FeniXX réédition numérique (Édition°1)

  • "... Rourke comprit qu'il venait de rejoindre l'Armée Rouge chinoise... Un homme sur dix tenait dressée une torche de pin... On pouvait presque imaginer que ce fantastique serpent lumineux faisait le tour de la planète... ... Il était dix heures du soir. Kate entendit un bruit au dehors... Sa main glissa vers le pistolet... Mais elle le lâcha aussitôt : elle avait reconnu le pas de Rourke... ... Dans le chaos infernal des dernières semaines, elle avait travaillé près de vingt heures par jour, pour aménager en un temps record tous les services d'un journal, témoignant à tous et en toutes circonstances d'une implacable courtoisie. Sans rien perdre de sa formidable volonté de réussir, ni de sa hâte, surtout pas de sa hâte..."
    Un roman haletant de Paul-Loup Sulitzer

  • Un thriller dont le pouvoir, l'argent et la passion sont les ressorts. La guerre économique est la lutte entre Paul Quant et Popov.

  • Un grand roman d'amour et d'aventures dans la fureur des années trente.

  • Dans l'Espagne en ruines, deux enfants marchent en se tenant par la main. Aveugles à la violence qui les entoure, ils vont, inflexibles, vers un but connu d'eux seuls. À Madrid, le plus doux des dinamiteros chante en allumant ses charges meurtrières. Plus loin, à l'Est, un Noir franchit clandestinement la frontière russo-hongroise en jouant un solo de trompette... Sur les pas de ces personnages rencontrés au hasard de son chemin, Rourke a reconnu cette odeur particulière de mort et de sang frais. À Jamaica Bay, deux cadavres d'adolescents atrocement mutilés sont retrouvés pendus dans un hangar à bateaux. Dans le Kentucky, un ancien cocher polonais, amoureux des chevaux, prend un soin étrange d'une jeune journaliste qui vient d'être vitriolée. Dans le Queens, l'homme le plus influent de la mafia juive new-yorkaise est accusé de 367 meurtres... Toute l'équipe du Day s'appuie sur le courage et la ténacité de Kate pour aller au bout de la vérité. Témoins toujours curieux d'une époque secouée de tant de soubresauts, Kate Killinger et H.H. Rourke continuent de vivre, chacun de leur côté, l'aventure de leur temps. Sans échapper pourtant à la passion qui, à travers un monde dévasté par la guerre, les réunira sur Les Routes de Pékin.

  • Dans la fébrile agitation préélectorale, Élizabeth Teissier dresse avec intuition et rigueur les portraits astropsychologiques des grands ténors de la campagne présidentielle. Balladur, Barre, Chirac, VGE., Hue, Lang, Laguiller, Le Pen, Pasqua, Rocard, De Villiers et Vovnet. Et les cas Delors et Tapie. Leurs périodes fastes, leurs atouts et leurs points faibles pour la cruciale année 1995. Une astro-analyse pointue du ciel natal des candidats éclaire un profil psychologique souvent inattendu pour le public. Dans Les Étoiles de l'Élysée, la célèbre astrologue aide chacun d'entre nous à faire davantage connaissance avec l'homme qui se cache derrière le politicien, ce qui nous permettra de choisir en connaissance de cause au moment des grands choix électoraux. De façon magistrale, Élizabeth Teissier qui milite pour le retour de l'astrologie à la Sorbonne, nous fait prendre conscience du rôle décisif des astrologues au fil des siècles. Ils ont toujours été partie prenante des importantes décisions politiques de l'histoire. De la nuit des temps jusqu'à Louis XI, Catherine de Medicis, de Gaulle, ou Ronald Reagan, les astrologues ont été les véritables éminences grises des grands de ce monde... et ce n'est pas Élizabeth Teissier qui le démentira.

