Romans & Nouvelles

  • Jamais les conquêtes sociales inscrites dans la législation du travail, dans celle de la Sécurité Sociale, dans celle du logement social, n'ont depuis un quart de siècle, été aussi menacées. On assiste aujourd'hui à un freinage sans précédent de l'effort social. Le souci de limiter, sinon de réduire, les dépenses s'accompagne d'une volonté non moins déterminée de restaurer la discipline et de restituer au marché une large fraction des services collectifs. La politique sociale, de plus en plus captive d'un impératif économique démesurément grossi, est dès à présent interdite d'imagination.. Appuyée sur de très nombreux exemples, documents, voici la première tentative de synthèse, "lisible", sur les nouvelles donnes de la politique sociale. Elle souhaite provoquer un large débat sur un domaine trop souvent inaccessible, qui nous concerne pourtant tous, dans tous les champs de la vie quotidienne : santé, emploi, habitat, éducation...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • En juillet 1889, accompagné d'une jeune femme élégante et voilée, Freud se rend à Nancy afin d'améliorer sa technique hypnotique auprès de Bernheim et de Liébault. C'est le moment où à Nancy, Barrès mène une campagne électorale nationaliste et raciste.

  • Comment s'inculquent le bon et le mauvais, l'authentique et le faux, le "mangeable" et "l'immangeable", comment doit-on faire honneur à une table et comment, aussi, s'apprend, après l'abondance, la privation ? Mon grand-père Victor était cuisinier, artisan exemplaire, véritable artiste à son insu. Avec lui, notre ordinaire devenait exceptionnel. Nous nous régalions de ses plats avec un respect presque religieux et nos papilles atteignaient l'extase. Ma mère se mit en quatre toute sa vie pour être à la hauteur. Mon père jouait au gastronome distancié mais à cheval sur les principes, et moi, je faisais sans vergogne le "petit difficile". Tels étaient les principaux rôles de cette comédie de la sainte table et de la communion. Sans compter quelques comparses, pitoyables gâte-sauce, qui nous servaient de bouffons.

  • Quand le père des philosophes boit la ciguë, en 399 av. J.-C., qui peut se vanter de l'avoir bien connu ? Ses amis, ses disciples ? Tous ces Athéniens qui l'ont admiré ? Ceux qui ont raillé ses traits disgracieux, et souri à son allure un peu trop débraillée ? Et que dire de ceux, qui, à travers Platon et Xénophon, ont désossé Socrate, en oubliant que ce penseur, d'abord, fut un grand homme ? Socrate n'a pas vécu entre ciel et terre, mais dans une cité qui, en l'espace d'un demi-siècle, passe de l'apogée aux troubles les plus graves. C'est dans l'Athènes de Périclès, d'Aspasie, d'Alcibiade, des Trente Tyrans, que la liberté insolente de ce maître de sagesse lui vaut d'être admiré, redouté - puis condamné. Socrate avait un démon, ce daïmôn qui, au fond de lui, est souvent la voix du doute... Une voix : en grec, Tisphoné. Face aux trois juges des Enfers, Tisphoné raconte Socrate. Car, mieux que personne, Tisphoné, son démon, lui, connaît Socrate, sa vie, son âme, et peut-être ses secrets.

  • Le corps était allongé sur la table en inox, dans une salle de découpe de l'institut médico-légal, place Mazas, dans le XIIe. Plutôt maigre. Dans cet amphithéâtre, la voix de l'assistant du médecin légiste portait bien. Il venait de dire qu'Élisabeth Chappe avait été opérée des végétations, n'avait jamais enfanté, avait souffert d'une légère anémie, et de décalcification. Martine Lewine voyait deux images en alternance : celle de la femme en tailleur de lin, collier de perles, sac noir et bombe de self-défense, celle de ce corps cireux et décharné. Il n'y avait que les cheveux courts pour faire le lien. Adieu Paris, rive noire, adieu Paris, rive glauque, voici qu'arrive, imprévisible et cruelle, la sombre rive chaude. Unique et sensuelle, elle se déhanche, car enfin a sonné l'heure du triomphe définitif et durable des femmes sur le polar.

  • Les homosexuels ont leur place dans notre société, comme les VRP ou les collectionneurs de timbres. Mieux encore, l'homo est perçu désormais comme une figure moderne, que l'on envie d'une certaine façon pour sa liberté et son aptitude au plaisir. Couple homo, couple hétéro, même combat... Est-ce bien sûr ? Hugo Marsan en doute, lui qui connaît si bien ce monde gay dont il fait complètement partie. Boîtes, bains turcs, petites annonces, solitudes provinciales, émois d'adolescents, conflits de famille, Marsan raconte et met en scène ces mille témoignages qu'il a recueillis depuis de nombreuses années. Mais ce n'est pas seulement à un voyage souterrain qu'il nous convie. Il montre aussi combien cette condition homosexuelle n'est pas vécue de façon uniforme. Que de différences, souvent, entre le branché parisien et le proscrit d'une petite ville de province, entre le jeune gay, élevé dans un climat permissif, et le quadragénaire qui peut enfin s'éclater sans retenue. Hugo Marsan pose enfin la question fondamentale de l'identité masculine, de la virilité, du rapport à une sexualité déchirée entre le plaisir de la déviance et l'exigence de l'universalité. Dominique Auffret apporte à ce long témoignage, le recul d'une réflexion d'un philosophe de moins de trente ans.

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