Religion & Esotérisme

  • «Le monde religieux est en pleine ébullition. Les transcendants de chaque camp peuvent dorénavant se battre en expliquant qu'ils ont un mandat direct de (leur) Dieu. Tous ces nombreux Dieux uniques et miséricordieux empreints de paix et d'amour comme il se doit ont eu à faire face aux délires mortifères de leurs ­disciples et à l'arrivée massive et incontrôlée de morts aux portes de leur paradis. Ils doivent tous ensemble convoquer les hommes pour les ramener à la raison. Est-ce que quelqu'un a leurs adresses ? »

    Haut fonctionnaire, énarque, historien, Pierre Conesa est également chercheur associé à l'IRIS.

  • En quoi la Grèce antique, sa pensée et ses mythes, le lexique de sa langue et ses symboles sont-ils présents dans le Coran, cette parole révélée, reçue et transmise au VIIe siècle par un prophète, un homme qui se disait « ordinaire » ? Comment laccès à cette parole devenue Ecriture a-t-il été barré par un obstacle inévitable, celui dune formidable machine dogmatique sommant tout lecteur de renoncer à lire et de croire que tout a déjà été lu, une fois pour toutes, hors de nos espaces et de nos temps passés ou à conquérir ?
    Outre ses thèses totalement inédites, cet ouvrage veut rompre avec une tradition « récitante » du Coran. Lauteur entreprend la mise en question de ce qui a politiquement fondé lislam, de ce qui la délogé de son site divin et qui a livré son message originel « au travail de lidéologique et à la sécheresse du dogmatisme, selon le bon vouloir des princes et la complicité des clercs exégètes ».

  • « Dégager la lecture du Coran de son appareil juridique et cultuel, revenir à une approche poétique et spirituelle, tel est le sens de cette nouvelle traduction. Confisqué par une exégèse dogmatique ou, pire, par "des aînés barbus et enturbannés qui tuent", le Coran doit pouvoir se lire, selon Youssef Seddik, comme l'Odyssée, comme les livres de Julien Gracq ou de Maurice Blanchot, de Heidegger ou de Derrida. Youssef Seddik resitue son travail dans une interrogation sur l'acte de lire qui interpelle tous les amoureux de la chose écrite, bien au-delà de la question du Coran. » Catherine Bédarida, Le Monde « Cet ouvrage novateur de Youssef Seddik place la réflexion sur l'islam bien au-delà des mesquineries ressassées par l'actualité médiatique : il stimule la réflexion, ouvre des perspectives et conduit à repenser la place que devrait tenir la culture musulmane dans l'héritage européen. » Gilbert Grandguillaume, La Quinzaine littéraire Youssef Seddik, philosophe et anthropologue, helléniste et arabisant, a publié de nombreux ouvrages, dont, chez le même éditeur,

  • Manuel Musallam nous raconte Gaza, sa vie, son pays et bien sûr les conflits, les haines, les espérances. Un témoignage grave et choc.

  • Après une longue entrée toute " subjective " où l'auteur évoque son angoisse d'être Arabe sans concession et tout aussi attaché à cette Europe des Arts, des Lettres et de la Pensée, cet ouvrage happe son lecteur dans un tourbillon d'analyses et de rappels historiques, de portraits surprenants, et oblige tout Européen à reconnaître que cet Arabe ignoré ou méprisé a bien façonné le continent, y compris dans sa dimension chrétienne, au même titre que les Goths, les Alémans ou les Francs... C'est la grande rupture de la conquête islamique qui est venue un jour donner un formidable prétexte à l'Eglise et à de puissants pontifes, commandeurs réels des nations, pour verrouiller les consciences et épurer les mémoires.

  • Cet essai relate le cheminement, à travers la Bible, d'une pensée libre, en opposition à la « rétention honteuse, chez les musulmans, pour aller à la découverte de la Torah et des Évangiles » (Youssef Seddik), et à leur « indifférence pour ce qui relève de la connaissance du monde juif, de son passé ou de sa pensée » (Victor Malka).
    En relevant, à travers l'épopée du peuple « inventeur du dieu unique », les codes qui fondent la morale juive, l'auteur a eu le sentiment de découvrir en Yhwh un « Grand Ordonnateur de feuilles de route ». Une route rigoureusement balisée, avec ses bornes et ses « haies » de protection - qu'en hébreu on appelle des syagim.
    Ainsi, après quatre années passées à glaner sur les « terres » du judaïsme biblique, telle Ruth glanant sur les terres de Booz, après avoir étudié plus de cent textes juifs, anciens et contemporains, l'auteur interroge ici le rapport du Juif à son prochain (parent, voisin, étranger, allié ou ennemi). Une découverte.


    Salah Guemriche, essayiste et romancier algérien, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, dont Dictionnaire des mots français d'origine arabe (Seuil, 2007), Le Christ s'est arrêté à Tizi-Ouzou (Denoël, 2011) et Abd er-Rahman contre Charles Martel (Perrin, 2010).

  • « Le monde moderne a perdu son âme : ce constat aussi vieux que la modernité elle-même est aujourd'hui dressé par un philosophe iranien, Daryush Shayegan. Il ne sombre pas comme tant d'autres dans la dénonciation pure et ­simple de l'Occident. Il reconnaît à notre culture le mérite d'avoir inventé l'esprit d'examen, la rationalité scientifique et les institutions démocratiques, c'est-à-dire la résolution des conflits hors de la violence. Mais au prix de ce trésor inestimable que recèlent encore les sociétés traditionnelles - "les grandes émotions qui font vibrer les coeurs". (...) Shayegan nous adjure de mettre en oeuvre cette tâche immense : réinventer une nouvelle spiritualité qui succéderait à l'éclipse du divin. Beau défi que l'auteur nous lance, non sans malice et gravité. »Pascal Bruckner, Le Nouvel Observateur

  • Où vont les Américains tués en Irak ? Au paradis des chrétiens ou dans l'enfer des musulmans ? Y a-t-il un paradis pour les femmes, étant donné leur responsabilité dans les tourments dont souffre l'humanité depuis le jardin d'Éden ? Dans un style jubilatoire qui lui vaudra l'excommunication la plus oecuménique qui soit, Pierre Conesa a tenté, à partir de textes sacrés mais aussi de sites internet les plus importants, de répondre à ces questions.

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