FeniXX réédition numérique (ARCAM)

  • La tradition s'accorde avec les dictionnaires pour voir en l'élégie un « poème lyrique », dont le ton est le plus souvent tendre et triste » (Lexis). Ce que l'on ne dit pas, c'est que l'élégie, dont la prosodie peut être plus souple que celle des poèmes à forme fixe, requiert une maîtrise d'autant plus grande qu'elle est plus discrète. Il s'agit d'y suivre la sensibilité dans ses mouvements et non de l'y corseter. C'est alors que la sûreté du métier libère le poète au lieu de le contraindre, comme le démontre parfaitement ce nouveau recueil, dans lequel Hermine Venot-Focké semble maintenir - sans effort - le cours limpide de son lyrisme. L'équilibre de la forme et du fond, est ici pleinement assuré, car il est en vérité « vécu ». Le lecteur se laisse alors conduire par une évocation, qui a le pouvoir de l'universalité et qui l'atteint au coeur sans artifice. L'émotion naît dans la douce clarté d'une pensée toujours élevée, à l'expression de sentiments dont la fraîcheur lamartinienne, et l'intacte vivacité, se confortent d'une éthique digne de Vigny.

  • Jean-Marie Clause a commencé à composer vers 15 ans, formant - avec quelques amis - un petit cercle littéraire. Marié, déporté du S.T.O., a continué à composer, mais ce n'étaient que des essais. Après un silence de 25 ans, il en est maintenant à son second volume de 108 sonnets en 4 ans. Partagé entre la forme pure des Parnassiens, et le frémissement des Symbolistes, il a pour maîtres : Hérédia, Verlaine, Coppée, Régnier, Samain. Il est délégué départemental de la S.P.A.F., maître ès-lettres de l'Académie des poètes classiques de France, chevalier dans l'Ordre international des lettres et des arts. Il est membre de la Société des écrivains ardennais. Il a obtenu le 1er Prix du Sonnet, en 1974, et a été lauréat des Jeux floraux de Toulouse, en 1976.

  • Pourquoi ce titre « Fusains et sanguines ? » Parce qu'il m'a semblé que les sonnets composant ce troisième livre pouvaient prétendre, en majorité et comme les précédents, représenter des petits croquis, des petits tableaux historiques ou autres. Donc, après « Eaux-fortes » et « Estampes », j'ai pensé que « Fusains et sanguines » pourraient terminer une trilogie procédant de la même inspiration. Le lecteur y trouvera encore des scènes antiques, chères à mon coeur, mais aussi des croquis sur l'Orient et Venise, de nombreux souvenirs de voyages, et des vers plus intimes dans le chapitre intitulé « Tourbillons ». Quelques-uns de ces vers réussiront-ils à l'émouvoir ?

  • La tradition s'accorde avec les dictionnaires pour voir en l'élégie un « poème lyrique », dont le ton est le plus souvent tendre et triste » (Lexis). Ce que l'on ne dit pas, c'est que l'élégie, dont la prosodie peut être plus souple que celle des poèmes à forme fixe, requiert une maîtrise d'autant plus grande qu'elle est plus discrète. Il s'agit d'y suivre la sensibilité dans ses mouvements et non de l'y corseter. C'est alors que la sûreté du métier libère le poète au lieu de le contraindre, comme le démontre parfaitement ce nouveau recueil, dans lequel Hermine Venot-Focké semble maintenir - sans effort - le cours limpide de son lyrisme. L'équilibre de la forme et du fond, est ici pleinement assuré, car il est en vérité « vécu ». Le lecteur se laisse alors conduire par une évocation, qui a le pouvoir de l'universalité et qui l'atteint au coeur sans artifice. L'émotion naît dans la douce clarté d'une pensée toujours élevée, à l'expression de sentiments dont la fraîcheur lamartinienne, et l'intacte vivacité, se confortent d'une éthique digne de Vigny.

  • Jean-Marie Clause a commencé à composer vers 15 ans, formant - avec quelques amis - un petit cercle littéraire. Marié, déporté du S.T.O., a continué à composer, mais ce n'étaient que des essais. Après un silence de 25 ans, il en est maintenant à son second volume de 108 sonnets en 4 ans. Partagé entre la forme pure des Parnassiens, et le frémissement des Symbolistes, il a pour maîtres : Hérédia, Verlaine, Coppée, Régnier, Samain. Il est délégué départemental de la S.P.A.F., maître ès-lettres de l'Académie des poètes classiques de France, chevalier dans l'Ordre international des lettres et des arts. Il est membre de la Société des écrivains ardennais. Il a obtenu le 1er Prix du Sonnet, en 1974, et a été lauréat des Jeux floraux de Toulouse, en 1976.

  • Pourquoi ce titre « Fusains et sanguines ? » Parce qu'il m'a semblé que les sonnets composant ce troisième livre pouvaient prétendre, en majorité et comme les précédents, représenter des petits croquis, des petits tableaux historiques ou autres. Donc, après « Eaux-fortes » et « Estampes », j'ai pensé que « Fusains et sanguines » pourraient terminer une trilogie procédant de la même inspiration. Le lecteur y trouvera encore des scènes antiques, chères à mon coeur, mais aussi des croquis sur l'Orient et Venise, de nombreux souvenirs de voyages, et des vers plus intimes dans le chapitre intitulé « Tourbillons ». Quelques-uns de ces vers réussiront-ils à l'émouvoir ?

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