Dans quel pays fuir ? Que sauver ?
    Peter, douze ans, « silencieux comme sa mère, sérieux comme son père » a choisi : il emporte avec lui son dernier cadeau de Noël, un microscope dans sa boîte. Et il scrute.
    Quant à Walter Kempowski, l'auteur de ce roman-fleuve, c'est au scalpel qu'il passe tout, personnages, intentions, bâtisses, pensées, arrière-pensées, époque révolue, bibelots chargés d'âme, cadavres, âmes en peine.
    Sebald écrivait que « personne, à ce jour, n'a écrit pour l'Allemagne le grand roman épique de la guerre et de l'après-guerre », d'où son humiliation durable. Dix ans après ces lignes, Kempowski lui donnait tort.

  • Que sont devenus les rescapés et les survivants de Nagasaki ? Combien sont-ils encore ? Et surtout, qu'ont-ils à nous dire ?
    Longtemps, Reiko Kruk-Nishioka s'est tue. Aujourd'hui, après mûre réflexion, c'est par un récit romancé, écrit à hauteur d'enfant, agrémenté de dessins de sa plume, qu'elle a choisi de témoigner.
    Keiko, dix ans, assiste depuis des mois, fascinée, au ballet des Libellules rouges de l'école d'aviation voisine. Un chant affirme « les femmes ne montent pas sur les avions » ? Qu'importe. Keiko sera pilote. En attendant, son coeur bat plus fort quand Koyama, son prince rouge à l'écharpe blanche, l'emmène voir les biplans de près, leurs hélices de bois, leurs ailes de toile peinte, puis lui offre un baptême de l'air improvisé. Mais c'est la guerre et, bientôt, les avions pacifiques sont enrôlés pour partir à l'attaque. Tous les autres, plus solides, ont été abattus. À fréquenter les pilotes, Keiko découvre leur peur, leurs doutes, leur soif de vivre, le fait qu'ils ne sont encore que des enfants dans un monde où les adultes mentent et se trompent systématiquement. Un jour, un peu avant midi, à vingt kilomètres de là, une bombe pas comme les autres tombe sur la ville de Nagasaki.

  • Delicious foods

    James Hannaham

    Aucune enquête, aucun chiffre, aucun reportage ne saura nous faire prendre en haine l'esclavage contemporain comme l'image des bras maculés de sang d'Eddie, 17 ans, conduisant sa Subaru dans la scène d'ouverture, hallucinée, de ce roman.
    Il vient de s'évader de la ferme Delicious Foods, exploitation géante - et pas seulement agricole -, au coeur de la Louisiane où Darlene, sa mère, a été recrutée 6 ans plus tôt, comme d'autres toxicomanes. Productrice de fruits et légumes, Delicious Foods maltraite ses ouvriers et les maintient prisonniers grâce à la triple contrainte de la terreur physique, d'un endettement perpétuel à l'entreprise et d'une addiction à la drogue qui leur est continuellement fournie.
    Abandonné à son sort, le tout jeune Eddie fera tout pour retrouver la trace de sa mère, la rejoindre et l'aider à se libérer de ce piège.
    Dans ce prodigieux roman qui a valu à James Hannaham tous les honneurs Outre-Atlantique (Pen/Faulkner Prize), trois voix se succèdent pour raconter la spirale infernale : une mère prisonnière, un fils révolté et puis... la drogue, pour une fois présentée sous son jour le plus troublant : elle est un bateleur, un séducteur, un amant jaloux.

  • Coupable

    Reginald Dwayne Betts

    Deux millions deux cents mille prisonniers aux États-Unis. Cinquante mille enfants derrière les barreaux traduits en justice devant des tribunaux pour adultes. Trente-deux mille mineurs incarcérés chaque année dans des prisons adultes. Ce sont seulement des chiffres, ni des noms ni des visages. Pourtant, de temps en temps, un héros s'extrait du monde froid des statistiques pour montrer sa tête et crier haut et fort son patronyme : c'est l'exploit qu'a réalisé Reginald Dwayne Betts. Condamné à l'âge de seize ans à en passer huit dans les quartiers de haute sécurité pour un crime dont il était coupable. Trente minutes ont suffi pour anéantir l'avenir de cet adolescent, pauvre mais brillant et scolarisé. Le besoin de témoigner de sa propre histoire et de dire l'impact de la prison et du regret lui inspire des ghazals - ces poèmes arabes tout à la fois chants d'amour et cris de désespoir - où le mot prison est maintes fois répété mais aussi les silences et le vide persistant entre les hommes et les chiffres et les lois. Nombreux sont les poètes sauvés par leur vocation. Reginald Dwayne Betts a lui été sauvé du rouleau compresseur des statistiques qui broie en masse des milliers de mineurs - principalement noirs - dans un système carcéral industrialisé.