  • Quand la classe politique s'use, quand les citoyens désacralisent l'État et les institutions, quand la société se cherche de nouveaux modèles, la voie s'ouvre, royale, aux champions du populisme. Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen l'ont compris l'un et l'autre. Si leurs discours diffèrent, jusqu'à paraître les opposer, ils occupent pourtant la même scène, utilisent les mêmes effets, jouent des mêmes crédulités. Ils affichent leurs origines, se proclament marginaux, vilipendent l'establishment, s'installent au coeur de l'actualité et réduisent, finalement, le débat de fond au face-à-face de leurs images. Comment ont-ils réussi à se faire passer pour les représentants des sans-voix ? Sur quelles failles de notre société ont-ils édifié leurs châteaux de cartes idéologiques ? Jusqu'où se partageront-ils le marché des faux espoirs et des grandes peurs ? S'imposeront-ils en épuisant les formes traditionnelles de la démocratie ? Thierry Saussez répond à ces questions qu'il est impossible désormais d'éluder, en osant un parallèle paradoxal mais fondamental.

  • « Si tu acceptes ce travail, il pourra t'arriver deux choses : mourir pour la raison d'État, ou vivre malgré elle »... Le commissaire Berra, chargé par les Renseignements Généraux de la lutte antiterroriste, a tout le loisir d'apprécier cette mise en garde quand on lui confie l'Affaire Corse. C'est qu'il est doué, Berra ! Au point de découvrir des secrets si lourds qu'ils mettront sa carrière en péril. Rien ne manque aux rebondissements de l'enquête : un préfet assassiné, des bavures qui ne viennent pas d'où l'on croit, un cadavre coulé dans le béton, la guerre des polices, les manipulateurs manipulés. Mais aussi... la ferveur des indépendantistes corses, les policiers troublés par leur combat, des dames de coeur prêtes à sortir leurs piques, et l'envoûtante poésie du maquis. Ex-inspecteur des R.G., Jean-Marc Dufourg a troqué ses fichiers et ses planques contre l'efficacité de l'écriture. Il en résulte la création d'un personnage de flic insolent et sincère, obstiné, généreux, et un nouveau style de roman d'action où l'humour dévastateur débusque tous les pièges des apparences organisées.

  • La malade de l'audimat enfin diagnostiquée... Un voyage terrifiant au pays des sectes, où l'initiation devient asservissement... Les dernières confidences des sidérurgistes en voie de disparition... L'amertume des paysans... Des femmes qui osent parler en Algérie...

  • « Si la drogue est dangereuse, c'est justement parce qu'elle est bonne. » Adrien. « Pour décrocher, le toxico doit remplacer sa came par une envie de vivre. » Jean-Paul. « Je crois que personne ne peut imaginer les fortunes faites grâce au blanchiment de l'argent de la drogue et que l'on peut trouver dans les banques suisses. » Ida. « Tout le monde fumait, y compris ceux qui allaient devenir des chanteurs célèbres, écrivains pontifiants, rédac'chefs de grands magazines ou même ministres d'État. » Jérôme. « Le jour de ma mort, je veux qu'on m'enterre avec un pétard. » Thierry.

  • Si, aujourd'hui, l'armée n'est plus « la grande muette », comme on l'appelait sous la IIIe République, elle demeure encore, pour l'ensemble des Français, une étrange inconnue. Adjudant soiffard ou cavalier gentilhomme... les mythes s'affrontent aux dépens d'une réalité moins manichéenne. Qui sont-ils vraiment ces 300 000 militaires professionnels qui inquiètent ou fascinent ? Quelle vie mènent-ils et pourquoi l'ont-ils choisie ? Que savent-ils eux-mêmes du monde civil ? Quels rapports entretiennent-ils avec la nation, la politique et l'argent ? Pour répondre à toutes ces questions, Pascal Boniface a entrepris un véritable voyage à l'intérieur de l'armée, réalisé plus de 300 interviews, rassemblé des documents inédits. Le tableau détaillé et vivant qu'il fait de la société militaire nous permet d'approcher enfin ces soldats méconnus, dans leur diversité, leur actualité, et leur vérité.

  • Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonjour. Depuis que nous sommes les animateurs des "Chiffres et des Lettres" (treize ans pour Patrice, dix ans pour Bertrand), il s'est passé bien des choses entre vous et nous. Aujourd'hui, nous avons voulu vous livrer les plus grands moments, les plus belles rencontres, les portraits les plus inattendus de l'histoire de ce jeu inventé par Armand Jammot et dont vous, téléspectateurs, avez toujours été les personnages principaux. Pour suivre "Des Chiffres et des Lettres", des prêtres ont changé l'horaire de la confession, des paysans ont avancé la traite des vaches ; sur notre plateau, une Mlle Ève a rencontré un M. Adam et ils se sont mariés ; à cause de nous, des réunions politiques au sommet ont été interrompues ; pour gagner, des candidats ont utilisé les "trucs" les plus étonnants ; quant à nous-mêmes, notre statut de vedettes nous a valu les (més)aventures les plus cocasses. C'est cela que nous vous racontons aujourd'hui, en nous souvenant toujours que la plus belle histoire qui nous soit arrivée se passe tous les soirs à dix-huit heures cinquante-deux avec quelque dix millions de fidèles. Une histoire d'amour, tout simplement. Patrice Laffont, Bertrand Renard.

  • Le tour du monde en 60 jours d'un Indien
    C'était le plus fou des défis. Un impossible challenge, dans un monde indifférent et blasé. Et pourtant, Jean-Pierre Dutilleux, cinéaste et pionnier du reportage indigéniste, a réussi là où tout autre que lui aurait échoué. Lui seul, l'espace d'un tour du monde historique, pouvait arracher Raoni, le chef des Indiens irréductibles du Xingu, au Brésil, à sa forêt vierge et sauvage. En le propulsant dans le monde moderne derrière Sting, la rock star internationale, qu'il a su convertir à sa cause, Dutilleux-Kritako (l'homme au nez en lame de couteau) répondait au voeu profond de Raoni. Il avait déjà réussi à lui amener Red Crow (Corbeau Rouge), le chef sioux d'Amérique du Nord, descendant direct de Sitting Bull, jusqu'au fin fond de sa tribu amazonienne. Cette fois, il déroule le tapis rouge sous les pas du cacique kayapo : Raoni est reçu à l'Élysée par François Mitterrand, au palais Saint-James par le prince Charles, au Vatican par le pape Jean-Paul II, et chez le roi d'Espagne, Juan Carlos, dans son palais d'été de la Zarzuela. Son seul message : « Aidez-nous à sauver l'Amazonie dévastée et, donc, à préserver l'avenir de vos enfants. » Plumes multicolores, lèvre à plateau et peintures de guerre, Raoni, qui a retrouvé les siens et son univers primitif, n'est pas près de quitter notre imaginaire. Il incarne à jamais la vie naturelle, dégradée et polluée en cette fin de siècle par les bâtisseurs d'empires illusoires, ceux du dollar anonyme et des golden-boys internationaux. Patrick Mahé restitue, en texte, l'odyssée de Raoni en dix-sept pays, quatre continents, par-delà les océans, les grandes lagunes salées... Avec les photos exclusives de Jean-Pierre Dutilleux, qui sont autant d'images capturées, le lecteur prend le pas de Raoni sur la scène et dans les coulisses. Un témoignage vivant et vrai, qui nous emmène autour du monde des Kuben (les autres), le nôtre, en soixante jours denses et riches. Pas un de plus.

    Le parc national de la forêt vierge
    Cette enclave, grande comme six fois la Belgique - ou deux fois l'Irlande - est le futur parc national, tel que le conçoit la Fondation Forêt Vierge. 180 000 km2, au coeur du Mato Grosso brésilien. La zone en jaune est le territoire des Indiens Megkronoti, branche kayapo, dont le chef est Raoni. Elle sera intégrée à l'ensemble des trois autres zones, dont le parc du Xingu. Pour aider la Fondation Forêt Vierge, adressez vos dons à la Fondation de France, n° de compte : 06 07 51.

