Entreprise, économie & droit

  • Entre le débat au Parlement sur le rôle social et la raison d'être de l'entreprise dans le cadre de la loi PACTE et les manifestations des « gilets jaunes », quel rôle peut jouer l'entreprise ? Ces dernières années, certaines d'entre elles ont lancé des actions en faveur des populations les plus modestes. Ce livre appelle à réinventer le rôle social de l'entreprise, à développer l'innovation sociale dans les territoires, à rechercher de nouvelles alliances avec l'entrepreneuriat social et le monde associatif, bref à retrouver le lien avec la société en étant acteur de la lutte contre les inégalités.

    Alexandre Collinet est directeur général adjoint de Leboncoin.
    David Ménascé dirige le cabinet Azao et enseigne à HEC.
    Éric Soubeiran est directeur Nature et Eau de Danone et du fonds Ecosystème.
    Pierre Victoria est directeur du développement durable de Veolia et animateur du groupe de travail sur l'entreprise à la Fondation Jean-Jaurès.

  • Ce livre est une plaidoirie?: la «?radicalisation des esprits?» oxyde la société française, l'«?hyper?» - puritanisme, aseptisation, uniformisation, conformisme, hygiénisme, sécurité, transparence, contrôle - infecte les consciences, et le contexte technologique, communicationnel, médiatique, marchand bouleverse les comportements. Éric Dupond-Moretti nous prévient?: la société contemporaine et la civilisation en devenir se soumettent à des diktats et acceptent des compromis qui menacent les libertés. Ce dialogue avec Denis Lafay doit être lu comme un combat, un manifeste pour la Liberté qui interpelle le lecteur au plus loin dans son intimité, son humanité. Et ses responsabilités. Car il n'y a pas de droit d'être libre sans devoirs à l'égard de la liberté.

    Éric Dupond-Moretti est un avocat pénaliste français, réputé pour le nombre record d'acquittements qu'il a obtenus. Il a récemment publié Le Dictionnaire de ma vie (Kéro, 2018).

  • Aujourdhui, deux catégories dêtres humains sont à fond de cale : les pauvres, quon proscrit au motif que les conditions de misère, dexclusion, dabsence de soins, etc., dans lesquelles on les place leur interdisent toute dignité dêtre humain, mais également les riches et les puissants qui, en senfermant dans une logique où les autres sont considérés comme des rivaux, se condamnent à vivre cette magnifique aventure de lexistence à la surface des réalités, dans la solitude et finalement le désespoir. »

  • Le terme de prospérité est équivoque : il évoque aussi bien une disposition de l'être (état heureux, félicité) qu'une frénésie de l'avoir (abondance de biens, progrès économique, succès des affaires).
    L'analyse de ce livre est qu'en assimilant la première à la deuxième l'idéologie ultra libérale dominante à créer la crise profonde, et multiforme, dont nous avons à imaginer le dépassement. Les seize auteurs (pour dix chapitres) impliqués dans cet ouvrage viennent d'horizons disciplinaires différents. Pour la plupart universitaires (mais pas tous, certains étant « acteurs de terrain »), ils ont dialogué au cours de séminaires mensuels organisés pendant trois années consécutives. Sans prétendre couvrir tous les domaines concernés par une redéfinition de la prospérité, ils entendent participer à une vaste réflexion contestataire et lui garantir une assise scientifique.

  • Les villes organisaient l'espace - du centre et de la périphérie, de la continuité et de la métrique -, un ordre juridique, politique et social, un système économique. Elles s'adossaient le plus souvent à un territoire rural qu'elles commandaient.
    À l'âge d'internet et du GPS, l'espace change radicalement dans l'usage que nous en faisons et dans son rôle d'organisateur de notre rapport au monde. Métapolis opère un basculement de la ville matérielle dans le monde virtuel. La société « hypertexte » qui la caractérise se fait et se défait sans cesse et pratique l'ubiquité, comme le montre le flux permanent de photographies qui circule sur les smartphones. Les grandes régions urbaines vivent dans une logique de l'offre (marchande ou non) et de la régulation (politique ou non) sous forte contrainte d'incertitude.
    Ce livre interroge : les méthodes et les savoirs actuels de la ­production urbaine, publique ou privée, sont-ils en mesure d'y répondre ?

    Alain Bourdin est sociologue et urbaniste, professeur des universités à l'Institut français d'urbanisme, qu'il a dirigé. Il est ­l'auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, La métropole des individus et L'urbanisme d'après crise.