  • Crazy brave

    Joy Harjo

    • Globe
    • 22 Janvier 2020

    Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu'un esprit la guide. Folle, cette jeune fille de l'Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu'elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer.

    Brave. Courageux. Oui, c'est courageux de ne tenir rigueur à aucun de ceux qui se sont escrimés à vous casser, à vous empêcher, à vous dénaturer. De répondre aux coups et aux brimades par un long chant inspiré. D'appliquer l'enseignement des Ancêtres selon lequel sagesse et compassion valent mieux que colère, honte et amertume.

    Crazy Brave. Oui, le parcours existentiel de Joy Harjo est d'une bravoure folle. Comme si les guerres indiennes n'étaient pas finies, elle a dû mener la sienne. Une guerre de beauté contre la violence. Une guerre d'amitié pour les ennemis. Et elle en sort victorieuse, debout, fière comme l'étaient ses ancêtres, pétrie de compassion pour le monde. Les terres volées aux Indiens existent dans un autre univers, un autre temps. Elle y danse, et chacun de ses pas les restaure.

  • Dictionnaire inexistant

    Stefano Massini

    • Globe
    • 30 Octobre 2019

    Les mots nous manquent.

    Notre époque est féconde en sigles, acronymes barbares et innovations techniques. Mais pour dire les émotions, les sentiments nouveaux provoqués par notre évolution, pour décrire certaines attitudes humaines, certains états d'âme, les mots nous font défaut. Ceux des dictionnaires existants ne suffisent plus.

    Alors Stefano Massini, l'auteur célébré des Frères Lehman ( Prix Médicis essais et Prix du meilleur livre étranger en 2018 ), s'est attelé à la tâche ludique de nous enrichir... en vocabulaire. Il nous raconte une histoire. Vraie. Héritée du passé. Il nous décrit un geste plein de panache, un renoncement plein de sagesse, une façon de vivre qui rend tout plus drôle et léger. Cette histoire fait écho en nous. Elle nous inspire. Nous aurions bien envie de l'endosser ou de la donner en exemple. Et voilà l'auteur qui lui attribue le nom qui manquait : celui de la personne qui l'a incarnée. C'est ainsi que naissent le Hookisme, le Dottisme, la Fusagie, l'adjectif Parksien, le verbe Mapucher, etc.

    Lire ce livre sans s'y reconnaître ? Difficile. Le lire sans avoir envie, à notre tour, de jouer à inventer un mot inexistant ? Impossible.

  • Fils de Berlin

    Karolien Berkvens

    • Globe
    • 19 Février 2020

    Où était Jakob Richter le 9 novembre 1989 ? À la maternité, au chevet de sa femme, Stephanie, qui s'apprêtait à accoucher ? Ou sur le Mur de Berlin en train de s'écrouler ? Dans son souvenir, il se trouvait aux deux endroits à la fois, celui de la naissance et celui de la renaissance.
    Trente ans après, quoi qu'il en soit, son euphorie est retombée. Devenu membre du SPD, conseiller en urbanisme, Jakob doit naviguer entre les promoteurs immobiliers qui veulent faire de Berlin une vitrine pour riches et pour touristes, et les comités de riverains qui leur résistent. Fabian, lui, l'enfant de la chute du Mur, vient de rencontrer Isa, une activiste de la lutte contre le changement climatique, décidée à le sortir de sa torpeur et de son cynisme d'adolescent prolongé.
    Quant à Stephanie, la mère, victime d'un accident en 2001, c'est du fond de son coma éveillé qu'elle assiste aux affrontements entre les deux hommes. Et Paula, la pimpante aide à domicile qui prend soin d'elle, et grâce à qui la famille tient debout tant bien que mal, vient d'annoncer qu'elle repart pour l'Italie...
    À travers l'histoire de cette famille atypique, éloquente, tonique, attachante, c'est le destin de Berlin qui se dessine. La ville blessée était unique au monde. Réparée, va-t-elle ressembler aux autres ? Comment vivre ensemble quand l'histoire commune ne suffit plus ? De quoi se parler quand on n'est pas d'accord sur l'essentiel ? Comment rester soi-même dans un décor bouleversé ?