  • Qui sont les militaires russes et que veulent-ils ? Comment ont-ils survécu au tremblement de terre politico-social qui a bouleversé leur vie et détruit l'armée rouge ? Quel est aujourd'hui leur rôle sur l'échiquier politique russe ? Cherchent-ils vraiment la reconstitution de l'empire ? Un putsch militaire est-il possible en Russie ? Au cours des cinq dernières années, Laure Mandeville a rencontré les militaires russes de la base au sommet de la hiérarchie. Ils ont parlé. Leurs réponses, leurs témoignages, leurs expériences font voler en éclats nombre de stéréotypes hérités de la guerre froide. L'armée que l'on découvre ici n'a rien de commun avec l'image de monstre surpuissant, monolithique et réactionnaire, qui lui collait à la peau. C'est une institution d'une extrême diversité qui surgit devant nous, foisonnante de personnalités hautes en couleur, et souvent animées d'une authentique volonté de réforme. C'est aussi un monde de crise, déstabilisé par des problèmes budgétaires, sociaux et politiques sans précédent. Une armée en proie aux doutes et aux difficultés matérielles. Jusqu'ici, sa retenue en a fait un facteur de stabilité. Mais tiraillée entre plusieurs camps, elle est fragmentée et affaiblie. C'est cette trop grande faiblesse de l'armée russe, et non sa force, qui doit aujourd'hui nous préoccuper.

  • Les villes comme les villages ont leurs secrets. Certains, ignorés des « étrangers », murmurés seulement à l'ombre des clochers, dans le coeur restreint des quartiers. D'autres, en revanche, éclatent, se répandent, jusqu'à faire la une des journaux, jusqu'à dessiner ensemble la carte d'un pays troublant et mystérieux : la France des faits divers. La tuerie d'Auriol, les rancoeurs meurtrières de Bruay-en-Artois, la prise d'otages de Clairvaux, Loudun et sa « bonne dame »... à chaque endroit son affaire, ses tueurs et son atmosphère. Jean-Pierre Van Geirt excelle à cette reconstitution. Classées par localité, toutes ces histoires, célèbres ou méconnues, finissent par donner une étonnante topographie de la France profonde et criminelle. Ce guide original, qui ne méconnaît ni la sociologie ni l'humour, s'adresse aux passionnés du fait divers comme aux amateurs de second degré.

  • Il nous a paru indispensable de publier dans son intégralité le rapport officiel de la commission d'enquête du Sénat sur la sécurité en Corse. Les nombreuses révélations qu'il contient en font un document clé, essentiel pour comprendre la problématique corse à travers les dérives politiques, économiques, judiciaires et policières qui ont permis à la violence et aux pratiques mafieuses de s'installer et, trop souvent, de supplanter la légalité républicaine. Pour la première fois, cette réalité corse peut être appréhendée sous ses aspects les plus sombres : l'impôt révolutionnaire, l'omerta, la guerre des polices, l'inertie de la justice, la réalité mafieuse, l'enquête sur l'assassinat du préfet Érignac, les notes Bonnet, les « paillotes », la fuite d'Yvan Colonna...

  • France, réveille-toi ! est une adresse vigoureuse du plus décoré des généraux français aux grands de ce monde qui ont perdu le sens des valeurs et à ses ennemis d'hier qui ont été avec lui les acteurs des plus grands bouleversements du vingtième siècle. - Au président Chirac, le général Bigeard lance un appel au sursaut. - À François Mitterrand, il adresse un réquisitoire en règle des dérives de quatorze années de présidence. - À Valéry Giscard d'Estaing, il envoie un message sur la fidélité en politique. - Le général Bigeard prend également à témoin des événements actuels en Algérie, Ben M'Hidi, l'un des chefs de l'insurrection de 1957. - Pour la première fois depuis le drame de Diên Biên Phu, il adresse une lettre au général Giap qu'il combattit vaillamment en Indochine. - À Mobutu, il lance un coup de gueule pour l'Afrique en dénonçant sa terrible responsabilité dans la faillite de ce continent. - Dans une « Lettre au dernier appelé du contingent », il analyse la nouvelle loi d'orientation militaire qu'il juge dangereuse pour notre pays. Le général Bigeard livre ici un nouveau combat avec la même détermination, la même énergie, qui lui ont valu un parcours exceptionnel, tant militaire que politique.

