Littérature générale

  • L'humanité a démontré, depuis son émergence, l'impossibilité de maintenir une société sans l'aide d'une croyance en un être suprême, dont il revient aux concepteurs des religions de fournir une image acceptable. Ce qui explique qu'à la fin de la terreur anti-blancs, qui marqua la fin de la dernière des guerres atomiques, l'Église de Grand Dieu Bon fut imposée, un peu par la persuasion, pas mal par la force, à des populations déboussolées. Mais, après deux siècles de pratique, la religion officielle n'est plus adaptée à l'évolution de la société. L'homme Rockandin du vingt-troisième siècle cherche autre chose, et pense le trouver dans les protecteurs proposés à chaque instant par la Nature, issus de la longue, très ancienne tradition de l'espèce.

  • Voilà qu'en présidant le défilé du 1er Mai, en pleine Place Rouge, le numéro 1 du Parti tourne de l'oeil, s'effondre en criant de douleur... et on relève une loque pâteuse et piteuse ; regard terne, membres raides, la mémoire et le reste qui flanchent... Conspiration, empoisonnement, envoûtement, les Américains, les juifs ? Dimitri Sokolov, colonel de la Sécurité d'État et poète désespéré, au terme d'une analyse très peu marxiste de ces événements, y perd sa peau et sa raison, mais y gagne une éternelle errance. Bof ! Tant que tournent les Spoutniks....

  • Dans l'Egide Majeure harcelée par l'ennemi Hiffiss, Calderon Belfast siège pour la première fois à l'Assemblée, bouleversant l'équilibre des forces. Il l'ignore encore, mais son destin lui échappe. Il est celui que les Mondes Morts ont désigné...

  • La planète a été ravagée par le pire des fléaux : une maladie sexuelle à la contagion foudroyante. Le néovirus EMO est incurable. Même s'il existait malgré tout un remède, détenu peut-être par des mutants, les Rêveurs ? Il y aurait alors un espoir : capturer un Rêveur ! Mais comment capturer un rêve ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le sourire de Sophie se fit malicieux. - ... Dans dix minutes, mon cher Adrien, si Marek n'est pas arrivé, ce qui est infiniment probable, c'est moi qui ferai cette opération... et tu seras mon assistant. O.K. ? - Mais... tu es complètement folle... ! Le patron va nous virer aussi sec !

  • Thomas se leva d'un bond et la saisit par les poignets. - Tu es capable de tout, Julia. De jouer la comédie, d'assommer un homme d'une manchette et d'un tas d'autres choses aussi rocambolesques. Mais qui es-tu, bon sang ?

  • Après avoir quitté la Nouvelle-Orléans, Charlotte Beaulieu, 26 ans, ne pensait pas que la guerre de Sécession se poursuivrait à Cherbourg ! Installée chez son oncle français, Pierre Debois, directeur de la Gazette, Charlotte réalise un vieux rêve : devenir journaliste. Elle rencontre Adrien Wilcott, correspondant du Times en France. Ils tombent amoureux au moment où la France et l'Angleterre décident de ne plus soutenir les sudistes. Après la guerre, l'horizon s'éclaire... Adrien, blessé lors d'une mission, revient. L'amour ne connaît plus alors ni les sudistes, ni les nordistes, ni les frères ennemis. La paix va-t-elle leur permettre de s'aimer librement ?

  • Il s'exclama en colère : - Mais c'est insensé ! Il s'agit tout de même de tes affaires, de ton fric, non ! Sylvie se tourna vers lui sans répondre à sa question. - Marc, j'ai besoin que tu m'accordes quelque chose, c'est très important... !

  • ... Rapidement, j'ai entassé les lingots dans le sac. - Vas-y, le paquet d'abord... AMI s'active efficacement, à petits gestes précis. -... A moi, maintenant. L'effort que j'ai fait pour me dégager est fatal à l'avion, il craque comme un roseau brisé et disparaît dans la crevasse. La corde de rappel me ramène brutalement dans la paroi noirâtre contre laquelle ma tête sonne dans un manège d'étoiles... J'ai failli tout lâcher dans un hurlement de douleur. AMI, imperturbable, me hisse comme un pantin, m'attrape par une épaule et je m'effondre à ses pieds. - J'ai l'impression que tu as ton compte, bonhomme. Tu as vu l'immatriculation de l'avion... Suisse ! Et maintenant ?... - On va jouer à la charade... Mon premier est une blonde ravissante, mon deuxième un avion en perdition, mon troisième une boîte de chocolat surfin... - Et mon tout ? Je bâille, attrape mon piolet, trébuche dans la pente. - Le pool aux oeufs d'or !... Au pessimisme, nul n'est tenu ! Moi, moins que quiconque...