  • Ami de ma jeunesse

    Amit Chaudhuri

    Amit Chaudhuri - ou son double romanesque - retourne à Bombay, la ville où il a grandi, pour donner une lecture. Il s'attend, comme à chacun de ses séjours, à retrouver Ramu, son ami d'enfance, avec qui il aime tant sortir et dériver dans la ville. Seulement, après des années d'addiction, Ramu est en cure de désintoxication. Esseulé, Amit Chaudhuri, répond aux exigences de sa mère et de sa soeur qui le mènent notamment à l'hôtel Taj Mahal où a eu lieu la sanglante attaque terroriste en 2008. Construit comme un long plan séquence, Ami de ma jeunesse décrit avec précision et par touches impressionnistes le portrait mouvant d'une mégalopole frappée par la mondialisation puis frappée par les attentats terroristes de 2008. Il faut lire Ami de ma jeunesse comme on verrait un film neo-réaliste italien tant la réalité y est regardée sous toutes ses coutures.

  • Julie, quarante-six ans, a fait son lit et rangé sa cuisine équipée après le départ de ses enfants pour l'école. Elle est écrivaine et musicienne et, aujourd'hui, elle a rendez-vous avec Julie, treize ans, avec sa jeunesse.
    Sur les photyos d'époque, ses enfants ne la reconnaissent pas. Leur mère, crane rasé, violon en main, dans la nuit berlinoise, juste après la chute du mur. Leur mère enroulée dans un camion qui traverse les nouvelles frontières et mène aux scènes underground d'Europe de l'Est ? Inimaginable.
    Et la gamine survoltée qui a la rage et hrle dans le micro, est-ce qu'elle reconnaîtrait la femme qu'elle ne pensait jamais devenir ? Ce livre, c'est le groupe qu'elles forment à elles deux. Sa musique est pugnace, douce-amère, entêtante. Dans sa lucidité, elle nous berce tous.

  • Libre comme un homme

    Jonathan Eig

    « Un soir d'hiver à Manhattan, tard, Margaret Sanger vint trouver Gregory Pincus pour parler révolution, rien que ça. Il ne serait question ni de pistolets ni de bombes... seulement de sexe, et plus il y en aurait, mieux ce serait. » Voici l'histoire des quatre pionniers à l'origine de la pilule contraceptive, la plus grande découverte scientifique du XXe siècle, celle qui devait changer radicalement notre société. Quatre visionnaires qui réunirent leurs forces pour développer ce « médicament » qui stopperait l'ovulation. Libre comme un homme est le roman-vrai d'un long combat contre l'establishment pour concevoir et commercialiser ce qui ne s'appelait pas encore la pilule.

  • Qui aurait cru qu'une poignée de hackers binoclards seraient à l'origine de la plus grande révolution du xxe

  • Octobre 2010. Ai Weiwei expose plusieurs millions de graines de tournesol peintes à la main dans le grand hall de la Tate Gallery à Londres. Son oeuvre émeut des millions de visiteurs car elle illustre la lutte qu'il mène contre les abus du régime totalitaire le plus puissant du monde. Avril 2011. La police secrète chinoise l'arrête : Ai Weiwei est emprisonné et condamné à un isolement complet pendant plus de deux mois. À sa sortie, le gouvernement chinois l'accuse d'évasion fiscale et le somme de payer un million de pounds dans les quinze jours. Juillet 2011. Barnaby Martin se rend à Pékin quelques jours après la libération conditionnelle de l'artiste assigné à résidence. Les entretiens qu'il mène secrètement avec Ai Weiwei dans son atelier permettent de dresser un portrait rare fondé sur le témoignage inédit du plus célèbre artiste et dissident chinois.