  • Je n'étais pas là quand la bombe a explosé, faisant voler les vitrines en éclats, projetant les corps désarticulés sur la chaussée. La petite fille blonde qui ressemblait tellement à la mienne, je ne suis pas sûr qu'elle ait eu le temps de revoir le soleil avant de mourir. Je suis arrivé trop tard. Et j'ai vu. L'horreur. Qu'est-ce qui s'est passé dans ma tête à ce moment-là, je ne le saurai jamais. Pour les autres j'étais encore le commissaire Solo, le fameux patron de l'Antigang. À l'intérieur, je ne pensais plus qu'à une chose : avoir les salauds qui avaient fait ça... Ben, Manu, Princesse, tout le monde s'est mis au boulot, vingt heures par jour si nécessaire. Mais cette affaire où les terroristes avaient des gueules de truands et les truands des gueules de terroristes, trop de gens pensaient que c'était pas pour nous. Alors, la rage m'a pris et la casse a commencé. J'ai décidé que je devais aller jusqu'au bout. Princesse disait que peut-être on pourrait aller aux Galapagos pour oublier tout ça quand ça serait fini. Oublier ? Tu parles ! Est-ce qu'un flic oublie, je veux dire un flic comme moi ? Non je n'oublie rien, je fais le compte des morts, les bons et les méchants. Et je me dis que le Boss n'a peut-être pas tort : ça doit être ça, mon boulot. Flic. Solo.

  • Vendredi 16 octobre : la Bourse de New York vient de subir neuf jours de baisse ; par un agent de change de Wall Street, Lionel Salem apprend que, contrairement à la reprise attendue, c'est une nouvelle et forte chute des cours qui est en train de se produire. Pressentant que des événements boursiers sans précédent depuis 1929 se préparent, il commence à tenir, heure par heure, une chronique minutieuse et dramatique. Au récit détaillé des jours qui ont fait basculer les données mondiales de l'économie contemporaine, il a joint les interviews des plus grands spécialistes, les déclarations des hommes politiques et les commentaires des journalistes économiques, français et étrangers, les plus lus et les plus écoutés. Pour lire ce livre, nul besoin d'être spécialiste : un lexique très clair et très complet permet de trouver, sans peine, son chemin dans le fonctionnement boursier.

  • « Ce procès fut une secousse qui mina les bases de l'État. Il détruisit la considération que le peuple avait pour la reine et, généralement, pour les classes supérieures, car, hélas, chacun des acteurs ne faisait que dévoiler la corruption où se débattaient la Cour et les personnes du plus haut rang... L'événement me remplit d'épouvante, comme l'aurait fait la tête de la Méduse. Ces intrigues détruisaient la dignité royale. Aussi, l'histoire du collier forme-t-elle la préface immédiate de la Révolution. Elle en est le fondement. La reine, étroitement liée à cette fatale affaire, y perdit sa dignité, sa considération, elle y perdit dans la pensée populaire cet appui moral qui faisait d'elle une figure intangible. »

  • Au coeur de la nuit corse, seule sur la plage avec son chien Ubu, Anna veut aller se baigner nue dans la mer. Elle a dix-sept ans, l'innocence et la perversité d'une très jeune fille qui sait jouer avec les hommes et les nuages. Soudain, dans l'obscurité étoilée, des voix hostiles et le bruit d'un moteur. Le chien hurle à la mort. Anna prend peur. Sans le savoir, elle vient de plonger dans l'histoire d'une vengeance qui ne la concerne pas mais dont elle pourrait être la victime. Fille de l'eau et du feu, Anna va découvrir, dans la chaleur de l'été, la violence, l'amour, et le goût salé de la mort.