  • - Tu es prête ? Doria cligne des yeux. - Tu entres la première, ne crains rien, je suis derrière toi. Je pense que la surprise va leur être salutaire... et paralysante. Elle recligne des yeux. - Vas - y doucement quand même. Doria s'approche de la porte, met délicatement la main sur la poignée, me sourit, secoue ses cheveux et passe le seuil. Je vois sa silhouette se découper dans la lumière. Les quatre gars sont statufiés. - Bonsoir... Paul se. redresse avec effort. - Bonsoir, gros porc ! Le tempérament reprend le dessus, elle en fait déjà trop. Le revolver à la main, j'arrive près d'elle et parle très vite, à voix basse : - Assis tout le monde ! Sans bouger ! Les mains sur la table, bien à plat...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Avec ta gueule en biais et ta gueule qui ne veut rien dire, tu as l'air d'un mandarin ! ». « Mandarin »... Le sobriquet est resté au capitaine Jacques Savin. Mais ce n'est pas le seul souvenir qu'il ait gardé de l'Indochine... Et le jour où - dix ans après - il y retourne, c'est son passé qui lui saute au visage. La guerre, la brousse, les émeutes de Saïgon, les luttes entre factions rivales, les rivalités qui opposent Vietnamiens et Américains, leurs armées et leurs polices... C'est tout cela que le Mandarin va retrouver sur Je sol d'Indochine ; c'est dans ce fouillis de cauchemar qu'il doit tenter de retrouver un homme : Hoang, qui fut son ami, qui est devenu colonel du Viet-cong et qui, aujourd'hui, est entré en dissidence. Le « Mandarin » retrouvera Hoang, et ses soeurs, la naïve Anh, l'énigmatique Min, et aussi le souvenir de la belle et tendre Maï, Maï tuée d'une rafale viet, au moment de la grande retraite... Il les retrouvera, mais au prix de bien des efforts, de bien des tortures ; au prix du sang. Et ce n'est que par miracle - un miracle d'intelligence, d'énergie et de volonté - que le « Mandarin » parviendra à se sortir de cette guerre - mission accomplie - et à regagner l'Occident. Sur ce thème où le « renseignement » et la guerre s'interpénètrent, G. Le Luhandre a écrit un roman haletant, fascinant, où vivent à la fois deux guerres du Viet-Nam : celle d'hier, celle d'aujourd'hui...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un mégalomane a décidé de repeupler le monde avec ses descendants grâce à la banque de sperme qu'il a créée. Jusqu'au jour où un grain de sable nommé Jean Ferrara détraque le mécanisme. Alors, ce projet eugéniste se transformera en sinistre jeu de massacre, et Ferrara se trouvera pris dans une monstrueuse toile d'araignée dont les fils sont tissés à une vitesse terrifiante.

  • La murette ne résista pas à la charge du véhicule emballé, mais elle lui imposa néanmoins un net ralentissement ; si bien que, quand il pénétra dans la cour de l'école, après avoir failli chavirer à plusieurs reprises, l'officier en était revenu, littéralement ventre à terre, à une dizaine de mètres. Un cri d'effroi monta dans la nuit, vraisemblablement celui d'un factionnaire posté sous le préau où stationnaient les deux blindés. A la même seconde, Cagnard, stoppant sa course devant l'obstacle éventré, dégoupillait une grenade et l'expédiait de toutes ses forces, d'un geste sûr, au cul du camion. L'explosion tonna, au but, criblant d'éclats l'arrière de la citerne d'où l'essence jaillit en véritable averse. Succédant au flash orangé de la déflagration, une haute gerbe de flammes s'épanouit dans un « vlouff » retentissant, tandis que la coulée de carburant répandu au cours du trajet, s'enflammait telle une queue de comète. Le camion explosait à son tour, formidable volcan semant l'enfer autour de lui. Soufflés par la violence de l'onde de choc, les deux bâtiments les plus proches, légères constructions aux murs de torchis, s'effondrèrent comme de vulgaires châteaux de cartes. La toiture de tôles du préau s'envola, livrant les deux automitrailleuses à l'averse incandescente, cependant qu'à cinquante mètres à la ronde, les paillotes, soumises au même traitement, se transformaient en torches ardentes. Cagnard n'avait eu que le temps de faire un bond en arrière, pour éviter la soudaine haie de flammes qui matérialisait à présent la course folle du camion au flanc du tertre. Sans s'attarder dans la contemplation de son oeuvre, il prit rapidement le large, se guidant, à distance respectueuse sur le tracé incandescent : repère infaillible pour rallier le point où devaient l'attendre ses compagnons.