  • Aveugle, illettré jusqu'à l'âge de 20 ans, Chen Guangcheng est la figure emblématique du mouvement de promotion du droit en Chine.
    Depuis 2005, il dénonce les abus des cadres de sa région, et mène une véritable croisade contre les excès de la politique de l'enfant unique, ses avortements et ses stérilisations forcées. Devenu aveugle suite à une maladie infantile, Chen a appris le droit sur le tas. Il est un «avocat aux pieds nus». Un avocat sans diplôme assoiffé de connaissance et épris de justice dont les compétences et la force sont au service des laissés-pour-compte de la nouvelle économie chinoise.
    Après quatre ans de prison, il a vécu en résidence surveillée sous la menace constante de représailles physiques. En avril2012, le corps meurtri de multiples fractures, Chen Guangcheng a déjoué la surveillance de ses gardiens et s'est échappé de sa résidence surveillée. Après un bras de fer politique entre la Chine et les États-Unis, il a quitté la Chine de façon spectaculaire.
    Tout à la fois récit d'aventures et mémoires poignants, L'Avocat aux pieds nus se lit comme un thriller haletant au coeur de l'injustice et des inégalités de la Chine contemporaine et de son économie de marché.

  • Trafics

    Sudhir Venkatesh

    Quels liens unissent les hommes d'affaires de Manhattan, la haute société de l'Upper East Side, les travailleurs du sexe de Brooklyn, les artistes de Tribeca, les agences d'escort de Hell's Kitchen, les dealers de Harlem et de petits marchands bangladais?
    Après avoir passé dix ans dans le ghetto de Chicago pour en percer les secrets (Dans la peau d'un chef de gang), Sudhir Venkatesh, sociologue renommé de l'université Columbia, retourne arpenter les rues de New York pour y comprendre le fonctionnement de l'économie souterraine. Épaulé par un petit baron de la drogue qui espère percer dans le marché «haut de gamme» de la cocaïne, il va de nouveau tâcher de cerner le réseau invisible de transactions illicites entre riches et pauvres qui, secrètement, raccorde toute la ville. Trafics, c'est dix ans d'enquêtes, entre échecs et découvertes, dans cette zone instable qu'est New York, où vos sujets de recherches disparaissent du jour au lendemain, où vos amis les plus proches peuvent s'avérer faire partie des pires criminels.

  • 21 novembre 1961. Michael C. Rockefeller, vingt-trois ans, jeune héritier de la célèbre et richissime famille Rockefeller, disparaît lors d'une expédition en Nouvelle-Guinée néerlandaise.
    Le jeune homme avait pour mission d'acheter des oeuvres d'art tribales de l'ethnie Asmat destinées aux collections du musée d'Art primitif que son père, Nelson Rockefeller, gouverneur de New York, avait fondé en 1957.
    Alors que des millions de dollars sont investis dans la recherche de sa dépouille (à ce jour jamais retrouvée), une rumeur se répand : Michael Rockefeller aurait été tué puis dévoré par les villageois d'Otsjanep, qui se seraient partagé son corps... Fasciné par cette histoire mêlant l'une des familles les plus influentes du monde à une tribu dite primitive, Carl Hoffman signe un incroyable roman à énigme. Il étaye l'hypothèse d'un clash des civilisations qui aurait eu pour conséquence la mort d'un membre de l'une des familles les plus puissantes de la société occidentale.

  • Janine di Giovanni est la plus grande reporter de guerre de sa génération. Bosnie, Somalie, Rwanda, Sierra Leone, Liberia, Kosovo, Gaza, Cisjordanie, Timor oriental, Tchétchénie, Irak, Afghanistan... Elle aura tout couvert. Les récits qu'elle a recueillis depuis les débuts du conflit en Syrie donnent la parole à celles et ceux qui vivent la guerre au quotidien. Ils racontent l'un des conflits les plus brutaux et les plus fratricides de l'Histoire. Dans la tradition de Ryszard Kapu'sci'nski et récemment Svetlana Alexievitch, Le jour où ils frappèrent à nos portes témoigne de l'incroyable résilience humaine face au nihilisme et à l'avilissement de la dignité.

  • Entre les lignes d'eau

    Ian Thorpe

    Lorsque Ian Thorpe gagne sa première compétition de natation, plonger la tête dans l'eau est pour lui un supplice : il est allergique au chlore. Il deviendra pourtant le plus jeune champion du monde de l'histoire puis règnera en maître absolu sur les JO. Comment ce génie dépressif et sous l'empire de l'alcool a-t-il pu gagner tant de médailles d'or ? Comment s'est-il battu contre ses démons tout en faisant face aux insinuations des médias sur son homosexualité ? Rarement mémoires de sportif ont été aussi sincères.