  • Chaque jour apparaissent de nouveaux signes du détraquement du modèle de croissance chinois, auxquels s'ajoutent la campagne contre la corruption et des facteurs à plus long terme, notamment le vieillissement de la population ou les catastrophes naturelles.Remettant en perspective les événements récents dont il propose une analyse fine, Dominique de Rambures nous expose les causes de la crise qui secoue la Chine aujourd'hui - et qui, à terme, impactera toutes les économies. Et il nous prévient : de crise en crise se rapproche le moment où, entre le marché et l'État, il faudra choisir. L'enjeu est donc plus politique qu'économique, et il ne se joue pas dans l'opinion mais à l'intérieur du Parti ! Il faut absolument lire ce livre pour comprendre la crise économique chinoise.Dominique de Rambures est un ancien banquier international. Il enseigne aujourd'hui à Paris I. Il a notamment publié, chez le même éditeur, Chine : le grand écart. Le modèle chinois de développement, ensuite publié en anglais par les éditions Macmillan.

  • Durant les semaines ayant précédé sa mort en août 2013, Jacques Vergès, au travers de longs entretiens avec François Dessy, revient sur son parcours d'homme et d'avocat, ses combats, ses échecs, ses certitudes et ses doutes. Résistant, anticolonialiste et avocat entre autres de Klaus Barbie et de Carlos, considéré comme l'un des avocats les plus brillants de sa génération, homme au parcours hors du commun entrecoupé par une disparition restée mystérieuse entre 1970 et 1978 et sur laquelle il a toujours refusé de s'expliquer..., Jacques Vergès a pris part aux débats et aux combats qui ont marqué la société ces soixante dernières années. Ce livre nous invite à les (re)découvrir, ainsi qu'à réfléchir sur les limites d'un métier où l'on défend parfois « l'indéfendable ».

    François Dessy né en 1980, a mené ce Grand entretien. Il est avocat en Belgique et a décidé de réaliser une série d'entretiens avec les avocats ayant plaidé les grandes causes politiques du XXe siècle.

  • Chaque année plus nombreux, des étrangers de passage, des migrants, se mêlent aux habitants de quartiers pauvres de nos villes. Ils circulent avec des titres de tourisme. Dans cette course sans fin, ils font des commerces les plus divers qu'ils vendent aux pauvres des quartiers pauvres. Cette mondialisation par le bas du poor to poor, pour les pauvres par les pauvres, est une extraordinaire soupape d'économie parallèle, trop souvent inconnue. Le fétichisme de la marchandise inhérent à la globalisation des économies libérales leur offre le rôle d'entrepreneurs commerciaux nomades et cosmopolites à travers les enclaves urbaines ethniques de leurs circulations, suggérant les contours de peuples trans­européens sans nation. Surtout, cette mondialisation structure des appartenances souvent communautaires, ethniques, religieuses, passant de communautés immigrées en communautés immi­grées. Une enquête documentée, passionnante et nécessaire.

  • Pour penser notre dette publique, considérable, les auteurs de ce livre se sont lancés dans une démarche inédite : se demander si la situation s'est déjà produite, et si oui, quelles en ont été les conséquences. Ils proposent une pensée historique de la dette, de ses violences et de ses effets de domination. Ils montrent que depuis l'Antiquité, la dette affaiblit les défenses immunitaires des Empire malades.
    Or l'homme postmoderne s'étant fixé pour absolu la préservation de son confort immédiat, il en résulte une inflation de la dette, opérant une ponction différée sur les générations à venir et entraînant une destruction accélérée de l'environnement. Qui a intérêt à cette situation ? Tout simplement ceux qui tirent un revenu immédiat d'un assainissement à jamais différé ! Or la fuite par l'endettement se révèle une cause majeure d'affaiblissement géopolitique...

    Thomas Flichy de La Neuville est professeur à l'institut d'Études politiques de Bordeaux et à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
    Olivier Hanne est docteur en histoire et chercheur associé à l'université d'Aix-Marseille.