  • Les quatre mitrailleuses du capitaine Win-Din crachèrent à la fois, croisant et recroisant leurs feux. Vu des hauteurs, le spectacle était hallucinant. Des corps, par grappes, se recroquevillaient dans un éclaboussement de sang. D'autres, projetés par les impacts, faisaient plusieurs tours sur eux-mêmes avant de s'immobiliser. Des hommes, simplement frôlés par les gros projectiles, se relevaient d'un bond, cherchant, souvent sans y parvenir, un abri plus sûr. Certains gagnèrent quelques mètres ; d'autres, au contraire, se replièrent. Toute l'extrême aile droite de la vague d'assaut, miraculeusement épargnée grâce à une levée de terrain, disparut, comme par enchantement, sous un boqueteau. La poussière soulevée par les balles flotta bientôt en nuage gris, voilant le carnage. Quand le tir cessa, une cinquantaine de rescapés se relevèrent et refluèrent vers le couvert, à toute jambe. Des blessés se traînaient ; d'autres, impuissants, réclamaient de l'aide. Parmi les fuyards, les plus courageux en empoignèrent par les épaules ou par les jambes et les tirèrent à leur suite. Dans la jungle, où elles attendaient en deuxième vague, deux compagnies refusèrent de sortir sur le glacis. Phu-Mang, étreint par un sentiment d'impuissance inconnu de lui jusqu'alors, n'insista pas et braqua ses jumelles sur l'objectif hors d'atteinte.

  • Quand le sous-lieutenant Jean-Yves Lemeur apprend son affectation au poste de Yen Tho, dans le nord du Tonkin, il est encore plein d'illusions et ne comprend pas qu'autour de lui les visages se ferment. Un mois de poste, ce n'est pas la mort d'un homme. Et puis il y a tant de choses à faire : organiser des patrouilles, prendre contact avec les populations locales, les rallier... Dès qu'il arrive dans son nid d'aigle de Yen Tho, Lemeur découvre que tout ce qu'il croyait était faux, que rien de ce qu'il a appris à Goët ne lui servira à grand-chose. La garnison est découragée, les sous-officiers eux-mêmes ne croient plus à la guerre. Lemeur aura beau lutter, s'entêter, se mettre à dos tout le monde, organiser des patrouilles d'une audace folle, sillonner en tous sens la jungle dangereuse où grouille un ennemi invisible. Le seul résultat qu'il obtiendra sera de perdre ses meilleurs hommes, de voir s'amenuiser peu à peu la troupe déjà si mince qu'il commande. Alors, un jour, Lemeur fera comme les autres. Il se mettra lui aussi à ne plus penser qu'à une chose : DURER JUSQU'AU CONVOI, jusqu'au prochain convoi qui les sortira tous, il l'espère, de l'effroyable piège dans lequel ils sont enlisés. Mais là-bas, dans les profondeurs insondables de la jungle du Tonkin nord, le Viêt-minh veille...

  • Mason s'approcha le premier de la victime : il avait du cran pour ce genre de choses. Il souleva la couverture qui recouvrait le cadavre et examina avec sang-froid la masse informe de chair et de sang qui avait constitué sa tête. Le cerveau était sorti du crâne, fendu en deux, et le visage était écrasé comme celui d'une en plastique. - Bon sang de bonsoir ! Venez voir ça, Schmerde, dit Mason.

  • Kelly, horrifiée, le regarda enfoncer les pointes métalliques de la fourchette jusqu'à la rétine. Il poussa un hurlement de douleur et parvint à s'arracher l'autre oeil qui glissa sur le sol. Grant, tombant à genoux, l'écrasa sous lui comme un grain de raisin.

  • « Volontaire pour la Malaisie ». Qu'elles étaient loin les chimères de l'École Navale. Aussi loin que les salons de Singapour des marécages de jungle. Le lieutenant Shaker, avec son antique canonnière fluviale - fossile d'un passé colonial révolu - noyait ses dernières illusions dans les eaux boueuses de la Sittang. Tout comme Ellys qui retraitait vers lui à travers la jungle pour avoir, lui aussi, été « Volontaire pour Singapour ». Tao-Tsaï, la petite malaise, sera-t-elle un lien ou une pomme de discorde entre les deux soldats à bout de nerf. Au bord de l'abîme, saura-t-elle parler pour eux à ceux de sa race ? « Contact perdu ». Le pire message que pouvaient capter les rescapés de Nyangoo.

  • Dans un dernier sursaut, le Reich lance toutes ses forces disponibles contre les divisions alliées fatiguées, étirées sur un front trop étendu. Partout les Panzers percent, bousculent les positions hâtivement établies. presque aussitôt écrasées. Les unités se disloquent, se fragmentent, se réduisent parfois à deux ou trois hommes... voire un sergent obstiné qui fait tête à l'ennemi sans même se rendre compte d'une situation désespérée. Et ces individus se rencontrent, s'unissent, se replient en combattant. Ce sont eux qui tiendront dans Bastogne tout le temps qu'il faudra pour que les Alliés rétablissent le front sur la ligne initiale... dans la neige et le vent, nuit et jour, à l'accompagnement incessant des canons et des mortiers. Les Tigres, sûrs de leur puissance, dédaigneux des hommes qui les affrontent, écrasent tout sur leur passage, mais les hommes têtus finissent par en avoir raison.

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