  • Robert n'est pas un petit saint ; au contraire, c'est un gars solide qui ne tique pas sur certains travaux pourvu que l'on y mette le prix. À Mexico, sa renommée est déjà faite ; aussi une bande d'aventuriers qui complotent un coup dangereux fait appel à ses services. Le marché est rapidement conclu contre une forte somme d'argent qu'il ne touchera que s'il sauve sa peau. Robert accepte la mission périlleuse qui lui est confiée. En lisant ce formidable « roman noir », qui vous tiendra en haleine de bout en bout, vous verrez que, pour Robert, ce n'est pas une partie de plaisir, car les coups durs, les pièges et aussi les belles filles font partie de cette aventure fantastique, bourrée d'action, que l'auteur Jacques Streza développe avec aisance dans un style brutal et puissant.

  • Robert n'est pas un petit saint ; au contraire, c'est un gars solide qui ne tique pas sur certains travaux pourvu que l'on y mette le prix. À Mexico, sa renommée est déjà faite ; aussi une bande d'aventuriers qui complotent un coup dangereux fait appel à ses services. Le marché est rapidement conclu contre une forte somme d'argent qu'il ne touchera que s'il sauve sa peau. Robert accepte la mission périlleuse qui lui est confiée. En lisant ce formidable « roman noir », qui vous tiendra en haleine de bout en bout, vous verrez que, pour Robert, ce n'est pas une partie de plaisir, car les coups durs, les pièges et aussi les belles filles font partie de cette aventure fantastique, bourrée d'action, que l'auteur Jacques Streza développe avec aisance dans un style brutal et puissant.

  • Un personnage sous différents visages vous entraîne dans des aventures diverses. D'abord, sous l'aspect d'un commandant, il embarque une A.F.A.T. aux environs de Marseille. Puis, à Rome, il devient « Jo l'Allonge », un boxeur habile. Sous cette nouvelle identité, il fréquentera un milieu de trafiquants, tout en livrant un grand combat contre Kid Canero. Il est aussi Tony Murphy, un chanteur américain dont les femmes sont folles ; cette renommée lui servira pour filer le parfait amour avec Cléo Zoeli, une actrice de cinéma mise à l'index pour son activité pendant la guerre. Enfin, il est lui même un agent de renseignements qui mène à bien une dangereuse mission qu'il terminera à Tombolo, un maquis d'Italie où se sont réfugiés repris de justice et déserteurs, en compagnie de prostituées ou femmes enlevées par eux. Ce roman, écrit avec habileté par Jacques Streza, nous permet d'offrir à nos lecteurs une nouveauté dans le genre noir.

  • À Monaco, Stan Louarn s'apprête à abandonner sa maîtresse, Vera, pour fuir avec une Italienne au passé mystérieux. Mais cette dernière est assassinée, et Stan surprend sur les lieux du crime un inconnu qu'il considère comme le meurtrier. Bagarre, l'homme est K.O., et Stan l'enferme à double tour, laissant ainsi à la police la possibilité de mettre la main dessus. Stan renoue avec Vera et pense avoir évité bien des ennuis. Le crime est découvert, l'individu arrêté, mais l'enquête avance différemment. Le suspect est hors de cause, et c'est Stan qui le devient. Les événements se précipitent, il fuit et essaie vainement de percer le mystère qui s'épaissit. Puis l'étau se resserre, il tue... on l'arrête... il est perdu. Les péripéties de ce formidable roman noir, qui élève J.-L. Sanciaume à la tête des spécialistes de ce genre, tiendront le lecteur en haleine jusqu'au plus surprenant des dénouements.

  • Des personnages tentent d'oublier leur passé. Solange, à qui la chance semble sourire, est lasse de vendre des nuits d'amour. Christiane va se marier, et ne se souvient plus d'un autrefois ignoble et sanglant. Deslandes, lui, rêve, après tant de forfaits et de crimes, à une existence de bourgeois. Mais d'autres se souviennent et le drame se déclenche. L'auteur, froidement, en une succession de scènes brutales écrites d'une plume impitoyable, nous montre comment ceux-là mêmes qui n'espéraient qu'à rentrer leurs griffes, retrouvent leurs instincts féroces pour se dévorer et devenir leurs propres bourreaux.

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