  • La vie de Roland Dumas racontée comme une immense saga. Il fut l'avocat de Pierre Mendès France et de François Mitterrand, de Tixier-Vignancour, de Francis Jeanson, de Jean Genet, de Chirico, Braque, Chagall, Lacan, la famille Giacometti, sans oublier Picasso ! Nous découvrons ici l'épopée d'un ténor de la politique française. Ministre des Affaires étrangères durant dix ans sous la présidence de François Mitterrand, il a notamment oeuvré pour la réunification de l'Allemagne et le traité de Maastricht.
    Il a servi. Tout gravi. Les plus hautes marches de tous les palais du monde : palais de Justice, palais royaux, républicains, ambassades, Opéra, palaces étoilés et palazzi privés. La chute fut d'autant plus violente - avant le rétablissement -, et le regard de Roland Dumas sur la société n'en est que plus acéré. À 91 ans, il nous livre un incomparable témoignage sur l'histoire de la décolonisation et de la fin de la guerre froide.

    François Dessy né en 1980, a mené ce Grand entretien. Il est avocat en Belgique et a décidé de réaliser une série d'entretiens avec les avocats ayant plaidé les grandes causes politiques du XXe siècle.

  • Notre pays, chacun le ressent, est à la croisée des chemins. Dette publique, mondialisation, désindustrialisation, avenir de l'Europe et de l'euro : sur tous ces sujets brûlants, les analyses et les controverses fleurissent. Dans la manière inquiète et souvent défaitiste qu'a la France d'entrer dans le monde ouvert qui est désormais le nôtre, notre histoire pèse très lourd - le deuil de la « Grande nation » et de notre prétention singulière à l'universalisme n'est pas chose facile. L'ambition de ce livre est d'illustrer cette relation qui détermine les trajectoires économiques, sociologiques et intellectuelles du pays. Pierre Veltz apporte ici une vision humaniste et offensive d'un autre développement possible.

  • Y a-t-il encore une place pour un développement à base locale qui ne soit pas seulement identitaire, défensif, passéiste ? Que devient l'équité dans un monde où les pôles riches et puissants n'ont plus besoin de leurs périphéries appauvries et débranchées, où les « gagnants » ultramobiles transgressent les frontières et les règles, quand les « perdants » sont de plus en plus confinés dans l'immobilité ? Ces questions sont abordées ici sous un angle économique mais, comme toujours dans les livres de Pierre Veltz, on découvre sous l'économiste un humaniste engagé qui traite de choses complexes avec simplicité.

  • À l'heure où le « marketing urbain » n'est plus considéré comme d'actualité, voire même décrié par certains, cet ouvrage propose de rappeler un certain nombre de principes, à la fois théoriques et opérationnels, qui fondent la solidité de ce concept. Écrit sous la forme d'un essai plutôt que d'un manuel didactique, il démontre combien la triple transition écologique, numérique et sociale à l'oeuvre aujourd'hui dans les territoires en rétablit toute l'acuité, au service du management public local.

    Franck Vallérugo et Patrice Noisette sont docteurs en urbanisme. Ils enseignent à l'Essec Business School.

  • "Douze économistes s'interrogent sur les politiques à mettre en oeuvre pour répondre à la demande alimentaire, alors que déjà 1 milliard de personnes souffrent de faim." Le Monde L'agriculture est aujourd'hui dans tous les esprits pour son rôle charnière dans l'équilibre de nos économies et de nos sociétés. Dans Comment nourrir le monde ?, experts - économistes, chercheurs, politiques, sociologues, philosophes - développent leurs pistes pour répondre à une situation inédite : nourrir 9,1 milliards d'hommes en 2050 contre 6,8 en 2009. Collectif : Carmel Cahill, André Comte-Sponville, Francis Declerck, Jacques Dermagne, Tomas Garcia Azcarate, Jean-François Gleizes, Jean-Hervé Lorenzi, Henri Nallet, François Rachline, Dominique Reynié, James Tefft, Marc Touati, Dominique Wolton. Partenariat avec Passions céréales.

  • Depuis 2008, la Grèce est bousculée par la crise financière. Laxisme, punition, faillite, et sortie de l'euro sont les mots qui l'évoquent le plus aujourd'hui.Avant tout la Grèce moderne est un État récent et sa crise révèle certaines caractéristiques : un État dépendant économiquement de l'extérieur, un État qui coûte « cher » au regard des services rendus aux citoyens, et une Nation qui continue de se chercher dans une Europe « dominée » par le Nord. Les Héllènes paraissent hésiter entre le repli complexé et l'affirmation dynamique d'un « petit » État qui change. Alors la Grèce, victime ou responsable ? Ce court essai vise à donner à chacun les moyens de se faire une idée plus juste.

  • Des millions de gens circulent avec des titres touristiques pour effectuer leurs activités criminelles d'un pays à l'autre. Prostituées saisonnières suivant les flux touristiques ou échangeant «

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