Littérature du Moyen-orient

  • Dans ce recueil, Ali Erfan met en scène l'Iran où les règles deviennent loi divine - ou l'inverse - dans une terrifiante métaphore de la vie et de la mort.

    « Des nouvelles rapides, troublantes, sombres et ­ironiques qui nous viennent d'un pays dont la réputation littéraire n'est plus à faire. » Thierry Bayle, La Croix
    « Beaux, déroutants, inquiétants parfois, ces quatre contes sont une manière de découvrir un autre Iran, revivifié par la mémoire de l'exil. Ali Erfan excelle dans l'art de raconter des histoires. » Le Monde ­diplomatique

    Ali Erfan, né à Ispahan (Iran) en 1946, écrit son premier roman à 15 ans, un texte très politique qui le mènera en prison. Cinéaste et écrivain, il est réfugié en France depuis 1981. Il a publié ­plusieurs ouvrages chez le même éditeur, dont Sans ombre et Ma femme est une sainte.

  • Parviz est un être mystérieux. Les Iraniens le disent mort ; lui se plaît à raconter les circonstances dans lesquelles des hommes aux ordres de Khomeyni l'ont assassiné. Il travaillait alors pour la CIA, mais vend désormais son savoir-faire aux services secrets français. C'est ainsi que Kiana se retrouve à écouter sa confession dans un pavillon impersonnel de banlieue parisienne : il semblerait que son mari, Nasser, un scientifique iranien, ait des choses à cacher. Peu après, Florence Nakash, jeune recrue de la DGSE, est chargée d'une nouvelle enquête : son ami Parviz, celui-là même que l'on disait mort en 1979, a disparu...
    Un roman subtil et efficace qui nous entraîne au coeur des secrets nucléaires iraniens et des manipulations des services secrets occidentaux pour ralentir l'avènement d'une «

  • L'auteur nous plonge dans l' Iran contemporain. Il y parle de la guerre, de la mort, de la souffrance, mais aussi du désir, de l'amour. Il y a ce soldat, ce jeune garçon, tué sur le champ de bataille, qui regarde sa dépouille et attend que quelqu'un l'identifie et le rende à sa mère, il y a cet homme qui tombe amoureux de sa voisine simplement en entendant les bruits à travers la cloison, ce juge qui déteste le maire parce qu'il est le seul de la ville à posséder un bananier, ou encore cette conversation presque absurde entre deux jeunes recrues de l'armée qui montent la garde ensemble et cachent leur peur tant bien que mal.
    Ces nouvelles sont magnifiquement écrites, empreintes de poésie, et disent beaucoup de ce pays à la fois proche et lointain qu'est l'Iran.

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