  • 90 années d'histoire racontées par ceux qui l'ont faite ou vécue : la parole est aux écrivains, hommes politiques, artistes, sociologues, journalistes, philosophes et scientifiques les plus marquants du siècle. 230 F jusqu'au 31-12-89.

  • "Souriez à ces imbéciles, c'est tout ce qu'ils demandent..." Voilà comment Imelda Marcos, première dame des Philippines pendant vingt ans, en est arrivée à définir les besoins de son peuple et les devoirs de sa charge. Fille d'un jeune homme de bonne famille tombé dans la déchéance, elle aussi, pourtant, a connu le dénuement et les regards de mépris. Mais de cette enfance humiliée, elle n'a gardé que l'esprit de revanche, la haine de la pauvreté et le désir maladif de dominer le monde et les autres. En épousant Ferdinand Marcos, la ravissante petite provinciale qui s'exhibait dans les concours de beauté a trouvé un partenaire et une scène à sa mesure. Ses chaussures, ses bijoux, ses vocalises, sa cour de blue ladies, ses parties et ses excentricités en ont fait une personnalité très en vue de la jet-set société. Sa beauté et son art de la séduction lui ont valu bien des triomphes diplomatiques - de Johnson à Castro, et de Reagan à Khadafi. Ses appétits, son autoritarisme et son absence totale de scrupules l'ont amenée à piller le Trésor philippin, à faire du pays sa propriété privée et à devenir un codictateur sans merci. Un conte de fées qui a mal tourné et l'implacable histoire d'un règne sanguinaire... Tout est dit ici de cette dictature aux couleurs hollywoodiennes, de ses acteurs et de ses victimes, de ses aspects burlesques et de ses implications tragiques, et des complicités internationales qui l'ont aidée à se maintenir si longtemps.

  • Parmi les photos des enfants khmers qu'elle est venue soigner à Sakéo, au Cambodge, Monique Brossard-Le Grand retrouve, insolite et bouleversante, celle du parapluie de fleurs avec lequel Rosa, sa mère, a voulu être incinérée. Elle commence alors de dérouler le fil de sa propre histoire, de s'interroger sur le mystérieux héritage auquel nous devons, au bout du compte, le cours de notre vie et son sens. Rosa, la petite gardeuse d'oies, n'a jamais laissé oublier à sa fille que l'attention se donne d'abord à ceux qui souffrent. Sa « boule de cristal » s'en souviendra, qui lâchera tout un jour - sa carrière, son confort et son intolérable tranquillité - pour se dédier aux enfants khmers, afghans, éthiopiens et roumains. Car ce livre est d'abord le récit des relations de Tanta Monica avec ses petits de Gradinari et d'ailleurs, le journal si tendre et vivant d'un amour et d'un espoir.

  • Tout voyageur, aujourd'hui, décolle de chez lui avec un ange gardien. Sa compagnie d'assistance veille. Souvent liée à un contrat d'assurance, c'est la garantie d'une aide en nature face à toute difficulté. Depuis la panne idiote près du domicile jusqu'à l'accident grave en Patagonie, l'assistance doit parer à toute situation préjudiciable. Sous un simple numéro d'appel se cachent des femmes, des hommes et des stratégies qui ne souffrent pas l'approximation : la détresse est l'adversaire à vaincre. Inter Mutuelles Assistance, leader européen de ce secteur, a ouvert à François Delion, journaliste et voyageur, ses portes, ses dossiers, ses avions. Il a décidé, à travers quelques rapatriements choisis parmi des milliers, de faire revivre les personnages de l'assistance médicale, indispensables à la quiétude des sociétaires en déplacement. C'est là, parmi les médecins, infirmières, pilotes, ambulanciers, que François Delion a trouvé ses héros, aux côtés de blessés et de malades éloignés de leurs repères. Tout en sachant que ce qu'il a découvert peut lui arriver ainsi qu'à vous. Mais comme le dit IMA : « Partez loin, nous sommes prêts ».

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